LACT Centre systémique international - Formation, intervention et recherche

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LACT est un centre d’intervention, de recherche et une école internationale de formation systémique stratégique par le web. www.lact.fr

Nous sommes spécialisés dans la régulation des troubles psychologiques et relationnels individuels ou collectifs.

04/06/2026

🧠 Thérapie brève stratégique en ligne : aussi efficace qu'en présentiel ?

Une grande étude européenne publiée en mai 2026 dans Psychotherapy Research vient de répondre à une question que se posent de plus en plus thérapeutes et patients.

Résultat ? La modalité de suivi — présentiel, visioconférence ou format hybride — ne change pas significativement les résultats thérapeutiques.

📊 L'étude en chiffres :

• 1 933 patients (France & Italie) via le réseau SYPRENE

• 3 groupes comparés : présentiel (46%), en ligne (9%), hybride (45%)

• En moyenne 6 séances sur 5 mois

✅ Ce que l'étude montre :

→ Plus de 60% des patients considèrent leur problème résolu à l'issue du suivi

→ Réduction très importante de la détresse psychologique, quelle que soit la modalité

→ L'alliance thérapeutique reste aussi solide à distance qu'en face à face (~37/40)

Un seul bémol : le bien-être général progresse légèrement mieux en présentiel (70% vs 55% en ligne), mais cette différence reste faible.

💡 Ce que cela change concrètement :

Pour les patients éloignés géographiquement, à mobilité réduite, ou qui n'osent pas pousser la porte d'un cabinet de santé mentale — la téléconsultation est une alternative réelle et validée.

Pour les praticiens, c'est une base solide pour proposer des formats flexibles sans compromettre la qualité du soin.

La thérapie brève stratégique voyage bien. Elle rencontre les patients là où ils sont.

Et vous, avez-vous expérimenté la thérapie à distance ? En tant que patient ou praticien ? 👇

21/05/2026

𝐄̂𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐢𝐭 : 𝐥’𝐚𝐥𝐥𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐭𝐡𝐞́𝐫𝐚𝐩𝐞𝐮𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐢𝐥𝐬 𝐚𝐭𝐲𝐩𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬

Paul s’assoit face au thérapeute.
Regard fuyant. Puis soudain très direct.
Avant même de parler, il retire sa veste de protection anti-ondes.
« Ici… ça va. Je peux respirer. »

Avant cette première séance, il avait déjà “testé” quelque chose d’essentiel : non pas le thérapeute lui-même, mais la possibilité d’être enfin compris sans être réduit à une étiquette.

Chez les profils dits atypiques — HPI, hypersensibles, neurodivergents — l’alliance thérapeutique ne se décrète pas.
Elle se construit dans les détails. Dans la cohérence relationnelle. Dans la sécurité du cadre. Dans cette sensation intime qu’il ne sera pas nécessaire de se trahir pour être accueilli.

Et c’est souvent là que les approches classiques échouent.

Parce que ces consultants perçoivent rapidement les dissonances.
Parce qu’ils ont besoin de sens avant d’adhérer à une démarche.
Parce qu’ils supportent difficilement les lectures normatives ou réductrices de leur fonctionnement.

La thérapie brève systémique stratégique propose alors un déplacement majeur : elle ne cherche pas à adapter le patient à la méthode, mais adapte la méthode à la singularité du patient.
Cela change profondément la qualité de l’alliance.

Le patient reste expert de son vécu. Le thérapeute devient garant du cadre, du processus et des interactions. Et ensemble, ils expérimentent.

Pas de posture de surplomb. Pas de normalisation forcée. Pas d’interprétation imposée. Mais une co-construction active.

Lorsque l’alliance devient suffisamment sécurisante, quelque chose se transforme souvent :
Les défenses s’assouplissent.
Les pensées cessent d’être filtrées.
L’intensité émotionnelle n’est plus vécue comme “excessive”.
La pensée arborescente devient une ressource stratégique.
Et le patient commence progressivement à ne plus lutter contre lui-même.
Car ce que beaucoup viennent chercher n’est pas uniquement la disparition d’un symptôme.
C’est une expérience relationnelle nouvelle.
➡️ Être en lien sans devoir masquer sa complexité.
➡️ Être compris sans être pathologisé.
➡️ Pouvoir exister sans choisir entre authenticité et appartenance.

Peut-être que l’alliance thérapeutique, avec ces profils, ressemble moins à une technique qu’à un tuteur de résilience.
Et peut-être que le rôle du thérapeute n’est pas de corriger la différence…mais de créer les conditions permettant au patient d’habiter enfin sa singularité sans s’y perdre.

Voici l’article complet de Nadia Dosbaâ : https://www.lact.fr/nos-videos-articles/911-la-qualite-de-lalliance-levier-therapeutique-strategique-avec-les-profils-atypiques

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04/05/2026

Il existe une forme de magie dans certaines conversations thérapeutiques.

Pas celle des formules ou des incantations. Celle, bien plus subversive, qui consiste à utiliser le langage comme un instrument de précision chirurgicale — pour déverrouiller des systèmes relationnels que rien d'autre ne semblait pouvoir ébranler.

C'est ce qu'on appelle le métalangage thérapeutique. Une manière de parler qui ne vise pas seulement à dire ce qui est, mais à modifier ce qui se maintient.

Dans l'héritage de l'École de Palo Alto, une idée centrale s'impose : ce ne sont pas tant les problèmes qui résistent au changement, que les tentatives répétées de solutions qui les entretiennent.

Dès lors, la question se déplace.
On ne cherche plus le "pourquoi" d'un symptôme, mais le "comment" il se maintient dans les interactions.
Et dans ce déplacement, quelque chose s’ouvre.
Le dialogue thérapeutique devient alors un espace de précision.

Une succession de micro-interventions : une question, un silence, un recadrage, parfois une phrase paradoxale qui vient fissurer la logique habituelle du système.

"Continuez exactement comme vous faites, c'est parfait."

Cette simple phrase peut suffire à introduire un décalage. À rendre visible ce qui, jusque-là, fonctionnait de manière automatique.

Le langage ne lutte pas contre le système. Il le reconfigure.

C'est là que le recadrage devient central : non pas changer les faits, mais changer la manière dont ils organisent l'expérience.

Et ce changement n'est pas seulement cognitif.

Les recherches en neuroplasticité montrent aujourd'hui que certains types de dialogue modifient réellement les circuits neuronaux impliqués dans la régulation émotionnelle, la perception du danger ou la prise de décision.

Autrement dit : parler autrement, c'est parfois penser autrement. Et parfois même ressentir autrement.

Dans la pratique clinique, cela prend des formes très concrètes :

→ Une question paradoxale pour interrompre un doute qui tourne en boucle.
→ Une prescription du symptôme pour sortir de sa logique automatique.
→ Un recadrage qui transforme une contrainte en ressource.

Ce qui résiste frontalement s'apaise souvent lorsqu'il est déplacé.

Aujourd'hui, ces approches entrent dans une nouvelle phase. Avec les outils numériques, les thérapies en ligne, l'IA conversationnelle, de nouveaux espaces de dialogue émergent.

Mais une question demeure intacte : comment préserver la finesse de la relation humaine dans la complexité croissante des systèmes de communication ?

Peut-être que l'enjeu n'est pas d'ajouter du langage. Mais d'apprendre à mieux l’utiliser. Avec plus de précision. Plus de conscience. Et parfois, plus de silence.

Car au fond, c'est peut-être cela le cœur du métalangage thérapeutique : non pas parler plus, mais parler autrement — pour permettre aux systèmes de se transformer de l'intérieur.

Retrouvez ici l’article complet : https://www.lact.fr/nos-videos-articles/905-le-metalangage-therapeutique-pour-transformer-le-systeme

23/04/2026

Psychotrauma & attachement : et si le vrai enjeu était la sécurité relationnelle ?

Manola entre dans le cabinet et s'assoit en bordure de la chaise.
Sa voix est douce, presque effacée. Son regard est intense.
Elle dit : « Je n'arrive pas à être bien avec mon compagnon. Je me crispe. Je me ferme. Je ne comprends pas. »
Ce que Manola ne sait pas encore, c’est que son corps n’a pas oublié.
Il la protège. Il anticipe et répète inlassablement ce qu’il a appris pour survivre.
Car le trauma psychique n’est pas seulement un souvenir douloureux du passé.
Il vit dans le corps, dans les relations, dans les réflexes du quotidien.
• Une personne qui se crispe quand on la touche
• Une soignante qui ne peut plus franchir la porte d’un hôpital
• Un adulte qui anticipe sans cesse la menace

Ce n’est pas de la fragilité.
Non, c’est une intelligence de survie, certes coûteuse, épuisante, mais profondément logique.
Le symptôme n'est pas un problème à effacer. C'est une solution — imparfaite, mais une tentative de ne pas revivre la blessure.

Deux approches complémentaires expliquent le psychotrauma :
• La théorie de l’attachement : elle montre comment la sécurité intérieure se construit ou se fragilise dès les premiers liens.
• L’approche systémique de Palo Alto : elle invite à ne plus chercher pourquoi la personne souffre, mais comment elle souffre aujourd’hui… et comment remettre du mouvement là où tout s’est figé.

Quand la sécurité a été atteinte :
🔸 Les relations deviennent incertaines
🔸 Les émotions débordent ou se figent
🔸 Le corps reste en tension

Et pourtant, cette sécurité peut être reconstruite.
Pas uniquement en revisitant le passé, mais en vivant des expériences nouvelles, concrètes, dans le présent.

L’approche systémique permet alors de :
✔️ Débloquer les répétitions douloureuses
✔️ Transformer les perceptions
✔️ Expérimenter d’autres façons d’être en lien

Le trauma ne disparaît pas.
Mais la manière de vivre avec, elle, peut profondément changer.

Comme le dit Cyrulnik « On ne guérit pas de la souffrance. On fait quelque chose de notre souffrance, à condition que nos mots donnent du sens à ce qui s'est passé. »

Pour celles et ceux qui accompagnent…ou traversent eux-mêmes ces tempêtes, cet article ouvre des pistes concrètes pour restaurer la sécurité intérieure et relationnelle : https://www.lact.fr/nos-videos-articles/913-psychotrauma-et-attachement-comment-lapproche-systemique-restaure-la-securite-relationnelle

10/04/2026

💥 Tomber sept fois, se relever huit. — Jigoro Kano

Et si le traumatisme n’était pas seulement une question d’événement… mais de lien ?

Selon l’OMS, plus de 70 % des personnes vivent un événement potentiellement traumatique au cours de leur vie.

Pourtant, moins de 20 % développent un trouble de stress post-traumatique.

👉 Alors, qu’est-ce qui fait la différence ?

Ce n’est pas uniquement ce qui arrive.
C’est ce qui se joue ensuite :
dans la manière dont l’événement est perçu,
dans les liens qui entourent la personne,
dans le récit qui se construit.

Comme le disait Anna Freud : « Il faut frapper deux fois pour faire un traumatisme. »
Une fois dans le réel.
Une fois dans le regard porté sur ce réel.

Ce second coup, c'est parfois le plus dévastateur.

Et c'est aussi là que la thérapie peut intervenir.
« On n'est pas résilient tout seul. La résilience est une métaphore du tricot : elle nécessite un autre pour se retisser. » — Boris Cyrulnik

En thérapie stratégique et systémique, accompagner la résilience ne consiste pas à effacer les cicatrices. C'est aider la personne à les intégrer dans une nouvelle narration — où elles deviennent des marques de courage, pas de honte.

Concrètement, cela passe par :

▪️Un lien thérapeutique sécurisant — la relation soigne avant même la technique (Yalom, Miller)

▪️Changer la perception du trauma — non pas comprendre le "pourquoi", mais agir sur le "comment" dans le présent

▪️Rechercher les exceptions — ces moments où le problème est déjà moins présent sont les points de passage vers une vie alternative

▪️Redevenir auteur de sa propre histoire — l'approche narrative pour sortir des identités figées par la blessure

« Quand on a été blessé, on est contraint à la métamorphose. Il faut faire quelque chose de sa blessure, sous peine d'y être soumis. » — Boris Cyrulnik

La résilience, ce n'est pas oublier. C'est continuer à écrire son histoire — avec les cicatrices, pas malgré elles.

👉Et vous, dans votre pratique ou votre expérience : Qu’est-ce qui, selon vous, permet vraiment de “se relever” ?

Retrouvez ici l’article complet : https://www.lact.fr/nos-videos-articles/912-tomber-sept-fois-se-relever-huit-jigoro-kano

Burn-out : Pourquoi ça n’arrive qu’aux gentils ? - Claude de Scorraille 18/03/2026

Et si le burnout n'était pas un échec… mais une blessure de générosité ?

Pendant des siècles, on a appelé ça l'acédie, le « burnt-out cases », l'épuisement nerveux.
Aujourd'hui on dit burnout.
Mais le mécanisme reste le même.

Le paradoxe cruel : ce sont toujours les plus engagés qui tombent. Pas les désengagés. Pas les indifférents. Ceux qui donnent trop. Ceux qui s'oublient.
Au XIe siècle, un moine épuisé par sa dévotion s'entendait dire : "Si tu craques, c'est que ta foi n'est pas assez solide."
En 2025, un salarié en burnout s'entend dire : "Tu devrais mieux gérer ton stress."
Même logique. Même injustice.

Ce qui a changé depuis les années 2000, c'est notre compréhension du mécanisme.
Le burnout n'est pas une faiblesse individuelle.
C'est un piège systémique — et nos propres solutions en deviennent souvent le moteur :
→ Plus je contrôle → plus j'ai peur de perdre le contrôle
→ Plus je réponds vite → plus on attend de moi de la réactivité
→ Plus j'aide → plus les autres dépendent de moi
→ Plus je perfectionne → plus je trouve de défauts

La roue tourne. L'énergie s'épuise. Le cercle se referme.

Alors comment en sortir ?
Pas en "faisant plus". Mais en faisant autrement.
Introduire volontairement une petite imperfection. Attendre 2h avant de répondre à un email. Accepter de ne pas "sauver" tout le monde.
Ces micro-inversions brisent le cercle vicieux. Elles redonnent du contrôle — sans exiger davantage.

Le burn-out n'est pas la fin.
C'est le corps et l'âme qui disent :
« Stop. Tu donnes trop. Tu t'oublies. »
C’est une limite qui parle, une sagesse profonde qui refuse que nous devenions des machines.
Alors, si nous changions notre regard ? Si nous voyions dans le burn-out non pas un échec, mais un message salvateur ?
Une invitation à redécouvrir nos limites comme des alliées, à dire oui à ce qui nous nourrit et non à ce qui nous épuise.
Pas un échec. Un message.

💬 Et vous — avez-vous déjà reconnu l'un de ces cercles vicieux dans votre quotidien ?

🎥 Découvrez ici la vidéo complète de l’intervention de Claude de Scorraille :

Burn-out : Pourquoi ça n’arrive qu’aux gentils ? - Claude de Scorraille Le burnout n’est pas une faiblesse, mais une blessure de générosité. Dans cette vidéo, découvrez l’histoire fascinante de l’épuisement, depuis l’acédie monas...

06/03/2026

Quand une crise frappe une famille, deux scénarios semblent possibles.

Certaines familles se figent.
Elles tentent de préserver coûte que coûte leur fonctionnement habituel. Les règles restent les mêmes. Les rôles aussi.
Et pourtant… tout devient plus difficile.

D’autres familles vivent la même tempête — maladie, séparation, difficultés économiques, tensions — mais quelque chose d’étonnant se produit : elles se réorganisent. Elles improvisent. Elles inventent.

En apparence, c’est le chaos.
En réalité, c’est de l’auto-organisation.

L’approche systémique nous apprend une chose profondément contre-intuitive : les familles les plus adaptatives ne sont pas celles qui restent rigides et “solides”.

Ce sont celles qui acceptent de perdre temporairement leur équilibre pour en créer un nouveau.

Dans ces moments-là, des phénomènes fascinants apparaissent :
• de nouveaux rituels émergent

• les rôles se redistribuent

• les règles implicites évoluent

• des ressources jusque-là invisibles se révèlent

La crise agit alors comme un révélateur.

Ce que l’on croyait être une faiblesse devient parfois une capacité d’innovation relationnelle.

Une famille découvre qu’elle peut fonctionner autrement.

Qu’elle peut changer… sans perdre son identité.

Dans l’accompagnement systémique, notre travail consiste rarement à “réparer” une famille.

Le rôle du thérapeute systémique — comme Giorgio Nardone le formule magnifiquement — c'est "sillonner la mer à l'insu du ciel" : accompagner le changement sans le forcer. Révéler ce qui est déjà là.

Il s’agit de :
observer ces processus invisibles,
amplifier les ressources déjà présentes,
et lever les blocages qui empêchent le système d’évoluer.

Car les familles possèdent souvent déjà en elles les clés de leur transformation.

Dans un monde où les défis se multiplient — hyperconnexion, dispersion géographique, nouvelles formes d’addictions numériques — cette capacité d’auto-organisation devient essentielle.

Les familles les plus résilientes ne sont pas celles qui évitent les tempêtes.

Ce sont celles qui apprennent, ensemble, à danser sous la pluie.

Retrouvez ici l’article complet de Claude de Scorraille : https://www.lact.fr/nos-videos-articles/904-lauto-organisation-comment-les-familles-se-reinventent-face-a-la-crise

24/02/2026

Et si nos silences parlaient plus fort que nos mots ?

Il existe une forme de langage que personne n'enseigne à l'école. Un langage sans alphabet, sans grammaire visible. Un langage fait de brumes, d'esquives, de phrases qui commencent et ne finissent jamais vraiment.

Les systémiciens l'appellent la disqualification du message.
Et si elle était l'une des clés pour comprendre pourquoi certaines relations se transforment en véritables champs de bataille émotionnels ?

Vous avez peut-être déjà vécu cette sensation étrange : ne pas savoir si votre interlocuteur s'adresse réellement à vous, s'il pense ce qu'il dit, ou même s'il sait de quoi il parle.

Quand la vérité brûle trop fort pour être prononcée. Quand la clarté risque de tout fracasser. Alors on floute. On murmure à côté. On parle à l'air, à personne, à tous — surtout pas à l'autre.
Bienvenue dans le territoire du malentendu.
Ces micro-esquives du dire ne sont pas des accidents de communication. Elles sont des stratégies de survie relationnelle — des façons de protéger quelque chose de fragile au prix de la clarté.
Le paradoxe est vertigineux : plus on cherche à préserver la relation en évitant le conflit, plus on creuse le fossé.

Les chercheurs de l'École de Palo Alto l'ont montré : on disqualifie massivement ses messages lorsqu'on se trouve dans un bind — cette situation où toutes les issues semblent mauvaises. Ni parler, ni se taire ne semble possible sans perdre quelque chose. Alors on choisit la troisième voie : celle du flou.

Dans les familles, on se parle en ellipses — convaincus que l'autre comprend, parce qu'il devrait comprendre. Paradoxalement, cette présomption d'intimité devient source de distance.
Dans les organisations, l'ambiguïté se transforme parfois en arme : maintenir une façade de respectabilité tout en délivrant des messages déstabilisants.
En thérapie, on retrouve des personnes épuisées — non pas d'avoir souffert, mais d'avoir passé des années à douter de leur propre perception de la réalité.

Car le vrai coût de la disqualification n'est pas le malentendu. C'est l'effritement de la confiance en soi. Lorsque la clarté disparaît, c'est notre capacité à comprendre le monde relationnel qui vacille.

Alors, que faire ? L'approche systémique enseigne qu'on ne sort pas de ces impasses par la confrontation. On ne guérit pas le flou par l'injonction à la clarté.
On y répond par des questions qui obligent à se positionner sans brutalité — « est-ce plutôt ceci ou cela ? » — et qui rendent progressivement la disqualification difficile à maintenir.
On crée des conditions où la vérité devient plus sûre à dire que le silence.

Derrière chaque message disqualifié se cache presque toujours la même chose : quelqu'un qui veut rester en lien, mais qui a trop peur de la vulnérabilité que cela exige.
Reconnaître ça, c'est déjà commencer à le transformer.

Témoignages et employabilité 14/02/2026

« Voir des gens qui vont mieux, voir des sourires revenir… ça donne du sens. »

C’est ce que raconte Guillaume, qui a quitté son métier d’ingénieur pour se lancer dans la thérapie.

Après plusieurs années dans de grosses entreprises, il a ressenti le besoin de changer de voie : « Ça fait très longtemps que je rêvais d’être thérapeute… mais j’étais ingénieur. »

Au début, il doutait : « Je suis quand même un petit peu vieux déjà… une formation de thérapeute, ça va être long, impliqué… ce n’est pas pour moi. »

Il commence par devenir coach, en suivant une formation PNL. Mais cela ne suffit pas.

Puis un week-end de rencontre avec l’approche systémique stratégique :

« Il y a eu un petit miracle… j’ai senti qu’il s’était passé quelque chose entre nous deux. »

Il a alors rejoint alors LACT, suivit la formation à distance tout en continuant le coaching « j’ai rencontré des formateurs de très haut niveau, et ça, ce n’est pas partout. »

Et 4 ans plus t**d, Guillaume a une pratique bien établie :

« J’ai une trentaine de patients. Je pourrais très clairement en vivre. »

Pour lui, cette formation a été bien plus qu’un apprentissage technique :

« C’est un vrai coup de boost à ma pratique, un réseau culturellement riche. »

Et nous, quand on voit ces parcours comme celui de Guillaume ? On ressent exactement la même chose : Voir des sourires revenir… ça donne du sens.

Retrouvez-ici les témoignages de nos étudiants :

Témoignages et employabilité Témoignages des étudiants LACT

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