11/06/2023
Parfois nous pouvons avoir l’impression d’être faible, de ne pas être à la hauteur. Nous nous sentons frustrés ou déçus par nous-mêmes.
En prenant conscience de la puissance de notre inconscient, nous pouvons éviter de tomber dans l’autocritique, l’auto-dévaluation, Cette voix qui nous explique en permanence que nous sommes nuls, faibles, lâches, trop gros, trop bêtes, trop tristes, s’éteint.
Comment partir à la découverte de son inconscient.
Dans la légende des chevaliers de la Table ronde, le roi Arthur et ses compagnons partent à la recherche du Saint-Graal.
Le Saint-Graal représente le bien le plus précieux.
Pour le trouver, chacun d’eux doit quitter la Table ronde, dans une direction différente. Il s’enfoncera dans la forêt de Brocéliande, en se dirigeant vers la partie la plus sombre, et donc la plus inquiétante, pour lui.
Le chevalier devra affronter des dragons, des sorcières. C’est ainsi qu’il progressera dans sa quête du Saint-Graal.
Cette légende représente l’aventure que nous sommes tous appelés à vivre. Pour découvrir notre inconscient, l’accueillir et explorer les zones non-conscientes de nous-mêmes.
Notre inconscient est constitué de tous les interdits, les tabous, les choses de notre histoire que nous n’osons pas nous reconnaître à nous-mêmes, en particulier parce que pensons qu’elles peuvent être dangereuses pour nous, car elles pourraient aboutir à ce que nous soyons rejetés par notre entourage.
Notre inconscient s’est construit par l’histoire de notre famille, l’époque où nous vivons (avec ses interdits sociaux) et notre personnalité héritée de nos ancêtres.
Nous ne l’avons donc pas choisie volontairement. C’est important de le savoir pour ne pas éprouver un sentiment de honte exagéré en le découvrant.
Notre inconscient comprend aussi des parts qui ont conduits dans notre vie à refouler des forces vitales précieuses qui étaient en nous.
Par exemple, une famille qui aurait longtemps connu des difficultés matérielles, et qui serait inquiète des talents artistiques d’un enfant, considérés comme dangereux car risquant de le conduire à un métier peu rémunérateur. Sans souhaiter faire du mal à cet enfant, les parents l’auraient néanmoins empêché de développer ses talents.
Connaître son inconscient, c’est reconnaître des aspects sombres que nous ne voulions pas voir, et aussi des aspects lumineux de nous-mêmes que notre environnement nous avait interdit de voir.
Pour commencer cette quête, vous pouvez vous poser les questions suivantes :
Question n°1 : Quels sont les compliments qui vous touchent le plus ?
Posez-vous la question de savoir quels sont les compliments qui vous touchent le plus.
Quelles sont les qualités dont vous êtes le plus fier, celles que vous aimez le plus que les autres remarquent, et qu’elles soient publiquement reconnues ?
Certains diront : « J’aime qu’on me dise que je suis beau. ». D’autres diront : « J’aime qu’on me dise que je suis généreux ». D’autres apprécieront particulièrement qu’on leur dise qu’ils sont drôles, intéressants, travailleurs, rapides, débrouillards, ou encore, cultivés…
Prenez l’exact contraire des compliments qui vous touchent le plus, et vous aurez votre totalité, comme les deux faces de la même pièce.
L’exact contraire de ces compliments qui vous touchent, est votre pensée inconsciente.
En effet, s’il est si important et si plaisant pour vous que l’on vous dise que vous êtes drôle, par exemple, c’est probablement parce que, au fond, vous n’en êtes pas convaincu. Vous avez donc besoin qu’on vous le dise.
Autrement, pour vous, ce serait une évidence et le fait d’entendre prononcer une évidence ne vous ferait ni chaud ni froid.
De même, s’il est très important pour vous qu’on reconnaisse votre générosité, c’est que votre autre face est égoïste, et que vous sentez en vous cette tendance qui vous déplait profondément. Entendre dire le contraire vous fait du bien, car cela vous rassure.
Regardez vous quand vous vous dites à vous-même : « Je ne suis pas drôle » ; ou « je suis égoïste » ; et observez attentivement ce qui se passe en vous, écoutez vos sensations corporelles. Si vous n’êtes pas habitués à écouter votre corps, et si vous avez la possibilité de le faire devant un cheval, observez ses réactions…
Ou, « J’ai honte », « Je me sens coupable ». Observez vos sensations et essayez de les accueillir avec tendresse. C’est votre inconscient qui s’exprime.
Question n°2 : Que craignez-vous le plus que les autres pensent de vous ?
Une autre manière d’explorer votre inconscient est de vous poser la question : que craignez-vous le plus que les autres pensent de vous ?
Par exemple, « J’ai peur qu’on me trouve gros ». « J’ai très peur d’être pris pour quelqu’un d’impatient ». « J’ai peur qu’on me considère comme paresseux » ; « J’ai peur d’être considéré comme incompétent. »
Il vous semble tellement naturel de les éprouver que vous est très surpris de réaliser que, pour d’autres, être pris pour impatient, paresseux ou incompétent ne pose aucun problème ! Ils s’en moquent éperdument, cela les fait rire !!
Prendre conscience de cela est souvent un choc salutaire et libérateur. Cela permet de se poser la question du « pourquoi ». Pourquoi suis-je si inquiet qu’on me prenne pour un incompétent ?
La raison, en général, est provient de la manière dont nous avons vécus certains événements, des situations perçues comme des échecs, des drames, vécus dans l’enfance, des traumatismes des parents qui ont transmis leurs angoisses à leurs enfants.
Question n°3 : Quelles sont les situations qui me font réagir brutalement ?
Notre inconscient peut se révéler aussi lorsque nous « sur-réagissons » à des événements. Quand la vivacité de nos réactions nous surprend nous-mêmes.
Ces réactions épidermiques sont le signe qu’on est venu piétiner une zone de nous-mêmes que nous n’acceptons pas.
Observer ces réactions, les noter, puis y réfléchir, en parler avec un interlocuteur de confiance, permet de découvrir de larges territoires de notre inconscient, dont l’existence nous serait restée inconnue autrement.
Question n°4 : Quels sont les compliments que j’ai du mal à accepter ?
Ce point est particulièrement subtil, et donc très important à explorer. Il permet d’accéder aux parties les mieux enfouies de notre inconscient.
Il s’agit de répertorier les compliments que nous avons du mal à accepter, en particulier ceux qui nous paraissent sans aucun fondement.
Ainsi, régulièrement, les gens vous complimentent sur vos talents, mais vous rejetez chaque fois ces compliments en supposant que les gens vous disent cela « pour vous faire plaisir », « par politesse », « pour être aimables », ou alors carrément qu’ils se trompent parce que le mérite en reviendrait à quelqu’un d’autre.
L’expérience montre que ce n’est, en général, pas le cas. La plupart du temps, les compliments que l’on vous fait ont une base de sincérité et de vérité.
Ne pas accepter les compliments, c’est en réalité chercher à camoufler une partie de son inconscient, à savoir un ardent désir non avoué d’être admiré pour cette chose, mais que vous ne vous permettez pas de ressentir, car on vous a empêché de le faire.
Et après ?
Oser explorer les parties sombres de votre être vous permet de vous réconcilier avec vous-même. Plus vous accueillez cette partie enfouie de vous-même, et plus vous apprenez à vivre avec votre totalité.
Chaque partie de vous, comme une pièce comprend deux faces : la face que nous mettons en avant et celle que préférons cacher.
Après le premier mouvement désagréable, il n’est pas rare de ressentir un sentiment de soulagement, de lâcher prise, qui nous permet d’être plus bienveillants avec nous-mêmes, et avec les autres, car nous avons conscience maintenant qu’ils ont, eux aussi, leur part inconsciente.
Se sentir en mouvement vers la totalité de notre être, nous permet d’accueillir « CE QUI EST » ici et maintenant ou, le non-accueil de « CE QUI EST »…