05/09/2026
Extrait
Le travail postural de yoga, est caractérisé par un niveau d'intégration nerveuse supérieure à l'ordinaire :
la motricité posturale réflexe est consciemment intégrée dans la conscience à travers l'observation des messages proprioceptifs et viscéroceptifs pendant l'adaptation posturale...
Généralement ces messages sensoriels rejoignent les centres spinaux et cérébraux tout en restant en dessous du niveau de la perception consciente....
Mais, à la lumière de l'observation yoguique, appelé le drasthâ ( celui qui voit), beaucoup de ces messages deviennent conscients et peuvent guider le pratiquant dans la modulation de l'intensité et de la durée de l'âsana...
A ce moment là, on dit à Lonavla que le système nerveux autonome( SNA) est intégré avec le système nerveux central(SNC) de façon optimale...
Au niveau plus strictement neuro-musculaire, on travaille avec des contractions toniques(vouées à la posture), plus que phasiques (vouées au mouvement), donc lentes, modérées et freinées :
les mouvements nécessaires pour prendre ou quitter l'âsana sont coulés, sans à -coups...
Les sauts, les lancés, les efforts violents sont proscrits dans cette approche et rangés dans la catégorie des exercices.
Inversement, les étirements lents sont au premier plan, permettant la réducation des tensions musculaires tout en contrôlant les réponses inopinées de contraction du réflexe myotatique.
Globalement, une telle approche permet une optimisation du tonus musculaire, très lié au tonus émotionnel...
Les âsana d'une séance sont donc sélectionnés et ordonnés en considération aussi de cette finalité.
Le modèle d'intégration SNC-SNA est également utilisé pour illustrer la physiologie du prânâyâma :
très progressivement le pratiquant entame un dialogue avec la fonction respiratoire pour qu'elle accepte une modification dans la ventilation qui réduise la valeur relative immédiate d'oxygène mais qui, grâce à une légère et non dangereuse augmentation temporaire du CO2, favorise le calme mental, et permettrait, un fine, une meilleure perfusion dans les tissus du corps, de l'oxygène présent dans le sang des artérioles, notamment cérébrales.
La règle fondamentale est de vivre ce processus avec progression et une prudence très rigoureuses
Il n'y a pas de place dans cet enseignement pour des prouesses respiratoires, présentes dans d'autres approches, destinées à produire des changements abrupts, voire des déconnexions soudaines de la conscience....