Linguistique générale et berbère

Linguistique générale et berbère

Partager

Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Linguistique générale et berbère, Formation, Paris.

30/06/2021

Bonjour,

Le kabyle dispose-t-il de noms qui ne s'emploient qu'au pluriel comme en français?

31/03/2020

Bonjour à toutes et à tous,

Quel sens donneriez-vous à l'expression "Yečča taxsayt"?

18/05/2019

De l'aide !

Qu'elle difference, s'il y en a une, faites vous entre :

A) "ye-ɣli-d igenni fell-as" (le ciel lui est tombé dessus).
Et
B) "ye-ɣli-d igenni af uqeṛṛu-is (le ciel lui est tombé sur la tête)?

24/04/2019

Bonjour à toutes et à tous!

Question :

Comment vous dites chez vous pour parler de "veste", "manteau"? Chez moi, c'est plutôt "lvista" ou "abaltu"? Peut-on dire "takessiwt", sachant qu'elle renvoie plutôt à robe?

Merci par avance de vos réponses.
LGB

22/04/2019



! ou ?

La dénomination est, selon le TLF, l’action d’attribuer un nom. Parmi les modalités de dénomination, nous trouvons la motivation linguistique, définie comme « la relation entre un signe et son contenu ». Les Kabyles dénomment et qualifient tout ce qui est étranger de « aṛṛumi ».

Cette dénomination remontrait à l’occupation et à la présence romaine en Afrique du Nord. Bien qu’actuellement on désigne le Français par « aṛṛumi », il n’y, toutefois, aucune analogie phonétique ni morphologique entre les deux. Avant l’arrivée des Français, cette dénomination servirait à identifier les Romains ; d’ailleurs la ressemblance est frappante : Romain « aṛṛumi » ; Romains « iṛṛumiyen ».

« arrumi », avec le temps, a pris plusieurs extensions sémantiques, désormais il représente plutôt le Français que le Romains, il permet d’identifier l’étrangers, son mode de vie et également sa beauté, comme l’atteste les énoncés suivants :

- (1) D’aṛṛumi naɣ d-aqbayli (Il est Français ou Kabyle) ;
- (2) ye-ṱɛici am iṛṛumyen (il vit comme les français, il a un mode de vie français ;
- (3) ye-ḥṛec am Iṛṛumyen (Il est instruit comme un Français) ;
- (4) te-cbaḥ, as-tinid ṱ-aṛṛumi-t (Elle est belle, on dirait une Française).

La dénomination « aṛṛumi » ne fait plus référence au Romain, mais au Français.

26/03/2019

Selon le

Le latin "decimare", qui a donné le verbe "décimer", signifiait « punir de mort une personne sur dix » ! Ce châtiment était infligé aux soldats romains qui avaient failli à leur devoir.

24/02/2019

La particularité morphologique de "je t'aime" dans quelques langues et la singularité du berbère - le kabyle - avec les pronoms personnels "k" et "kem"

En apprenant les langues ou en s’y intéressant de loin, on a souvent tendance à être curieux quant à la façon dont telle ou telle expression se dit dans diverses langues. Les salutations, les formes de politesses, les injures et notamment le « je t’aime ».

En français, et dans plusieurs langues occidentales, nous avons un verbe transitif, « dont le sujet est l’être aimant » et « l’être aimé […] l’objet de ce sentiment ». (Hagège, C., 2014 : 35). Nous avons donc « je t’aime », et c’est également le cas de l’allemand et du russe. Pour le premier, on dit « ich liebe dich » (j’aime toi) ; pour le second, on a « (ja) tibya lublyu » (je toi aime). Curieusement, pour l’espagnol on dit « te quiero », qu’on traduirait littéralement par (je te veux), sachant que la racine indo-européenne de « vouloir » a pris le sens d’« aimer ».

D’autres langues proposent une gamme plus étendue d’expressions. L’indonésien, selon C., Hagège (2014), dit « aku cinta kamu » (je aime toi). L’italien dit « t’amo » pour exprimer un sentiment proche de la passion, mais il est capable d’exprimer un sentiment encore plus tendre « ti voglio bene », littéralement (je te veux du bien).

Pour le hindi, on dit « mujhe tum-se pyar hê », littéralement (à-moi venant de toi amour est). Le finois permet d’évoquer l’amour de – juste - une partie de quelqu’un ; « rakastan sinua », « sinua » est un partitif indiquant que seule une partie de l’être aimé est concernée, qu’on traduirait (j’aime « une partie » de toi). Encore plus insolite, dans des langues comme la basque, le hongrois et le quetchua les « je » et le « te » s’amalgament, comme une fusion des amants. Bien que tous les trois disent la même chose, « je t’aime », mais ce dernier est un tout indissociable, un bloc, un tout non analysable.

Je ne pourrai énumérer toutes les formes, dans toutes les langues, mais jusqu’ici, je tiens à préciser qu’aucune des langues évoquées ci-dessus, en disant « je t’aime », n’évoque le genre de l’être aimé ; on dit « te », mais on ignore s’il s’agit d’un féminin ou d’un masculin. Cela serait une des particularités des langues sémitiques. D’ailleurs, en berbère – kabyle – on dit « hamla-ɣ-k ; hamla-ɣ-kem (aime – je – toi « masc. ») ; (aime – je- toi « fém. »).

Par Hocine Ait Amara

Vous voulez que votre école soit école la plus cotée à Paris ?

Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.

Emplacement

Type

Site Web

Adresse


Paris
75005