14/03/2026
Le rap est né aux Caraïbes à (ré)écouter sur Outre-mer La 1ère. (ré)écoutez Le rap est né aux Caraïbes sur Outre-mer La 1ère. Retrouvez tous les épisodes à écouter en streaming en ligne.
Ganja University is where I studied. J'ai étudié à Ganja University. Ganja University is a street experience substitute for official universities.
14/03/2026
Le rap est né aux Caraïbes à (ré)écouter sur Outre-mer La 1ère. (ré)écoutez Le rap est né aux Caraïbes sur Outre-mer La 1ère. Retrouvez tous les épisodes à écouter en streaming en ligne.
06/10/2025
J’ai produit ça à Kingston, Jamaïque.
Honor Blackman (« Chapeau Melon et bottes de cuir », P***y Galore dans « Goldfinger » etc.) a enregistré la version anglaise de « La Javanaise » en 1964. Ça n’a pas marché mais Gilles Verlant m’a déniché ça. Quand j’ai revisité la période reggae de Serge Gainsbourg, j’ai demandé à Brady Walters de la reprendre avec son groupe vocal sur la rythmique de « Javanaise Remake ». Ça a été difficile à mettre en place, surtout les « shadam-dam » mais c’est sorti en 2003 sur « Aux armes et cætera » nouvelle version. Philippe Lerichomme le producteur de l’album d’origine m’a dit que Serge aurait adoré.
Javanaise Remake (Men Will Deceive You) Provided to YouTube by Universal Music GroupJavanaise Remake (Men Will Deceive You) · Brady · LMJAux Armes Et Caetera-Version Internationale℗ 2003 Mercury Mu...
02/09/2024
Une chanson d'actualité !!!
On nous cache tout, on nous dit rien, by Bruno Blum et ses Amis from the album Les Moustiques
15/08/2024
J'ai filmé ça il y a treize ans
Vivement le quinze août à Paris Un tour en scooter boulevard de Sébastopol quand les viandards automobilistes sont enfin partis polluer ailleurs.
10/07/2024
J’ai réalisé ce clip à succès à Trench Town, Jamaïque, pour Virgin en 1998. Je ne suis même pas crédité et je n’ai jamais touché de droits.
Tenor Saw - Ring the Alarm A Classic Hit.Get the OFFICIAL ringtone here:http://www.thumbplay.com/join/Tenor+Saw-artist-Ring+The+Alarm-realtones-bonus
08/07/2024
J'ai été invité par Florian Royer à parler de "La Jamaïque avant Bob Marley" sur France Musique.
On peut m'y écouter parler de l'un de mes sujets préférés, sur lesquels j'ai publié de nombreux livres, dans huit épisodes diffusés le samedi et le dimanche et en podcast (suivre le lien).
Un certain nombre d'extraits des rééditions que j'ai réalisées et documentées pour Frémeaux & Associés y sont inclus (Harry Belafonte - Calypso mento folk 1954-1957, Jamaica Trance Folk Possession-Roots of Rastafari 1939-1962, Slavery in America - Redemption Songs 1914-1972 - Musiques issues de l'esclavage aux Amériques, Africa in America - Rock, jazz & calypso 1920-1962, Jamaica - Jazz 1931-1962, Jamaica - Mento 1951-1958, Jamaica - Rhythm & blues 1956-1961 et USA-Jamaica - Roots of ska 1942-1962).
La Jamaïque avant Bob Marley : podcast et émission en replay | France Musique Avant que l'image et le style de Bob Marley ne s'imposent au monde comme les emblèmes de la musique jamaïquaine, avec leur cortège d'exaspérations et de caricatures, l'île était déjà le berceau de nombreux musiciens.
11/05/2024
Le 11 mai 1981 il y a 43 ans Bob Marley était emporté par un mélanome soigné trop tardivement. Il y avait des antécédents génétiques de prédisposition au mélanome dans la famille de son père, qui était blanc (on n’attrape pas le cancer en jouant au foot) et une surexposition au soleil favorise ce cancer, surtout chez les Blancs. En 1996 j’ai réussi à monter une vaste opération de réédition de dix albums, plus de 240 titres des années avant le succès (1967-1972), qui ont révélé une centaine de titres très rares ou inédits, tous enregistrés en Jamaïque, tous magnifiques et sortis internationalement - et légalement. Le premier album de la série, « Rock to the rock » en contient beaucoup, mais plusieurs avaient été remixés (cuivres ajoutés à New York à l’époque). En 2001 pour le dixième et splendide volume 10 « Freedom Time », on a pu dénicher les bandes multipostes d’une dizaine de titres que j’ai pu glorieusement mixer à Paris en virant les cuivres américains pas terribles et en remettant la guitare solo, l’orgue et les percussions qui avaient été otés à New York. C’est comme ça que j’ai pu mixer dix chansons de Bob Marley et les sortir. Voici une des meilleures :
Bob Marley - Rock To The Rock (Alternate Jamaican Soul Mix) Bob Marley - Rock To The Rock (Alternate Jamaican Soul Mix)
25/04/2024
RENCONTRE AVEC LES MARRONS D’ACCOMPONG DANS LA JUNGLE JAMAÏCAINE
Impossible d’évoquer la Jamaïque sans un frisson pour la jungle. À quelques minutes des bidonvilles, on s’enfonce vite dans une forêt tropicale démentielle, où personne ne va traîner. Les mangoustes apportées d’Inde par les Anglais ont exterminé les serpents venimeux et en dehors de quelques crocodiles qui paraît-il hantent quelques marais près de Kingston, on n’y trouve pas d’animaux vraiment dangereux - scolopendres urticants géants exceptés, qu’ils disent.
J’avais écrit et vendu à Canal + un docu de 52 minutes « Get Up Stand Up, l’histoire du reggae » et j’ai embarqué une équipe en Jamaïque en 1995. On a tourné un tas d’images à Kingston pour l’un des premiers docus du genre, en tous cas le premier en France.
Contrairement aux États-Unis, où vraiment peu d’éléments culturels africains ont réellement survécu (ils ont été dilués dans la créolisation ou méthodiquement éradiqués) , les Jamaïcains sont parvenus à préserver un héritage directement importé d’Afrique. Pour raconter ces racines africaines du reggae, j’ai emmené notre équipée dans le village historique où, en 1738, de farouches Africains évadés ont gagné une guerre contre les Anglais. Planqués au cœur de la jungle dans les forêts d’altitude les plus impénétrables de l’île, les marrons résistaient aux sujets du roi George II, qui les avaient déportés là pour en faire des esclaves. Et grâce à leur bravoure, piégeant les soldats dans la jungle, ils ont foutu une raclée aux Anglais, qui avaient pourtant des fusils.
Il existe toujours plusieurs villages marrons, dont le plus célèbre, Nanny Town, était jadis dirigé par une femme. Nanny est aujourd’hui un personnage historique, un symbole des Forces Jamaïcaines Libres d’antan, une sorte de Lucie Aubrac locale et son effigie décore les billets de cinq cents dollars, surnommés des « Nanny ». Comme Moore Town, Nanny Town existe toujours, accroché aux flancs de Blue Mountain, le point culminant de l’île. Et un beau jour de 1995, au terme d’une interminable piste de montagne on a débarqué dans le village marron reculé d’Accompong, là où l’état ne contrôle pas le territoire. Pas de routes, pas de panneaux, pas de poste, pas de police, pas d’impôts : après deux guerres contre les soldats britanniques, le chef Kojo a obtenu l’indépendance totale des territoires marrons, qui est toujours en vigueur aujourd’hui. Et les habitants d’Accompong (le nom vient d’une ville du Ghana actuel) sont restés farouches.
Certains marrons entretiennent des traditions ancestrales, mais ils sont très méfiants et gardent pas mal d’infos secrètes. Ils ne révèlent pas facilement les survivances de vocabulaires ashanti, yoruba, leurs chants et leur artisanat aux très rares visiteurs qui s’aventurent à travers leurs impossibles ravins et jusqu’aux sommets escarpés de l’impénétrable jungle de Cockpit Country. Pour la cérémonie de bienvenue, j’ai offert un litre de rhum au « colonel » (chef de village) ou plutôt à son remplaçant (le véritable colonel d’Accompong est devenu flic en ville, ce qui a eu pour conséquence une engueulade de bienvenue dans le village, l’adjoint ne faisant pas l’unanimité), qui l’a goûté et recraché en l’air en le vaporisant comme l’exige la tradition, avant que les tambours goombeh (carrés) ne lancent la danse.
Mais le tournage a été infructueux. Pas moyen de tirer les vers du nez des marrons.
- « C’est quoi votre musique ? »
- « Ah, on connaît des chansons de Bob Marley ».
Tout comme ça. Ce n’est qu’en fin de journée, en cuisinant le vieux colonel adjoint, que je suis arrivé à mes fins. Il s’est dressé dans un hangar où est conservée une statue géante de Kojo, le chef victorieux, le Vercingétorix du coin. Et, une étincelle de défiance dans son regard, il s’est mis à vociférer violemment un chant dans une langue inconnue, très certainement africaine. J’ai compris qu’il fallait aussitôt capturer l’instant et j’ai donc fait signe au caméraman, qui était déjà en train de remballer. Je m’en souviens comme si c’était hier, parce qu’il m’a répondu en ronchonnant qu’il avait fait sa journée, qu’il était plus de six heures et qu’il n’allait pas bo**er deux heures de plus ! Donc on était venus jusque là pour rien !!! Bref : il a finalement accepté de filmer la fin de ce qui s’est révélé être le chant de ralliement des guerriers marrons (ce qu’on voit dans le film) : quand une personne chante ça, en principe c’est que l’ennemi arrive. Alors tous ceux qui l’entendent l’entonnent aussi afin de prévenir le village du branle-bas de combat. C’est ce qui s’est passé dans le hangar, où tout les villageois ont rappliqué fièrement, soutenant à l’unisson le vieux chef, qui soudain, livrait le cœur de l’âme guerrière des marrons d’Accompong devant la caméra. Émotion.
Et puis on est repartis, mission accomplie. Jean Rouzaud, le réalisateur que j’avais eu la mauvaise idée d’engager, râlait en faisant les comptes à l’arrière de la camionnette. Son pote caméraman Alain Gérard se plaignait en permanence avec lui des « Blacks mal réveillés » et parlait sans vergogne des « cacahuètes » (c’est à dire les dollars jamaïcains, au taux de change plutôt bas) à leur distribuer pour qu’ils « réagissent ». Une horreur. Moi ils m’appelaient en rigolant « le rasta », une idée de Jean-François Bizot, qui ricanait goguenard à l'avant. Nos engueulades en français faisaient dire aux Jamaïcains effarés que l’on faisait « des prières pour le diable ».
Le sublime spectacle de la brume tombant sur les sommets escarpés des montagnes de la jungle dans un mix de crépuscule orange-rosé et de parfums fauves aurait pourtant dû nous inspirer bien d’autres vibrations. Aussi quand, la nuit tombée ils ont arrêté la camionnette en pleine montagne pour la pause spliff, fatigué des allusions racistes je suis descendu sur la piste, seul dans la nuit.
J’ai marché jusqu’au bout des phares. Autour de moi, à quelques centimètres, partout retentissait la fabuleuse symphonie de la jungle. Quand la nuit tombe, dans toute l’île des centaines, des milliers d’animaux sauvages, grillons célestes, crapauds siffleurs mystérieux, oiseaux invisibles, s’unissent par le son. Ensemble ils créent un rythme indescriptible, sauvage, une polyrythmie orchestrale, lancinante et hypnotique. De la pure magie.
Fasciné et gêné par la lumière des phares, j’ai décidé de m’aventurer à prendre le virage, seul dans le noir. J’ai marché quelques pas et comme le son du moteur au ralenti disparaissait progressivement, je me suis éloigné dans la jungle. Il était impossible de voir quoi que ce soit autour de moi. Mais une profusion d’étoiles éclairait les cîmes. Le ravin créait une saignée naturelle dans la foison des plantes immenses. C’était un trou noir à gauche de la piste bordée de plantes enchevêtrées. J’ai senti que mon voyage se concentrait en cet instant précis. C’est pas tous les jours qu’on se retrouve sur une piste complètement isolée au cœur de la jungle, à une heure de la route. Tout près j’entendais des animaux traverser bruyamment les fourrés côté montagne. Impossible de dire ce que c’était. Je n’étais pas spécialement rassuré, d’ailleurs. Mais je sais qu’il n’y a pas de tyrannosaures dans ce coin-là, donc j’emmagasinais à pleins poumons l’air pur de la forêt et le concert, que dis-je, le sabbat nocturne des animaux de la jungle martelait sa pulsion démentielle, à fort volume, dans mes étagères à mégots. Vivant pleinement cet instant réellement féerique, en m’efforçant de rester ici et maintenant pour j***r de cette expérience unique dans ma vie, bien conscient l’aubaine je me suis risqué à marcher cinq bonnes minutes dans le foisonnement de sons inconnus. Émerveillé, Je contemplais les étoiles des Caraïbes illuminant un ciel vierge de toute pollution des éclairages de la ville. Dans la jungle profonde, le ciel de l’île au trésor est pur comme l’air. La voûte céleste resplendit de millions de petits points, une neige infinie, scintillante, extraordinaire. Avec le cosmos pour témoin, je progressais ainsi dans ce tunnel d’arbres en m’imprégnant comme une éponge de ce spectacle son et lumière naturel.
Quand soudain, les étoiles se sont allumées tout autour de moi. Si si : tout autour de moi. Sous mon nez.
Un peu comme le cosmonaute John Glenn, le premier homme à quitter l’atmosphère, qui en orbite autour de la terre en 1961 a décrit en direct de sa capsule Apollo que les étoiles entraient dans sa cabine, la jungle s’est allumée tout autour de moi. Pour de vrai. Les étoiles sont descendues du ciel en dansant autour de mon corps et de mon esprit. J’étais pétrifié, le souffle coupé. Je ne comprenais évidemment pas ce que c’était. Mon esprit s’échappait de mon cerveau et me questionnait : qu’est-ce que c’est que ÇA ??? C’était très réel. Les étoiles étaient bien là, elles formaient une spirale tout autour de moi et j’ai failli paniquer. Soudain, je pouvais voir le sol, les arbres grimaçants et des milliers d’étoiles en mouvement qui tournaient lentement autour de moi au centre, comme un puits magique de lumière reliant le cosmos à la jungle. C’était vraiment incroyable, un peu comme une apparition de l’enchanteur Merlin dans un film de Walt Disney ! Je me suis immobilisé totalement et j’ai essayé de comprendre ce qui se passait. Il m’a fallu plusieurs secondes pour réaliser que ce n’étaient pas les étoiles, mais un nuage géant de lucioles dans lequel j’avais pénétré à l’aveuglette. Elles s’étaient toutes allumées en un instant et circulaient lentement, en spirale autour de moi. Je n’oublierai jamais ce moment de ma vie.
Un mysticisme naturel souffle dans l'air
Si tu écoutes attentivement tu l’entendras
- Bob Marley, Natural Mystic », 1977.
Bruno Blum, 2 décembre 2005
Extrait de mon livre de voyages illustré de dessins et photos "Jamaïque, sur la piste du reggae" (Scali 2006, pilonné suite à une faillite des éditions Scali pile au moment de sa publication)
29/03/2024
Un entretien avec Chris Blackwell, producteur de Bob Marley, l'homme qui a vendu le reggae au monde. J'ai fait ça en 1992 quand je travaillais pour Radio Nova à Paris. J'ai demandé à Chris pourquoi il ne rééditait pas plein de titres rares, je lui ai montré les vinyles jamaïcains et il m'a répondu "Je t'en donne deux fais un CD et mets le dans ton magazine". Et c'est comme ça que j'ai créé le numéro zéro de Nova Magazine avec Patrick Zerbib et Léon Mercadet. Le CD contient "P***y Reggae Party" et "Is This Dub", alors inédit. Je n'avais pas l'enregistrement de cet entretien et un copain ricain vient de m'envoyer le lien.
29/03/2024
Me voilà aux manettes dans un vrai dub à l'ancienne :
Sultan Oshimihn - C'est encore dub Bruno Blum "Doc Reggae" et Bryan Pachaud mixent un dub de "C'est encore moi" au studio Marcadet, Paris, en juillet 2011.