05/03/2022
Bonsoir à tous,
Nous avons à cœur de vous faire découvrir les avancés de notre projet, mais également de vous partager les valeurs qui animent notre profession.
Nous nous inspirons de certaines pédagogies pour accompagner au quotidien les jeunes enfants.
Nous allons vous présenter dans un premier lieu l’approche Pikler Loczy.
Elle est peu connue du grand public, notamment des parents, pourtant présente dans bon nombre de principes éducatifs.
Tout d’abord un petit historique…
Cette approche a été créée en 1946 par Emmi Pikler, pédiatre, au sein de la pouponnière Loczy se trouvant à Budapest.
A l’époque, les institutions de petite enfance, notamment en France, sont plutôt hygiénistes, peu axées sur l’accompagnement de l’enfant.
Emmi Pikler propose une approche autour de l’enfant assez révolutionnaire pour l’époque.
En effet, elle a à cœur d’accompagner l’enfant de manière individuelle en proposant des temps de rencontre individualisés et individualisant. Elle attache beaucoup d’importance au temps de soin et à la liberté de mouvement.
Elle accompagne également les professionnels autour de plusieurs principes : l’harmonisation des pratiques et l’observation du jeune enfant.
Elle défend également le fait que les enfants doivent être accueillis en petits groupes (pas plus de 8) et l’importance des rituels.
Elle met en lumière deux points principaux :
• La conception spécifique du développement de l’enfant. Cela passe par la prise en compte de la maturation du système nerveux, l’importance de l’environnement, ainsi que l’importance de l’activité propre de l’enfant.
• La prise en compte de la spécificité du bébé.
Il est important de souligner que cette pédagogie est applicable en famille mais également en institution.
Les grands principes qui ressortent de cette approche sont :
- La motricité libre. Cela est traduit par le fait que l’enfant est capable de construire ses capacités motrices sans l’intervention directe de l’adulte. Chaque enfant se développe à son propre rythme, le développement de chaque enfant est différent.
L’adulte doit seulement proposer un environnement favorable pour que l’enfant puisse se mouvoir en toute liberté. Cela passe par un espace peu encombré. L’enfant doit être au sol et installé dans une position qu’il a acquis par lui-même. Par exemple, il sera placé sur le dos s’il ne sait pas se retourner ou s’asseoir seul.
La motricité libre permet aux enfants de découvrir leur corps, et de déconstruire les phases de développement qu’il va traverser tout au long de son enfance.
- L’activité autonome :
L’enfant est capable d’initier lui-même une activité. La répétition de celle-ci va lui permettre de développer ses capacités motrices.
Lorsque l’enfant est à l’initiative de l’activité, il sera alors acteur, et participera pleinement à celle-ci.
- L’importance du soin :
L’idée ici est de rendre l’enfant acteur pendant les temps de soins (change, repas, sommeil). L’enfant est un sujet de soins et non un objet de soins. L’enfant est sollicité pendant les temps de soins ; l’adulte verbalise, explique, commente ses gestes avec l’accord de l’enfant. Ces moments doivent être privilégiés et individuels.
- Le système de référence :
Cela se traduit par le fait qu’un adulte, voire deux, s’occupe de l’enfant, et de se fait l’accompagne pendant les temps de soins en institution. Cela permet de créer la sécurité affective de l’enfant en dehors du cadre familiale. L’idée principale est de prendre soin de l’enfant.
J’espère que ce résumé vous aura permis de découvrir cette approche dans les grandes lignes.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous solliciter par message, nous serons ravis d’échanger avec vous !
A bientôt pour échanger autour des valeurs communes de notre projet !