10/10/2022
/ JOURNÉE MONDIALE DE LA SANTÉ MENTALE 🧠 /
À l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé Mentale, nous avons souhaité mettre le focus sur celles et ceux qui sont en première ligne, au quotidien : les aidant•e•s de la Santé Mentale.
Au contact permanent de problématiques difficiles et travaillant dans des conditions souvent peu valorisées, ils font partie des professions particulièrement concernées par les risques psycho-sociaux.
L’hypnose et l’auto-hypnose sont parmi les outils qui semblent favoriser le mieux-être psychologique et peuvent donc être une aide à la pratique du soin. C’est pourquoi Hypnomedic, institut de formation en Hypnose médicale, insiste sur l’appropriation de l’auto-hypnose dans toutes ses formations destinées aux professionnel•le•s de santé.
▶️ Les aidant•e•s de la Santé Mentale, au cœur des risques psycho-sociaux ◀️
De nombreuses études, menées auprès de psychologues français•e•s notamment ces dernières années (1 & 2) rapportent des chiffres sans équivoque : les aidant•e•s de la santé mentale sont eux aussi en risque de souffrance. Épuisement émotionnel, échec personnel, manque de reconnaissance ou encore sentiment d’impuissance face aux difficultés rencontrées sont parmi les vécus fréquemment cités. Des facteurs qui prédisposent en particulier au burn-out (3), et auxquels les soignantes et soignants sont en général très exposé•e•s de part les risques spécifiques liés à leur pratique :
- L’isolement (pour la pratique en libéral)
- La fatigue de compassion
- La contamination émotionnelle
- Le trauma vicariant
- Les limites des outils d’aides psychologique
- Le manque de reconnaissance / dénigrement
- Les contraintes financières / la précarité
▶️ L’hypnose et l’auto-hypnose pour réduire les risques psycho-sociaux chez les aidants de la Santé Mentale ◀️
Dans son cursus de formation à l’hypnose pour les professionnel•le•s de Santé, Hypnomedic a tenu à laisser une place importante à l’auto-hypnose, outil à transmettre aux patient•e•s, mais aussi et surtout, outil utile pour les soignantes et soignants.
Le Centre de Recherche, qui collabore avec Hypnomedic et insuffle dans les programmes les connaissances à jour en matière de sciences cognitives, a en effet mis en avant que l’hypnose et l’auto-hypnose sont particulièrement recommandés :
• pour prévenir les risques de burn-out et la fatigue de compassion : (Ruysschaert, 2009) Si l’on travaille en effet sur les attentes souvent exigeantes (envie de soulager, pression du résultat…) pour les recadrer, réduire les attentes de performances pour qu’elles correspondent aux normes réelles de réussite et non pas à des standards inatteignables, il est alors possible de diminuer les niveaux de souffrance psychologique (Higgins, 1989).
• pour gérer le stress : des études montrent en effet que l’hypnose permet de réduire l’activité du système nerveux sympathique impliquée dans le stress (Debenedittis et al., 1994) et semble avoir un impact positif sur l’immunité et l’humeur (Backman et al., 1997; Gruzelier, 2002).
• pour favoriser le détachement : l’hypnose permet la régulation émotionnelle et notamment de réduire la réponse affective aux situations confrontantes (Bryant, 2005 ; Bryant & Kapur, 2006), par exemple l’anxiété (Bryant, 2008).
• pour se ressourcer et se reconnecter à l’implication professionnelle – L’activation de ressources par l’hypnose, les futurisations et la connexion aux valeurs qui ont mené l’accompagnant•e à choisir ce métier sont autant d’outils hypnotiques qui semblent favoriser le bien-être psychologique (Ruysschaert, 2009).
Sources :
1) Étude chez 664 psychologues français (Berjot et al., 2017) :
Épuisement émotionnel important : 33,6 %
Échec personnel : 38,1 %
Dépersonnalisation : 31,5 %
Et 10,8 % étaient à haut risque sur les trois dimensions simultanément.
2) Étude chez 568 psychologues français (Berjot et al., 2013) avec un rapport libre sur les difficultés de la profession :
34,4 % soulignent un manque de reconnaissance ; 20,6 % du dénigrement ; 18,6 % un sentiment d’impuissance et de manque de solutions face aux problèmes de leurs clients ; 68,7 % rapportent être négativement affecté par la souffrance de leurs clients.
3) Trois facteurs de risques qui prédisposent au burn-out (Maslachet al., 1997) : épuisement émotionnel, échec personnel, et dépersonnalisation.