Institut Émilie du Châtelet

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Cette page vous informe des activités scientifiques organisées par l'Institut Emilie du Châtelet

L'IEC est une fédération de recherche abritée sur le site Jardin des Plantes du Muséum National d'Histoire Naturelle. Elle rassemble Le CNAM, le CNRS, l'EHESS, l'École normale supérieure, Sciences-Po, HEC, l'INED, le Muséum national d'Histoire naturelle, l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l'Université Paris 8, l'Université Paris Diderot-Paris 7, l'UPEC, l'Université Paris Nord 13, l'Université Paris Ouest Nanterre, l'Université Paris Sorbonne, l'Université Paris Sud, l'UPMC.

Les Ami.es de l'Institut Émilie du Châtelet 18/06/2026

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Lundi 6 juillet 2026 - 18h

Rendez-vous au Café de l'Institut Émilie du Châtelet pour écouter et débattre avec :

Séverine LEMIÈRE,
sur le thème : Conséquences professionnelles des violences conjugales et rôle des employeurs

Presque la moitié des victimes de violences conjugales appelant le 3919 sont en emploi. Tous les jours, elles sortent du lieu des violences et s’éloignent de leur agresseur. Coté employeur, les violences conjugales ont d’importantes conséquences professionnelles : absences, retards, baisse de productivité, etc. Dès lors, l’impensé peut être pensé et le lieu de travail devenir dans certaines conditions un lieu ressource pour les victimes.
La conférence s’appuiera à la fois sur une recherche-action menée chez EDF, une réflexion de recherche menée avec Olga Lelebina et Michelle Greenwood ainsi que sur une expérience de présidente d’une association d’accompagnement de jeunes femmes victimes de violences.

Séverine LEMIÈRE est maîtresse de conférences à l'IUT Paris Rives de Seine. Elle est membre du réseau de recherche Mage (Marché du travail et Genre), responsable de la licence professionnelle Métiers de la GRH (Gestion des ressources humaines) et Présidente de l’association FIT « Une femme un toit ».
Publications de Séverine Lemière sur le sujet :
When things aren’t going well at home and at work, it is hard : What can companies do about domestic violence ? (avec Olga Lelebina), European Management Journal, 42 (2), p.154-160, 2023.
Semaine sociale Lamy : Violences conjugales : pourquoi les entreprises sont concernées, n° 2062, octobre 2023.
Comment les entreprises peuvent agir face aux violences conjugales, (avec Olga Lelebina), Harvard Business Review, en ligne, 2024

Organisé par le Conseil d’orientation (CO) de l’institut Émilie du Châtelet et les Ami·es l’IEC.
https:www.institutemilieduchatelet.org
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=61561069817411

18h à 20h : Cité audacieuse, 9 rue de Vaugirard, 75006 Paris.

Les Ami.es de l'Institut Émilie du Châtelet Les AIEC soutiennent les activités de l'Institut Émilie du Châtelet, pour le développement et la diffusion des recherches sur les femmes, le sexe et le genre, dont les activités s'inscrivent dans les sciences de la vie et les sciences humaines et sociales

05/06/2026

Séminaire sexe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire entre les sciences de la vie et les sciences humaines et sociales

Constance BEAUFILS, sociologue et démographe, titulaire d'une chaire de professeure junior INSERM au sein de l'Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les Enjeux Sociaux (IRIS, EHESS/CNRS/INSERM/U. Sorbonne Paris-Nord)

La construction des inégalités de genre en santé par les vies professionnelles. Une analyse des dynamiques de carrières, des conditions de travail et de leurs mutations

Les femmes et les hommes sont inégaux face à la santé. Les femmes Sexe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire entre les sciences de la vie et les sciences humaines et sociales
Constance BEAUFILS, sociologue et démographe, titulaire d'une chaire de professeure junior INSERM au sein de l'Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les Enjeux Sociaux (IRIS, EHESS/CNRS/INSERM/U. Sorbonne Paris-Nord).
La construction des inégalités de genre en santé par les vies professionnelles. Une analyse des dynamiques de carrières, des conditions de travail et de leurs mutations
Les femmes et les hommes sont inégaux face à la santé. Les femmes ont une espérance de vie plus élevée mais passent davantage d'années en mauvaise santé. Ceci est notamment lié au fait qu'elles contractent davantage de maladies invalidantes, là où les hommes souffrent plus de maladies létales. Les recherches en sciences sociales suggèrent que ces inégalités résultent du genre, comme système différenciant les parcours de vie des femmes et des hommes et les exposant à des "risques" distincts.
Parmi ces "risques", quels sont ceux qui découlent de vies professionnelles et par quelles voies s'exercent-ils ? Là où les carrières féminines et masculines deviennent davantage similaires, les inégalités de santé s'atténuent-elles ? Que produisent les mutations de l'organisation du travail, par exemple l'essor du travail flexible, sur ces inégalités ?
À partir de travaux de recherche combinant analyses statistiques de grandes enquêtes en population et analyses de récits de vie, cette conférence propose d'examiner plusieurs voies par lesquelles les vies professionnelles produisent des inégalités de genre en matière de santé. Elle analyse tout particulièrement le rôle des dynamiques de carrière, des conditions de travail et de l'articulation famille/travail. En interrogeant l'effet (inégalitaire) sur la santé du télétravail, elle questionne aussi les dynamiques de ces inégalités de santé dans un contexte de mutations de l'organisation du travail.

Publications de Constance Beaufils :
« Interruptions de carrière et santé des mères après 50 ans : Le rôle de la position sociale. Une étude à partir des données de la cohorte Constances », Population, 79(2–3), 233–270, 2024. https://doi.org/10.3917/popu.2402.0233.
« Les trajectoires d’emploi marquées par l’inactivité professionnelle : Quels liens avec la santé des mères aux âges élevés ?:Une approche biographique par méthodes mixtes », R***e française de sociologie, 65(1–2), 35–70, 2024. https://doi.org/10.3917/rfs.651.0035.
« Women’s employment–family trajectories and well-being in Later Life: Evidence from France » (avec Barbuscia, A., & Cambois, E), Journal of Aging and Health, 35(7–8), 577–592, 2023 https://doi.org/10.1177/08982643221147637.
« Employment Responses to a Partner’s Disability Onset (“Care Shocks”): Do Working Conditions Matter ? » (avec Baumberg Geiger, B., & Glaser, K), The Journals of Gerontology: Series B, 80(4), gbae208, 2025 https://doi.org/10.1093/geronb/gbae208.
« Home Advantage or Hidden Strain? The Mental Health Effects of Working from Home across Gender, Childcare Status, and Occupational Class before and since the Pandemic. » (avec Chung, H), ‎ Journal of Health and Social Behavior, 00221465261429966, 2026 https://doi.org/10.1177/00221465261429966.
« Mind the glass ceiling: The gender gap in how depressive symptoms after age 55 relate to earlier career mobility in CONSTANCES » (avec Wiernik, E., & Cambois, E), Social Science & Medicine, 362, 117446, 2024 https://doi.org/10.1016/j.socscimed.2024.117446.

14h00 à 16h30 : Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Amphithéâtre Abbé Grégoire, 292 rue Saint-Martin, 75003 Paris, Accès 4, niveau 0

Responsables: Évelyne PEYRE, Joëlle WIELS, Armel NAYT, Frédérique PIGEYRE, Anne-Françoise BENDER

Redirecting

25/05/2026

Vendredi 29 mai 2026 - 14 heures

Séminaire sexe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire entre les sciences de la vie et les sciences humaines et sociales

Ghaïss JASSER, française d’origine syrienne, vit en France depuis 1969. Elle est Docteure d’État es-lettres et chercheuse en études féministes. Présidente du Festival International de Films de Femmes de Créteil, elle est aussi compositrice et pianiste.

Engagements féministes et politiques

Mon livre « d’Alep à Paris » reflète, dans ses multiples engagements, comment on peut être à la fois 100 % syrienne et arabe et 100 % française. Comment on peut hériter le sens de l’engagement d’un père journaliste et d’une mère enseignante, puis développer ces engagements dans son pays d’accueil.
Mon engagement dans les recherches féministes a d’abord été la critique littéraire féministe. Ma thèse sur « Les personnages de femmes dans les romans français entre les deux guerres » pose trois interrogations :
pourquoi ce sujet ? Pourquoi cette période ? Et pourquoi le roman ? Pourquoi le choix de travailler sur trente romanciers et trente romancières, et sur près de 250 textes romanesques ? Ce n’est pas une sociologie du roman mais un regard féministe sur le roman. J’ai travaillé non seulement sur le contexte historique mais aussi sur l’écriture. J’expliquerai ma démarche
Parmi mes autres engagements féministes, j’ai œuvré au sein du comité de rédaction de la r***e « Nouvelles Questions Féministes » en accord avec sa ligne anti-essentialiste ; je me suis engagée dans l’association « Dialogue de Femmes » dont j’étais co-responsable, et où nous organisions un séminaire mensuel autour d’une œuvre ou d’une réalisation de femmes ; j’ai codirigé la section « Langage et littérature » de l’Association féministe internationale « Women International Studies Europe » (WISE).
Enfin, je me suis surtout engagée à développer le Festival International du Film de Femmes de Créteil dont j’étais la Présidente. Unique au monde, ce Festival a rayonné pendant 47 ans en faisant venir des réalisatrices des cinq continents. Il se distingue aussi par son travail pédagogique sur la lecture des images, dans les collèges et universités.
En ce qui concerne mes engagements politiques, j’ai travaillé au sein du « Comité de vigilance pour une paix réelle au Proche-Orient ». Mon espoir était d’établir la démocratie dans les pays arabes au sein d’une union des « Pays arabes démocratiques et fédérés » mais les révolutions arabes ont été déviées de leur but initial de « Liberté, dignité et démocratie ».

Publications de Ghaïss Jasser :
« Les personnages de femmes dans les romans français entre les deux guerres », thèse de doctorat d’État en Littérature française, Université Paris 7, 1991.
« La hiérarchie des genres dans Le Pur et l’Impur de Colette », Nouvelles Questions Féministes, 14/3 : 63-82, 1993.
« Le Mythe de l’androgyne et la consécration des genres dans le roman français de l’entre-deux guerres », Nouvelles Questions Féministes, 23/1 : 83-101, 2004.
« Voile qui dévoile intégrisme, sexisme et racisme », Nouvelles Questions Féministes « Sexisme, racisme et post colonialisme. Faux universalisme », 25/3 : 76-93, 2006.
« Pour que le Moyen-Orient retrouve la paix », ‎ Editions L'Harmattan, 106 p., 2019.
« D’Alep à Paris. Récit de vie d’une femme engagée », Ed. Erick Bonnier, Paris, 448 p., 2026

14h00 à 16h30 : Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Amphithéâtre Abbé Grégoire, 292 rue Saint-Martin, 75003 Paris, Accès 4, niveau 0

Responsables: Évelyne PEYRE, Joëlle WIELS, Armel NAYT, Frédérique PIGEYRE, Anne-Françoise BENDER

14/05/2026

A

06/05/2026

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Vendredi 29 mai 2026 - 14 heures

Séminaire de recherche d exe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire entre les sciences de la vie et les sciences humaines et sociales

Ghaïss JASSER, française d’origine syrienne, vit en France depuis 1969. Elle est Docteure d’État es-lettres et chercheuse en études féministes. Présidente du Festival International de Films de Femmes de Créteil, elle est aussi compositrice et pianiste.

Engagements féministes et politiques

Mon livre « d’Alep à Paris » reflète, dans ses multiples engagements, comment on peut être à la fois 100 % syrienne et arabe et 100 % française. Comment on peut hériter le sens de l’engagement d’un père journaliste et d’une mère enseignante, puis développer ces engagements dans son pays d’accueil.
Mon engagement dans les recherches féministes a d’abord été la critique littéraire féministe. Ma thèse sur « Les personnages de femmes dans les romans français entre les deux guerres » pose trois interrogations :
pourquoi ce sujet ? Pourquoi cette période ? Et pourquoi le roman ? Pourquoi le choix de travailler sur trente romanciers et trente romancières, et sur près de 250 textes romanesques ? Ce n’est pas une sociologie du roman mais un regard féministe sur le roman. J’ai travaillé non seulement sur le contexte historique mais aussi sur l’écriture. J’expliquerai ma démarche
Parmi mes autres engagements féministes, j’ai œuvré au sein du comité de rédaction de la r***e « Nouvelles Questions Féministes » en accord avec sa ligne anti-essentialiste ; je me suis engagée dans l’association « Dialogue de Femmes » dont j’étais co-responsable, et où nous organisions un séminaire mensuel autour d’une œuvre ou d’une réalisation de femmes ; j’ai codirigé la section « Langage et littérature » de l’Association féministe internationale « Women International Studies Europe » (WISE).
Enfin, je me suis surtout engagée à développer le Festival International du Film de Femmes de Créteil dont j’étais la Présidente. Unique au monde, ce Festival a rayonné pendant 47 ans en faisant venir des réalisatrices des cinq continents. Il se distingue aussi par son travail pédagogique sur la lecture des images, dans les collèges et universités.
En ce qui concerne mes engagements politiques, j’ai travaillé au sein du « Comité de vigilance pour une paix réelle au Proche-Orient ». Mon espoir était d’établir la démocratie dans les pays arabes au sein d’une union des « Pays arabes démocratiques et fédérés » mais les révolutions arabes ont été déviées de leur but initial de « Liberté, dignité et démocratie ».

Publications de Ghaïss Jasser :
« Les personnages de femmes dans les romans français entre les deux guerres », thèse de doctorat d’État en Littérature française, Université Paris 7, 1991.
« La hiérarchie des genres dans Le Pur et l’Impur de Colette », Nouvelles Questions Féministes, 14/3 : 63-82, 1993.
« Le Mythe de l’androgyne et la consécration des genres dans le roman français de l’entre-deux guerres », Nouvelles Questions Féministes, 23/1 : 83-101, 2004.
« Voile qui dévoile intégrisme, sexisme et racisme », Nouvelles Questions Féministes « Sexisme, racisme et post colonialisme. Faux universalisme », 25/3 : 76-93, 2006.
« Pour que le Moyen-Orient retrouve la paix », ‎ Editions L'Harmattan, 106 p., 2019.
« D’Alep à Paris. Récit de vie d’une femme engagée », Ed. Erick Bonnier, Paris, 448 p., 2026

14h00 à 16h30 : Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Amphithéâtre Abbé Grégoire, 292 rue Saint-Martin, 75003 Paris, Accès 4, niveau 0

Responsables: Évelyne PEYRE, Joëlle WIELS, Armel NAYT, Frédérique PIGEYRE, Anne-Françoise BENDER

Divine Emilie - Accueil 05/05/2026

LUNDI 11 MAI A 18 Heures

Rendez-vous au Café de l'Institut Émilie du Châtelet pour écouter et débattre avec :

Katell GRABOWSKA,
sur le thème : L'effacement des femmes scientifiques - La Tour Eiffel après l'effet Matilda

72 femmes scientifiques, ont été retenues pour la Tour Eiffel, sous l’égide de l’association Femmes & Sciences et avec le soutien de la Mairie de Paris. Elles ont réalisé des avancées remarquables et pourtant elles restent très peu connues. La conférence visera à présenter certaines d’entre elles. Et elle s’attachera à décrire les mécanismes de minimisation de leurs contributions, le fameux effet Matilda.
On s’intéressera à Rosalind FRANKLIN pour sa découverte de la structure de l’ADN qui lui fut volée, la privant du Prix Nobel, puis à Marthe GAUTIER qui fut spoliée de sa découverte de l’origine chromosomique de la trisomie 21. On développera le cas d’Alice ARNAUD RECOQUE, la seule femme au monde ‘grand’ architecte d’ordinateur dans les années 1950 à 70 et dont la page Wikipédia faillit être effacée. La mathématicienne spécialiste de relativité générale Yvonne CHOQUET-BRUHAT – 1re femme académicienne scientifique en 1979 – sera présentée ainsi que Lucie FANDARD RANDOIN qui mit en évidence le rôle fondamental des vitamines dans l’alimentation.
À l’heure actuelle les femmes occupent environ 15 % des postes techniques dans les entreprises du numérique. Les positions de plusieurs géants de la Tech américains contre les femmes, et la révolution à l’œuvre avec l’IA, rendent la présence des femmes scientifiques et dirigeantes dans le numérique plus indispensable que jamais. La mise en lumière de femmes scientifiques est un des leviers pour encourager les filles/femmes à se lancer dans ce secteur et pour mieux éduquer les garçons/hommes.

Katell GRABOWSKA est normalienne, enseignante de physique-chimie au Lycée Henri IV, historienne des sciences conférencière sur les pionnières de l’astrophysique, du numérique et de la santé en France. Elle est également autrice-actrice de spectacles sur des femmes scientifiques dont Alice RECOQUE – La face cachée de l’IA; 1925 Cecilia et l’astrophysique sur Cecilia PAYNE qui découvrit la composition de l’univers et Emilie du Châtelet et Voltaire avant Beauvoir et Sartre. Elle est membre du CO de l’IEC, de l'association Femmes & Sciences et présidente de l’association Divine Émilie : www.divineemilie.com.

Organisé par le Conseil d’orientation (CO) de l’institut Émilie du Châtelet et les Ami·es l’IEC et animé par Moïra SAUVAGE, membre du CO de l'IEC.


18h à 20h : Cité audacieuse, 9 rue de Vaugirard, 75006 Paris.

Divine Emilie - Accueil La Compagnie DIVINE EMILIE propose des spectacles-conférences-ateliers dans un rapport au monde, si cher à Emilie du Châtelet, qui conjugue passion pour les ...

14/04/2026

vendredi 17 avril 2026 - 14 heures

Séminaire de recherche sexe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire entre les sciences de la vie et les sciences humaines et sociales

Coraline REFORT, Docteure en études cinématographiques, chargée de cours à l'Université Sorbonne Nouvelle, rattachée à l’IRCAV (Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel).

Les débuts d'Alice Guy au cinéma : la restauration d'une histoire (1895-1907), revisiter les fondements d'une thèse

Cette intervention propose une synthèse d’un travail doctoral consacré à Alice Guy-Blaché (1873-1968), première femme réalisatrice, productrice et directrice de studios de l’histoire du cinéma, dont l’objectif est de reconstruire de manière méthodique et critique la première partie de sa carrière (1895–1907), encore largement méconnue et marquée par de nombreuses incertitudes historiographiques. En se concentrant sur cette période fondatrice, l’étude entend non seulement éclairer le rôle central de la metteure en scène de films au sein des Établissements Gaumont, mais aussi interroger les conditions de production, de circulation et de conservation des premiers objets filmiques.
L’analyse s’articule autour de deux axes complémentaires. Le premier, archivistique, propose un état des lieux détaillé des sources disponibles aujourd’hui, en mettant en évidence à la fois leur richesse, leur dispersion géographique et leurs lacunes, notamment en raison de la disparition d’une partie significative des archives Gaumont. Il s’agit ainsi de réfléchir aux modalités d’accès aux documents, aux enjeux de leur conservation, mais aussi aux biais qu’introduisent ces manques dans l’écriture de l’histoire du cinéma des premiers temps. Le second axe adopte un prisme historiographique et de genre, en examinant les différentes phases de réception et d’interprétation de la cinéaste, depuis les premières mentions dans la presse jusqu’aux relectures contemporaines.
Cette approche met en lumière le rôle déterminant des gender studies et des mouvements féministes dans la redécouverte et la revalorisation de son œuvre, tout en interrogeant les tensions entre reconnaissance, essentialisation et réécriture rétrospective de sa trajectoire. En croisant ces approches, cette communication vise à proposer une relecture critique et nuancée de la trajectoire d’Alice Guy-Blaché, attentive à la fois aux conditions matérielles de production des savoirs et aux cadres interprétatifs qui ont façonné sa réception. Elle contribue ainsi plus largement à une réflexion sur les méthodes, les outils et les enjeux contemporains de l’historiographie du cinéma.


Publications de Coraline Refort :
« Alice Guy aux États-Unis : portrait d’une pionnière du cinéma à travers la presse (1910-1920) », dans French Screen Studies, Taylor & Francis, Londres 2026, pp. 1-26. Doi : 10.1080/26438941.2025.2599712 2.
« Alice Guy à travers les archives : une mémoire fragmentée », dans 1895, r***e d’histoire du cinéma, 102, 2024, pp. 164-185. DOI : https://doi.org/10.4000/14vtm.

14h00 à 16h30 : Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Amphithéâtre Fabry-Pérot, 292 rue Saint-Martin, 75003 Paris, Accès 4, niveau 0

Responsables: Évelyne PEYRE, Joëlle WIELS, Armel NAYT, Frédérique PIGEYRE, Anne-Françoise BENDER

Alice Guy à travers les archives : une mémoire fragmentée Alice Guy est l’objet, depuis plusieurs années maintenant, de source d’inspiration pour de nombreuses œuvres aux supports les plus éclectiques, gagnant un public qui se diversifie. Parmi les public...

04/04/2026

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Vendredi 17 avril 2026 - 14 heures

Séminaire de recherche sexe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire entre les sciences de la vie et les sciences humaines et sociales

Coraline REFORT, Docteure en études cinématographiques, chargée de cours à l'Université Sorbonne Nouvelle, rattachée à l’IRCAV (Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel).

Les débuts d'Alice Guy au cinéma : la restauration d'une histoire (1895-1907), revisiter les fondements d'une thèse

Cette intervention propose une synthèse d’un travail doctoral consacré à Alice Guy-Blaché (1873-1968), première femme réalisatrice, productrice et directrice de studios de l’histoire du cinéma, dont l’objectif est de reconstruire de manière méthodique et critique la première partie de sa carrière (1895–1907), encore largement méconnue et marquée par de nombreuses incertitudes historiographiques. En se concentrant sur cette période fondatrice, l’étude entend non seulement éclairer le rôle central de la metteure en scène de films au sein des Établissements Gaumont, mais aussi interroger les conditions de production, de circulation et de conservation des premiers objets filmiques.
L’analyse s’articule autour de deux axes complémentaires. Le premier, archivistique, propose un état des lieux détaillé des sources disponibles aujourd’hui, en mettant en évidence à la fois leur richesse, leur dispersion géographique et leurs lacunes, notamment en raison de la disparition d’une partie significative des archives Gaumont. Il s’agit ainsi de réfléchir aux modalités d’accès aux documents, aux enjeux de leur conservation, mais aussi aux biais qu’introduisent ces manques dans l’écriture de l’histoire du cinéma des premiers temps. Le second axe adopte un prisme historiographique et de genre, en examinant les différentes phases de réception et d’interprétation de la cinéaste, depuis les premières mentions dans la presse jusqu’aux relectures contemporaines.
Cette approche met en lumière le rôle déterminant des gender studies et des mouvements féministes dans la redécouverte et la revalorisation de son œuvre, tout en interrogeant les tensions entre reconnaissance, essentialisation et réécriture rétrospective de sa trajectoire. En croisant ces approches, cette communication vise à proposer une relecture critique et nuancée de la trajectoire d’Alice Guy-Blaché, attentive à la fois aux conditions matérielles de production des savoirs et aux cadres interprétatifs qui ont façonné sa réception. Elle contribue ainsi plus largement à une réflexion sur les méthodes, les outils et les enjeux contemporains de l’historiographie du cinéma.


Publications de Coraline Refort :
« Alice Guy aux États-Unis : portrait d’une pionnière du cinéma à travers la presse (1910-1920) », dans French Screen Studies, Taylor & Francis, Londres 2026, pp. 1-26. Doi : 10.1080/26438941.2025.2599712 2.
« Alice Guy à travers les archives : une mémoire fragmentée », dans 1895, r***e d’histoire du cinéma, 102, 2024, pp. 164-185. DOI : https://doi.org/10.4000/14vtm.

14h00 à 16h30 : Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Amphithéâtre Fabry-Pérot, 292 rue Saint-Martin, 75003 Paris, Accès 4, niveau 0

Responsables: Évelyne PEYRE, Joëlle WIELS, Armel NAYT, Frédérique PIGEYRE, Anne-Françoise BENDER

journals.openedition.org

21/03/2026

SEMINAIRE DE RECHERCHE

Vendredi 27 mars 2026 - 14 heures

Sexe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines et sociales

Laurie LAUFER, Professeure en Études psychanalytiques IHSS, Directrice de l’UFR Institut des Humanités, Sciences et Sociétés, Université de Paris Cité.

Ce que les « mauvaises filles » font à la psychanalyse

La médecine, la psychiatrie et la psychanalyse ont produit nombre de discours savants sur les paroles, les corps, les sexualités et les comportements des femmes. Diagnostics, médicalisation, pathologisation ont servi, depuis
le XIXe siècle, à les assigner à des rôles genrés et à maintenir les hiérarchies et les normes sociales. Mais toujours
des « mauvaises filles » ont refusé de rentrer dans ces carcans et ont résisté aux discours stigmatisants. Pourtant ces femmes, ces « mauvaises filles » ont beaucoup à apprendre à la psychanalyse.
Écrasées sous le poids des dispositifs sociaux et des déterminismes inconscients, tant de femmes ont vu leur horizon bouché par le mariage, la maternité, le contrôle de leur corps et de leurs paroles, leur métier, l’hétérosexualité normative, le patriarcat. Si peu d’espace et, pourtant, « on » parle d’elles, sans cesse : le féminin, la féminité, la vie sexuelle de la femme, la frigidité, la prostitution, la famille, la maternité, l’épouse, la jouissance féminine, l’homosexualité féminine… autant d’expressions qui attestent d’un important développement discursif au XIXe siècle et au début du XXe siècle.
Pour les savants, les médecins, les experts, les juges et les psychiatres, il y a là une « énigme » qui doit être résolue et trois grandes questions les occupent en particulier : la maternité, la sexualité, la féminité. Malades les lesbiennes, folles les prostituées, anormales celles qui refusent d’être mères, amorales les femmes qui avortent, déséquilibrées les jeunes filles libres. Elles sont toutes hystériques, mélancoliques, psychotiques, perverses.
Mais que font ces femmes de ce que l’on a fait d’elles, de ce que l’on a dit d’elles ? Elles racontent des histoires différentes. Elles écrivent et parlent de leur liberté. Elles arrachent les camisoles et, ensemble, se soulèvent.

Publications de Laurie Laufer :
Les Héroïnes de la modernité. Mauvaises filles et psychanalyse matérialiste, Paris, La Découverte, 2025, 281 p.
Vers une psychanalyse émancipée. Renouer avec la subversion, Paris, La Découverte, 2022, 248 p.
« Du rire à la joie : psychanalyse, féminisme et politique », Cahiers du genre, 68, 2020/1, p. 191-218.
« La libération sexuelle n’a pas eu lieu » (avec Sandra Boehringer), in Sandra Boehringer (dir.), Laurie Laufer (dir.), Après Les Aveux de la chair. Généalogie du sujet chez Michel Foucault, Paris, EPEL, 2020, p. 7-19.

14h00 à 16h30 : Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Amphithéâtre Fabry-Pérot, 292 rue Saint-Martin, 75003 Paris, Accès 4, niveau 0

Responsables: Évelyne PEYRE, Joëlle WIELS, Armel NAYT, Frédérique PIGEYRE, Anne-Françoise BENDER

28/02/2026

Vendredi 27 mars 2026 - 14 heures

Séminaire de recherche sexe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines et sociales

Laurie LAUFER, Professeure en Études psychanalytiques IHSS, Directrice de l’UFR Institut des Humanités, Sciences et Sociétés, Université de Paris Cité.

Ce que les « mauvaises filles » font à la psychanalyse

La médecine, la psychiatrie et la psychanalyse ont produit nombre de discours savants sur les paroles, les corps, les sexualités et les comportements des femmes. Diagnostics, médicalisation, pathologisation ont servi, depuis
le XIXe siècle, à les assigner à des rôles genrés et à maintenir les hiérarchies et les normes sociales. Mais toujours
des « mauvaises filles » ont refusé de rentrer dans ces carcans et ont résisté aux discours stigmatisants. Pourtant ces femmes, ces « mauvaises filles » ont beaucoup à apprendre à la psychanalyse.
Écrasées sous le poids des dispositifs sociaux et des déterminismes inconscients, tant de femmes ont vu leur horizon bouché par le mariage, la maternité, le contrôle de leur corps et de leurs paroles, leur métier, l’hétérosexualité normative, le patriarcat. Si peu d’espace et, pourtant, « on » parle d’elles, sans cesse : le féminin, la féminité, la vie sexuelle de la femme, la frigidité, la prostitution, la famille, la maternité, l’épouse, la jouissance féminine, l’homosexualité féminine… autant d’expressions qui attestent d’un important développement discursif au XIXe siècle et au début du XXe siècle.
Pour les savants, les médecins, les experts, les juges et les psychiatres, il y a là une « énigme » qui doit être résolue et trois grandes questions les occupent en particulier : la maternité, la sexualité, la féminité. Malades les lesbiennes, folles les prostituées, anormales celles qui refusent d’être mères, amorales les femmes qui avortent, déséquilibrées les jeunes filles libres. Elles sont toutes hystériques, mélancoliques, psychotiques, perverses.
Mais que font ces femmes de ce que l’on a fait d’elles, de ce que l’on a dit d’elles ? Elles racontent des histoires différentes. Elles écrivent et parlent de leur liberté. Elles arrachent les camisoles et, ensemble, se soulèvent.

Publications de Laurie Laufer :
Les Héroïnes de la modernité. Mauvaises filles et psychanalyse matérialiste, Paris, La Découverte, 2025, 281 p.
Vers une psychanalyse émancipée. Renouer avec la subversion, Paris, La Découverte, 2022, 248 p.
« Du rire à la joie : psychanalyse, féminisme et politique », Cahiers du genre, 68, 2020/1, p. 191-218.
« La libération sexuelle n’a pas eu lieu » (avec Sandra Boehringer), in Sandra Boehringer (dir.), Laurie Laufer (dir.), Après Les Aveux de la chair. Généalogie du sujet chez Michel Foucault, Paris, EPEL, 2020, p. 7-19.

14h00 à 16h30 : Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Amphithéâtre Fabry-Pérot, 292 rue Saint-Martin, 75003 Paris, Accès 4, niveau 0

Responsables: Évelyne PEYRE, Joëlle WIELS, Armel NAYT, Frédérique PIGEYRE, Anne-Françoise BENDER

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Emplacement

Adresse


Muséum National D'Histoire Naturelle/57 Rue Cuvier/CP 22
Paris
75005