PERF - Pour un Enseignement Raisonné du Français

PERF - Pour un Enseignement Raisonné du Français Augmenter l’efficacité des enseignements de la langue française.

𝐋𝐄𝐒 𝐉𝐎𝐔𝐑𝐒 𝐅𝐄́𝐑𝐈𝐄𝐒 𝐎𝐔 𝐂𝐇𝐎̂𝐌𝐄́𝐒 𝐄𝐍 𝐅𝐑𝐀𝐍𝐂𝐄𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐟𝐞́𝐫𝐢𝐞́ 𝐞𝐭 𝐮𝐧 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐡𝐨̂𝐦𝐞́ ?Tous les jour...
03/07/2025

𝐋𝐄𝐒 𝐉𝐎𝐔𝐑𝐒 𝐅𝐄́𝐑𝐈𝐄𝐒 𝐎𝐔 𝐂𝐇𝐎̂𝐌𝐄́𝐒 𝐄𝐍 𝐅𝐑𝐀𝐍𝐂𝐄

𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐟𝐞́𝐫𝐢𝐞́ 𝐞𝐭 𝐮𝐧 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐡𝐨̂𝐦𝐞́ ?
Tous les jours fériés ne sont pas chômés. Si un employeur décide que des jours fériés seront chômés, cela ne doit entrainer aucune perte de rémunération dès lors que le salarié totalise au moins trois mois d’ancienneté. Seul le 1er mai est officiellement chômé. En droit français, les règles concernant le travail et la rémunération des jours fériés sont complexes… En France, seul le 1er mai est chômé et nul n’est censé travailler, alors que les salariés peuvent travailler les jours fériés si cela leur est demandé (accord salarial des entreprises).

𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥’𝐞́𝐭𝐲𝐦𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐞𝐬 « 𝐟𝐞́𝐫𝐢𝐞́ » 𝐞𝐭 « 𝐜𝐡𝐨̂𝐦𝐞́ » ?

Pour le terme « férié », l’origine est latine. Ce mot vient de feriae, arum, qui désigne les jours consacrés au repos, les jours de fêtes et de relâche.

En ce qui concerne le mot « chômé », il vient de l’occitan caumar (au XIIè siècle) qui signifie « se reposer durant la chaleur » dérivé de cauma (« chaleur »), du bas latin caumare (« se reposer durant la chaleur »), apparenté à « calme ». C’est la même origine que le terme « chaume » qui désigne la paille dont on lambrissait les toits à peu de frais.

En France, les jours fériés légaux prévus par le Code du travail (article L. 3133-1 du Code du travail) sont :
• le 1er janvier
• le lundi de Pâques
• le 1er mai
• le 8 mai
• le jeudi de l’Ascension
• le lundi de Pentecôte
• le 14 juillet
• l’Assomption, le 15 août
• la Toussaint
• le 11 novembre
• le jour de Noël.

Pour désigner un jour qui n’est pas travaillé au niveau national, et qui ne fait pas partie des jours de repos habituels des travailleurs, on parle de « jours fériés ». Ces jours, dont le nombre varie en fonction des pays et des époques, sont fixés par les autorités, qui déterminent quelles fêtes seront fériées, c’est-à-dire non travaillées 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐣𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧.

Le 8 mai s’est trouvé momentanément exclu de cette liste pendant 28 ans de 1946 à 1953, puis, de 1960 à 1981…
Si l’on regarde la liste qui a été mentionnée, on se rend compte que six jours fériés sont d’obédience religieuse. Il est de fait que « la France est la fille aînée de l’Église »*, mais si toutes les religions représentées sur le territoire recevaient le même traitement ces jours seraient beaucoup plus nombreux !

Il est à noter que certaines régions peuvent ajouter certains jours fériés spécifiques, comme par exemple, en Alsace-Moselle où le vendredi saint (comme dans d’autres pays) et la Saint Étienne (26 décembre) sont également fériés.

Ces jours, dont le nombre varie en fonction des pays et des époques, sont fixés par les autorités, qui déterminent quelles fêtes seront fériées (mais pas obligatoirement chômées !). Par comparaison, citons Chypre qui en a le plus à savoir 15 et l’Allemagne, le Danemark et les Pays Bas qui n’en que comptent 9. Il est à noter que si les jours fériés officiels se trouvent au cours d’une fin de semaine, comme en Belgique (10) ou au Luxembourg (11), ils sont récupérés à une autre date, en accord avec l’employeur.

Les jours de vacances varient également d’un pays à l’autre… Pour un certain nombre de Français, c’est maintenant, alors bon repos à toutes et à tous !

* L’expression « France, fille aînée de l’Église » est attestée pour la première fois lors du discours prononcé le 14 février 1841 par le père dominicain Henri-Dominique Lacordaire dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.

𝐔𝐍 𝐏𝐄𝐓𝐈𝐓 𝐁𝐈𝐋𝐋𝐄𝐓 𝐃’𝐇𝐔𝐌𝐄𝐔𝐑…Au commencement de nos publications sur les sujets traitant de la langue française, de ses orig...
26/06/2025

𝐔𝐍 𝐏𝐄𝐓𝐈𝐓 𝐁𝐈𝐋𝐋𝐄𝐓 𝐃’𝐇𝐔𝐌𝐄𝐔𝐑…

Au commencement de nos publications sur les sujets traitant de la langue française, de ses origines, ses expressions imagées, son utilisation dans d’autres pays que la France, son apprentissage (voire son enseignement), le principe était de ne pas chercher la polémique, d’essayer d’être positif·ve, d’aider à comprendre certains fonctionnement de cet idiome qui nous rassemble, d’aider à son apprentissage par une vision panoramique incluant – par exemple – les dernières recherches en neurosciences pour expliquer certaines erreurs des apprenant·es que ceux/celles-ci soient francophones ou non.

Seulement, en ce jour d’épreuves de philosophie du baccalauréat, certain·es élèves de terminale ont été interrogé·es sur leur appréhension de l’examen et nous ont appris que « depuis le début de l’année de terminale, tous les écrits qu’ils ou elles avaient rendus aux enseignant·es de leur lycée n’étaient en fait que le résultat de la consultation de ChatGPT »…Aucune recherche, aucune rédaction ne provenait de leur propre imagination ou réflexion et le jour de l’examen final, la dissertation ou l’explication de texte (au choix) seront les premiers devoirs à être rédigés par eux/elles.

Les pourcentages de réussite à ce baccalauréat 2025 vont-ils drastiquement chuter ? Que nenni ! Les résultats à ce sésame ne représentent-ils pas la réussite de notre enseignement, de notre système scolaire, de la vivacité de notre École ? Les enseignant·es qui ont pris part à la correction des copies des années antérieures avaient déjà reçu la consigne de ne pas tenir compte des erreurs d’orthographe, auront-ils/elles, cette année, d’autres consignes leur intimant de ne pas tenir compte du raisonnement, de la partie personnelle de la copie, de la méconnaissance des auteurs (certains l’an dernier avait confondu un philosophe avec un personnage des Pokémons)...

Lors des concours pour l’entrée dans ce qu’il est convenu d’appeler « les grandes écoles », l’épreuve rédigée telle que la synthèse de textes (les QCM sont plus faciles, plus rapides et moins onéreux à « corriger ») tient compte de l’orthographe, du raisonnement, de la capacité à lire et comprendre les diverses thèses présentes dans le lot de textes ou documents. Les élèves qui toute l’année ont fait appel à ChatGPT vont être comme la fourmi de La Fontaine et vont se « trouver fort dépourvus quand l’épreuve sera venue »… À moins que – comme dans certains concours actuels – l’épreuve de français ne soit purement et simplement supprimée… (Voir la publication du 02 octobre 2024).

𝐔𝐧𝐞 𝐛𝐚𝐥𝐚𝐝𝐞 𝐨𝐮 𝐮𝐧𝐞 𝐛𝐚𝐥𝐥𝐚𝐝𝐞 ?Les « géminées » posent souvent problème aux personnes qui désirent écrire le français, qu’el...
19/06/2025

𝐔𝐧𝐞 𝐛𝐚𝐥𝐚𝐝𝐞 𝐨𝐮 𝐮𝐧𝐞 𝐛𝐚𝐥𝐥𝐚𝐝𝐞 ?

Les « géminées » posent souvent problème aux personnes qui désirent écrire le français, qu’elles soient francophones ou pas. La dernière proposition de linguistes qui avait pour objectif de rationaliser la distribution de ces lettres, (doublées ou non), a malheureusement été relativement assez peu suivie tant les « sachants » renâclent à changer leurs habitudes sans doute chèrement voire douloureusement acquises… Cette rationalisation à propos des géminées – qui n’avait pas pour but de « simplifier » l’orthographe – proposait, par exemple :

• De graphier de façon semblable des termes issus de la même racine tels que : bonhomme et bonhomie : bonhommie, chariot et charrette : charriot…

• ou encore de supprimer des géminées qui n’avaient pas de raison d’être : grelotter vs greloter, corolle vs corole (comme dans école, pactole, parole, rigole, symbole…) ou encore : interpeller vs interpeler, etc.

Ces propositions – et pour cause – n’ont pas impacté les deux termes que souvent l’on confond, à savoir : une ballade et une balade… Quand utiliser les géminées et quand laisser un seul ‘l’ ?

Tout est, dans ce cas, une question d’évolution orthographique et non d’étymologie :

En effet, « une balade » qui a donné naissance au verbe « balader », a d’abord signifié « chanter des ballades » racontées par « les baladins », les poètes, les troubadours, (ou les trouvères et les trouveresses s’ils/elles étaient de langue d’oïl), et les vagabonds. Ceux-ci se déplaçaient de ville en ville à la recherche de publics nouveaux, alors ce verbe a pris le sens de « voyager, errer, flâner » et s’emploie souvent à la forme d’un verbe pronominal : se balader. Étymologiquement, une ballade est emprunté de l’ancien provençal ballada, un dérivé de ballar, (danser), qui est à l’origine des noms bal et ballet mais aussi de l’ancienne forme baller, « danser, bouger », qu’on ne rencontre plus aujourd’hui que dans l’expression « les bras ballants ». Mais alors, comment différencier cette « balade » signifiant une promenade de la « ballade » initialement synonyme de « chanson » que l’amoureux transi chantait sous le balcon de sa belle ? En doublant la consonne centrale le terme devient dès lors « une ballade » !

Un moyen mnémotechnique pour s’en souvenir ? Pour séduire Roxane, Christian dut faire appel à Savinien de Cyrano de Bergerac pour lui déclarer sa flamme à l’aide d’une ballade déclamée du bas de son balcon. Ils s’y sont donc mis à deux pour séduire la belle !

Bonne bal (l) ade !

On trouvera l’entièreté des propositions dans un opuscule intitulé : « L’orthographe rectifiée à l’école » : Quels impacts sur les apprentissages ? B. & Ph. POTHIER. Editions Retz

𝐀𝐃𝐈𝐄𝐔 𝐀𝐔 𝐏𝐎𝐈𝐍𝐓-𝐕𝐈𝐑𝐆𝐔𝐋𝐄 ?Il y a quelques jours, paraissait un court article déclarant, d’après une enquête, que les étudi...
12/06/2025

𝐀𝐃𝐈𝐄𝐔 𝐀𝐔 𝐏𝐎𝐈𝐍𝐓-𝐕𝐈𝐑𝐆𝐔𝐋𝐄 ?

Il y a quelques jours, paraissait un court article déclarant, d’après une enquête, que les étudiant·es n’utilisaient pas ou plus certains signes de ponctuation et en particulier : le point-virgule. Dès lors, la question se pose, si certains peuvent s’en passer pour exprimer leurs idées, expliquer leur point de vue, à quoi sert (servait)-il vraiment ? Chacun·e de nous a appris à quoi servent les autres ponctuations comme : le point, la virgule, les deux points, les points de suspension, le point d’interrogation ou encore le point d’exclamation, mais qu’en est-il du point-virgule ? Un petit tour vers le Bécherelle et la réponse apparait : « Il sert à séparer deux propositions indépendantes qui sont reliées par le sens », comme dans : « son mari ne voulait plus attendre ; mais, elle, voulait absolument rester. » De fait, le point-virgule indique une pause plus longue que la virgule, mais moins définitif que le point, d’où son nom ! Il est possible de comprendre qu’il y a là une subtilité, une idée de nuance fine. Lorsqu’on se penche sur ce qu’il est convenu d’appeler les auteurs « classiques » de la littérature française, on s’aperçoit que celles et ceux qui l’ont écrite et immortalisée utilisaient le point-virgule et sa définition porte à croire que cette utilisation était pensée, pesée, pour choisir entre les diverses ponctuations à disposition. Cette interrogation permet de faire montre de réflexion, et de structuration de la pensée. Comme le déclare Danielle Sallenave : « (Le point-virgule) laisse à la phrase le temps de s’épanouir, il évite de rompre l’unité de la pensée par la multiplication des phrases courtes. Il respecte la phrase, mais il la construit, au lieu d’en juxtaposer les éléments comme le fait la virgule ».

Que signifie donc l’abandon de ce signe ? Les personnes qui écrivent des romans, des nouvelles, des textes historiques… continuent d’employer le point-virgule comme pour aider le lecteur dans le cheminement de leurs pensées. Cela demande réflexion, attention, comparaison du sens, bref, cela requiert de prendre du temps… Qu’en est-il à l’heure actuelle ? Lorsqu’il s’agit de textos, voire de courriels, ceux-ci s’écrivent dans l’urgence bien souvent, pour ne pas dire dans la précipitation. Comme dit le titre de l’article ci-dessus cité : « On ne s’embête plus à utiliser tout un tas de formules comme on pouvait le faire, notamment dans les lettres manuscrites ». Ce type de messages demande de la rapidité, de la concision (asap !)… Plus de majuscule non plus, très souvent des abréviations, beaucoup des termes tronqués ou même seulement un émoji qui devrait porter à lui seul l’entièreté de notre pensée ? Mais, cela reste de l’écrit ( ?) ; à quand le temps où les notes vocales viendront réellement à bout de notre pensée ?

𝐕𝐈𝐕𝐄𝐍𝐓 𝐋𝐄𝐒 𝐕𝐀𝐂𝐀𝐍𝐂𝐄𝐒 !Les mondes scolaire et universitaire tout comme l’industrie des loisirs se tiennent très à l’écoute...
05/06/2025

𝐕𝐈𝐕𝐄𝐍𝐓 𝐋𝐄𝐒 𝐕𝐀𝐂𝐀𝐍𝐂𝐄𝐒 !

Les mondes scolaire et universitaire tout comme l’industrie des loisirs se tiennent très à l’écoute des dates de congés d’une année sur l’autre. En effet, certain.es professionnel.es ont remarqué que pour l’année scolaire prochaine, les décisions prises pour les vacances intermédiaires « désavantagent » certaines zones, car certains jours fériés sont compris dans les congés pour les élèves ou les étudiant·es… On peut en sourire ou en pleurer selon son degré personnel d’humour…

En France, un certain nombre de jours fériés (contraires des jours ouvrés et différents des jours chômés, puisque les jours fériés ne sont pas obligatoirement chômés) comme le 1er janvier, le 8 mai, le 14 juillet, le 11 novembre sont des dates historiques, mais d’autres « célèbrent » une fête religieuse. C’est le cas de l’Ascension, du lundi de Pentecôte, de l’Assomption, de la Toussaint et du jour de Noël. Nous nous pencherons aujourd’hui sur deux de ces dernières qui viennent de procurer « des longues fins de semaines » aussi appelées « des ponts » pour tous, à savoir :

*L’Ascension : ce terme vient de la langue latine où le substantif « ascensio » signifie « le fait de monter » (ascendo, ascendere : monter). Cette fête est toujours célébrée quarante jours après Pâques. Il est à rapprocher du terme de français courant : « un ascenseur » que tous les enfants connaissent qu’ils/elles s’en servent chaque jour ou pas. S’il n’est pas utilisé dans un contexte religieux, ce terme peut l’être dans le contexte sportif : « l’ascension de l’Himalaya est de plus en plus pratiquée », ou dans des contextes de la vie courante : « son ascension (professionnelle, politique…) fut vertigineuse. » Cette fête célèbre – pour tous les chrétiens – la montée au ciel du Christ.

* L’Assomption, célébrée le 15 aout, marque la montée au ciel de la Vierge Marie. Pourquoi, dès lors, les deux « montées » ne sont-elles pas désignées par le même signifiant ? Pour l’Assomption, l’étymologie latine est « assumere » qui signifie « prendre avec soi », voire « enlevée ». Pour les catholiques (et non pas tous les chrétiens), le mot souligne le privilège réservé à la Mère du Christ qui fut transportée directement au ciel à la fin de sa vie terrestre. Dans la langue courante, le terme assomption prend le sens de « assumer », comme dans l’expression « l’assomption d’un risque », ce concept est également utilisé dans le cadre de la philosophie « l’assomption existentialiste » ou encore en logique (assumer une hypothèse qui peut être le point de départ d’une opération déductive).

On remarquera que lorsqu’il s’agit des fêtes religieuses, la majuscule est de mise.

Voilà qui montre une fois de plus que l’apprentissage de la langue latine permet de comprendre des évènements de la vie courante et qu’il est sans doute important d’expliquer aux élèves le pourquoi du comment des jours « de vacances » qui relèvent de la religion, que l’on soit croyant ou pas. À quand la fête de l’Aïd el Kébir (rupture du jeûne chez les musulmans), Roch Hasana (fête de la nouvelle année civile chez les Juifs), le Noël orthodoxe (7 janvier), etc. ?

𝐋𝐀 𝐋𝐀𝐍𝐆𝐔𝐄 𝐅𝐑𝐀𝐍𝐂̧𝐀𝐈𝐒𝐄 𝐀̀ 𝐓𝐑𝐀𝐕𝐄𝐑𝐒 𝐋𝐄 𝐌𝐎𝐍𝐃𝐄La semaine dernière nous avons pu constater que le nombre de locuteurs français ...
22/05/2025

𝐋𝐀 𝐋𝐀𝐍𝐆𝐔𝐄 𝐅𝐑𝐀𝐍𝐂̧𝐀𝐈𝐒𝐄 𝐀̀ 𝐓𝐑𝐀𝐕𝐄𝐑𝐒 𝐋𝐄 𝐌𝐎𝐍𝐃𝐄

La semaine dernière nous avons pu constater que le nombre de locuteurs français était d’environ 343 millions, répartis sur les cinq continents, et qu’il était « langue officielle » dans vingt-neuf pays. Nous avons également constaté que les prévisions pour 2065 annoncent que les francophones seraient proches du milliard ! Cependant, les recherches sociologiques nationales montrent que les jeunes couples sont de plus en plus nombreux, en France et en Europe, à déclarer qu’ils ne souhaitent pas avoir d’enfant… Ces deux données permettent de comprendre que l’augmentation de la population francophone sera le fait de la provenance des francophones, en dehors des frontières française ou des frontières européennes.

Considérons la population francophone dans les cinq pays francophones d’Europe :
• La France compte actuellement 68,29 millions d’habitants en comptant la France métropolitaine et les DOM, TOM, la Réunion, Mayotte, la Guadeloupe et la Martinique (soit près de 3 millions d’habitants), auxquels, en Europe, il convient d’ajouter ajouter :
• La Suisse : 8,8888 millions et trois langues officielles,
• la Belgique : 11, 79 millions d’habitants et deux langues officielles : le néerlandais, le français et l’allemand,
• le Luxembourg : 666 430 habitants et trois langues officielles : luxembourgeois, français et allemand).
• La Principauté de Monaco : 38 956 mille habitants où trois langues sont régulièrement utilisées : le français, l’anglais et l’Italien mais où seul le français est langue officielle.

Si l’on fait un rapide calcul, il est évident que ce n’est pas en Europe que ce situe numériquement le cœur de la francophonie. De fait, la langue française trouve et trouvera son évolution numérique dans la population croissante des anciennes colonies ou protectorats français ou belges. Regardons alors ces pays qui ont choisi le français comme langue officielle et situons-les sur la carte du monde, en reprenant l’illustration de la semaine dernière :
En Europe : La France, La Belgique, La Suisse, Le Luxembourg, La Principauté de Monaco.
En Afrique : Le Burundi, Le Cameroun, La Centrafrique, Djibouti, Les Comores, Madagascar, La Mauritanie, Le Rwanda, Les Seychelles, Le Tchad, Le Congo, La Côte d’Ivoire, Le Sénégal, Le Burkina Faso, Le Bénin, La Guinée équatoriale, Le Mali, Le Togo, Le Niger, Le Gabon,
En Amérique : Le Canada et Haïti
En Océanie : Le Vanuatu, Les Seychelles.

𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬 : 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞La francophonie est en progression partout dans le monde, notamment grâce au développement ...
15/05/2025

𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬 : 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞

La francophonie est en progression partout dans le monde, notamment grâce au développement de pays où le français, même minoritaire, est une langue officielle. Même s’il est difficile d’évaluer le nombre exact de francophones de par le monde (il dépend des méthodologies utilisées), ce nombre présenté lors de du 19e sommet de la Francophonie à la Cité internationale de la langue française, à Villers-Cotterêts en octobre 2024 (qui date du dernier rapport en date de l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone (ODSEF) et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) établissait à 𝟑𝟒𝟑 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐨𝐩𝐡𝐨𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 après l’anglais, le mandarin, l’hindi et l’espagnol (sur les quelque 7000 langues parlées au monde).

MAIS, ce classement n’intègre pas le fait que le français est la seule langue avec l’anglais à être présente sur les cinq continents alors que le chinois n’est langue officielle que dans cinq pays, à savoir : République populaire de Chine, République de Chine (Taïwan), Singapour (langue officielle avec trois autres langues, à savoir : l’anglais, le tamoul, et le malais), Hong Kong et Macao.

En ce qui concerne l’hindi, il est essentiellement parlé dans le nord de l’Inde. Quant à l’espagnol, il est langue officielle dans 20 pays, principalement (et évidemment) les pays de l’Amérique du Sud comme : l’Argentine, La Bolivie, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, Cuba, etc. ainsi que d’autres pays où l’espagnol est couramment pratiqué sans pour autant est « langue officielle » comme aux Etats-Unis, au Belize, à Gibraltar…

Cela signifie que deux des langues classées comme ayant davantage de locuteurs que le français, en comptabilisent beaucoup sur un seul territoire ou dans très peu de contrées. Le français est déclaré comme langue officielle (ou co-officielle) dans 29 pays du monde. ce qui en fait l’une des langues les plus parlées au monde. Depuis longtemps, le français a transcendé les frontières. Cela s’explique par l’Histoire, bien sûr, mais également par d’influence politique sur la scène internationale.

𝐐𝐮’𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮’𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐅𝐑𝐀𝐍𝐂𝐎𝐏𝐇𝐎𝐍𝐄 ?

Pour l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui rassemble 88 pays, sont considérées comme francophones les personnes « qui maîtrisent la langue française pour être à même de l’utiliser pour communiquer (parler et/ou comprendre), et ce, quel que soit le niveau ou la maîtrise d’autres compétences, comme l’écriture ou la lecture ».

Comme cela a été dit, selon la même OIF, la francophonie en 2024 comptait 343 millions de locuteurs ; cependant, ce nombre devrait augmenter de manière significative dans les prochaines décennies pour atteindre 𝐥𝐞 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝 𝐞𝐧 𝟐𝟎𝟔𝟓.

Nous verrons, la semaine, prochaine, quels sont les pays qui ont déclaré le français comme langue officielle ou co-officielle, ce qui expliquera les statistiques à propos de l’augmentation spectaculaire attendue quant aux nombres de francophones dans le monde d’ici une quarantaine d’années.

𝐄𝐍 𝐀𝐕𝐑𝐈𝐋 ...La langue française et donc la société qui l’emploie regorgent de proverbes ayant trait au temps, qu’il s’ag...
08/05/2025

𝐄𝐍 𝐀𝐕𝐑𝐈𝐋 ...

La langue française et donc la société qui l’emploie regorgent de proverbes ayant trait au temps, qu’il s’agisse du temps qui passe ou de celui qu’il fait ! Les cultivateurs/trices se montrent souvent à l’écoute, car ces dictons sont basés sur l’observation de décennies antérieures, voire davantage ! L’exemple qui a été utilisé fréquemment ces derniers jours lorsqu’un quidam se lamentait sur la météo, peu clémente il est vrai, revenait dans la bouche des plus âgés : « C’est toujours ainsi la Semaine sainte » à savoir la semaine qui précède la fête de Pâques des catholiques, qui cette année coïncidait avec la Pâques des orthodoxes.

L’origine de cette constatation trouve sa source dans l’observation du phénomène météorologique récurrent dont les paysans se servaient pour rythmer les saisons de semailles, de récoltes, etc. Cependant, sa véritable raison réside dans le fait que la fête de Pâques est mouvante dans le calendrier puisque celle-ci est décidée en fonction de la lune. En effet, selon la définition établie par le Concile de Nicée en 325 : « Pâques est le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après ». C’est la raison pour laquelle, contrairement à Noël, par exemple, cette fête n’est pas fixe d’une année sur l’autre.

Le proverbe dont il va être question aujourd’hui relève également de la météo du mois d’avril, puisque tout le monde, petit·es et grand·es, l’a déjà entendu ou utilisé : « En avril, ne te découvre pas d’un fil… ».

Il est de fait que traditionnellement le début du printemps a lieu le 21 mars et que les jours rallongent (jusqu’au 21 juin, solstice d’été). Mais, d’après la sagesse populaire, ceci n’est pas une raison pour se découvrir plus qu’il n’est nécessaire ! Le temps est encore changeant, les averses possibles et soudaines (ne parle-t-on pas « des giboulées de mars » encore fréquentes en avril ?).

Ce proverbe populaire connait une suite qui réjouit le cœur et permet de faire attendre le beau temps, puisque l’entièreté de ce dicton se présente ainsi : « Avril, ne te découvre pas d’un fil, mai, fais ce qu’il te plait. ». Et là, impossible de ne pas résister à la tentation de mentionner cette petite fille qui avait mentionné cette sagesse populaire, avec une orthographe qui semblait davantage la satisfaire, à savoir : « Avril, ne te découvre pas d’un fil, mais fais ce qu’il te plait » ! Ah ! Contrairement à ce que certain·es pensent, l’orthographe de la langue française permet tellement de liberté !

𝐂𝐇𝐄𝐑𝐂𝐇𝐄𝐙 𝐋𝐀 𝐂𝐋𝐄́ ?Il est des mots qui ont le vent en poupe en ce moment et qui n’apparaissent que de temps en temps dans...
01/05/2025

𝐂𝐇𝐄𝐑𝐂𝐇𝐄𝐙 𝐋𝐀 𝐂𝐋𝐄́ ?

Il est des mots qui ont le vent en poupe en ce moment et qui n’apparaissent que de temps en temps dans le vocabulaire des concitoyens francophones. Ceci est souvent dû à une conjoncture précise, par exemple pour un fait de politique nationale ou internationale. Mais connaissons-nous toujours leurs étymologies lorsque nous les employons ? Une recherche par nous-mêmes ou avec nos proches (pourquoi pas les enfants ?) nous inviterait peut-être à intérioriser davantage le lexique que nous employons. Ainsi en va-t-il des termes qui commencent par le préfixe « co ou « con ». Ces termes ont pour origine ‘commune’le préfixe latin « cm » qui signifiait « avec ».
Une petite liste de ce que nous employons volontiers ?

• « Un compagnon » devenu « un copain » dans la langue actuelle se compose du préfixe dont il est question ici et de « panis, panem » qui désignait « le pain ». Un compagnon (ou un copain) est, à l’origine, une personne avec qui on partage le pain. [La féminisation du terme moderne n’a guère suivi l’habitude de la morphologisation des mots en « ain » qui donne – en général – « aine ». Un Américain, une Américaine]. En langue plus soutenue, et pour signifier la même personne, nous pourrions employer le terme de « commensal·e (commensaux) dont l’origine qui date du latin médiéval : « commensalis » désignait ceux et celles qui déjeunaient à la même table. Ce terme est toujours employé et l’Académie française en donne la définition suivante : « Personne qui partage ordinairement les repas avec un autre convive : « Il a été mon commensal. Nous avions été commensaux dans une pension d’étudiants ».

• « La compassion » qui rivalise avec « la sympathie » ont des origines différentes, mais sont construites exactement sur le même modèle : l’équivalent du préfixe latin « cm » étant « syn » en grec où le terme « pathos connait la même définition que ‘patio’ en latin et signifie : « la souffrance ». Les termes de médecine étant souvent formés sur une des deux origines, un certain nombre de maladies comportent cet affixe : myopathie, cardiopathie, ostéopathie, névropathie, etc. Maintenant que nous connaissons la véritable signification de ces termes, à savoir « souffrir avec » saurons-nous toujours montrer autant de compassion ou de sympathie avec nos semblables ?

• Arrivons-en au terme qui a motivé cette chronique : « le conclave ». Que ce soit nos politiques qui ne jurent que par ce terme, le film récemment sorti sur « le grand écran » ou les suites du décès du Pape, ce mot est devenu le nec plus ultra des conversations. Mais, savons-nous exactement pourquoi et comment ce terme a été créé ? Bien sûr, s’y retrouve le préfixe maintenant compris : « con »/« avec », mais qu’en est-il de la suite de sa morphologie ? « Clave » vient de « clavis, clavem » qui signifiait « la clé ». Le conclave désigne donc cette pièce où les cardinaux se réunissent pour élire un nouveau Pape et qui est « fermée à clé, lorsque le siège pontifical est vacant ». Nos politiques s’enferment-ils·elles également pour discuter en secret ?

La langue latine, comme la langue grecque, est à l’origine du français (entre autres) et la connaissance de l’une ou de l’autre aide grandement dans la compréhension de nos idiomes actuels…

𝐎𝐑𝐈𝐆𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐎𝐓 « 𝐄𝐀𝐔 »Il est souvent reproché à la langue française d’être difficile, compliquée à apprendre (voire à en...
24/04/2025

𝐎𝐑𝐈𝐆𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐎𝐓 « 𝐄𝐀𝐔 »

Il est souvent reproché à la langue française d’être difficile, compliquée à apprendre (voire à enseigner), mais à l’oral, cet idiome ne saurait être plus complexe qu’un autre. Cela dépend de la langue d’origine de celle ou celui qui désire l’apprendre. Pour un locuteur d’une autre langue maternelle latine, la langue française sera certainement plus abordable pour un hispanophone, un italophone, un lusophone ou encore un roumanophone que ne le serait une langue germanique, voire asiatique en général. Les phonèmes – issus de la langue latine – leur sont accessibles davantage que la distinction des « tons » ou de phonèmes non présents dans leur langue. Que l’on se souvienne de certain·es apprenant·es et de leur difficulté à réaliser le [θ] ou le [ð] (comme dans les mots « think, ou « the ») lors des apprentissages de la langue de Shakespeare…

Cependant, il s’avère que les difficultés diffèrent d’intensité lorsqu’il s’agit de passer à la langue écrite et quiconque l’a enseignée sait que les arguments sont parfois difficiles à trouver lorsqu’il s’agit de « justifier » telle ou telle graphie auprès des apprenant·es. En effet, certains phonèmes peuvent se « traduire » par un nombre impressionnant de lettres différentes. Les phonèmes vocaliques (oraux ou nasalisés) sont particulièrement récalcitrants à se laisser orthographier uniformément ! Le phonème [a], par exemple peut « s’habiller » de 26 possibilités différentes, le [o] et le [ɔ] revêtent près de 20 possibilités de « graphies »…

Nous nous intéresserons aujourd’hui à ce phonème que l’on trouve dans un des mots le plus courant et le plus utilisé dans la langue, à savoir : l’eau.

Bien sûr, le latin est à l’origine de ce mot et il s’est modifié à travers le temps et les siècles. La graphie a évolué en même temps que le terme subissait des évolutions phoniques. L’étymologie nous apprend qu’au temps où nos ancêtres – colonisés par les Romains de Jules César – ont accepté de plus ou moins bonnes grâces d’utiliser l’idiome parlé par les nouveaux arrivants, le terme dont il est question était « aqua » que l’on prononçait alors /akwa/. Cette prononciation va peu à peu se transformer (par une sonorisation du phonème consonantique) en /agwa/ que l’on retrouve dans certains lieux en France comme « Aigues-Mortes » passé par l’occitan « Aigas Mortas » et dont les habitant.es actuel·les sont les Aigues-Mortais.es. Les eaux mortes ont formé le Marais de Peccais réputé pour « le sel camarguais ».

La langue étant en perpétuelle évolution phonique qui reflète ce qu’il est appelé en linguistique « la loi du moindre effort », les réalisations sont ensuite passées à /awa/, puis à /ɛwa/ et enfin [ɛwə] ! C’est sous cette forme que le mot arrive dans l’ancien français, avant de perdre le [ə] terminal. Il n’est donc pas étonnant que la forme graphique qui a été retenue dans les textes du début du XVIIe siècle soit « eau » et l’a gardé jusqu’à nos jours. L’habitude et le désir peut-être de garder trace du passé ont quelque peu figé la graphie dans le temps et nul ne s’est essayé à le changer nonobstant bien des « réformes de l’orthographe » française. L’orthographe de ce mot est réussie en fin de CP, en France, par 90 % des élèves. (Source ÉOLE Échelle d’Orthographe LExicale, Béatrice & Philippe POTHIER, Retz).

D’autres mots de la langue française comprenant cette graphie et/ou ce phonème seront étudiés la semaine prochaine.

𝐋𝐄𝐒 𝐎𝐑𝐈𝐆𝐈𝐍𝐄𝐒 𝐃𝐔 𝐏𝐎𝐈𝐒𝐒𝐎𝐍 𝐃’𝐀𝐕𝐑𝐈𝐋Qui n’a pas accroché (ou tenté d’accrocher) « un poisson » – plus ou moins ressemblant – ...
10/04/2025

𝐋𝐄𝐒 𝐎𝐑𝐈𝐆𝐈𝐍𝐄𝐒 𝐃𝐔 𝐏𝐎𝐈𝐒𝐒𝐎𝐍 𝐃’𝐀𝐕𝐑𝐈𝐋

Qui n’a pas accroché (ou tenté d’accrocher) « un poisson » – plus ou moins ressemblant – dans le dos d’une personne, adulte ou enfant, au premier jour du mois d’avril ? Un petit retour sur les origines de cette coutume un peu désuète permettra à chacun·e de comprendre le pourquoi de cette « drôle » de coutume.

Cette coutume connue des petits et des grands est en réalité une farce que l’on met en œuvre le 1er avril à des personnes que l’on connait : il s’agit d’accrocher – discrètement – un poisson réalisé par nos soins au dos de quelqu’un sans qu’il ne s’en aperçoive. Dans la presse, ces plaisanteries peuvent également être ce qu’il est coutume d’appeler des canulars. On se souvient de cette « information » sur une radio qui annonçait que les cafetiers offraient, ce jour, un café gratuit à toute personne se présentant dans son établissement. La tradition n’est pas spécifique à la France : le 1er avril 1857, à Londres, les passant·es ont reçu des bons pour assister gratuitement « au lavage des lions ».

𝐎𝐫𝐢𝐠𝐢𝐧𝐞

La plus ancienne apparition de l’expression « poisson d’avril » est datée de 1466 dans un livre de Pierre Michault, dans lequel il relate l’histoire d’un (jeune) courtier qui avait reçu pour mission de porter « une lettre d’amour à son maitre »… L’histoire n’en dit pas davantage sur les conséquences de cette « plaisanterie ». L’expression ne rentrera dans Le dictionnaire de l’Académie française qu’en 1718 qui atteste de la locution « donner un poisson d’avril » qui signifie « obliger quelqu’un à faire quelque démarche inutile pour avoir lieu de se moquer de lui ».

Un certain nombre de fêtes semblables existent de par le monde depuis l’Antiquité. Cela explique que les origines de notre « poisson d’avril » soient quelque peu obscures et puissent se rattacher à de nombreuses origines : citons les fêtes religieuses romaines, la fête des couleurs chez les Hindouistes (très présente encore à l’heure actuelle), Pourim, la fête juive ou encore La fête des fous dans divers pays d’Europe.

Le 1er avril marquait la fin du jeûne de carême, période au cours de laquelle le poisson avait la place la plus importante dans l’alimentation. Par ailleurs, la représentation « Ichtus » (le poisson, en latin) prenait une grande place dans la religion chrétienne, ce terme étant interprété comme une anagramme de « Jésus » : les lettres I et J étant symbolisées de la même façon pendant très longtemps.

Une autre hypothèse fait remonter cette coutume au changement calendaire du XVIè siècle. Certaines personnes ayant des difficultés pour s’habituer à ce changement (radical, il faut bien l’avouer !), voire à adopter cette nouvelle organisation de l’année, continuèrent à respecter l’ancienne tradition et à fêter le début de l’année au premier jour du mois d’avril. Pour se moquer, certains profitèrent de l’occasion pour raconter aux étourdis des histoires pour rire et leur remettre de faux poissons correspondant à la fin du carême. Ainsi naquit le fameux « poisson d’avril », le jour des fous, le jour de ceux qui n’acceptent pas la réalité. Cette hypothèse peut être contestée, elle n’en existe pas moins dans certains écrits.

La coutume pourrait également avoir un rapport avec le début de la saison de la pêche, voire de la fin de celle-ci qui aurait lieu à ce moment de l’année pour permettre la reproduction ? À cette époque, ledit poisson était un véritable animal…

En pratique moderne, plutôt qu’un vrai poisson, on accroche dans le dos un poisson en papier « fait main ». Cependant, il apparait qu’en France, cette coutume tend à disparaitre.

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6 Rue Des Boutons D'or
Mont-Saint-Jean
85160

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