Jean-Pierre Willem

Jean-Pierre Willem Docteur en Médecine, Anthropologue, Ecrivain, Conférencier, Enseignant, Spécialiste des Médecines Naturelles.

La fatigueAsthénie, lassitude, épuisement, faiblesse, surmenage, burn-out… Le vocabulaire est riche pour décrire la fati...
04/09/2026

La fatigue

Asthénie, lassitude, épuisement, faiblesse, surmenage, burn-out… Le vocabulaire est riche pour décrire la fatigue, une situation complexe. Ce symptôme est largement partagé. Les patients l’évoquent très souvent dans les cabinets médicaux.
Pour autant, il n’est pas toujours évident d’en identifier la cause. En point de départ, il faut considérer la fatigue comme un signal d’alarme. À partir de là, il suffit souvent de modifier de petites choses pour retrouver la forme et le sourire : réapprendre à dormir, bouger plus, flâner dans la nature, se déconnecter des écrans… Et si le mal est plus profond, je vous aiderai à mieux comprendre et surmonter la fatigue chronique.

Bonne ou mauvaise fatigue : comment les distinguer ?
S’écrouler après une journée de boulot intense, c’est normal. En revanche, se sentir fatigué dès le matin devrait vous alerter.
La fatigue est plus utile qu’on ne pense. Il faut savoir s’écouter ! La fatigue agit comme une « piqûre de rappel ». C’est un processus d’adaptation normal qui envoie un message clair : il est temps de se reposer.

Elle sert de signal d’alarme :
La fatigue signifie que les muscles et le cerveau sont trop sollicités : ils dépassent leurs capacités. Il faut ralentir, s’arrêter, pour laisser le temps aux réserves d’énergie de se reconstituer.
Après un effort physique, il est normal de ressentir une faiblesse musculaire. Là encore, c’est un signal à prendre en compte pour éviter tout risque de blessure ou d’accident. Pendant le repos, les cellules, celles des muscles en particulier, se régénèrent, augmentant ainsi le nombre de mitochondries. Or, ces mitochondries sont nos usines à énergie. Après s’être reposé, on revient plus fort qu’avant.
Les personnes qui pratiquent régulièrement une activité physique résistent mieux à cette fatigue : elles ont davantage de réserve musculaire et d’endurance. Il faut se fatiguer pour être moins fatigable. C’est le principe de l’entraînement.

La fatigue mentale, qui survient après un effort de concentration ou des émotions fortes, serait liée à une accumulation de glutamate, un neurotransmetteur, dans une zone précise du cerveau : le cortex préfrontal latéral. Une équipe française de l’Institut du cerveau a publié cette étude dans Current Biology. Dans cette situation, la meilleure solution c’est de dormir. « Pendant qu’on dort, le liquide céphalo-rachidien va aller chercher le glutamate profondément dans les interstices du cerveau afin de l’éliminer. Au matin, on se réveille plus frais. »

Elle est normale après une infection :
Pour se défendre contre un virus (grippe, Covid…) ou tout autre germe agressif, l’organisme sursollicite son système immunitaire et son métabolisme. C’est très coûteux en énergie. Des études menées auprès de patients hospitalisés en réanimation après un Covid montrent qu’ils dépensent en une seule journée 6 500 kilocalories, soit l’équivalent d’une étape du Tour de France !
Quand consulter ?

Un avis médical s’impose quand cette fatigue est présente dès le matin sans raison particulière, qu’elle n’est pas soulagée par le repos, et en présence d’autres symptômes anormaux (perte ou prise de poids, tristesse excessive…).
À plus forte raison si cette fatigue dure depuis longtemps.
Au-delà de trois mois, on parle de fatigue prolongée ; au-delà de six mois, il s’agit d’une fatigue chronique. Une prise en charge adaptée est nécessaire.

La fatigue chronique :
La fatigue est un symptôme commun à de nombreuses pathologies. Elle perturbe très sérieusement la vie des malades.
Parmi les maladies qui fatiguent le plus, on place en tête, toutes les affections de longue durée (cancer, diabète, bronchite chronique…). Dans le cancer, la fatigue survient à cause de la pathologie, mais aussi en phase de rémission. Dix ans après les traitements, un quart des patients souffre encore de fatigue chronique.

La fatigue est aussi le symptôme numéro 1 dans la sclérose en plaques, la fibromyalgie, le Covid long…
L’inflammation joue un rôle, mais elle n’explique pas tout. Des facteurs psychologiques entrent aussi en jeu : symptômes dépressifs, rupture du lien social…

Les solutions sont nombreuses :
L’activité physique adaptée est l’intervention la plus efficace contre la fatigue chronique. Elle améliore le sommeil, diminue les symptômes dépressifs et réduit la fatigabilité à l’effort. Les études montrent que ce sont les activités en groupe et dans la nature qui sont les plus bénéfiques. L’entraide et le contact avec la nature renforcent la motivation.
Les thérapies cognitivo-comportementales, sous la supervision d’un psychologue, aident à lutter contre la fatigue mentale liée à la maladie (dépression, anxiété…), mais elles n’ont pas d’effet sur le plan physique.

Le manque de sommeil :
La fatigue est souvent liée à une dette de sommeil ou des nuits perturbées.
Pendant le sommeil, des mécanismes de réparation se mettent en place sur lesquels il vaut mieux ne pas faire l’impasse. Sinon, tout se dérègle. À court terme, nous devenons moins performants et plus irritables. À long terme, un sommeil de mauvaise qualité augmente le risque d’hypertension artérielle, d’infection, de surpoids, d’accident cardiaque…

Pour compenser ce manque de sommeil, il est tentant de dormir plus longtemps le week-end ou en faisant la sieste. Mais est-ce vraiment une solution ?
Faire la grasse matinée peut être agréable le temps d’un week-end, pour récupérer un peu. Le problème, c’est que ce ne sera pas suffisant pour éponger la dette de sommeil et, surtout, le risque de perturber ses rythmes biologiques veille/sommeil est trop important. La régularité est l’un des piliers du sommeil.
Dans l’idéal, il faudrait se lever le week-end à peu près à la même heure que les autres jours de la semaine, avec au maximum un décalage d’une heure. Quitte à faire une courte sieste en début d’après-midi.

La sieste aide à récupérer, à condition de ne pas trop la prolonger.
Une sieste de 20 minutes permet de remettre les compteurs à niveau. Cela étant, on est plus performant sur le plan cognitif et physique. Au-delà de 30 minutes, vous risquez d’entrer dans une phase de sommeil lent profond, de vous réveiller somnolent et vous aurez plus de mal à vous endormir le soir.

On peut essayer la power nap : un café et une sieste de 20 minutes, pas plus. La caféine produit son effet optimal au bout de 40 minutes environ, soit quelques minutes après la fin de la sieste. Effet garanti !

N’oublions pas les compléments alimentaires !

Il s’agit en premier lieu de restaurer le terrain, en particulier l’immunité et ensuite de donner des remèdes tonifiants.

Labo Phyt-inov :
- Stimu + (booste l’organisme et met à l’abri des infections et du cancer) : 2 fois 2 gélules / 1 ou 2 mois
- Afalg : l’algue aphanizomenon qui contient 115 micronutriments, comble toutes les carences et restaure l’ensemble des métabolismes.
En prendre en dose progressive pour atteindre 3 fois 2 gélules durant un mois. Certains chefs d’entreprise en prennent 12 par jour !
- Quiet-Full (pour la gestion du stress, et de la dépression) : 2 fois 2 gélules aux repas
- Silydium (le foie représente l’usine de l’organisme. Il est sollicité en permanence) : 1 à 2 gélules avant les repas
- Ail et Coq10 : l’ail, riche en sels minéraux et en vitamines A, B, C, diminue la fatigue, l’irritabilité et l’anxiété.
Le coenzyme q10 recèle dans les mitochondries. L’ATP fournit l’énergie nécessaire aux réactions chimiques des cellules
- Vitamine C cynorhodon : combat les agressions de l’environnement et la fatigue. Recommandée en période de convalescence, fatigue chronique, stress
Prendre 2 gélules en matinée (voire +)
Labo Phyt-Inov (Tel : 0041324668914) / [email protected]).

Maintenant vous allez pouvoir courir comme un lapin. Tous vos proches vont observer votre résurrection.

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Florilège :

« Non, me répondit Swann, je suis trop fatigué pour marcher, asseyons-nous plutôt dans un coin, je ne tiens plus debout. » C’était vrai, et pourtant, commencer à causer lui avait déjà rendu une certaine vivacité. C’est que dans la fatigue la plus réelle il y a, surtout chez les gens nerveux, une part qui dépend de l’attention et qui ne se conserve que par la mémoire. On est subitement las dès qu’on craint de l’être, et pour se remettre de sa fatigue, il suffit de l’oublier. »
PROUST : À la recherche du temps perdu,

« Après 10 heures de travail, j’en ai marre, j’ai envie de roupiller sous le regard de Dieu. »
J-P Willem. Mémoire d’un médecin aux pieds nus

« (…) tout dormait dans une sécurité profonde et sous le paisible regard des étoiles »
E. Fromentin. Une année dans le Sahel

« Tout dort ; tout est tranquille ; et l’ombre de la nuit (… ) » Voltaire – Zaïre

« Vous ne ferez pas mal de dire à vos hommes, avant de partir que c’est un chantier où il ne sera pas question de dormir sur le manche. »
J. Romains. Les hommes de bonne volonté

« Tous les riches ont dormi leur sommeil, et, lorsqu’ils se sont éveillés, ils n’ont rien trouvé dans leurs mains. » BIBLE (Sacy) Psaumes LXXI

Les blues de la rentréeFinies, les grasses matinées, les baignades interminables, les lectures sur la plage et les longu...
29/08/2026

Les blues de la rentrée

Finies, les grasses matinées, les baignades interminables, les lectures sur la plage et les longues journées à ne rien faire. C’est la rentrée. Le retour de la routine, des horaires de travail et des pauses déjeuner. Si certains attendent la reprise – et les retrouvailles avec les collègues – avec impatience, d’autres désespèrent, comptent les jours avant le week-end et ont déjà le cafard.

Tous les ans, la même scène. Retour au travail, sourire figé, café en main, tout à rattraper, et cette question rituelle – « Alors, ces vacances ? » – qu’on redoute autant qu’on la pose. Pendant quelques heures, quelques jours, la reprise peut avoir un goût amer pour bon nombre d’entre nous. Les spécialistes, eux, ont leurs réponses toutes prêtes pour apaiser ce sentiment – dormez mieux, priorisez, gardez un peu « l’esprit vacances ».

Comme à chaque rentrée, on s’attend à recevoir le même genre de remarques de ses collègues la semaine prochaine. « Alors, ces vacances ? » ou « Pas trop dure, la reprise ? » « Ça m’agace toujours ». « Ce n’est jamais drôle de reprendre le boulot, alors ce n’est pas la peine d’insister ! »

Les médecins ont observé que la moitié des Français se sentent déprimés quand les vacances se terminent. Cette part atteint deux Français sur trois parmi ceux qui sont âgés de moins de 50 ans.
Mais à quoi correspond le fameux « blues de la rentrée » ?
On ne dit jamais à quelqu’un qui ne va pas bien : c’est le blues de la rentrée ! Il faut creuser pour comprendre si c’est une dépression saisonnière, un burn-out classique… ou si ce n’est pas un problème purement médical.

De fait, le blues de la rentrée n’a pas de définition scientifique, même s’il s’agit d’un concept bien réel. Ce n’est pas une pathologie ni un diagnostic clinique, mais un terme courant qui renvoie à un vague à l’âme, une baisse d’entrain, une appréhension à l’idée de reprendre le travail… que l’on va ressentir au retour des vacances.

Ce « blues » est d’autant plus à craindre que le contraste entre les vacances et la reprise est important. On passe d’une situation à une autre drastiquement opposée, c’est-à-dire d’un environnement stimulant, avec de la nouveauté, des lumières naturelles, de la bonne nourriture, au train-train quotidien avec toutes ses contrariétés possibles : il faut faire le deuil d’une grande liberté pour retrouver des problèmes que l’on avait oubliés, et ce contraste très important peut entraîner un sentiment de blues au moment de la reprise, surtout si on aparticulièrement profité de ses vacances.

De nombreuses études ont d’ailleurs montré que les congés faisaient beaucoup grimper notre sentiment de bien-être.
La rentrée ne rend donc pas forcément plus malheureux, ce serait plutôt le changement de situation qui donnerait ce sentiment. De même que l’on a l’impression de frais quand on passe de températures caniculaires à simplement normales pour la saison.

Tout le monde peut être concerné :

Certains profils sont plus sujets au fameux blues. Les gens qui sont stressés ou pessimistes de nature, ceux qui n’arrivent pas à profiter de leur quotidien, etc. ». En revanche, il n’existe pas d’étude permettant de dire si les femmes sont plus touchées que les hommes ou que les urbains y sont plus exposés que les ruraux (ou inversement !).

C’est juste l’automne qui arrive :

Les jours qui raccourcissent, avec un soleil de plus en plus t**dif le matin et une nuit qui tombe de plus en plus tôt le soir... Et si le « blues de la rentrée » s’expliquait avant tout, voire surtout, par la fin de la saison estivale ?
Cela joue un rôle et contribue à la baisse d’énergie car on a une moins grande luminosité, dont les éléments positifs sur l’humeur sont connus. Mais cela n’explique pas tout, loin de là. La preuve : une déprime post-vacances peut survenir à tout moment de l’année, y compris au printemps.

Ça passe forcément vite :

Un blues de la rentrée passe généralement rapidement. Un petit passage à vide n’a rien d’inquiétant, mais cela peut le devenir si la tristesse et la perte d’envie durent et
impactent votre quotidien, car c’est souvent le signe d’autre chose.
Les médecins disposent d’indicateurs « pour aider à diagnostiquer une « dépression saisonnière ».

Comment s’en sortir ?

Et si on regardait les choses autrement ? Si l’on est un peu morose, ce jour-là, en retrouvant son poste, c’est d’abord la preuve que les vacances ont compté. Qu’on ait vraiment décroché, dormi, ri davantage, profité de quelque chose que le travail ne donne pas. Mieux, les chercheurs le confirment, les bienfaits des congés peuvent se prolonger plusieurs semaines. Le « blues de la rentrée » n’est que l’autre face de tous ces bénéfices. Le prix des vacances en somme.

À trop vouloir apprivoiser ce petit passage à vide, on cherche à tout prix une solution. Au risque d’en faire une nouvelle case à cocher sur une liste des choses à gérer déjà bien étoffée à cette période de l’année.

Le vrai luxe n’est peut-être pas de trouver la méthode miracle qui ferait disparaître ce blues aussi sec. C’est de s’autoriser à être un peu triste, sans y voir aussitôt le signe qu’il faudrait tout remettre en cause. Ce n’est que s’il persiste que ce sentiment cesse d’être une affaire de rentrée, pour devenir le masque d’un mal plus profond.

Anticiper la reprise pour ne pas la subir :

Le premier réflexe est d’éviter le retour brutal. Il est intéressant d’avoir une sorte de sas de décompression entre les vacances et la reprise, par exemple de rentrer le samedi matin pour pouvoir se poser un peu le week-end.
Et une fois le jour J arrivé, inutile de vouloir rattraper en quarante-huit heures tout ce qui s’est accumulé pendant les vacances ! Faire le tri entre les urgences et ce qui peut attendre, limiter les rendez-vous dès les premiers jours, se fixer quelques priorités réalistes... Une reprise progressive permet de réduire le sentiment de débordement, qui accompagne souvent le retour au travail.

Faire du sommeil une priorité :

On ne parle pas assez du sommeil, qui joue énormément sur l’humeur et la sensation de bien-être. Or, pendant les vacances, souvent marquées par des soirées festives et des réveils t**difs, les horaires ont tendance à se décaler.
À l’approche de la rentrée, mieux vaut donc retrouver

progressivement un rythme stable plutôt que passer brutalement d’un endormissement t**dif à un réveil à
l’aube. Cela vous permettra d’être plus serein en journée. Dans un monde idéal, il faudrait même se coucher et se lever à la même heure tous les jours de l’année.

Conserver (un peu) l’esprit des vacances :

Pourquoi faudrait-il abandonner dès le début du mois de septembre tout ce qui nous faisait du bien pendant les congés ? Se prévoir une promenade après le travail, un dîner entre amis, une activité sportive ou une simple soirée sans contrainte ni pression peut prolonger certains bénéfices de la pause. Cela permet de diminuer l’angoisse que l’on anticipe, en pensant au contraste brutal à venir entre les vacances et la reprise du travail, ou même que l’on ressent déjà.

Plus t**d dans l’année, se ménager de petits rendez-vous sympathiques est aussi utile et même capital : activité physique, sorties, moments sans écran professionnel, week-ends déconnectés, soirées libres, etc. Une étude parue en 2021 montre que toutes ces activités aident à décrocher mentalement pendant son temps libre.

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Et pour ceux qui restent figés dans la morosité je leur recommande Quiet-Full : 2 fois 2 gélules pour retrouver la quiétude de l’âme (Labo Phyt-inov).

Vous pouvez aussi vous rassasier en Blues. Je cous recommande « In the Mood » de Glenn Miller (abattu en avion en 1944 au-dessus de la Manche. Ce chef d’orchestre se rendait en Angleterre pour réconforter les soldats américains).

Ou Jerry Beach « I’ll play the blues for you » :
‘If you’re down and out and you feel real hurt
Come on over to the place where i live’

Jimi Hendrix (pour les jeunes) « Little wing »:
‘Well she’s walking through the clouds
With a circus mind that’s running wild’

La résilienceComme souvent en sciences humaines, quand une idée crée l’engouement et s’apparente soudain à une évidence ...
08/08/2026

La résilience

Comme souvent en sciences humaines, quand une idée crée l’engouement et s’apparente soudain à une évidence partagée par tous (malgré les fortes nuances, les débats qu’elle soulève et son appropriation sémantique dans et par tous les domaines), c’est qu’elle traduit une certaine évolution de la pensée collective. La résilience ne déroge pas à la règle. Le concept, relativement récent, fait couler beaucoup d’encre et autant de salive : le nombre d’ouvrages, d’articles ou d’émissions qui lui sont consacrés est pléthorique.

Aujourd’hui, lorsque l’on parle de « résilience », on pense à Boris Cyrulnik, qui est la figure de proue de ce concept en France et à la définition qu’il en donne : « Un processus biologique, psychoaffectif, social et culturel qui permet un nouveau développement après un traumatisme psychique ».

La résilience est la capacité d'une personne à surmonter les difficultés, à rebondir face aux épreuves et à se réadapter malgré les traumatismes ou les situations stressantes. Ce concept, issu de la psychologie, trouve ses racines dans l'étude de la résistance aux traumatismes. Popularisé par les travaux du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, il repose sur l'idée que chacun peut, avec les bons outils et un environnement favorable, retrouver un équilibre psychologique après une crise.

La résilience s'appuie sur plusieurs facteurs, dont la flexibilité mentale, le soutien social, et les ressources personnelles comme l'estime de soi et la capacité à trouver du sens aux expériences vécues.

Essentielle pour notre bien-être :

Le développement de la résilience est essentiel pour naviguer dans un monde où le stress et l'incertitude sont omniprésents. La résilience ne signifie pas éviter les émotions difficiles mais plutôt apprendre à les gérer. Cela permet de :
• Diminuer l'impact du stress : les personnes résilientes savent mieux gérer leurs réactions physiologiques face au stress.
• Favoriser une meilleure santé mentale : elles sont moins susceptibles de développer des troubles comme l'anxiété ou la dépression.
• Améliorer les relations interpersonnelles : la résilience favorise l'empathie et la capacité à maintenir des liens stables malgré les conflits ou les difficultés.

En somme, la résilience constitue un atout précieux pour faire face aux épreuves de la vie tout en préservant son bien-être.
Comme l’énonce parfaitement Boris Cyrulnik, l’être humain possède cette capacité à se remettre à vivre après des fracas sans que cela signifie pour autant qu’il parvienne systématiquement à enclencher ce processus.

Facteurs de résistance :

Les facteurs de résilience : éléments clés pour se reconstruire
Bien que certaines personnes semblent naturellement résilientes, il est possible de cultiver cette capacité en travaillant sur certains facteurs :
1. Soutien social : Les liens avec la famille, les amis, ou même des collègues jouent un rôle protecteur.
2. Compétences émotionnelles : savoir identifier, comprendre et exprimer ses émotions est essentiel.
3. Optimisme : Adopter une vision positive favorise la résilience en renforçant la croyance en sa capacité à surmonter les difficultés.
4. Estime de soi : Avoir une bonne image de soi-même aide à affronter les défis sans se dévaloriser.

Il arrive souvent que des personnes ayant vécu un traumatisme n’accèdent pas à un bien-être, à ce nouveau développement.
Il faut d’abord faire la différence entre capacité et performance.
Nous avons tous la capacité de devenir résilients, ce qui ne veut pas dire que nous ferons tous la performance de le devenir.
Comme tout être humain traumatisé, nous avons la capacité de nous remettre à vivre, cela ne veut pas dire que nous le fassions.

Les facteurs nécessaires pour que cette capacité se transforme en une performance, il y en a deux :
– L’acquisition d’un attachement sécure (donne un sentiment de sécurité)
– L’aptitude à la mentalisation (intellectualisation des conflits psychiques)

Deux personnes sur trois les ont ! Une sur trois a acquis un attachement insécure qui rendra, en cas de malheur, la résilience difficile.
Et deux sur trois ont acquis une aptitude à se défendre grâce à cet attachement sécure ; ce qui, en cas de malheur, rendra la résilience possible.

Contexte de l’agression :

Un autre élément important est de constater que lorsque nous avons été agressés par une personne qui nous est éloignée, la résilience est plus facile.
Quand l’agression est faite par un inconnu, nous sommes blessés, nous souffrons mais la résilience est moins difficile parce que l’agresseur est loin de nous.
Mais la plupart du temps, les agresseurs sont des proches, ce sont des amis, un père, quelqu’un de la famille… là, non seulement nous sommes agressés, mais aussi trahis.

Après un trauma, il y a deux mots importants… soutien et sens.
Si après l’agression, nous sommes soutenus par notre famille, nos amis, les aides sociales, la culture… nous avons un précieux facteur de résilience ; si ce n’est pas le cas, cela devient très difficile.
Autre élément important, il faut que nous comprenions ce qui nous est arrivé. Il faut reconstituer l’historique des faits, et chercher socialement et individuellement les répercussions psychiques.
Si nous sommes aidés dans ce sens c’est un facteur important, voire nécessaire, de résilience.

Mais nous constatons aussi qu’avec un seul facteur, le processus peut être déclenché, et avec beaucoup, il ne s’enclenche pas. Soit parce que la personne a été trop violemment agressée ou que cet événement s’est déroulé au cours d’une période sensible de sa vie, trop isolée depuis longtemps.

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Cette année, la paix, de l'été a quelque chose de troublé. Vague après vague, les canicules reviennent user les corps et les esprits. Nous ralentissons, mais les effets du réchauffement climatique, eux, s'accélèrent. Entre incendies et thermomètre qui s'affole, on retiendra de l'été 2026 que la crise climatique y est devenue une expérience sensible, à fleur de peau.

L'été a perdu de sa légèreté, de sa naïveté. Nos repères sont pour longtemps bouleversés.

Qui sait si nous retrouverons l'insouciance des étés passés ?
À écouter les scientifiques, c'est peu probable. Comment alors se réconforter, sans déni de réalité ?

De l'écologie à la défense de la démocratie, les défis sont immenses. Et si nous profitions de la fin de l'été pour réfléchir à nous inscrire dans de vitales fraternités ?

J’ai rédigé à souhait cette lettre pour tous les frustrés et les inconsolables. La planète s’est émue à la vue des 183 habitations volatilisées à Porge. C’est l’anéantissement chez les rescapés.
Certains ont pleuré en voyant cette grand-mère figée dans les cendres de sa petite demeure ou ce jeune fermier désespéré devant sa petite ferme qu’il venait d’acquérir. Il suffisait du passage d’un Canadair pour éviter ce drame irréparable.

Il semblerait qu’on ait privilégié l’attaque des grandes forêts, et pourtant on sait que, quoi que l’on fasse elles seront toutes ravagées par les flammes. Dans ce cas laissons ces forêts se consommer en totalité ; on n’aura pas à intervenir l’an prochain !
Tout n’a pas été négatif. Une immense solidarité s’est déployée. Félicitons les pompiers, les agriculteurs, et les jeunes gens.

Un petit florilège pour le retour au logis :

Des semaines se succédèrent sans que tombât une goutte d’eau. Bernard vivait dans la terreur de l’incendie (…) Cinq cents hectares avaient brûlé du côté des Landes (…) Un jour, toute la forêt crépiterait alentour (…)
F. Mauriac, Thérèse Desqueyroux

Il se retourna : d’autres halos d’incendie rougeoyaient de-ci, de-là, sur Biscarosse, sur Fontainebleau peut-être (…)
Martin du Gard, les Thibault

Bronzage et produits cosmétiquesLes deux tiers du rayonnement solaire traversent l'atmosphère et peuvent atteindre la su...
24/07/2026

Bronzage et produits cosmétiques

Les deux tiers du rayonnement solaire traversent l'atmosphère et peuvent atteindre la surface de la planète.
Bonne nouvelle, les rayons les plus agressifs, UVC, sont absorbés par la couche d'ozone. Les autres, UVA et UVB, franchissent cette barrière protectrice pour gagner la Terre où ils viennent toucher notre peau.

Les dangers :

Très peu filtrés par l'atmosphère, les UVA représentent 95 % des UV arrivant à la surface de la Terre. Leur longueur d'onde plus importante leur permet de pénétrer plus profondément et donc d'exercer une action maximale au niveau du derme (la couche profonde de la peau).

Les UVB sont mieux filtrés, mais leur intensité augmente au cours de la journée et ils sont surtout absorbés au niveau de l'épiderme (la couche superficielle de la peau).

Quelles sont les conséquences pour la peau des UVA et UVB ?
Les UVA sont essentiellement responsables du vieillissement de la peau et des allergies et les UVB, surtout des brûlures et du bronzage. En revanche, les deux types de rayons sont la cause chaque année d'environ 100 000 cancers de la peau, dont le fameux mélanome.

Le bronzage est un moyen de défense face aux UV.
Comme ils sont invisibles, de quoi faut-il se méfier ?
Les UVA sont présents du lever au coucher du soleil avec un pic entre 12 et 16 heures et les UVB sont surtout présents entre 12 et 16 heures : c'est la raison pour laquelle on répète de ne pas s'exposer le midi et en début d'après-midi.

Rappelez-vous que les UV sont là quelle que soit la météo, même quand la température est basse, quand il y a du vent et que le ciel est nuageux.
Les UVA passent à travers les vitres, pas les UVB : vous ne pouvez donc pas bronzer derrière une fenêtre, mais vous pouvez vieillir sans le savoir !
Pourquoi certaines personnes bronzent-elles facilement, alors que d'autres brûlent ?

Le responsable est le type de mélanine (un pigment produit par des cellules appelées mélanocytes) présent dans leur peau.
Il en existe deux sortes. L'eumélanine est un pigment brun-noir qui protège efficacement la peau contre les rayons UV. Les personnes qui en produisent davantage ont généralement les cheveux et les yeux foncés et bronzent plus facilement car leur peau réagit aux UV en produisant ce pigment qui agit comme des petits parasols.
D'autres personnes ont essentiellement de la phéomélanine, un pigment jaune-rouge très présent chez les personnes aux yeux et aux cheveux clairs et qui est beaucoup moins protecteur.

La crème solaire, opération haute protection :

Leur apparition a facilité nos vies de vacanciers et il est devenu difficile de s'en passer.

Plantée devant le rayon parapharmacie de son supermarché, Albertine, 24 ans, hésite devant les dizaines de références de protections solaires disposées devant elle. « Entre les sticks, les brumes, les huiles, les eaux, les crèmes ou encore les sprays, ça devient compliqué de faire un choix. »

En 1936, l'offre se limitait à un seul produit : l'huile Ambre solaire, qui fait son apparition dans un contexte social inédit. Le 20 juin de cette même année, le gouvernement du Front populaire accorde les premiers congés payés aux Français qui bénéficient désormais de deux semaines de repos par an.

Hasard du calendrier, quelques mois auparavant, Eugène Schueller, chimiste et fondateur de L'Oréal, met au point un soin filtrant les rayons nocifs du soleil. Après de nombreux tests, l'huile Ambre solaire, à l'odeur subtile de rose et de jasmin, est commercialisée à travers tout le pays avec un slogan accrocheur : « Brunir sans brûler. »

La plage et le soleil se sont imposés comme les symboles des vacances modernes. Ils sont à la fois accessibles à tous, gratuits et porteurs d'une certaine liberté. Le bronzage, autrefois associé au travail agricole, devient alors un marqueur de temps libre : il signale que l'on est parti, que l'on s'est exposé au soleil, que l'on a pris des vacances.

L'année 1962 marque un tournant dans l'univers des soins solaires avec la création de l'indice de protection (SPF). Une innovation qui permet au consommateur de choisir un produit adapté à sa carnation : SPF 20 pour les peaux mates, jusqu'à SPF 50 pour les plus claires.

Si le bronzage fut longtemps signe de bien-être, au fil des décennies, les mentalités évoluent, avec une prise de conscience des effets néfastes du soleil sur la peau et l'importance de se protéger.

Bien choisir ses cosmétiques :

Gare aux perturbations endocriniennes qui simulent l’action des cétogènes. Après la publication d’une récente étude mettant en avant la forte exposition à ces substances, les scientifiques conseillent de limiter sa routine beauté et d’être attentif à la composition des produits.

Car sans aide et sauf à avoir des notions avancées en pharmacologie ou en toxicologie, il est difficile de s’y retrouver face aux listes à rallonge d’ingrédients indéchiffrables tels que les butylparaben, benzophenone-1, éthylhexyl methoxycinnamate ou cyclopentasiloxane. Ces derniers sont pourtant soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens : des substances nocives pour le système hormonal à l’origine d’effets néfastes sur l’individu, mais aussi sur sa descendance.

Ces molécules sont suspectées de perturber le système hormonal, de poser des problèmes pour la fertilité et le développement de l’enfant, en particulier en cas d’exposition pendant la grossesse.
« Utiliser moins de produits cosmétiques et de soin peut réduire rapidement l'exposition à plusieurs substances chimiques incluant des perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés », recommande l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale).
Troubles de la thyroïde, obésité, diabète...

Pour Santé publique France (SPF), ces substances peuvent également altérer des fonctions du système immunitaire ou provoquer des troubles de la thyroïde. Elles sont aussi suspectées d’avoir un lien avec des troubles du neuro-développement comme l’autisme, une baisse de quotient intellectuel ou encore des pathologies métaboliques comme le diabète ou l’obésité.
Comment y voir clair dans l’obscur langage des compositions de produits ?
Cette liste n’est qu’une goutte d’eau,
Il reste à lister quelques ingrédients, résvératrol, bakuchiol ou encore des extraits végétaux notamment dans les produits anti-âge ou pour lutter contre l’acné.
L’incidence de certains cancers augmente de manière continue. » En France, une femme utilise en moyenne 16 produits par jour, et 18 quand elle est enceinte. Pour le bébé, c’est 6.

Les cosmétiques Flora d’Essarts (labo Phyt-Inov) :
Un nouveau concept innovant :

La sève de bouleau biologique, non filtrée, non pasteurisée, vivifiée et dynamisée par son passage à travers les racines et les canaux de l'arbre, remplace la présence classique de l'eau (de 50 % à 90 %), et procure ainsi aux produits Flora d'Essarts des propriétés inhabituelles et exceptionnelles.

Cette sève en complément des huiles végétales et des extraits de plantes, est la garantie d'un maximum d'actifs nobles uniquement d'origine végétale à la disposition des peaux les plus sensibles, les plus délicates et les plus exigeantes.
• Lait stimulant équilibrant 200 ml : 55.00 €
• Lotion visage 100 ml : 32.00 €
• Masque crème 50 ml : 53.00 €
• Sérum crème nutritif 50 ml (anti-rides) : 53.00 €
• Sérum crème tonifiant 50 ml (taches de vieillisses) : 53.00 €
• Bain de bouche sève de bouleau et propolis rouge 50 ml : 15.00 €
• Baume calendula 100 ml : 21.00 €
• Crème à la propolis rouge et sève de bouleau 50 ml : 43.00 €
• Dentifrice à la propolis et sève de bouleau 125 ml : 13.00 €
• Crème hyper hydratante 50 ml : 53.00 €
• Florasérum A 30 ml : 44.00 €
• Florasérum corps 100 ml : 55.00 €
• Gommage visage et corps, açaï et abricot 100 ml : 29.00 €
• Fluide de rasage et soin à la propolis rouge 100 ml : 38.00 €
• Shampooing Gel Do**he à la sève de bouleau 300 ml
Une belle gamme à des prix imbattables, au labo Phyt. Innov Tel.
Je vous souhaite de bonnes vacances 🌴

Adresse

9, Rue Du Général Beuret
Paris
75015

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