19/11/2024
Il y a des années, j'ai entendu Marshall Rosenberg poser la question suivante au public lors d'une conférence : « Qui ici croit encore devoir éduquer ses enfants ? »
J'admire Marshall Rosenberg et tout son travail sur la communication non-violente, et cette phrase m'a immédiatement parlée. Depuis, je ne me suis plus jamais dit « je dois éduquer mes enfants ». J'ai toujours dit : j'élève mes enfants.
Et comme cette phrase devient belle et inspirante quand j'y mets toute la signification du mot ! J'élève mes enfants… c'est-à-dire que je m'adresse à leur plus haut potentiel, à leur partie lumineuse, à tout ce qui est beau en eux et qui est déjà là ! Je n'ai rien à rajouter ou à « éduquer ». J'ai juste à ne pas leur mettre de bâtons dans les roues et à laisser leur lumière rayonner.
À mon avis, peu d'êtres humains sur Terre ont été élevés dans le vrai sens du terme. La plupart d'entre nous ont été rabaissés, humiliés, blessés, négligés, abusés, trahis, abandonnés, rejetés… et quand les blessures sont profondes, le chemin pour retrouver sa lumière peut être long. Je suis en plein dedans, à me libérer encore et encore des traumatismes et blessures du passé. Mais très tôt dans mon chemin de libération, j'ai eu un aperçu de ce qu'il y avait de beau et de pur en moi, ce qui a toujours été là et qui n'a jamais été abîmé par ce que j'ai vécu. (Et il s'agit bien évidemment d'une qualité universelle à chaque être humain sur cette Terre).
Malgré le fait de ne pas avoir été « élevée » moi-même (ou peut-être même grâce à cela), j'ai toujours voulu « élever » mes enfants. Pas au niveau de l'ego (du genre « tu es le/la meilleur·e »), mais en tant qu'êtres humains, leur donner la foi qu'ils sont suffisants là où ils en sont dans leur développement.
Voilà mes pensées d'aujourd'hui… L'idée m'est venue la semaine dernière quand j'ai réfléchi à un Live que je veux faire et que je n'ai toujours pas réalisé. Alors je l'annonce ici publiquement qu'un Live est à venir, comme ça je m'engage à le faire et à ne pas laisser la peur prendre le dessus :)
À bientôt,
Christine