08/03/2022
[MARDI INSPI] Débordée. Surmenée. Stressée. Soucieuse. Anxieuse. Bien sûr de mauvais poil. Et accessoirement, enrhumée.
C’est comme ça que je suis en ce moment.
Et quand je suis comme ça, tout est potentiellement un problème :
❌ Ce RDV finalement décalé à demain = une charge mentale prolongée d’une journée
❌ Ces formations à finir de préparer = il y en a beaucoup trop, pour beaucoup trop peu de temps
❌ Ce week-end entre amies qui me fera pourtant le plus grand bien = pas de boulot ce week-end et semaine de forçat en vue
❌ Un déjeuner réseau qui semblait une excellente idée quand je l’ai planifié il y a deux semaines = un empêchement de travailler en continu comme une brute demain
Rien ne va.
(et non je ne suis pas mal organisée, j’ai juste mal anticipé la montée en charge de mon activité gnagnagna 😝).
🛑 STOP. Il est temps d’appeler Matthieu à la rescousse.
Matt, il est cool. Je crois qu’il n’a jamais eu ce genre de problème avec son travail. D’abord c’est un artiste de talent qui vit dans son univers, et puis il n’aurait tout simplement pas permis que ça arrive. Ca a parfois tendance à me tendre d’ailleurs, qu’il prenne tout toujours tellement à la cool avec le boulot. Mais aujourd’hui, c’est précisément ce dont j’ai besoin.
S’il était là maintenant en face de moi et qu’il me voyait partir en toupie de la sorte, il poserait un doigt sur ma tête pour que j’arrête de tourner, et il se foutrait gentiment de ma pomme. Il me regarderait comme ça, d’un air hilare et moqueur, et il me dirait avec sa tête amusée d’enfant de 50 ans : « hé, mais où tu crois aller comme ça 😄?! ».
Et si d’aventure j’essayais de lui expliquer comment je vis les choses en ce moment, il lèverait un sourcil mi goguenard-mi fataliste et lâcherait avec sa gouaille habituelle, la roulée au coin des lèvres : « D’abord, respire : ça fait bouger tes seins. Et puis tu t’en fais pour rien tu sais. La vie, c’est aujourd’hui ».
Mon frangin, mon poto, mon philosophe des Lilas 🥰 …
Te convoquer rappelle à ma mémoire une bien belle citation de Jules Renard qui a toujours sonné très juste pour moi : « Je ne désire rien du passé. Je ne compte plus sur l’avenir. Le présent me suffit. Je suis un homme heureux car j’ai renoncé au bonheur ».
Allez, il est temps pour moi de me reconnecter au bonheur simple et évident des moments, des petites choses et des petits pas, à l’ici et au maintenant, et à la vie, pleinement, aujourd’hui. Un jour après l’autre.
Et vous, c’est pour quand la vie ?