24/06/2024
, « Autopsie du Pouvoir 2e série - 4 », photographie, 13 mars 2024.
Negin Daneshvar-Malevergne est artiste plasticienne et photographe, adhérente de
Est-ce bien le paysage d’un monde rêvé ? Qu’allons-nous faire de nos mémoires défaillantes ? De nos consciences aveugles, aliénées, paralysées ? La soif du Pouvoir nous a déroutés ! Nous ne récolterons que ce que nous avons semé sans vergogne !! Hélas !
bafouées sacrifiées
20/06/2024
.gm, « A Midsummer Night’s Dream », huile sur toile, 81 x 100 cm, 2021.
Mira est artiste peintre, adhérente de
Dans « A Midsummer Night’s Dream », c’est le travail sur l’imaginaire qui a inspiré Mira. Les couleurs très contrastées évoquent le petit matin encore plongé dans l’obscurité, où l’artiste brosse des pavots mystérieux et immenses qui flamboient, où scintille le costume aérien de la fée-ballerine, et où se révèle l’étrange accoutrement bigarré de l’âne Bottom, le tout participant à souligner un univers onirique et décalé. Cette impression est renforcée par le travail sur la gestuelle des danseurs qui traduit bien le grotesque de la scène voulu par Shakespeare : l’ardeur soudaine de Titania, Reine des Fées, tombée en extase devant un pauvre hère, transformé en âne, qui ne comprend rien à ce qui lui arrive ! L’artiste crée un contraste visuel fort entre le visage délicat de la Fée et le museau de l’âne qui la contemple avec perplexité, en agitant maladroitement les pattes.
À travers cette peinture, Mira souhaite apporter des moments d’évasion au spectateur, en lien avec le monde du théâtre et de la danse : il s’en dégage un sentiment de douceur, de grâce et de légèreté incongrue.
.gm
17/06/2024
, « Drapeaux à poèmes - Haïkus de Basho », bol en fibres de Lokta et couture, feuilles de Lokta, fil de lin ciré, bois, 15 x 30 x 20 cm, 2022
Corinne Mislin est artiste plasticienne, adhérente de
Le Lokta est une plante originaire du Népal. L’écorce permet de réaliser des feuilles de papier, qui reçoivent ici des haïkus du poète Basho, en référence aux drapeaux à prières flottant au Népal.
De son enfance, Corinne Mislin garde un regard sur la beauté de la nature. Ses études scientifiques lui font découvrir le monde végétal à l’échelle microscopique. De ces années en laboratoire, elle conserve cette approche expérimentale et observatrice. Son travail d’artiste inclut la fabrication de papier à partir de végétaux cueillis dans la nature. Elle bascule dans l’expérience artistique, pour montrer la cartographie de nouveaux mondes, où elle nous invite à nous promener.
Au contact de l’eau, les fibres végétales se diffusent pour créer des rencontres infinies et uniques. Ses œuvres sont des mondes imaginaires. Elles sont remplies de chemins produits par la trace de l’eau sur les fibres, sur l’encre des mots ou avec des fils comme des passerelles qui se découvrent à différentes échelles. Elles offrent plusieurs choix possibles pour s’évader, se réfugier en fonction de notre parcours de vie et nos émotions enfouies.
13/06/2024
, « Grand Bleu », huile sur toile, 73 x 100 cm, 2015.
Charlotte de Jorna est artiste peintre, adhérente de
Huile, acrylique ou aquarelle, les peintures de Charlotte de Jorna reflètent son attirance pour le ciel et l’eau, espaces de liberté sans limites.
Cette toile représente l’instant où l’on bascule dans l’abstraction. La première d’une longue série de bleus. Jouer avec l’horizon, son absence ou sa vague présence, pour entrer, ou non, dans le figuratif et ainsi laisser libre cours à son imagination, à ses émotions. L’immensité du bleu du ciel et de la mer s’unissent, l’attraction des profondeurs et du vide se manifeste sous chaque mouvement de pinceau.
Dans cette œuvre, il n’y a pas d’épaisseur, de jeux de texture, tout est fluide, liquide, transparence et vapeur d’eau. La musique qui accompagne souvent le travail de l’artiste est une inspiration puissante, chacune des notes et chacun des mots pouvant traduire une émotion profonde puis un geste sur la toile, unique.
10/06/2024
, « Mercure Rétrograde #1 », encres aquarelles, feutres, stylos, 25 x 25 cm, 2 avril 2024.
Séverine Ferraris est artiste peintre et plasticienne, adhérente de
De la déconstruction à l’harmonie... « Mercure Rétrograde #1 » s’inspire des énergies bouleversantes de ce mois d’avril 2024, ouvrant le champ des possibles afin de traverser cette période inconfortable de grandes turbulences.
Tel un engrenage, ce mouvement immuable nous invite aux épousailles de notre essence profonde, nous conduisant à notre épanouissement individuel pour une vibration bienveillante commune.
06/06/2024
, « Série verte - triptyque », papiers recyclés, carton, techniques mixtes dans cadres vitrines en bois et verre, 33 x 130 cm, 2023
Hélène Lacquement est artiste plasticienne, adhérente de
Le 4 mars 2023 à Paris, des scientifiques et des artistes dénoncent publiquement la chute fulgurante des insectes en trente ans en France. En résonance avec ce manifeste, la « Série verte » propose des boîtes entomologiques qui se vident progressivement de leurs spécimens.
Hélène Lacquement cherche à mettre en valeur ce qui est le plus anodin et souvent peu considéré dans la nature, loin des bestiaires majestueux des savanes ou des tropiques. Ce qui la fascine, ce sont les fourmis, les graines ou les coquilles vides d’escargots, réminiscences de souvenirs d’enfance. L’expérimentation et l’innovation technique sont au cœur de sa démarche artistique, qui met souvent en valeur le papier récupéré. Avec des gestes de précision, découpé, encré ou marouflé, associé à des techniques mixtes, le papier prend du volume, devient cuticule d’insecte, mycélium ou élytre.
Brouillant les pistes entre nature et artifice, l’artiste révèle nos répulsions ou nos fascinations à l’égard du vivant. Le rendu associant l’aspect originel du papier et celui des cuticules des insectes cherche à traduire un cabinet de curiosités entomologiques dystopique.
03/06/2024
, « Momentum », acrylique, 114 X 146 cm, acrylique, août 2023
Nancy Grünk est artiste peintre, adhérente de
Fortement inspirée par la nature et particulièrement ce qui pousse en milieu hostile, c’est à Marrakech, dans les jardins Majorelle, que l’artiste travaille sur la série « Momentum ».
La beauté et l’ambiance des lieux l’inspirent et donnent naissance à des œuvres baignées de bleu Majorelle. Elle dévoile, à travers une connexion intime avec le végétal et le minéral, la force, la noblesse et la poésie qui s’en émanent comme une forme de résilience.
30/05/2024
V.VAL (v.val-sculptures.com), « Victor the Angelfish », détail, sculpture et coulage en céramique, silicone et résine, 53 x 36 x 29.5 cm, 2012
V.VAL est sculptrice, adhérente de
« Victor the Angelfish » prend naissance à partir des deux passions de l’artiste : l’art et les animaux.
Une recherche, pleine de curiosité et très documentée, de l’anatomie du poisson (jusqu’à l’intérieur de sa bouche), de son milieu marin, de ses habitudes alimentaires... pousse à la création d’une pièce hyperréaliste. Le moindre détail est reproduit, poussant à l’extrême le savoir-faire de l’artiste et les possibilités de la matière.
Les matériaux contemporains et traditionnels se rencontrent : la céramique pour les coraux blancs et gris, le socle et le corps du poisson ; la résine et le silicone pour les différentes algues et le corail rouge.
Cette sculpture interroge la place du spectateur et sa perception du réel. Surpris, son œil s’achemine ainsi dans l’espace tridimensionnel et théâtral de la sculpture. Adoptant différents points de vue et en tournant autour de l’œuvre, il découvre et comprend la scène qui se joue devant lui. L’impression que le poisson le regarde et reconnait sa présence est démentie par l’œil droit du poisson, baissé sur les œufs qui seront, peut-être, son futur festin ! Happé par l’histoire, il entre dans l’univers thématique de la beauté et de la mort du Pomacanthus imperator.
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27/05/2024
.grunewald, « Entrelacs #02 », photographie et retouche créative, destinée à un tirage pigmentaire sur papier Hahnemühle Photo Rag Matt Baryta 308g, 30 x 45 cm, 2024.
Benoît Grunewald est photographe et plasticien, adhérent de .
En pérégrination permanente, Benoît Grunewald parcourt son environnement à la recherche de ce qui, caché derrière une apparence anodine, recèle un trésor. Car pour lui, il y a un trésor en toute chose comme en toute personne. C’est ce qui le pousse à fabriquer ces images fantasmagoriques.
Ainsi en est-il de cet entrelacs de racines, qui s’enlacent tels Philémon et Baucis, figés dans leur amour pour l’éternité.
En cherchant à montrer la potentielle singularité de choses a priori ordinaires, négligées, méprisées ou subtilement suggérées par la nature, l’artiste questionne notre manière de voir le monde, visible et invisible, notre capacité à y prêter attention, et donc à en prendre soin. Il interroge la place du mystère et du sacré dans nos sociétés matérialistes, ainsi que le rôle qu’ils peuvent jouer pour lui redonner sens en nous reconnectant à notre âme d’enfant.
23/05/2024
, « Promenade au parc », 60 x 80 cm, huile au couteau sur toile, 2022.
Corinne Foucouin est peintre paysagiste, adhérente de
« Promenade au parc » est une œuvre originale unique, peinte à la main de l’artiste. Elle nous entraîne en méditation bucolique, au calme, entre un saule pleureur et un étang. Les reflets des feuillages, dans une gamme de vert tendre au vert foncé, avec des effets parfois irisés. C’est un tableau très « green », pour se ressourcer en étant proche de la nature.
Corinne Foucouin se situe entre impressionnisme et art abstrait. Les sujets sont justes évoqués, suggérés, floutés... Chacun peut se faire sa propre interprétation selon le temps, la lumière et le mouvement. Elle utilise la technique de la peinture à l’huile au couteau avec des effets de matière.
20/05/2024
, « Ma chère Karine façon Klimt », image créée avec le logiciel Midjourney, février 2024.
Philippe Dumont est designer et graphiste, adhérent de
L'objectif initial de Philippe Dumont était de découvrir Midjourney, un logiciel d'IA. Il choisit une image de son épouse et la transforme, au fil des « prompts », en une peinture inspirée des œuvres de Gustav Klimt, artiste qu'il admire.
Travailler avec l'IA, c'est produire parfois plus de 100 images avant de sélectionner celle qui se rapproche le plus de ses intentions. Pour Philippe Dumont, l'IA, c'est avant tout une manière de matérialiser toutes ses idées, de réaliser des images pour le plaisir.
16/05/2024
(daviddecamps.com), « Speechless, New Orleans », 40 x 30 cm, tirage numérique, impression Epson P20 000 Noir et Blanc sur Baryta Hahnemühle 315g, 2022.
David Décamps est photographe, adhérent de
De retour aux USA après dix années d’absence, David Décamps profite d’une virée de trois semaines le long du Mississippi, pour retrouver les sensations l’ayant animé lors de ses débuts en tant que photographe de rue.
Le voyage touche à sa fin, son vol retour décalé au lendemain, le photographe se voit « contraint » de rester une journée de plus à la Nouvelle-Orléans. Profitant de cette prolongation forcée, il décide de déambuler une dernière fois dans les rues de la ville. Attiré par le son de la musique et de la foule, il se retrouve au milieu d’une foule d’anonymes célébrant le mariage d’un jeune couple. Un dresseur de serpent profite de l’aubaine pour se faire quelques dollars en proposant aux invités de porter l’animal autour du cou. L’artiste en profite alors pour immortaliser cet instant qu’il qualifiera lui-même plus t**d de « panicomique ».