11/10/2026
Le dimanche soir, tu ne penses plus à ta carrière.
Tu penses à comment survivre au lundi.
Tu es encore chez toi, mais dans ta tête, tu es déjà à l’étude.
Tu penses aux mails que tu vas découvrir.
Au client qu’il faudra rappeler.
À cet acte qui doit être prêt.
Au dossier que tu as laissé vendredi, faute de temps, et qui t’attend toujours.
Tu essaies de profiter de ta soirée.
Mais tu regardes l’heure et tu comptes ce qu’il te reste avant de devoir y retourner.
Parfois, tu ouvres même ta boîte mail.
« Juste pour savoir. »
Avec l’espoir que prendre un peu d’avance te permettra d’arriver moins angoissée.
Le lundi n’a pas encore commencé qu’il occupe déjà ton dimanche.
Et quand quelqu’un te demande si tu as passé un bon week-end, tu réponds oui.
Parce que tu as vu tes proches.
Parce que tu as fait des choses agréables.
Parce que, techniquement, tu n’as pas travaillé.
Mais une partie de toi est restée préoccupée.
Même pendant le repas.
Même pendant la promenade.
Même dans ces moments où tu aurais voulu être pleinement présente.
Tu avais choisi ce métier avec de l’envie, des projets, de l’ambition.
Aujourd’hui, certains dimanches, tu espères simplement que la semaine se passera sans incident. Que personne ne te reprochera un oubli. Que tu arriveras à suivre.
C’est difficile de voir un métier qu’on voulait tant exercer prendre autant de place dans les moments où l’on devrait pouvoir souffler.
Si tu te reconnais, cette appréhension mérite d’être prise au sérieux. Tu peux regarder ce qui l’alimente : la charge de travail, le manque de repères, les attentes floues, la peur des remarques…
Tu n’as pas à attendre d’être à bout pour en parler ou demander que quelque chose change.
Tes jours de repos méritent de redevenir des jours que tu vis, pleinement.
Te sens-tu concerné ?