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Ecole Internationale de Psychanalyse Appliquée
Formations certifiantes et qualifiantes en psychanalyse et thérapie analytique, hypnose ericksonienne et Mouvements Oculaires Thérapeutiques (MOT) S’adressant à tout public désirant se former aux grands concepts de la psychanalyse dans un but de reconversion professionnelle en 3 à 5 ans ou simplement pour son propre développement personnel en une année. Le cycle complet comprend la théorie, l’analyse personnelle, l’étude de cas pratiques et l’accès à des modules spécifiques tels que l’hypnose ou la thérapie par mouvements oculaires.

Cette formule de Lacan ne signifie pas simplement que nous désirons ce que les autres désirent. Elle renvoie à une conce...
23/09/2026

Cette formule de Lacan ne signifie pas simplement que nous désirons ce que les autres désirent. Elle renvoie à une conception beaucoup plus profonde de la manière dont le désir se constitue.

Chez Lacan, l’Autre, avec un grand A, désigne le lieu du langage et de l’ordre symbolique dans lequel le sujet vient prendre place. Avant même de pouvoir parler, nous sommes déjà pris dans des mots, des attentes, des interdits, des récits familiaux et des représentations qui nous précèdent.

C’est à travers cet Autre que nous apprenons notamment à nous situer : Que suis-je pour l’autre ? Qu’attend-on de moi ? Qu’est-ce qui est désirable ? Qu’est-ce qui mérite d’être aimé ou reconnu ?

Notre désir ne se construit donc jamais complètement en dehors de ce champ symbolique. Il est traversé par les signifiants de notre histoire.

Ça permet de comprendre pourquoi certaines de nos aspirations peuvent nous sembler profondément personnelles tout en étant difficiles à séparer de ce qui nous a été transmis. Une profession, une réussite, une relation, une apparence ou même une certaine manière d’être peuvent être investies bien au-delà de l’objet lui-même.

La psychanalyse invite alors à interroger ce qui se trouve derrière le désir manifeste : qu’est-ce que je désire réellement, et qu’est-ce que ce désir vient chercher dans le regard ou le désir de l’Autre ?

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Il ne s’agit pas de découvrir que nos désirs seraient « faux » parce qu’ils seraient influencés par les autres. Il s’agit plutôt de comprendre comment ils se sont constitués, pour pouvoir éventuellement prendre une position plus singulière à leur égard.

Car devenir sujet, ce n’est pas se débarrasser de l’Autre : c’est pouvoir trouver sa propre place dans ce qui, au départ, nous a constitué.

« La folie n’existe que dans une société qui la reconnaît comme telle » est une formulation résumant la pensée de Foucau...
18/09/2026

« La folie n’existe que dans une société qui la reconnaît comme telle » est une formulation résumant la pensée de Foucault.

Cette phrase peut sembler provocatrice. Elle ne signifie pourtant pas que la souffrance psychique serait « inventée » par la société, ni que la folie n’existerait pas en dehors des normes sociales.

Dans « Histoire de la folie à l’âge classique », Foucault s’intéresse notamment à la manière dont une société définit ce qui relève de la raison, de la déraison, de la normalité ou de la pathologie. Ce qui est considéré comme « fou » n’est donc jamais indépendant du contexte historique, culturel et social dans lequel cette catégorie prend sens.

Ça invite à distinguer deux choses : l’expérience vécue par le sujet et la manière dont cette expérience est nommée, interprétée et prise en charge par la société.

La psychanalyse s’intéresse précisément à cette dimension subjective. Un symptôme ne se réduit pas à une catégorie diagnostique : il possède une histoire, une signification et une fonction singulières pour celui qui le porte.

Ce qui est considéré comme un comportement « anormal » peut aussi prendre un tout autre sens lorsqu’on cherche à comprendre ce qu’il vient exprimer dans l’histoire du sujet.

Pour autant, entendre le sens d’un symptôme ne signifie pas nier la souffrance qu’il entraîne. Il s’agit plutôt de ne pas réduire une personne à une catégorie et de laisser une place à ce que son expérience singulière peut venir dire.

C’est aussi ce qui permet de questionner nos propres représentations de la normalité : qu’est-ce qu’une société considère comme acceptable, inquiétant, pathologique ou « fou » — et qu’est-ce que ces catégories disent aussi de la société elle-même ?

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« Changer, c’est à la fois naître et mourir. » —Attribuée à JungLe changement est souvent présenté comme quelque chose d...
14/09/2026

« Changer, c’est à la fois naître et mourir. » —Attribuée à Jung

Le changement est souvent présenté comme quelque chose de positif : évoluer, grandir, devenir une « meilleure version » de soi. Mais changer implique aussi quelque chose de moins confortable : accepter de ne plus être tout à fait celui ou celle que l’on était.

Certaines transformations psychiques nécessitent en effet de renoncer à des façons de penser, de se protéger ou d’être en relation qui ont pourtant eu une fonction à un moment de notre histoire. Même lorsqu’elles nous font souffrir, elles peuvent être profondément familières et parfois difficiles à abandonner.

Dans la pensée de Jung, le processus d’individuation implique justement de devenir davantage soi-même en intégrant progressivement des aspects de soi qui étaient jusque-là méconnus, rejetés ou laissés dans l’ombre. Cela suppose de se confronter à une part de soi qui ne correspond pas toujours à l’image que l’on avait de soi-même.

La psychanalyse permet également de penser ce paradoxe : pour qu’une transformation soit possible, quelque chose de l’ancien fonctionnement doit pouvoir être abandonné, mais aussi compris dans ce qu’il cherchait à protéger ou à maintenir.

C’est pourquoi changer n’est pas simplement « décider de faire autrement ». Il peut y avoir un véritable travail de deuil à accomplir : celui d’une identité, d’une croyance, d’une relation ou d’une manière d’être qui nous était devenue familière.

Naître à quelque chose de nouveau suppose parfois d’accepter de perdre une partie de ce que l’on connaissait de soi.

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Changer de décor ne suffit pas toujours à changer ce que l’on vit. On peut quitter une relation, changer de travail, dém...
09/09/2026

Changer de décor ne suffit pas toujours à changer ce que l’on vit. On peut quitter une relation, changer de travail, déménager, rencontrer de nouvelles personnes… et pourtant retrouver les mêmes inquiétudes, les mêmes conflits ou les mêmes façons de se positionner.

Ce que nous percevons du monde est aussi influencé par notre histoire. Nos expériences passées, nos identifications, nos attentes et nos conflits inconscients participent à la manière dont nous interprétons ce qui nous arrive.

C’est notamment ce qui peut expliquer certaines répétitions : nous ne rencontrons jamais une situation totalement « nouvelle » avec un regard vierge. Nous pouvons être amenés à y retrouver, parfois à notre insu, quelque chose de connu.

Le travail analytique ne consiste donc pas simplement à comprendre que « le problème vient de nous ». Il permet plutôt d’explorer ce qui organise notre manière de voir, de désirer, d’aimer, de nous protéger ou de donner du sens aux événements.

Et c’est là qu’un déplacement peut devenir possible. Non pas nécessairement parce que le monde extérieur a changé, mais parce que notre rapport à ce monde s’est transformé.

Avoir « de nouveaux yeux », ce serait alors pouvoir percevoir autrement ce qui était déjà là — et peut-être découvrir que certaines possibilités existaient là où nous ne pouvions pas encore les voir.

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Cette phrase, souvent réduite à l’idée que « les autres sont insupportables », est en réalité beaucoup plus complexe. Da...
02/09/2026

Cette phrase, souvent réduite à l’idée que « les autres sont insupportables », est en réalité beaucoup plus complexe. Dans "Huis clos", Sartre interroge surtout le pouvoir du regard d’autrui sur la manière dont nous nous percevons nous-mêmes.

L’autre peut devenir celui qui nous renvoie une image de nous à laquelle nous ne pouvons plus échapper. Nous pouvons alors nous retrouver enfermés dans ce que nous imaginons être son regard : jugé.e, désiré.e, rejeté.e, admiré.e, insuffisant.e…

La psychanalyse permet d’aller encore plus loin : le regard de l’autre ne commence pas à l’âge adulte. Notre manière de nous vivre et de nous représenter s’est construite dans des liens précoces, à travers les regards, les paroles, les attentes et les identifications qui nous ont entourés.

C’est aussi pour ça que certaines situations relationnelles peuvent réveiller une souffrance disproportionnée en apparence. Ce qui se joue dans le présent peut faire résonner quelque chose de beaucoup plus ancien : la peur de décevoir, de ne pas être à la hauteur, d’être abandonné.e ou de ne pas être reconnu.e.

Mais si le regard de l’autre participe à notre construction, il ne nous détermine pas entièrement. Le travail analytique permet notamment d’interroger ces images intériorisées et la place que nous continuons parfois à leur donner.

L’enjeu n’est donc pas de se débarrasser des autres, mais de pouvoir progressivement se différencier de ce que l’on imagine qu’ils attendent ou pensent de nous.

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Pour Bion, une pensée ne devient pas nécessairement immédiatement une pensée pensable. Certaines expériences sont vécues...
31/08/2026

Pour Bion, une pensée ne devient pas nécessairement immédiatement une pensée pensable. Certaines expériences sont vécues de manière trop brute, trop intense ou trop peu élaborée pour pouvoir être représentées psychiquement.

C’est ce que Bion cherche notamment à penser avec sa distinction entre les éléments bêta, qui restent à l’état d’expériences non transformées, et la fonction alpha, qui permet de les transformer en éléments pouvant être rêvés, pensés et mémorisés.

« Les pensées attendent un penseur » peut alors se comprendre comme l’idée que penser n’est pas seulement avoir des pensées : c’est pouvoir recevoir, transformer et donner une forme psychique à ce qui nous traverse.

Lorsqu’une expérience ne peut pas être pensée, elle peut pourtant continuer d’agir : dans le corps, l’angoisse, les passages à l’acte, les rêves, les répétitions ou certaines réactions qui semblent nous échapper.

Le travail analytique peut justement offrir un espace où ce qui était jusque-là difficilement pensable peut progressivement trouver des mots, des représentations et du sens. Il ne s’agit pas de tout rationaliser, mais de rendre l’expérience davantage pensable et donc davantage transformable.

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Cette phrase met en lumière une idée essentielle : l’identité humaine n’est pas une donnée stable ou purement matérielle...
28/07/2026

Cette phrase met en lumière une idée essentielle : l’identité humaine n’est pas une donnée stable ou purement matérielle. Elle est faite de représentations, de récits, d’imaginaire.

Le sujet est traversé par des images, des souvenirs, des scénarios internes qui participent à sa construction psychique.

Ça rejoint une perspective psychanalytique où la réalité psychique est aussi importante que la réalité externe.

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Sur les réseaux sociaux, nous construisons tous une image de nous-mêmes.Mais entre adaptation et perte de soi, la fronti...
27/07/2026

Sur les réseaux sociaux, nous construisons tous une image de nous-mêmes.
Mais entre adaptation et perte de soi, la frontière peut parfois devenir plus subtile.

Avec le concept de "vrai self" et de "faux self", Winnicott nous invite à réfléchir à la place que nous laissons à notre spontanéité, à notre créativité et à notre vie intérieure.

Il ne s’agit pas de chercher une authenticité parfaite, mais de rester en lien avec ce qui nous constitue.

👉 Découvrez nos contenus pour explorer les grands concepts de la psychanalyse contemporaine.

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Cette phrase renverse une logique habituelle : celle qui consiste à penser que le sens dépend du résultat ou de l’issue....
24/07/2026

Cette phrase renverse une logique habituelle : celle qui consiste à penser que le sens dépend du résultat ou de l’issue. Camus propose une autre lecture, où le sujet peut trouver une forme d’accord avec sa condition, même lorsqu’elle est répétitive ou sans issue finale.

En psychanalyse, cela peut évoquer la question de la répétition : ce qui se rejoue dans la vie psychique n’est pas toujours à supprimer, mais à comprendre dans sa fonction.

Parfois, ce n’est pas la situation qui change d’abord, mais la manière dont le sujet s’y rapporte.

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Recevoir n’est pas toujours aussi simple qu’il y paraît.Un compliment peut mettre mal à l’aise, une aide peut donner l’i...
22/07/2026

Recevoir n’est pas toujours aussi simple qu’il y paraît.

Un compliment peut mettre mal à l’aise, une aide peut donner l’impression d’être redevable, un cadeau peut réveiller une difficulté à accueillir l’attention de l’autre.

Derrière ces réactions se trouvent parfois des histoires relationnelles, des croyances et des protections construites au fil du temps.

La capacité à recevoir parle aussi de notre manière d’habiter le lien.

👉 Et vous, avez-vous plus de facilité à donner ou à recevoir ?

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