L’atelier des curiosités

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“Chaque apprenant est l’artisan de ses apprentissages : en explorant et en construisant sa propre façon d’apprendre avec un accompagnement adapté, il nourrit sa curiosité, moteur essentiel pour dépasser les peurs, les différences et les obstacles.”

🧐👂🏼🤲🏼« Je suis plutôt visuel », « Il a une mémoire auditive »...🧐🤲🏼👂🏼Et si on profitait de la rentrée pour arrêter de s’...
31/08/2026

🧐👂🏼🤲🏼« Je suis plutôt visuel », « Il a une mémoire auditive »...🧐🤲🏼👂🏼

Et si on profitait de la rentrée pour arrêter de s’enfermer dans ces cases ? 🏷️❌

C’est l’un des neuromythes les plus tenaces en éducation : l’idée que nous aurions tous un « style d’apprentissage » dominant qu’il faudrait absolument respecter pour réussir.

Pourtant, la recherche est claire : catégoriser un apprenant dans un seul canal sensoriel est contre-productif. L’apprentissage le plus solide repose sur la multiplication des canaux et la flexibilité cognitive. Plus le cerveau encode une information de manières différentes (en la voyant, en l’entendant, en la manipulant, en la dessinant...), mieux il la retient et la comprend !

En orthopédagogie, l’objectif n’est pas de conforter l’apprenant dans sa « zone de confort sensorielle », mais de l’outiller pour qu’il apprenne à diversifier ses stratégies et devienne autonome face à tout type d’exercice.

La rentrée, c’est le moment idéal pour froisser ces vieilles étiquettes et explorer de nouvelles façons d’apprendre. 🧠✨

🛑Arrêtons de dire « Concentre-toi ! » 🛑C’est probablement la phrase la plus répétée dans les écoles et à la maison, et p...
24/08/2026

🛑Arrêtons de dire « Concentre-toi ! » 🛑

C’est probablement la phrase la plus répétée dans les écoles et à la maison, et pourtant... c’est aussi la plus inutile face à un trouble des fonctions exécutives ou de l’attention.

Dire « concentre-toi » à un apprenant dont le cerveau s’éparpille, c’est comme demander à un myope de faire un effort pour voir net sans lui donner de lunettes. La concentration ne se décrète pas sur commande : elle s’outille, se décompose et s’entraîne. 🧠

L’approche orthopédagogique :
Au lieu d’exiger l’attention, créons les conditions pour qu’elle puisse exister :
1️⃣ Séquencer : On découpe la tâche (« Fais l’exercice 1 » plutôt que « Fais tes devoirs »).
2️⃣ Matérialiser le temps : On utilise un Time Timer pour rendre la durée visuelle.
3️⃣ Épurer l’environnement : On retire tout ce qui n’est pas strictement nécessaire à la tâche en cours.

La concentration n’est pas une question de bonne volonté, c’est une question de stratégie !

🤯👂« Il a écouté... mais il a déjà tout oublié ! » 👂🤯On demande à l’enfant : « Va mettre tes chaussures, prends ton chape...
11/08/2026

🤯👂« Il a écouté... mais il a déjà tout oublié ! » 👂🤯

On demande à l’enfant : « Va mettre tes chaussures, prends ton chapeau dans le couloir et retrouve-moi dans la voiture. » Deux minutes plus t**d, on le retrouve dans sa chambre, distrait par un jouet, sans ses chaussures.

La réaction classique ? Penser qu’il n’écoute pas ou qu’il le fait exprès.

La réalité neurologique ? Sa mémoire de travail a tout simplement saturé.

La mémoire de travail est comme une petite table de nuit mentale : sa surface est très limitée. Quand une consigne contient trop d’informations verbales d’un coup, la table déborde et les premières instructions tombent dans l’oubli.

En orthopédagogie, pour éviter ce naufrage attentionnel, on apprend à l’enfant à traduire la consigne sous forme d’images mentales (évocation).

Voici l’outil simple de l’été : La règle du « Film des 3 Choses ».

👀 Rendre la consigne visuelle : Avant de le laisser partir, demandez-lui : « Fais défiler le petit film dans ta tête. Quelles sont les 3 images que tu vois ? »
🎞️ Externaliser l’évocation : L’enfant répète non pas les mots, mais le scénario : « Je me vois mettre mes chaussures, attraper le chapeau, ouvrir la portière. »
✅ Valider la séquence : Une fois le film projeté mentalement, l’action devient fluide et ancrée.

🎬🧠Proposer à un enfant de transformer des mots en images, c’est lui donner le super-pouvoir de soutenir sa mémoire de travail en toute autonomie ! 🎬🧠

05/08/2026
🗺️🤯« J’ai oublié ce que je voulais faire ! » 🗺️🤯Construire un château de sable, préparer une cabane ou organiser un piqu...
03/08/2026

🗺️🤯« J’ai oublié ce que je voulais faire ! » 🗺️🤯

Construire un château de sable, préparer une cabane ou organiser un pique-nique : pendant les vacances, les enfants débordent d’idées. Mais très vite, l’enthousiasme laisse place à la frustration quand ils s’éparpillent ou abandonnent en cours de route.

Ce n’est ni un manque de motivation, ni de la paresse. C’est simplement que planifier demande une charge mentale immense pour un cerveau en développement.

Pour mener une idée à son terme, l’enfant doit solliciter :
📋Sa mémoire de travail : garder en tête les étapes tout en agissant.
🗺️Sa capacité de planification : ordonner les actions dans la bonne séquence (« Par quoi je commence ? »).
😩Quand la marche est trop haute, le cerveau déroche.

En orthopédagogie, pour éviter cette saturation, on aide l’enfant à sortir les étapes de sa tête pour les matérialiser à l’extérieur : c’est l’évocation structurée.

Voici un outil simple pour transformer leurs grands projets d’été en réussites : La méthode des 3 Marches (Objectif > Étapes > Action).
1️⃣ La Marche du Sommet (L’Intention) : On définit clairement le résultat attendu (« À quoi ressemblera ton château quand il sera fini ? »). L’enfant crée une représentation mentale précise de son but.
2️⃣ La Marche du Milieu (Le Matériel & la Séquence) : On liste uniquement les 2 ou 3 ingrédients nécessaires (« De quoi as-tu besoin tout de suite ? Seau, pelle, eau »).
3️⃣ La Première Marche (Le Premier Pas) : On isole la toute première action concrète (« Quelle est la première chose que tu fais dans les 2 prochaines minutes ? »).

En découpant l’effort, la mémoire de travail ne sature plus, et l’enfant éprouve le plaisir de voir son projet prendre forme jusqu’au bout ! 🏰✨

🤯« Mais c’était pas prévu comme ça ! » 🤯Une pluie soudaine, le parfum d’une glace indisponible, un changement de program...
20/07/2026

🤯« Mais c’était pas prévu comme ça ! » 🤯

Une pluie soudaine, le parfum d’une glace indisponible, un changement de programme de dernière minute… et voilà que la journée de vacances bascule dans la tempête émotionnelle.
Ce n’est pas du caprice. C’est un défi de flexibilité mentale.

La flexibilité mentale est la fonction exécutive qui permet à notre cerveau de s’adapter au changement, de modifier ses plans et de trouver des solutions alternatives. Quand un enfant a figé un scénario précis dans sa tête, pivoter lui demande un effort cognitif intense. Si son réservoir d’énergie est bas 🪫, le système sature.
Pour entraîner cette souplesse tout en douceur cet été, voici une stratégie concrète issue de l’orthopédagogie : Le rituel du « Plan B ».

Plutôt que de subir l’imprévu, on apprend au cerveau à l’anticiper positivement :
1️⃣ Co-construire le double projet : Dès l’annonce d’une activité, intégrez d’office une alternative. « Cet après-midi, nous allons à la plage (Plan A). Et s’il se met à pleuvoir, notre Plan B sera de faire ce grand jeu de société à l’abri. »
2️⃣ Évoquer les deux scénarios : Demandez à votre enfant de prendre un instant pour imaginer la scène dans les deux cas. « Ferme les yeux : tu te vois courir sur le sable ? Super. Maintenant, imagine-toi en train de lancer les dés à la maison. »
3️⃣ Valoriser le pivot : Si le Plan B doit être activé, félicitez explicitement sa flexibilité : « Bravo, ton cerveau a su s’adapter super vite ! ». Vous pouvez même lui proposer d’être à l’initiative de ce nouveau plan 🫵🏼.

En créant à l’avance des représentations mentales des deux options (ou 3, si besoin 😅), le changement n’est plus vécu comme une rupture ou une frustration, mais simplement comme l’activation d’un autre projet déjà prêt.

🧩🌿Développer la flexibilité en vacances, c’est construire un cerveau plus serein pour la rentrée. 🧩🌿

👉 Et chez vous, quel est l’imprévu de vacances qui a le plus de mal à passer ? Parlons-en en commentaires ! 👇

🙉« Il n’écoute jamais ! » 🙉Et si ce n’était pas un problème d’attention, mais une surcharge de sa mémoire de travail ?Pe...
13/07/2026

🙉« Il n’écoute jamais ! » 🙉

Et si ce n’était pas un problème d’attention, mais une surcharge de sa mémoire de travail ?

Pendant les vacances, les routines changent et les consignes quotidiennes s’accumulent : « Va mettre tes baskets, prends ta casquette, n’oublie pas ta gourde et éteins la lumière en partant. »

Pour un enfant, cette simple phrase demande de jongler avec quatre informations simultanément. C’est le rôle des fonctions exécutives, et plus particulièrement de la mémoire de travail. Quand elle déborde, l’enfant sature, oublie la moitié des consignes, et le parent s’agace.

Pour éviter la surchauffe et favoriser l’autonomie cet été, voici une stratégie concrète issue de la gestion mentale et de l’orthopédagogie : La Check-list Mentale des Évocations.
Plutôt que de répéter la liste, aidez votre enfant à se mettre en projet en créant des représentations visuelles claires dans sa tête avant de bouger :
🛑Faire une pause : Avant le départ, demandez-lui de s’arrêter un instant.
💭Évoquer par l’image ou le mot : Posez-lui une question ouverte : « Dans ta tête, quand tu t’imagines sur le départ, de quoi as-tu besoin sur toi et dans tes mains ? »
📋Vérifier le projet : Laissez-le lister lui-même ses outils (casquette, gourde...). Il ne subit plus une suite d’ordres, il planifie son action.

En transformant une consigne subie en une image mentale active, on allège la charge cognitive. L’enfant n’a plus à « se rappeler » de votre phrase, il a simplement à « regarder » son propre projet.

⚒️✨Moins de répétitions pour vous, plus d’autonomie pour lui. 🛠️✨

N’hésitez pas à me demander le pdf en commentaire 😉

🏠🎒« J’ai compris l’exercice en séance, mais tout seul à la maison, je n’y arrive plus. » 🏠🎒Tous les professionnels de l’...
06/07/2026

🏠🎒« J’ai compris l’exercice en séance, mais tout seul à la maison, je n’y arrive plus. » 🏠🎒

Tous les professionnels de l’apprentissage et de nombreux parents ont déjà entendu cette phrase. Ce n’est pas un manque de volonté. C’est le défi majeur de l’orthopédagogie : le transfert.

Comprendre une notion ou réussir une tâche dans le cadre sécurisant d’un cabinet est une première étape. Mais le véritable objectif, c’est que l’apprenant devienne capable de transposer cette réussite ailleurs, dans le chaos du quotidien ou face à une feuille d’examen.

Pour y parvenir, nous ne cherchons pas à faire répéter mécaniquement une méthode. Nous travaillons sur les fonctions exécutives et les représentations mentales :
🧠 Prendre conscience du geste : L’apprenant doit comprendre comment il a réussi. Quel a été son cheminement mental ? Quelle stratégie a fonctionné ?
📐 Créer des outils transposables : Nous co-construisons des repères tangibles (visuels, manipulables) que l’apprenant s’approprie. Ce ne sont pas des béquilles, mais des outils d’artisan.
🔀 Entraîner la flexibilité : En modifiant légèrement les règles ou le contexte en séance, on apprend au cerveau à ne pas se figer. On muscle sa capacité à s’adapter.

Le transfert ne se décrète pas, il s’enseigne et s’accompagne. C’est ce qui permet à l’apprenant de quitter la posture de simple exécutant pour devenir le véritable artisan de ses propres savoirs, autonome et outillé pour la suite. 🛠️✨

📖« J’ai relu ma leçon trois fois, je la connais ! » 📖 FauxEt c’est sans doute la plus grande illusion de l’apprentissage...
15/06/2026

📖« J’ai relu ma leçon trois fois, je la connais ! » 📖

Faux

Et c’est sans doute la plus grande illusion de l’apprentissage.
Qui n’a jamais entendu cette phrase (ou ne se l’est jamais dite) ?

Pourtant, relire passivement un texte ou regarder une vidéo en boucle ne crée pas de savoir durable. Cela crée simplement une illusion de compétence : le cerveau confond « reconnaître » une information familière et « savoir » la restituer.

En orthopédagogie, nous apprenons aux élèves et aux professionnels à casser ce cercle vicieux grâce à un geste mental précis : l’évocation active.
Pour qu’un savoir s’ancre, le cerveau ne doit pas simplement recevoir, il doit produire.

Voici comment passer de la passivité à l’artisanat mental :
1️⃣ Fermer le livre (L’Inhibition) : Forcer son cerveau à se couper de la source visuelle. C’est le premier pas pour activer ses fonctions exécutives.
2️⃣ Faire exister l’info dans sa tête (L’Évocation) : Traduire ce qu’on vient de lire avec ses propres mots, ses propres images ou ses propres schémas mentaux. C’est là que l’on donne du sens.
3️⃣ Se tester (La Récupération) : Essayer d’expliquer le concept à voix haute, de dessiner une carte mentale blanche ou de répondre à une question sans filet.

La relecture rassure, mais seule l’évocation structure. Apprendre, ce n’est pas remplir un vase, c’est allumer un feu en manipulant soi-même la matière.

🧠🤐🤔Ce petit bavardage constant dans votre tête... Est-il votre pire ennemi ou votre meilleur allié ? 🧠🤐🤔Nous avons tenda...
08/06/2026

🧠🤐🤔Ce petit bavardage constant dans votre tête... Est-il votre pire ennemi ou votre meilleur allié ? 🧠🤐🤔

Nous avons tendance à sous-estimer la puissance de notre dialogue intérieur. Pour beaucoup, c’est un simple bruit de fond. Pour d’autres, une source de doute ou de distraction.

Pourtant, en orthopédagogie, nous le considérons comme un outil stratégique fondamental. C’est le « chef d’orchestre » de nos représentations mentales. 🎼✨

Le dialogue intérieur n’est pas le vide ; c’est le moment où la pensée s’organise.

Pour simplifier, face à un défi (scolaire ou professionnel), deux types de bavardage peuvent coexister :
🚫 Le dialogue parasite (Bruit de fond) : « C’est trop dur », « Je n’y arriverai pas », « Qu’est-ce que je mange ce soir ? » Ce dialogue érode la confiance et la concentration.
✅ Le dialogue structurant (Boussole) : « Qu’est-ce qu’on me demande ? », « Par quoi je commence ? », « Où j’ai déjà vu ce type de problème ? », « Voilà mon image... » Ce dialogue active les fonctions exécutives (planification, inhibition).

Le regard de l’orthopédagogue :
En séance, notre rôle n’est pas de faire taire ce dialogue, mais d’aider l’apprenant à le transformer en boussole.
Comment ?
🤓🧠Rendre le dialogue visible : « Qu’est-ce que tu te dis dans ta tête quand tu lis cette consigne ? » C’est la première étape de la prise de conscience.
🗺️🧠Proposer des scripts de réussite : Apprendre à s’auto-instruire. Par exemple : « Première étape : Je lis. Deuxième étape : J’évoque. Troisième étape : Je planifie. »
⏱️🧠Valoriser la pause : Faire exister la pause comme un temps de création du dialogue structurant, et non comme un temps perdu.

Apprivoiser son dialogue intérieur, c’est passer d’une pensée subie à une pensée maîtrisée.

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2 De L’église
Mons-en-Montois
77520

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Mercredi 09:00 - 17:00
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