17/09/2026
ISOUTENANCEI Valentine Saraïs doctorante au CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage / CEHTA - Centre d'Histoire et de Théorie des Arts / École des hautes études en sciences sociales (EHESS) soutiendra sa thèse le samedi 19 septembre 2026 à 14h, à l'INHA, en salle du CEHTA (salle 140), 2 rue Vivienne, 75002 Paris.Titre de la thèse : « Le verbe, l'image et son espace de travail. Figurabilité de l'Incarnation entre Orient et Occident, du XIIe au XVe siècle ».
Jury :
• M. Giovanni Careri (Directeur de thèse), EHESS• M. Vincent Debiais, CNRS
• M. Ralph Dekoninck, Université catholique de Louvain
• M. Pierre-Antoine Fabre, EHESS
• M. Tarcisio Lancioni, Università degli Studi di Siena
• Mme Vannina Micheli-Rechtman, Université Paris Cité
• M. Bertrand Prévost, Université Bordeaux Montaigne
Résumé de la thèse :
Du XIIe au XVe siècle, entre Orient et Occident, la scène de l’Annonciation voit se succéder deux objets aux mains de la Vierge accompagnant ainsi, dans ses gestes et pratiques, le mystère d’un Verbe se faisant chair, elle-même désignée comme Image. Tour à tour fileuse archaïque ou lectrice occidentale, c’est dans le chiasme de ces objets domestiques, devenus objets théoriques, que l’étude déploie l’intrigue historique et sémantique de ce déplacement, proposant de lire ces deux détails non comme les simples marqueurs d’une évolution iconographique, mais comme des opérateurs par lesquels la scène travaille et s’ouvre à sa propre réflexion. Dans un étroit dialogue entre théorie des images, sémiologie, théologie et psychanalyse, cette étude interroge l’image et le langage, dans ce qui peut y émerger, se condenser, s’ouvrir et se déplacer de « sujet ».
L’étude fait ainsi de l’Annonciation le lieu privilégié d’une réflexion sur les conditions mêmes d’un rendre figurable étendu et imbriqué. L’image, dans la traversée de ses signes, se présente alors, au fil de la pensée, comme espace processuel, ouvert et dynamique, où se nouent regard, verbe, signifiance et subjectivation, faisant de la représentation moins le résultat d’une figuration que l’expérience même de sa figurabilité. Une image qui, dans son faire-image, appelle en son centre tout à la fois son sujet et le Sujet pensant.
Ainsi, dans ce temps sensible qu’est l’ekphrasis, dans ce faire apparaître de la parole, travailler l’image et être travaillé par image. Compagnonner au fil tiré du fuseau au livre comme intrigue et intrication, pour voir plus loin ce qu’elle ne donne jamais à voir que sous le jour de son secret : une figure en constellation, à lire, relire et relier, pour se placer à son tour, peut-être, sous son regard.
ISOUTENANCEI
Valentine Saraïs doctorante au CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage CEHTA - Centre d'Histoire et de Théorie des Arts École des hautes études en sciences sociales (EHESS) soutiendra sa thèse le samedi 19 septembre 2026 à 14h, à l'INHA, en salle du CEHTA (salle 140), 2 rue Vivienne, 75002 Paris.
Titre de la thèse : « Le verbe, l'image et son espace de travail. Figurabilité de l'Incarnation entre Orient et Occident, du XIIe au XVe siècle »
Jury :
• M. Giovanni Careri (Directeur de thèse), EHESS
• M. Vincent Debiais, CNRS
• M. Ralph Dekoninck, Université catholique de Louvain
• M. Pierre-Antoine Fabre, EHESS
• M. Tarcisio Lancioni, Università degli Studi di Siena
• Mme Vannina Micheli-Rechtman, Université Paris Cité
• M. Bertrand Prévost, Université Bordeaux Montaigne
Résumé de la thèse :
Du XIIe au XVe siècle, entre Orient et Occident, la scène de l’Annonciation voit se succéder deux objets aux mains de la Vierge accompagnant ainsi, dans ses gestes et pratiques, le mystère d’un Verbe se faisant chair, elle-même désignée comme Image. Tour à tour fileuse archaïque ou lectrice occidentale, c’est dans le chiasme de ces objets domestiques, devenus objets théoriques, que l’étude déploie l’intrigue historique et sémantique de ce déplacement, proposant de lire ces deux détails non comme les simples marqueurs d’une évolution iconographique, mais comme des opérateurs par lesquels la scène travaille et s’ouvre à sa propre réflexion.
Dans un étroit dialogue entre théorie des images, sémiologie, théologie et psychanalyse, cette étude interroge l’image et le langage, dans ce qui peut y émerger, se condenser, s’ouvrir et se déplacer de « sujet ».
L’étude fait ainsi de l’Annonciation le lieu privilégié d’une réflexion sur les conditions mêmes d’un rendre figurable étendu et imbriqué. L’image, dans la traversée de ses signes, se présente alors, au fil de la pensée, comme espace processuel, ouvert et dynamique, où se nouent regard, verbe, signifiance et subjectivation, faisant de la représentation moins le résultat d’une figuration que l’expérience même de sa figurabilité. Une image qui, dans son faire-image, appelle en son centre tout à la fois son sujet et le Sujet pensant.
Ainsi, dans ce temps sensible qu’est l’ekphrasis, dans ce faire apparaître de la parole, travailler l’image et être travaillé par image. Compagnonner au fil tiré du fuseau au livre comme intrigue et intrication, pour voir plus loin ce qu’elle ne donne jamais à voir que sous le jour de son secret : une figure en constellation, à lire, relire et relier, pour se placer à son tour, peut-être, sous son regard.