31/08/2026
« Cette expérience m’a renforcée. »
C’est une phrase qui m’a particulièrement touchée dans un message reçu récemment.
Il y a près de 2 ans j’ai accompagné cette personne dans le cadre de consultations de soutien psychologique, alors qu’elle traversait un burn-out.
À ce moment-là, elle doutait beaucoup d’elle-même.
Quand on traverse un épuisement professionnel, on ne perd pas seulement de l’énergie.
On peut aussi perdre confiance en ses capacités, remettre en question ses choix, son jugement, sa valeur professionnelle… parfois même son identité.
Et puis, petit à petit, il y a le chemin inverse.
Reprendre pied.
Comprendre ce qui s’est passé.
Mettre des mots sur ce que l’on a vécu.
Retrouver ses ressources.
Poser ses limites.
Réapprendre à faire confiance à son propre jugement.
Et, progressivement, reprendre du pouvoir sur sa vie professionnelle.
Cette personne m’écrivait récemment pour me raconter qu’elle avait depuis traversé une épreuve importante et qu’elle avait réussi à faire valoir ses droits face à son ancien employeur.
Mais ce qui m’a le plus marquée n’est pas la victoire juridique ; c’est ce qu’elle en dit : « Cette expérience m’a renforcée. »
Et aussi que les quelques séances que nous avions eues ensemble l’avaient aidée dans ce processus.
C’est exactement ce qui donne du sens à mon métier.
Je ne crois pas que le rôle du psychologue soit de « réparer » quelqu’un après un burn-out.
Je crois davantage à un accompagnement qui permet de retrouver ses propres ressources, de comprendre ce qui s’est joué, de reprendre confiance et, surtout, de redevenir acteur de ses choix.
Parce qu’après un burn-out, l’objectif n’est pas nécessairement de redevenir la personne que l’on était avant.
C’est parfois de devenir une personne qui se connaît mieux, qui se respecte davantage et qui sait davantage ce dont elle a besoin.
Et parfois, la reconstruction commence simplement par quelques séances où l’on peut enfin déposer ce que l’on porte.