22/08/2025
La femme traumatisée s’est constituée une belle carapace autour de son corps afin de rester forte, de résister aux tempêtes humaines et de ne pas ressentir les douces émotions.
L’environnement extérieur nous qualifie immédiatement de femmes froides, non sensibles, agressives, des piliers de famille.
Mais quiconque prend un instant avec nous se rend compte immédiatement de notre fragilité et de notre hypersensibilité.
Notre enfance, notre vie d’hier nous a amenées à nous constituer ce bouclier pour survivre. Sans ça, nous serions passées de l’autre côté : la dépression, l’angoisse, la folie, la souffrance psychologique, la mutilation, etc.
Cette hypersensibilité n’est pas facile à exprimer : notre gorge est nouée lorsque nous devons parler avec notre cœur. Nous l’avons mise tellement en protection que, quand nous décidons de l’ouvrir, nous avons de drôles de sensations.
Les larmes viennent facilement, notre gorge s’ouvre, la mâchoire se desserre, le corps tremble, les mains deviennent moites, notre cœur s’accélère…
Nos pensées s’agitent, elles nous mettent en garde : Attention, parler avec toute ta pudeur pourrait te mettre en danger.
Mais, Mesdames, oui nous avons peur, mais nous ne pouvons plus nous cacher. Nous devons ouvrir notre cœur, parce qu’il nous fait vivre à chaque minute, à chaque seconde.
La vie se vit dans la lumière, non dans l’ombre et le brouillard.
Si nous voulons sortir progressivement et en confiance de notre carapace, il est impératif d’éduquer nos pensées et nos réactions chaque jour et chaque instant.
Il est impératif de prendre de la hauteur sur chaque situation que tu vis, pour comprendre pourquoi tu as réagi ainsi et amener une correction.
Nous avons souffert.
Aujourd’hui nous avons le choix de Vivre.
Audren, avec tous les battements de mon cœur ❤️