21/07/2022
LA NOTION DU BIEN ET DU MAL, ET LE BUT DE NOTRE INCARNATION
La notion de guerre entre le bien et le mal, la notion même de la connaissance du bien et du mal, et surtout la notion du bon et du mauvais, appartiennent au domaine de la conscience morale que nous acquérons à travers le système psychologique des différentes complexions que nous nous procurons, ou qui nous est donné, lorsque nous venons en incarnation.
Ces notions ne concernent pas le domaine de l'Esprit immortel que nous sommes. Ces notions ne concernent ni son champ de conscience, ni les réalités de son Univers. Mais l'Esprit se retrouve embarqué dans ces notions, lorsqu'il s'immerge dans les Univers d'incarnation pour acquérir une complexion astrale ( ce qui fait de lui, ce que je vais appeler, de façon maladroite, une âme ), puis une complexion éthérique ( pour les races peuplant les dimensions éthériques ), ou une complexion éthériques physique ( pour les races qui vivent dans la dimensions physiques ). Sachez que les dimensions éthériques et la dimension physique font partie intégrante de l'univers éthérique.
Donc, lorsque nous sommes en incarnation, et que nous nous sommes identifié à notre complexion d'incarnation, nous baignons inévitablement dans ces notions du bien et du mal, du bon et du mauvais. Et nous expérimentons les états de conscience du gentil et du méchant, du bienveillant et du malveillant, du mature et de l'immature, du sage et du fou. Ce qui permet donc à la notion du bien et du mal de devenir un concept relatif à la perception de chaque Esprit en incarnation.
C'est ce qui explique pourquoi il existe des individus qui se complaisent tellement dans le mal, des individus qui éprouvent tellement de plaisir lorsqu'ils font du mal au autres, lorsqu'ils infligent des souffrances aux autres, lorsqu'ils causent des douleurs insoutenables aux autres. De tels individus sont dans un état de conscience qui leur permet de considérer que le mal est une bonne chose, et que le bien est une mauvaise chose. À ce niveau d'immaturité, nous ne sommes plus au stade de la naïveté, mais carrément au stade de la bêtise.
Au stade de la naïveté, nous ignorons encore la différence entre le bien et le mal, même si nous sommes conscient que cela existe. Nous ne possédons pas encore le niveau de compréhension nécessaire pour connaître ce que c'est que le bien, et ce que c'est que le mal, afin de les distinguer aisément. Au stade de la naïveté, nous n'avons pas encore la connaissance du bien et du mal. Lorsque nous excellont dans la naïveté, nous atteignons le stade de l'idiotie. À ce stade, nous acquérons la capacité de commettre la même erreur, sans jamais s'en rendre compte, et ainsi contribuer à la maintenance des difficultés de notre situation de vie. Quand nous sommes encore au stade de l'idiotie, il nous est possible de nous libérer d'une erreur quand nous nous en rendons compte. Mais une fois que nous commençons à éprouver du plaisir dans cette erreur, une fois que nous commençons à y prendre goût, nous basculons au stade de la bêtise.
Au stade de la bêtise, il nous est très difficile de nous ressaisir quand nous percevons notre erreur, ou encore quand quelqu'un nous montre nos erreurs. Car, au stade de la bêtise, on s'est déjà forgé et consolidé ses propres opinions, ses propres convictions, ses propres arguments, sa propre philosophie, ses propres idéaux, dans lesquels on est profondément ancrés et enracinés. Ce qui fait qu'il est très difficile de s'en libérer. Au stade de la bêtise, nous acquérons la capacité de réfuter toute idée raisonnable, tout raisonnement d'une logique évidente. Nous acquérons la capacité de nier l'évidence, et d'ignorer délibérément les conseils pertinents, car ceux-ci ne concordent pas avec les idéaux de nos croyances erronées. Alors ils ne nous conviennent donc pas. Notre conscience atteint alors un niveau très élevé d'immaturité. Lorsque nous excellons dans la bêtise, nous atteignons la sottise. La sottise nous permet de générer les arguments et les raisonnements qui justifient et accréditent nos bêtises. Ce qui nous permet de nous conforter dans la bêtise.
Au stade de la bêtise, nous sommes conscient de nos erreurs, nous avons connaissance du mal que nous faisons, et nous sommes même parfois conscient des retombés, mais nous le faisons quand-même. Nous commettons délibérément l'erreur en toute conscience, et en toute connaissance des faits. C'est pour cela que ce genre d'erreur ne s'appelle pas une faute, mais une bêtise. Et c'est pour cela aussi que la bêtise ne se pardonne pas, elle se sanctionne à travers des punitions ou des châtiments, afin de réveiller la conscience de l'individu du sommeil apparemment incurable que lui génèrent ses croyances erronées, ses rêveries irrationnels. Voilà pourquoi un célèbre magiste disait que le bâton est fait pour les bêtes. Et que la souffrance est la conséquence et en même temps le remède du mal. La douleur a donc le pouvoir de nous réveiller du sommeil incurable que notre bêtise génère dans notre champ de conscience. Voilà pourquoi la dureté de la rigueur est parfois préférable à la douceur de l'amour, dans certaines circonstances.
Tout excès nuit. Et les excès du plaisirs ne dérobent pas à cette règle. Les excès du plaisir ont le pouvoir d'affaiblir votre volonté, d'éteindre votre intelligence, et d'endormir votre conscience. Dans ce sommeil incurable de la conscience, là où plus aucun conseil ni aucun enseignement ne peut nous réveiller ne peut nous impacter, seul la douleur y arrive. Voilà en quoi la douleur peut s'avérer utile et même bénéfique dans le processus d'éveil d'une conscience immature perdue dans les illusions et les rêveries des bas-fonds de sa bêtise. Voilà pourquoi la conscience immature d'un individu bête a parfois besoin d'apprendre par la douleur, et dans la souffrance. Car, une compréhension acquise dans la douleur, génère une connaissance qui s'ancrera profondément dans sa conscience.
Une conscience mature appartient à un esprit évolué. C'est-à-dire, un esprit qui est, au moins, parvenu à se libérer de la servitude des passions, du dicta des pulsions instinctives, de l'influence des émotions, et des élans du mental. C'est-à-dire, un esprit qui est parvenu à développer suffisamment de force de volonté pour dominer ses désirs, et imposer sa souveraineté sur le mental et sur l'émotionnel des systèmes psychologiques dont il dispose en incarnation.
Un Esprit évolué en conscience n'a plus besoin d'apprendre par la douleur, ni dans la souffrance. Cela ne l'est d'aucune utilité. Il est même au dessus de la souffrance. Il peut lui arriver de ressentir de la douleur dans son corps d'incarnation, et même quelque fois dans son psychologique, mais sa maturité de conscience lui permet de disposer d'un moral suffisamment fort pour être au dessus de la souffrance que ces douleur pourrait engendrer. Sa force de volonté lui procure suffisamment de force morale pour dissiper, parfois instantanément, toute souffrance psychologique. C'est-à-dire, dire toute douleur émotionnelle, tout traumatisme lié à des mauvais souvenirs, toute sorte de frustration d'irritation causé par des propos injurieux, etc...
Sa force morale lui permet de se maintenir dans une neutralité émotionnelle et une sérénité profonde. Les propos injurieux ne l'offensent plus vraiment, mais il peut se permettre de réagir en conséquence dans le but d'instaurer le respect dans ses relations avec les individus immatures.
En incarnation, l'Esprit dispose de formidables outils pour pouvoir exercer sa volonté et son intelligence, afin de gagner de plus en plus en maturité de conscience. Quand l'Esprit parvient à avoir le contrôle de ses formidables outils, le contrôle de ces précieux instruments de travail, à savoir, les systèmes psychologiques de ses différentes complexions, il peut commencer véritablement à œuvrer pour son évolution spirituelle, pendant son incarnation. Il peut mettre à profit le temps de vie dont il dispose à chaque séjour incarnationnel pour œuvrer pour son évolution spirituel.
Mais quand l'apprentissage ne se passe pas bien, quand l'expérience tourne mal, et que l'Esprit ne parvient pas encore à avoir le contrôle de ses consciences psychologiques, il se fait embarquer par l'autonomie de conscience de ses complexions d'incarnation, et il finit dans les bas-fonds de la conscience morale, dans les bassesses de la malveillance, dans les sottises de son immaturité.
Le but fondamental de notre venu en incarnation, c'est d'œuvrer pour notre évolution spirituelle, c'est d'œuvrer pour le développement de notre force et de notre puissance spirituelle.
Avoir accès à de telles vérités peut grandement vous aider dans le choix de votre orientation de vie, pendant que vous êtes en incarnation. Je vous souhaite de prendre la bonne orientation afin de réussir votre incarnation.
Kammé Marius Tchéa, enseignant et chercheur en spiritualité. Pratiquant spirituel.