CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage

CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage Le CRAL est une Unité Mixte de Recherches CNRS-EHESS (UMR8566) qui se consacre à l’étude des arts

Le CRAL regroupe des littéraires, des historiens de l’art, des musicologues, des philosophes, des linguistes et des sociologues de l’art et de la littérature qui collaborent dans une perspective interdisciplinaire. Il inclut :
- 4 axes de recherche : Textes et littératures / Images et histoire de l'art / Sons et musique / Esthétique, valeurs et représentations

IPROJECTION/RENCONTREI Esteban Buch, historien de la musique au CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage /...
23/09/2026

IPROJECTION/RENCONTREI Esteban Buch, historien de la musique au CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage / École des hautes études en sciences sociales (EHESS), participera à une projection/rencontre autour du film « Juan, como si nada hubiera sucedido » de Carlos Echeverría (1987) lors du FESTIVAL BIARRITZ AMÉRIQUE LATINE.
Protagoniste de ce film-enquête sur les desaparecidos de la dictature argentine, Esteban Buch prendra part à un échange avec le sociologue Denis Merklen et le public après la projection.

 LIEU : Théâtre du Casino, BIARRITZ, le samedi 26 septembre à 14h15.

 INFORMATIONS : https://www.festivaldebiarritz.com/film/juan-como-si-nada-hubiera-sucedido/

Documentaire « Juan, como si nada hubiera sucedido » (1987) de Carlos Echeverría. 2h44 - Documentaire - Argentine – 1987
Synopsis : En 1977, Juan Marcos Herman, l'un des 30 000 disparus de la dernière dictature en Argentine, est emprisonné dans un centre clandestin de détention. Dix ans plus t**d, un journaliste local brise le silence et se lance dans une enquête impressionnante. Plongée dans l'histoire intime et collective du destin funeste des disparus d'Argentine.

I À PARAÎTREI Georges Didi-Huberman - Formes d'émois, questions d'éthique. Faits d’affect 3. Les éditions de Minuit.CRAL...
23/09/2026

I À PARAÎTREI Georges Didi-Huberman - Formes d'émois, questions d'éthique. Faits d’affect 3. Les éditions de Minuit.

CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage / CEHTA - Centre d'Histoire et de Théorie des Arts

Après avoir exploré différentes manières dont les affects peuvent nous égarer dans leurs brouillards ou, à l’inverse, nous enfermer dans leurs fabriques contraignantes d’émotions rivales, il restait à s’engager dans le territoire des gestes instaurant une relation affective plus juste : ni affolés d’eux-mêmes, ni hostiles envers autrui. On découvre alors qu’un émoi ayant inventé puis assumé sa forme parvient à « sortir de son moi », c’est-à-dire à s’ouvrir un destin éthique.

Donner forme à ses affects, donc : pour les engager dans un rapport à l’autre. C’est déjà ce que fait un enfant lorsqu’il entrelace quelques spirales en nous appelant à y voir un certain état du cosmos. C’est ce que fait un historien de l’art (Aby Warburg) en montrant comment les « formes du pathos » sont d’abord des formations migratoires qui traversent toutes les frontières de l’identité. C’est ce que fait un psychanalyste (Wilfred Bion) à l’écoute des « turbulences émotionnelles » d’autrui. Ou un musicien (Jean-Philippe Rameau) quand il introduit ce demi-ton inattendu qui fait tout basculer. Ou un peintre (Francisco Goya) lorsqu’il parvient à « commouvoir l’air » d’un espace apparemment vide. C’est ce que fait un écrivain (Georges Perec) quand il bouleverse – à tous les sens du mot – son écriture en faisant émotion d’une simple « motion du e ».

À partir de ces exemples et de quelques autres, il devient possible de revisiter quelques grandes leçons philosophiques – Nietzsche, Benjamin… – sur la dialectique de l’affect et de la distance. Cette leçon est esthétique, puisqu’elle dépend des formes. Mais elle engage aussi notre tact envers autrui là même nous sommes touchés, prolongeant toute réponse émotionnelle vers ce geste de responsabilité dont Emmanuel Levinas a pu faire le cœur de toute éthique. Voir moins

I À PARAÎTREI
Georges Didi-Huberman - Formes d'émois, questions d'éthique
Faits d’affect 3

CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage École des hautes études en sciences sociales (EHESS)

Après avoir exploré différentes manières dont les affects peuvent nous égarer dans leurs brouillards ou, à l’inverse, nous enfermer dans leurs fabriques contraignantes d’émotions rivales, il restait à s’engager dans le territoire des gestes instaurant une relation affective plus juste : ni affolés d’eux-mêmes, ni hostiles envers autrui. On découvre alors qu’un émoi ayant inventé puis assumé sa forme parvient à « sortir de son moi », c’est-à-dire à s’ouvrir un destin éthique.

Donner forme à ses affects, donc : pour les engager dans un rapport à l’autre. C’est déjà ce que fait un enfant lorsqu’il entrelace quelques spirales en nous appelant à y voir un certain état du cosmos. C’est ce que fait un historien de l’art (Aby Warburg) en montrant comment les « formes du pathos » sont d’abord des formations migratoires qui traversent toutes les frontières de l’identité. C’est ce que fait un psychanalyste (Wilfred Bion) à l’écoute des « turbulences émotionnelles » d’autrui. Ou un musicien (Jean-Philippe Rameau) quand il introduit ce demi-ton inattendu qui fait tout basculer. Ou un peintre (Francisco Goya) lorsqu’il parvient à « commouvoir l’air » d’un espace apparemment vide. C’est ce que fait un écrivain (Georges Perec) quand il bouleverse – à tous les sens du mot – son écriture en faisant émotion d’une simple « motion du e ».

À partir de ces exemples et de quelques autres, il devient possible de revisiter quelques grandes leçons philosophiques – Nietzsche, Benjamin… – sur la dialectique de l’affect et de la distance. Cette leçon est esthétique, puisqu’elle dépend des formes. Mais elle engage aussi notre tact envers autrui là même nous sommes touchés, prolongeant toute réponse émotionnelle vers ce geste de responsabilité dont Emmanuel Levinas a pu faire le cœur de toute éthique.

RENCONTREII 23 septembre  2026 / Présentation du livre "La Conquête d'une autorité. Historiennes de l'art en France".À l...
21/09/2026

RENCONTREII 23 septembre 2026 / Présentation du livre "La Conquête d'une autorité. Historiennes de l'art en France".

À l’occasion de la publication de son ouvrage, édité par Les Presses du réel, Charlotte Foucher Zarmanian propose une discussion sur la place des femmes dans l’écriture de l’histoire de l’art. Il sera question d’enjeux de légitimité, de trajectoires de professionnelles et de la place des femmes en particulier au sein des institutions muséales.

Une discussion entre Charlotte Foucher-Zarmanian, et Marie Tchernia-Blanchard, Université Rennes 2, Ariane Thomas et Stéphanie Deschamps-Tan, musée du Louvre.

Pour tout complément d'information, vous pouvez nous écrire sur l'adresse [email protected]

Le 23 septembre à 18h, salle des 80, sous la Pyramide du Louvre.
INFORMATIONS : https://www.louvre.fr/expositions-et-evenements/evenements-activites/la-conquete-d-une-autorite-historiennes-de-l-art-en-france

IBIENVENUEI LE CRAL SOUHAITE LA BIENVENUE À CAMILLE BLOOMFIELD qui a rejoint l’unité dans le cadre d’une délégation CNRS...
21/09/2026

IBIENVENUEI LE CRAL SOUHAITE LA BIENVENUE À CAMILLE BLOOMFIELD qui a rejoint l’unité dans le cadre d’une délégation CNRS en 2026-2027.
Docteure en littérature française et littératures comparées de l’Université Paris 8, Camille Bloomfield est maîtresse de conférences à l’Université Paris Cité, au CERILAC et au département Carrières sociales de l’IUT de Paris. Autrice d’une monographie consacrée à l’histoire et à la sociologie de l’Oulipo (Champion, 2017), ses recherches s’inscrivent dans le champ de la sociologie de la littérature et portent sur les formes expérimentales de la littérature et leurs contextes de production, de circulation et de réception. Elle travaille notamment sur les manifestes en littérature et dans les arts aux XXe et XXIe siècles (projet Manart), les pratiques littéraires numériques et l’émergence de la « pop poésie », ainsi que sur la poésie contemporaine, notamment expérimentale et performative. Co-fondatrice de l’Outranspo (Ouvroir de Translation Potencial), collectif consacré à la pratique créative de la traduction, elle est également poétesse, performeuse et traductrice. À l’articulation de ces différents domaines de recherche et de pratique, elle développe une démarche de recherche-création-traduction. Elle est membre du comité de rédaction de la revue Po&sie.
• Page web sur le site du CRAL : https://cral.ehess.fr/membres/camille-bloomfield
• Site web personnel : https://camillebloomfield.com
• Projet Manart : https://basemanart.com/

ISOUTENANCEI Valentine Saraïs doctorante au CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage /  CEHTA - Centre d'H...
17/09/2026

ISOUTENANCEI Valentine Saraïs doctorante au CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage / CEHTA - Centre d'Histoire et de Théorie des Arts / École des hautes études en sciences sociales (EHESS) soutiendra sa thèse le samedi 19 septembre 2026 à 14h, à l'INHA, en salle du CEHTA (salle 140), 2 rue Vivienne, 75002 Paris.Titre de la thèse : « Le verbe, l'image et son espace de travail. Figurabilité de l'Incarnation entre Orient et Occident, du XIIe au XVe siècle ».

Jury :
• M. Giovanni Careri (Directeur de thèse), EHESS• M. Vincent Debiais, CNRS
• M. Ralph Dekoninck, Université catholique de Louvain
• M. Pierre-Antoine Fabre, EHESS
• M. Tarcisio Lancioni, Università degli Studi di Siena
• Mme Vannina Micheli-Rechtman, Université Paris Cité
• M. Bertrand Prévost, Université Bordeaux Montaigne

Résumé de la thèse :
Du XIIe au XVe siècle, entre Orient et Occident, la scène de l’Annonciation voit se succéder deux objets aux mains de la Vierge accompagnant ainsi, dans ses gestes et pratiques, le mystère d’un Verbe se faisant chair, elle-même désignée comme Image. Tour à tour fileuse archaïque ou lectrice occidentale, c’est dans le chiasme de ces objets domestiques, devenus objets théoriques, que l’étude déploie l’intrigue historique et sémantique de ce déplacement, proposant de lire ces deux détails non comme les simples marqueurs d’une évolution iconographique, mais comme des opérateurs par lesquels la scène travaille et s’ouvre à sa propre réflexion. Dans un étroit dialogue entre théorie des images, sémiologie, théologie et psychanalyse, cette étude interroge l’image et le langage, dans ce qui peut y émerger, se condenser, s’ouvrir et se déplacer de « sujet ».
L’étude fait ainsi de l’Annonciation le lieu privilégié d’une réflexion sur les conditions mêmes d’un rendre figurable étendu et imbriqué. L’image, dans la traversée de ses signes, se présente alors, au fil de la pensée, comme espace processuel, ouvert et dynamique, où se nouent regard, verbe, signifiance et subjectivation, faisant de la représentation moins le résultat d’une figuration que l’expérience même de sa figurabilité. Une image qui, dans son faire-image, appelle en son centre tout à la fois son sujet et le Sujet pensant.
Ainsi, dans ce temps sensible qu’est l’ekphrasis, dans ce faire apparaître de la parole, travailler l’image et être travaillé par image. Compagnonner au fil tiré du fuseau au livre comme intrigue et intrication, pour voir plus loin ce qu’elle ne donne jamais à voir que sous le jour de son secret : une figure en constellation, à lire, relire et relier, pour se placer à son tour, peut-être, sous son regard.

ISOUTENANCEI
Valentine Saraïs doctorante au CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage CEHTA - Centre d'Histoire et de Théorie des Arts École des hautes études en sciences sociales (EHESS) soutiendra sa thèse le samedi 19 septembre 2026 à 14h, à l'INHA, en salle du CEHTA (salle 140), 2 rue Vivienne, 75002 Paris.

Titre de la thèse : « Le verbe, l'image et son espace de travail. Figurabilité de l'Incarnation entre Orient et Occident, du XIIe au XVe siècle »

Jury :

• M. Giovanni Careri (Directeur de thèse), EHESS
• M. Vincent Debiais, CNRS
• M. Ralph Dekoninck, Université catholique de Louvain
• M. Pierre-Antoine Fabre, EHESS
• M. Tarcisio Lancioni, Università degli Studi di Siena
• Mme Vannina Micheli-Rechtman, Université Paris Cité
• M. Bertrand Prévost, Université Bordeaux Montaigne

Résumé de la thèse :

Du XIIe au XVe siècle, entre Orient et Occident, la scène de l’Annonciation voit se succéder deux objets aux mains de la Vierge accompagnant ainsi, dans ses gestes et pratiques, le mystère d’un Verbe se faisant chair, elle-même désignée comme Image. Tour à tour fileuse archaïque ou lectrice occidentale, c’est dans le chiasme de ces objets domestiques, devenus objets théoriques, que l’étude déploie l’intrigue historique et sémantique de ce déplacement, proposant de lire ces deux détails non comme les simples marqueurs d’une évolution iconographique, mais comme des opérateurs par lesquels la scène travaille et s’ouvre à sa propre réflexion.
Dans un étroit dialogue entre théorie des images, sémiologie, théologie et psychanalyse, cette étude interroge l’image et le langage, dans ce qui peut y émerger, se condenser, s’ouvrir et se déplacer de « sujet ».
L’étude fait ainsi de l’Annonciation le lieu privilégié d’une réflexion sur les conditions mêmes d’un rendre figurable étendu et imbriqué. L’image, dans la traversée de ses signes, se présente alors, au fil de la pensée, comme espace processuel, ouvert et dynamique, où se nouent regard, verbe, signifiance et subjectivation, faisant de la représentation moins le résultat d’une figuration que l’expérience même de sa figurabilité. Une image qui, dans son faire-image, appelle en son centre tout à la fois son sujet et le Sujet pensant.
Ainsi, dans ce temps sensible qu’est l’ekphrasis, dans ce faire apparaître de la parole, travailler l’image et être travaillé par image. Compagnonner au fil tiré du fuseau au livre comme intrigue et intrication, pour voir plus loin ce qu’elle ne donne jamais à voir que sous le jour de son secret : une figure en constellation, à lire, relire et relier, pour se placer à son tour, peut-être, sous son regard.

ISOUTENANCEI Renato Menezes Ramos doctorant CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage / CEHTA - Centre d'Hi...
17/09/2026

ISOUTENANCEI Renato Menezes Ramos doctorant CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage / CEHTA - Centre d'Histoire et de Théorie des Arts soutiendra sa thèse demain vendredi 18 septembre 2026 à 14h, à l ' École des hautes études en sciences sociales (EHESS) , en salle du CRAL (B2-18), 54 bd Raspail 75006 Paris
Les personnes qui souhaitent assister à la soutenance sont invitées à se rapprocher du candidat : [email protected]
Titre de la thèse : « Stupore et maraviglia : Michel-Ange, terribilità et expérience de la peur au XVIe siècle »

Jury :
M. Giovanni Careri (Directeur de thèse), EHESS
Mme Maria Berbara, Universidade do Estado do Rio de Janeiro (UERJ)
M. Guillaume Cassegrain, Université Grenoble Alpes
Mme Antonella Fenech, CNRS
M. Sefy Hendler, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Résumé de la thèse :

Dans la description du Jugement dernier figurant dans la seconde édition des Vite, Vasari affirme que « tout le monde » assista à la découverte de la plus importante fresque de Michel-Ange avec stupore (stupeur) et maraviglia (émerveillement). Ces qualités potentiellement contradictoires, qui définissent à la fois la nature de l’œuvre et l’expérience du public, renvoient à un problème qui se manifeste avec plus de force dans deux lettres adressées à Michel-Ange par Sebastiano del Piombo – l’une datée du 15 octobre et l’autre du 9 novembre 1520 –, dans lesquelles le tempérament du maître florentin est décrit par le pape Leon X en termes de terribilità, notion qui, selon le peintre vénitien, exprime plus justement la puissance et la grandeur de ses œuvres. Organisée en quatre chapitres, cette thèse vise à comprendre les causes et les conséquences historiques et théoriques de cette ambiguïté, à l’origine d’une double manifestation de la peur. Le premier chapitre s’attache à l’étude de ces lettres, afin d’en dégager les problématiques et de les réinscrire dans leur contexte d’apparition. Le deuxième chapitre retrace l’histoire des termes terribile et terribilità dans la littérature artistique du XVIe siècle, en se limitant aux œuvres dont l’histoire Michel-Ange occupe une place centrale. Le troisième chapitre analyse la structure rhétorique de certaines œuvres décrites par Vasari en termes de terribilità, dans le but de comprendre comment ces images réorientent notre compréhension de la terribilità michelangelesque. Enfin, le dernier chapitre approfondit les relations entre forme et force qui traversent la pensée et la pratique de Michel-Ange, en examinant la manière dont la terribilità devient une catégorie à la fois esthétique et affective, liée à l’expérience de la peur et à la puissance expressive des formes. La conclusion revient sur la question de la peur comme principe structurant de la terribilità michelangelesque, une émotion située à la limite entre la stupeur et l’émerveillement.

ISOUTENANCEI
Renato Menezes Ramos doctorant CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage CEHTA - Centre d'Histoire et de Théorie des Arts soutiendra sa thèse le vendredi 18 septembre 2026 à 14h, à École des hautes études en sciences sociales (EHESS), en salle du CRAL (B2-18), 54 bd Raspail 75006 Paris
Les personnes qui souhaitent assister à la soutenance sont invitées à se rapprocher du candidat : [email protected]

Titre de la thèse : « Stupore et maraviglia : Michel-Ange, terribilità et expérience de la peur au XVIe siècle »

Jury :

M. Giovanni Careri (Directeur de thèse), EHESS
Mme Maria Berbara, Universidade do Estado do Rio de Janeiro (UERJ)
M. Guillaume Cassegrain, Université Grenoble Alpes
Mme Antonella Fenech, CNRS
M. Sefy Hendler, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Résumé de la thèse :

Dans la description du Jugement dernier figurant dans la seconde édition des Vite, Vasari affirme que « tout le monde » assista à la découverte de la plus importante fresque de Michel-Ange avec stupore (stupeur) et maraviglia (émerveillement). Ces qualités potentiellement contradictoires, qui définissent à la fois la nature de l’œuvre et l’expérience du public, renvoient à un problème qui se manifeste avec plus de force dans deux lettres adressées à Michel-Ange par Sebastiano del Piombo – l’une datée du 15 octobre et l’autre du 9 novembre 1520 –, dans lesquelles le tempérament du maître florentin est décrit par le pape Leon X en termes de terribilità, notion qui, selon le peintre vénitien, exprime plus justement la puissance et la grandeur de ses œuvres. Organisée en quatre chapitres, cette thèse vise à comprendre les causes et les conséquences historiques et théoriques de cette ambiguïté, à l’origine d’une double manifestation de la peur. Le premier chapitre s’attache à l’étude de ces lettres, afin d’en dégager les problématiques et de les réinscrire dans leur contexte d’apparition. Le deuxième chapitre retrace l’histoire des termes terribile et terribilità dans la littérature artistique du XVIe siècle, en se limitant aux œuvres dont l’histoire Michel-Ange occupe une place centrale. Le troisième chapitre analyse la structure rhétorique de certaines œuvres décrites par Vasari en termes de terribilità, dans le but de comprendre comment ces images réorientent notre compréhension de la terribilità michelangelesque. Enfin, le dernier chapitre approfondit les relations entre forme et force qui traversent la pensée et la pratique de Michel-Ange, en examinant la manière dont la terribilità devient une catégorie à la fois esthétique et affective, liée à l’expérience de la peur et à la puissance expressive des formes. La conclusion revient sur la question de la peur comme principe structurant de la terribilità michelangelesque, une émotion située à la limite entre la stupeur et l’émerveillement.

IFESTIVALI Le CRAL au festival Allez Savoir de l' École des hautes études en sciences sociales (EHESS) - Marseille, 24-2...
15/09/2026

IFESTIVALI Le CRAL au festival Allez Savoir de l' École des hautes études en sciences sociales (EHESS) - Marseille, 24-26 septembre 2026.
Dongbo Guo et Marie Jalvé, doctorant-e-s au CRAL seront présents au Festival Allez Savoir édition 2026, consacré à la question de l’argent . Dongbo Guo du duo d’artistes Benoit+Bo, et Marie Jalvé, participeront à une série d’événements incluant une exposition, une performance, des rencontres et actions scolaires. INFOS : www.allez-savoir.fr/

EXPOSITION : Des papiers-monnaie d’offrande de Taïwan aux billets de l’enfer – une réinterprétation artistique
Du 19 au 26 septembre 2026 - Lieu Musée d'Histoire de Marseille, 2, rue Henri Barbusse 13001 Marseille. Entrée libre.

Le duo d’artistes Benoit+Bo nous invite à porter un regard décentré sur l’argent en exposant des papiers-monnaie d’offrande utilisés dans certaines pratiques funéraires chinoises. Incinéré, le billet devient un moyen d’échange, non pas entre les vivants, mais entre le monde des vivants et l’au-delà. Le projet explore les dimensions symboliques et culturelles de l’argent tout en interrogeant les effets contemporains de la quête illimitée de richesse sur les sociétés et sur le vivant par une réinterprétation artistique de cette tradition.

RENCONTRE : De l’argent pour subvenir aux besoins des défunts - 26 septembre 2026 : Lieu : Musée d'Histoire de Marseille, De 11h30 à 12h30, gratuit sur réservation.

PERFORMANCE : Ensemble, flambons des billets ! - Des papiers-monnaie d’offrande de Taïwan aux billets de l’enfer. 26 septembre 2026 : Lieu : Musée d'Histoire de Marseille,, De 12H30 À 13H30.
***********
ACTION SCOLAIRE : L'addition carcérale : ce que coûte vraiment la prison Vendredi 25 septembre 2026, de 9H30 à 11H30 au Centre de la Vielle Charité GRATUIT/ sur inscription via ADAGE.

Interventions de Marie Jalvé, doctorante au CRAL et de Pénélope Blanchetête, journaliste. Être incarcéré coûte cher, très cher, et sûrement bien plus cher que vous ne l’imaginez. Si l’idée qu’une personne incarcérée puisse coûter de l’argent à l’État ou au contribuable semble souvent animer les débats autour de la prison, il est beaucoup moins évident d’imaginer à quel point la prison coûte cher à celles et ceux qui sont enfermé·e·s, à leurs proches, aussi bien en euros qu’en humanité. Pour un détenu, se nourrir, se vêtir, se divertir, se soigner ou s’informer peut-être beaucoup plus cher qu’à l’extérieur. La prison peut aussi coûter l’amour, les liens familiaux, la sexualité, l’intimité, la joie de vivre, la liberté et même la vie. Autour d’un jeu de l’oie sur l’univers carcéral, cet atelier propose à une classe d’élèves de prendre part à un échange autour de ces coûts visibles et invisibles de la prison ; en partant de leurs connaissances, idées reçues, observations et questions.

IJOURNÉE D’ÉTUDEI La journée d'étude intitulée « Autour du livre "Éclats du romantisme" de Raymond Bellour », aura lieu ...
11/09/2026

IJOURNÉE D’ÉTUDEI La journée d'étude intitulée « Autour du livre "Éclats du romantisme" de Raymond Bellour », aura lieu le jeudi 8 octobre 2026, de 9h30 à 18h, à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), salle du CRAL, B2-18, 75006 Paris.

Coordination : Yolaine Escande (CNRS-EHESS) et Annick Louis (Université Marie et Louis Pasteur, CRIT, associée CRAL).
En présence de Raymond Bellour (CNRS, CRAL)

PROGRAMME
En présence de Raymond Bellour (CNRS, CRAL)

9h30 Ouverture Yolaine Escande
Matin 10h-13h Modératrice : Yolaine Escande

10h-10h40 Martine Beugnet (Université Paris Cité), La Belle Automate. Retour sur « IdéAle Hadaly »
10h40-11h20 Gabriel Bortzmeyer (Université Paris 8), L'analyse de film est-elle romantique ?
11h20-11h40 : pause café

11h40-12h20 Anne-Gaëlle Saliot (Duke University), Godard : Romantisme, Redux
12h20-13h00 Alice Leroy (Université Gustave Eiffel), Différence se****le et subjectivité. La poursuite d’un dialogue entre Bellour et les théoriciennes féministes du cinéma
13h00 Déjeuner

Après-midi 14h-18h Modératrice : Annick Louis

14h30-15h10 Pierre Eugène (Université de Picardie Jules Verne), L’inconnu(e) de l’amour
15h10-15h50 Judith Lyon Caen (EHESS-GRIHL), titre à préciser.
15h50-16h00 Pause café

16h00-16h40 Emmanuelle André (Université Paris Cité), “Machines de mémoire”, l’avenir de l’hystérie (De IA, S. Spielberg, 2001 à Here, R. Zemeckis, 2024)
16h40-17h20 : Raymond Bellour, Retour sur quelques éclats du romantisme.
17h20-18h Débat et clôture, animé par Annick Louis

IDANS LES MÉDIASI Lancement du bicentenaire de la photographie dans Libération par une exploration des images – et un en...
07/09/2026

IDANS LES MÉDIASI Lancement du bicentenaire de la photographie dans Libération par une exploration des images – et un entretien sur l'évolution des pratiques avec André Gunthert : « Les jeunes font-ils fi du selfie ? «

Par crainte du harcèlement ou par lassitude, l’autoportrait sur les réseaux sociaux semble laisser place, chez les plus jeunes, à un certain effacement où la photo de soi est réservée au cercle intime.

IBIENVENUEI LE CRAL SOUHAITE LA BIENVENUE À ELARA BERTHO  qui a rejoint l’unité comme chercheuse statutaire, depuis le 1...
04/09/2026

IBIENVENUEI LE CRAL SOUHAITE LA BIENVENUE À ELARA BERTHO qui a rejoint l’unité comme chercheuse statutaire, depuis le 1er septembre !
Elara Bertho est chargée de recherches au CNRS.
Ses travaux portent sur les relations entre littérature et politique en Afrique de l’Ouest, à partir de textes édités ainsi que de textes inédits issus d’archives privées. Elle a publié Sorcières, tyrans, héros. Mémoires postcoloniales de résistants africains (Honoré Champion, 2019) consacré à la fabrication littéraire de plusieurs héros nationaux en Afrique. Elle a édité une source africaine de la résistance à la colonisation, aux côtés de Marie Rodet, intitulé Essai d’histoire locale. L’œuvre d’un historien guinéen, Djiguiba Camara (Brill, 2020). Elle a réalisé en 2023 une biographie de Léopold Sédar Senghor aux Presses Universitaires de France.

Elle a coordonné plusieurs programmes de recherches internationaux, en lien avec la School of Oriental and African Studies (Londres), dont un projet sur les communautés transfrontalières en Afrique de l’Ouest et leurs patrimoines oraux. Elle a été fellow à Sarrebruck au Käte Hamburger Kolleg (Allemagne, 2024) et chercheuse invitée à l’Université fédérale de Rio de Janeiro (Brésil, 2025).

Elle a par ailleurs travaillé sur la révolution culturelle socialiste en Guinée et ses traces littéraires et artistiques, à partir d’un important travail de terrain à Dakar, Conakry, Paris. Deux ouvrages sont issus de cette enquête : Un couple panafricain, Miriam Makeba et Stokely Carmichael (Rot Bo Krik, 2025) et Conakry, une utopie panafricaine. Récits et contre-récits (1958-1984) (CNRS éditions, 2025). Aux côtés du romancier Armand Gauz, elle a joué en 2025 et 2026 une conférence-performée intitulée Un couple panafricain (reprises de rôle par Ysiaka Anam et Hakim Bah), autour de l’histoire de Miriam Makeba et Stokely Carmichael en Guinée.

Elle donnera un séminaire intitulé "Productions culturelles des indépendances africaines à nos jours : perspectives méthodologiques" à l' École des hautes études en sciences sociales (EHESS) cette année.

THÈMES DE RECHERCHE
o Littérature et terrain
o Archives, histoire et littérature
o Enquêtes en sciences sociales

Adresse

54 Boulevard Raspail
Paris
75006

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