15/07/2026
ON COMMENCE À SOUFFRIR EN RAISON DE SES TRAUMATISMES. ON CONTINUE À SOUFFRIR VIA L’HISTOIRE QUE L’ON RÉPÈTE À TRAVERS EUX.
Il y a un phénomène dans ma vie qui m’a tellement fasciné qu’il a participé à me faire renoncer à l’idée du déterminisme pour croire en la possibilité d’un libre arbitre réel.
Ce phénomène m’a aussi ouvert au pouvoir de l’esprit sur la matière, non pas comme quelque chose de magique (je ne parle pas de pouvoirs psi ici), mais comme quelque chose d’expérientiel et d’existentiel.
Pourtant, j’ai à l’origine un esprit très cartésien.
J'ai souvent observé que les personnes les plus brisées semblaient évoluer dans deux directions très différentes : certaines révélaient une lumière et une humanité extraordinaires ; d'autres s'enfermaient progressivement dans une immense souffrance qui finissait aussi par faire souffrir leur entourage.
L’entre-deux est plus rare.
Mon vécu m’a amené à fréquenter de nombreux profils atypiques et souvent cassés par la vie.
Un certain nombre étaient toxiques, m’ont vampirisé mon énergie, m’ont progressivement poussé à leur ressembler.
Surtout, ils m’ont confronté à mon incapacité à faire quoi que ce soit pour les aider à sortir de leur spirale de souffrance et d’autodestruction.
Parfois, je représentais quelque temps, à leurs yeux, un espoir, avant de me révéler, toujours à leurs yeux, aussi malsain que tous les gens qu’ils avaient connus auparavant.
Je m’ajoutais ainsi à une liste de plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de personnes. Les choses n’ont commencé à aller mieux pour moi que lorsque nous avons arrêté d’être en contact, que ce soit par leur décision ou par la mienne.
Et pourtant, j’avais du mal à leur en vouloir, car je voyais bien en quoi cette toxicité était directement liée à leur histoire traumatique.
Et puis, parmi ces personnes cassées, il y en a eu d’autres qui m’ont fait vivre tout à fait autre chose.
Oui, elles pouvaient réagir très fortement dans des situations en apparence anodines.
Oui, elles avaient de nombreux comportements qu’on pourrait qualifier de « bizarres ».
Oui, elles pouvaient parfois se montrer blessantes.
Oui, elles pouvaient être totalement bloquées pour effectuer des tâches du quotidien.
Oui, elles avaient des idées obsessionnelles sur certains sujets.
⚠️ Mais elles étaient capables de distinguer ce qui provenait de l’autre et ce qui provenait de leurs traumatismes, de prendre leur part de responsabilité dans les événements et de croire en la possibilité d’une amélioration réelle de leur condition.
Et surtout, elles avaient conscience que pour être aidé par autrui, il faut d’abord s’aider soi-même, sans quoi rien n’est possible.
Leur vie n’était pas une spirale de misère sans fin, mais une sortie progressive des marécages, révélant leur beauté profonde et leur véritable pouvoir.
Et plutôt que de suivre tout ce qui venait confirmer leur récit, elles suivaient la piste de toutes les petites dissonances, de tous les signaux faibles susceptibles de révéler un autre monde caché sous le désespoir initial. C'est cela, pour moi, la symbolique du lapin blanc dans "Alice au Pays des Merveilles".
On ne se répare jamais complètement de ce que l’on a vécu. Il reste toujours des fêlures.
🌱 Mais ces fêlures peuvent devenir le point de départ d’une vocation.
Pour cela, il est nécessaire de développer sa résilience et sa foi dans la Vie. J’explique cette idée plus en profondeur ici :
https://www.youtube.com/watch?v=_kpDcBRbIAs
C'est précisément cette transition (passer d'un récit qui enferme à une responsabilité qui libère) que je cherche à accompagner dans mon travail.
Si vous souhaitez être accompagné dans ce cheminement, vous pouvez découvrir mes accompagnements ici :
https://www.metadoxas.com/
Est-ce que cette distinction entre le traumatisme et le récit que l'on en fait vous parle ?
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