27/07/2026
Dans son tout dernier roman Bosphore Tango, Metin Arditi prête ces mots à l’un des personnages du roman, Jalila, une écrivaine célèbre fortement marquée par l’histoire de la Turquie, notamment celle relative au sort subi par les minoritaires dont elle retrace et retranscrit le sort fait d’exils :
« - Il y a ce mot de l’écrivain israélien Aharon Appelfeld : « Une blessure écoute toujours plus finement qu’une oreille ». On se cherche des frères et soeurs en chagrin. En définitive, il y a inversion des rôles. Ce sont les personnages qui consolent leur créateur. C’est pour être consolé que l’on écrit. »
✍️ Que pensez-vous de cette réflexion?
✍️ Dans les fictions qui sont les vôtres, quel rôle, les personnages que vous avez créés pour l’occasion, remplissent-ils?
✍️ Qui consolent-ils? Qui, dans vos mythologies qui se racontent lors de phases d’épanchements, est dans la position du créateur? Est-ce vous ou une autre voix qui s’exprime à travers votre parole?
✍️ Quelle blessure est à l’écoute et anime, propulse en vous l’acte d’écriture?
✍️ Quel type d’exil en est à l’origine?
Se pourrait-il que ce soit la part d’inconsolable en vous qui s’exprime sous ces artifices?
Et qu’est-ce que l’inconsolable? Réponse dans cet article : https://reliancecoaching.com/2026/06/22/cette-part-dinconsolable-en-nous/
Alors, qu’en est-il?
On en parle? 😀
Metin Arditi, Bosphore Tango, Éditions Grasset & Fasquelle, 2026, p. 137.
La solitude, c’est ce seuil où – quoi que l’on dise, fasse, ait face à cet autre qui nous livre ce que contient son îlot de souffrance, d’incompréhension, de douleur, d’inavoué et d’inavouable – on…