LACT Centre systémique international - Formation, intervention et recherche

LACT Centre systémique international - Formation, intervention et recherche LACT est un centre d’intervention, de recherche et une école internationale de formation systémique stratégique par le web. www.lact.fr

Nous sommes spécialisés dans la régulation des troubles psychologiques et relationnels individuels ou collectifs.

« Vous avez mal aux dents. Vous traversez le plus beau paysage du monde, avec la personne que vous aimez. Que se passe-t...
11/08/2026

« Vous avez mal aux dents. Vous traversez le plus beau paysage du monde, avec la personne que vous aimez. Que se passe-t-il ? »
Le paysage disparaît. Il ne reste que la douleur.

Isabelle Célestin, psychologue-psychothérapeute, pose souvent cette question. Trente ans en centre antidouleur lui ont appris ceci : la maladie ne touche pas un organe, elle fragmente une personne entière — son rapport au corps, aux autres, au temps.

Et notre système de soin, censé réparer cette fragmentation, l'aggrave parfois. Un cardiologue pour le cœur, un psy pour la tête, chacun expert, personne pour tenir la cohérence de la personne entière. Le patient devient « une somme de symptômes et de rendez-vous ».

Alors elle est partie chercher des réponses sur le terrain — de la Sibérie au Japon, en passant par le Bénin et les guérisseurs de nos campagnes.

Chez les chamanes sibériens, elle a vu des familles déportées à l'époque soviétique reconduites en pèlerinage vers les terres de leurs ancêtres. Le chamane racontait leur histoire. Et quelque chose se reconstituait — pas seulement chez le malade, dans tout le groupe.

Partout, sous des formes différentes, le même socle : le soin répond au corps, au psychisme, au lien social, et au sens.

Au Japon, la philosophie de Nishida Kitaro lui a donné les mots : un individu n'a pas des relations, il EST ses relations. Un patient sans son histoire, sans son environnement, n'existe pas — c'est une fiction médicale.

De cette double traversée, clinique et anthropologique, elle tire quatre convictions très concrètes :

→ Soigner la personne entière, pas l'organe. Corps, pensées, relations, sens : tout doit rester dans le champ du soin.

→ Nourrir les ressources, pas seulement traiter les problèmes. Faire dessiner, danser, photographier un patient, c'est lui redonner une identité de créateur — pas seulement de malade.

→ Regarder aussi ce qui entoure le patient. Un soin qui ignore l'environnement reste incomplet.

→ Construire un écosystème, pas juxtaposer des spécialistes. Des professionnels qui s'intéressent chacun au patient sans se parler, c'est encore de la fragmentation. L'intégratif demande un langage commun et une coordination réelle.

La science contemporaine — microbiote, épigénétique, neurosciences — confirme aujourd'hui ce que les chamanes savaient déjà : nous sommes des êtres en relation, indissociables de notre contexte.

Sa conclusion tient en une phrase, simple comme une évidence qu'on avait oubliée : On ne soigne pas un organe. On ne traite pas un symptôme. On accompagne un être humain dans son chemin de retour à lui-même.

C'est cela, le soin intégratif. C'est peut-être cela, le soin tout court.

📌 Retrouvez ici l'article complet : https://www.lact.fr/nos-videos-articles/953-de-la-fragmentation-a-lunite-un-voyage-anthropologique-au-coeur-du-soin-integratif

« 𝐂𝐞 𝐧'𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐪𝐮'𝐮𝐧 𝐜𝐡𝐢𝐞𝐧. »Cette phrase, des milliers de personnes en deuil l'entendent chaque année. Et elle fait souv...
24/07/2026

« 𝐂𝐞 𝐧'𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐪𝐮'𝐮𝐧 𝐜𝐡𝐢𝐞𝐧. »
Cette phrase, des milliers de personnes en deuil l'entendent chaque année. Et elle fait souvent plus mal que le silence.

Pour beaucoup, un animal n'est pas « juste un animal ». Il est un compagnon de route, une présence quotidienne, parfois un membre de la famille à part entière. Il partage les routines, les joies, et souvent les périodes les plus difficiles. Son départ laisse un vide bien réel.

Les recherches sur l'attachement (Bowlby) montrent d'ailleurs qu'un animal peut devenir une véritable figure de sécurité affective, au même titre qu'un proche humain.

Ce qui interpelle, c'est que 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞 𝐫𝐚𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭. Comme si la légitimité d'une peine devait être justifiée. Comme si l'intensité de l'attachement dépendait de la nature de la relation.

Ce deuil n'apparaît dans aucun texte officiel, aucune politique de congé en France, et il est encore trop souvent accueilli par des phrases comme « il faut passer à autre chose ».

𝐎𝐫, 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐚𝐛𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐧𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐛𝐥𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫 : 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐚𝐠𝐠𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐥𝐥𝐞-𝐦𝐞̂𝐦𝐞. Pris entre l'envie d'exprimer son chagrin et la peur du jugement, l'endeuillé se retrouve parfois piégé dans une véritable impasse relationnelle.

🎯 Un cas clinique illustre bien ce mécanisme : une patiente qui, faute d'espace pour exprimer sa peine, avait fini par tout étouffer... jusqu'à ne plus rien ressentir du tout. Le travail thérapeutique n'a pas cherché à « réparer » son deuil, mais à lui redonner de la légitimité et un espace pour l'exprimer.

Pourtant, le chagrin naît du lien construit, de l'amour donné et reçu, des habitudes partagées, de la place occupée dans une vie.

Reconnaître le deuil animalier, ce n'est pas comparer les pertes. C'est simplement accepter qu'une relation significative puisse prendre différentes formes, et que chacune mérite d'être accueillie avec respect et bienveillance.

Ce sujet dépasse largement le cadre du deuil animalier : il éclaire tous les deuils invisibilisés (deuil périnatal, d'un ex-conjoint...) et interroge notre rapport collectif à la souffrance qu'on juge « disproportionnée ».

Et vous, avez-vous déjà été confronté(e) à ce genre de deuil « non reconnu » — le vôtre ou celui de quelqu'un de votre entourage ?

📖 Ici l’article complet de Mégane MOURENAS : https://www.lact.fr/nos-videos-articles/950-le-deuil-animalier-quand-labsence-de-reconnaissance-aggrave-la-souffrance

𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐜𝐞 𝐩𝐞̀𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞-𝐭-𝐢𝐥 𝐟𝐢𝐠𝐞́ 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐬𝐚 𝐦𝐞̀𝐫𝐞 𝐠𝐫𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐟𝐢𝐥𝐬 ?Il assiste à la scène. Son propre enfant se fait répr...
10/07/2026

𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐜𝐞 𝐩𝐞̀𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞-𝐭-𝐢𝐥 𝐟𝐢𝐠𝐞́ 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐬𝐚 𝐦𝐞̀𝐫𝐞 𝐠𝐫𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐟𝐢𝐥𝐬 ?
Il assiste à la scène. Son propre enfant se fait réprimander par sa grand-mère. Tout, en lui, devrait dire : « Interviens, protège, assume ton rôle de père. »
Mais il ne bouge pas. Il reste presque absent.
Lâcheté ? Manque d'implication ? Non.

Selon le psychiatre Bruno Dubos, ce père vit, à cet instant précis, un phénomène qu'il appelle la 𝐝𝐢𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞.
Les gestes, l'intonation, le regard de sa mère : il les connaît. Il les a connus enfant. Ces signaux sensoriels réactivent en lui une « chaîne d'expérience » ancienne, si puissante qu'elle fait remonter au premier plan… un enfant de 8 ans. Un enfant qui, lui, n'a tout simplement pas les ressources pour s'opposer à sa mère.
Bruno Dubos appelle cela un 𝐚̂𝐠𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬𝐭𝐢𝐧 : une partie de nous, sédimentée dans le corps, l'émotion et la relation, qui garde les compétences (et les limites) de l'âge où elle s'est construite.

Ce qui me semble particulièrement éclairant dans cette approche :
➡️ 𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐫𝐩𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐭𝐬. Notre posture, nos mouvements ou nos silences racontent souvent davantage que nos explications.
➡️ 𝐂𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐧𝐞 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬. Prendre conscience d'un mécanisme est précieux, mais ces apprentissages sont profondément corporels et relationnels. Ils se transforment davantage dans l'expérience vécue que dans l'analyse.
➡️ 𝐂𝐞 𝐧'𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭𝐞́. Lorsqu'un parent peine à poser un cadre ou qu'un conjoint n'arrive pas à soutenir son partenaire face à sa famille d'origine, il ne s'agit pas nécessairement d'un manque de courage. Il peut s'agir d'un accès limité à ses ressources d'adulte dans une situation donnée.

La transformation naît souvent de nouvelles expériences relationnelles, vécues dans la sécurité, la présence et l'accordage avec l'autre.

L'exemple marquant : un père incapable de jouer avec ses enfants, parentifié trop tôt, qui découvre en séance, avec sa femme et ses enfants, des chaînes d'expérience de légèreté qu'il n'avait jamais eu l'occasion de construire. Son fils lui dit : « Oh papa, c'est la première fois que je te vois comme ça. J'espère que tu as été une fois comme ça dans ta vie quand tu étais enfant. » Le père répond que non. Et s'effondre.
Cet instant clinique illustre ce que les âges clandestins révèlent : non pas des pathologies à traiter, mais des manques d'apprentissage à combler — toujours dans le corps, dans l'émotion, dans la relation.

Une lecture qui renouvelle en profondeur notre regard sur les conflits familiaux, les couples, les conflits de loyauté — et plus largement, sur ce que signifie « être adulte » dans une relation.

📌 L'intervention complète :

Découvrez comment les âges clandestins éclairent les relations familiales en thérapie systémique, par Bruno DUBOS.

💥 Et si les disputes n'étaient pas le problème… mais une opportunité de changement ?Aujourd'hui à 15h, rejoignez le Web ...
25/06/2026

💥 Et si les disputes n'étaient pas le problème… mais une opportunité de changement ?

Aujourd'hui à 15h, rejoignez le Web Congrès LACT autour du thème :
« Une dispute, ça se discute ».

Depuis des années, nous cherchons à mieux communiquer, mieux nous exprimer, mieux dialoguer. Pourtant, dans nos couples, nos familles ou nos équipes, les mêmes conflits reviennent souvent sous des formes différentes.
Pourquoi certaines disputes s'enveniment-elles quand d'autres s'enlisent ? Pourquoi les solutions que nous mettons en place ne produisent-elles parfois aucun changement ? Et si nos meilleures intentions contribuaient, sans que nous le sachions, à maintenir le problème ?

À partir de cas issus de sa pratique clinique et des apports de l'approche systémique et stratégique, Claude de Scorraille nous invite à porter un regard nouveau sur les conflits et à découvrir des leviers de transformation souvent contre-intuitifs.

🎯 Une heure pour changer de perspective sur les disputes qui nous résistent… et sur ce qui mérite vraiment d'être préservé dans nos relations.

🕒 Rendez-vous aujourd'hui à 15h !
👉 Les inscriptions sont encore ouvertes : inscrivez-vous dès maintenant ! https://www.lact.fr/lact/inscription-international-webinar

Les patients cherchent des réponses "en dehors" de la médecine. Mais si c'était le système qui n'avait pas la réponse ?E...
22/06/2026

Les patients cherchent des réponses "en dehors" de la médecine. Mais si c'était le système qui n'avait pas la réponse ?

En mars 2025, lors du webinar organisé par L'Institut de Santé Intégrative et Systémique (ISIS), Jean-Julien Nizard revenait sur la médecine intégrative.

La médecine intégrative, expliquait-t-il, n'est pas un slogan.
Ce n'est pas non plus une "médecine holistique" qui promettrait enfin de soigner le patient en entier, comme si la médecine ne l'avait jamais fait.
C'est une méthode.
Un cadre. Une organisation clinique, pédagogique, institutionnelle qui associe médecine conventionnelle et thérapies complémentaires pertinentes, dans des indications précises, avec une analyse explicite du risque.

Revenons sur quelques points de son intervention :
📌 Le mot "non conventionnel" n'est pas une définition scientifique. C'est un marqueur institutionnel. Un comité ministériel réuni en 2023 n'a pas réussi à s'accorder sur un terme de remplacement. Nommer, c'est redistribuer des légitimités.
📌 Sans cadre institutionnel visible, les pratiques se déploient "en périphérie". Avec des standards inégaux, une invisibilité pour les patients, et un risque réel de perte de chance.
📌 À Nantes, un projet financé sur 5 ans (article 51) expérimente une plateforme d'appui pour la douleur chronique. L'objectif : intervenir tôt, avant 10 ans d'errance. Avec le médecin traitant, des infirmiers formés, et un panier de thérapies non médicamenteuses gratuites.
📌 "Non médicamenteux" ne signifie pas "sans risque". Les études qui ne décrivent que les bénéfices entretiennent une représentation dangereuse. Pour Nizard, l'évaluation doit être complète — bénéfices et risques.

Ce que propose Nizard, au fond, c'est un déplacement de perspective :
Arrêter de partir des organes et des spécialités.
🎯 Commencer par le besoin global du patient et reconstruire l'offre autour d'un parcours.

Il rappelle aussi que de nombreux pays ont traversé ces mêmes débats il y a 20 ou 30 ans. Des modèles existent. L'enjeu n'est pas d’imiter, mais d'éviter de réinventer, en re**rd, les mêmes impasses.

💬 "La réussite dépend moins des slogans que de la rigueur des cadres et de la capacité des institutions à assumer ce que les patients font déjà : chercher des réponses au-delà du médicament, sans renoncer à la science, ni à la protection.” — Jean-Julien Nizard.

🎥 La vidéo complète est disponible sur la chaîne YouTube de LACT : https://www.youtube.com/watch?v=ftNWPKiCEVA&t=3s

Et vous, dans votre pratique ou votre institution, comment abordez-vous cette question de l'intégration ? Qu'est-ce qui bloque encore ?

La médecine intégrative suscite aujourd’hui autant d’espoirs que de...

🧠 Thérapie brève stratégique en ligne : aussi efficace qu'en présentiel ?Une grande étude européenne publiée en mai 2026...
04/06/2026

🧠 Thérapie brève stratégique en ligne : aussi efficace qu'en présentiel ?

Une grande étude européenne publiée en mai 2026 dans Psychotherapy Research vient de répondre à une question que se posent de plus en plus thérapeutes et patients.

Résultat ? La modalité de suivi — présentiel, visioconférence ou format hybride — ne change pas significativement les résultats thérapeutiques.

📊 L'étude en chiffres :

• 1 933 patients (France & Italie) via le réseau SYPRENE

• 3 groupes comparés : présentiel (46%), en ligne (9%), hybride (45%)

• En moyenne 6 séances sur 5 mois

✅ Ce que l'étude montre :

→ Plus de 60% des patients considèrent leur problème résolu à l'issue du suivi

→ Réduction très importante de la détresse psychologique, quelle que soit la modalité

→ L'alliance thérapeutique reste aussi solide à distance qu'en face à face (~37/40)

Un seul bémol : le bien-être général progresse légèrement mieux en présentiel (70% vs 55% en ligne), mais cette différence reste faible.

💡 Ce que cela change concrètement :

Pour les patients éloignés géographiquement, à mobilité réduite, ou qui n'osent pas pousser la porte d'un cabinet de santé mentale — la téléconsultation est une alternative réelle et validée.

Pour les praticiens, c'est une base solide pour proposer des formats flexibles sans compromettre la qualité du soin.

La thérapie brève stratégique voyage bien. Elle rencontre les patients là où ils sont.

Et vous, avez-vous expérimenté la thérapie à distance ? En tant que patient ou praticien ? 👇

𝐄̂𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐢𝐭 : 𝐥’𝐚𝐥𝐥𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐭𝐡𝐞́𝐫𝐚𝐩𝐞𝐮𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐢𝐥𝐬 𝐚𝐭𝐲𝐩𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬Paul s’assoit face au thérapeute....
21/05/2026

𝐄̂𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐢𝐭 : 𝐥’𝐚𝐥𝐥𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐭𝐡𝐞́𝐫𝐚𝐩𝐞𝐮𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐢𝐥𝐬 𝐚𝐭𝐲𝐩𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬

Paul s’assoit face au thérapeute.
Regard fuyant. Puis soudain très direct.
Avant même de parler, il retire sa veste de protection anti-ondes.
« Ici… ça va. Je peux respirer. »

Avant cette première séance, il avait déjà “testé” quelque chose d’essentiel : non pas le thérapeute lui-même, mais la possibilité d’être enfin compris sans être réduit à une étiquette.

Chez les profils dits atypiques — HPI, hypersensibles, neurodivergents — l’alliance thérapeutique ne se décrète pas.
Elle se construit dans les détails. Dans la cohérence relationnelle. Dans la sécurité du cadre. Dans cette sensation intime qu’il ne sera pas nécessaire de se trahir pour être accueilli.

Et c’est souvent là que les approches classiques échouent.

Parce que ces consultants perçoivent rapidement les dissonances.
Parce qu’ils ont besoin de sens avant d’adhérer à une démarche.
Parce qu’ils supportent difficilement les lectures normatives ou réductrices de leur fonctionnement.

La thérapie brève systémique stratégique propose alors un déplacement majeur : elle ne cherche pas à adapter le patient à la méthode, mais adapte la méthode à la singularité du patient.
Cela change profondément la qualité de l’alliance.

Le patient reste expert de son vécu. Le thérapeute devient garant du cadre, du processus et des interactions. Et ensemble, ils expérimentent.

Pas de posture de surplomb. Pas de normalisation forcée. Pas d’interprétation imposée. Mais une co-construction active.

Lorsque l’alliance devient suffisamment sécurisante, quelque chose se transforme souvent :
Les défenses s’assouplissent.
Les pensées cessent d’être filtrées.
L’intensité émotionnelle n’est plus vécue comme “excessive”.
La pensée arborescente devient une ressource stratégique.
Et le patient commence progressivement à ne plus lutter contre lui-même.
Car ce que beaucoup viennent chercher n’est pas uniquement la disparition d’un symptôme.
C’est une expérience relationnelle nouvelle.
➡️ Être en lien sans devoir masquer sa complexité.
➡️ Être compris sans être pathologisé.
➡️ Pouvoir exister sans choisir entre authenticité et appartenance.

Peut-être que l’alliance thérapeutique, avec ces profils, ressemble moins à une technique qu’à un tuteur de résilience.
Et peut-être que le rôle du thérapeute n’est pas de corriger la différence…mais de créer les conditions permettant au patient d’habiter enfin sa singularité sans s’y perdre.

Voici l’article complet de Nadia Dosbaâ : https://www.lact.fr/nos-videos-articles/911-la-qualite-de-lalliance-levier-therapeutique-strategique-avec-les-profils-atypiques

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Il existe une forme de magie dans certaines conversations thérapeutiques.Pas celle des formules ou des incantations. Cel...
04/05/2026

Il existe une forme de magie dans certaines conversations thérapeutiques.

Pas celle des formules ou des incantations. Celle, bien plus subversive, qui consiste à utiliser le langage comme un instrument de précision chirurgicale — pour déverrouiller des systèmes relationnels que rien d'autre ne semblait pouvoir ébranler.

C'est ce qu'on appelle le métalangage thérapeutique. Une manière de parler qui ne vise pas seulement à dire ce qui est, mais à modifier ce qui se maintient.

Dans l'héritage de l'École de Palo Alto, une idée centrale s'impose : ce ne sont pas tant les problèmes qui résistent au changement, que les tentatives répétées de solutions qui les entretiennent.

Dès lors, la question se déplace.
On ne cherche plus le "pourquoi" d'un symptôme, mais le "comment" il se maintient dans les interactions.
Et dans ce déplacement, quelque chose s’ouvre.
Le dialogue thérapeutique devient alors un espace de précision.

Une succession de micro-interventions : une question, un silence, un recadrage, parfois une phrase paradoxale qui vient fissurer la logique habituelle du système.

"Continuez exactement comme vous faites, c'est parfait."

Cette simple phrase peut suffire à introduire un décalage. À rendre visible ce qui, jusque-là, fonctionnait de manière automatique.

Le langage ne lutte pas contre le système. Il le reconfigure.

C'est là que le recadrage devient central : non pas changer les faits, mais changer la manière dont ils organisent l'expérience.

Et ce changement n'est pas seulement cognitif.

Les recherches en neuroplasticité montrent aujourd'hui que certains types de dialogue modifient réellement les circuits neuronaux impliqués dans la régulation émotionnelle, la perception du danger ou la prise de décision.

Autrement dit : parler autrement, c'est parfois penser autrement. Et parfois même ressentir autrement.

Dans la pratique clinique, cela prend des formes très concrètes :

→ Une question paradoxale pour interrompre un doute qui tourne en boucle.
→ Une prescription du symptôme pour sortir de sa logique automatique.
→ Un recadrage qui transforme une contrainte en ressource.

Ce qui résiste frontalement s'apaise souvent lorsqu'il est déplacé.

Aujourd'hui, ces approches entrent dans une nouvelle phase. Avec les outils numériques, les thérapies en ligne, l'IA conversationnelle, de nouveaux espaces de dialogue émergent.

Mais une question demeure intacte : comment préserver la finesse de la relation humaine dans la complexité croissante des systèmes de communication ?

Peut-être que l'enjeu n'est pas d'ajouter du langage. Mais d'apprendre à mieux l’utiliser. Avec plus de précision. Plus de conscience. Et parfois, plus de silence.

Car au fond, c'est peut-être cela le cœur du métalangage thérapeutique : non pas parler plus, mais parler autrement — pour permettre aux systèmes de se transformer de l'intérieur.

Retrouvez ici l’article complet : https://www.lact.fr/nos-videos-articles/905-le-metalangage-therapeutique-pour-transformer-le-systeme

Psychotrauma & attachement : et si le vrai enjeu était la sécurité relationnelle ?Manola entre dans le cabinet et s'asso...
23/04/2026

Psychotrauma & attachement : et si le vrai enjeu était la sécurité relationnelle ?

Manola entre dans le cabinet et s'assoit en bordure de la chaise.
Sa voix est douce, presque effacée. Son regard est intense.
Elle dit : « Je n'arrive pas à être bien avec mon compagnon. Je me crispe. Je me ferme. Je ne comprends pas. »
Ce que Manola ne sait pas encore, c’est que son corps n’a pas oublié.
Il la protège. Il anticipe et répète inlassablement ce qu’il a appris pour survivre.
Car le trauma psychique n’est pas seulement un souvenir douloureux du passé.
Il vit dans le corps, dans les relations, dans les réflexes du quotidien.
• Une personne qui se crispe quand on la touche
• Une soignante qui ne peut plus franchir la porte d’un hôpital
• Un adulte qui anticipe sans cesse la menace

Ce n’est pas de la fragilité.
Non, c’est une intelligence de survie, certes coûteuse, épuisante, mais profondément logique.
Le symptôme n'est pas un problème à effacer. C'est une solution — imparfaite, mais une tentative de ne pas revivre la blessure.

Deux approches complémentaires expliquent le psychotrauma :
• La théorie de l’attachement : elle montre comment la sécurité intérieure se construit ou se fragilise dès les premiers liens.
• L’approche systémique de Palo Alto : elle invite à ne plus chercher pourquoi la personne souffre, mais comment elle souffre aujourd’hui… et comment remettre du mouvement là où tout s’est figé.

Quand la sécurité a été atteinte :
🔸 Les relations deviennent incertaines
🔸 Les émotions débordent ou se figent
🔸 Le corps reste en tension

Et pourtant, cette sécurité peut être reconstruite.
Pas uniquement en revisitant le passé, mais en vivant des expériences nouvelles, concrètes, dans le présent.

L’approche systémique permet alors de :
✔️ Débloquer les répétitions douloureuses
✔️ Transformer les perceptions
✔️ Expérimenter d’autres façons d’être en lien

Le trauma ne disparaît pas.
Mais la manière de vivre avec, elle, peut profondément changer.

Comme le dit Cyrulnik « On ne guérit pas de la souffrance. On fait quelque chose de notre souffrance, à condition que nos mots donnent du sens à ce qui s'est passé. »

Pour celles et ceux qui accompagnent…ou traversent eux-mêmes ces tempêtes, cet article ouvre des pistes concrètes pour restaurer la sécurité intérieure et relationnelle : https://www.lact.fr/nos-videos-articles/913-psychotrauma-et-attachement-comment-lapproche-systemique-restaure-la-securite-relationnelle

💥 Tomber sept fois, se relever huit. — Jigoro KanoEt si le traumatisme n’était pas seulement une question d’événement… m...
10/04/2026

💥 Tomber sept fois, se relever huit. — Jigoro Kano

Et si le traumatisme n’était pas seulement une question d’événement… mais de lien ?

Selon l’OMS, plus de 70 % des personnes vivent un événement potentiellement traumatique au cours de leur vie.

Pourtant, moins de 20 % développent un trouble de stress post-traumatique.

👉 Alors, qu’est-ce qui fait la différence ?

Ce n’est pas uniquement ce qui arrive.
C’est ce qui se joue ensuite :
dans la manière dont l’événement est perçu,
dans les liens qui entourent la personne,
dans le récit qui se construit.

Comme le disait Anna Freud : « Il faut frapper deux fois pour faire un traumatisme. »
Une fois dans le réel.
Une fois dans le regard porté sur ce réel.

Ce second coup, c'est parfois le plus dévastateur.

Et c'est aussi là que la thérapie peut intervenir.
« On n'est pas résilient tout seul. La résilience est une métaphore du tricot : elle nécessite un autre pour se retisser. » — Boris Cyrulnik

En thérapie stratégique et systémique, accompagner la résilience ne consiste pas à effacer les cicatrices. C'est aider la personne à les intégrer dans une nouvelle narration — où elles deviennent des marques de courage, pas de honte.

Concrètement, cela passe par :

▪️Un lien thérapeutique sécurisant — la relation soigne avant même la technique (Yalom, Miller)

▪️Changer la perception du trauma — non pas comprendre le "pourquoi", mais agir sur le "comment" dans le présent

▪️Rechercher les exceptions — ces moments où le problème est déjà moins présent sont les points de passage vers une vie alternative

▪️Redevenir auteur de sa propre histoire — l'approche narrative pour sortir des identités figées par la blessure

« Quand on a été blessé, on est contraint à la métamorphose. Il faut faire quelque chose de sa blessure, sous peine d'y être soumis. » — Boris Cyrulnik

La résilience, ce n'est pas oublier. C'est continuer à écrire son histoire — avec les cicatrices, pas malgré elles.

👉Et vous, dans votre pratique ou votre expérience : Qu’est-ce qui, selon vous, permet vraiment de “se relever” ?

Retrouvez ici l’article complet : https://www.lact.fr/nos-videos-articles/912-tomber-sept-fois-se-relever-huit-jigoro-kano

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