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Ce que je prenais pour un défaut est peut-être une manière de fonctionner. Lors d'une consultation, un client me confiai...
13/10/2026

Ce que je prenais pour un défaut est peut-être une manière de fonctionner.

Lors d'une consultation, un client me confiait que prendre des décisions lui prenait beaucoup de temps.
Il observait des personnes capables de décider spontanément et aurait aimé pouvoir faire comme elles.

Pourquoi avait-il besoin de réfléchir autant ?
Nous avons exploré ensemble sa manière de prendre des décisions.
Il a progressivement compris qu'avant de choisir, il avait besoin d'analyser, d'examiner différentes possibilités et de prendre en compte plusieurs éléments.

Ce temps de réflexion faisait partie de son fonctionnement. Décider spontanément, comme il aurait aimé le faire, ne lui correspondait pas nécessairement.
Cette compréhension l'a soulagé. Il a pu mettre du sens sur sa manière de fonctionner et mieux se comprendre.

Il ne s'agissait plus de chercher à décider comme les autres, mais de reconnaître sa propre façon de faire.

Cela ne signifie pas qu'il n'y a jamais rien à faire évoluer. Une réflexion qui s'éternise peut parfois devenir inconfortable ou empêcher d'avancer.

Mais il y a une différence entre vouloir faire évoluer ce qui nous met en difficulté et vouloir changer simplement parce que nous ne fonctionnons pas comme les autres.

Nous passons parfois beaucoup de temps à vouloir corriger ce que nous considérons comme des défauts, sans avoir pris le temps de comprendre ce qui se joue réellement.

Et si nous commencions par changer notre regard sur nous-mêmes ?

Et vous, avez-vous déjà cherché à changer quelque chose chez vous avant de comprendre pourquoi vous fonctionniez ainsi ?

La transformation commence par la compréhension.

Un arbre en fleurs est un arbre en fleurs. Vraiment ? J'aime contempler les arbres en fleurs, les magnolias en particuli...
06/10/2026

Un arbre en fleurs est un arbre en fleurs.
Vraiment ?

J'aime contempler les arbres en fleurs, les magnolias en particulier. Je peux m'arrêter devant leurs couleurs, leur forme, leur beauté… avec un véritable émerveillement.
J'aime aussi regarder les couleurs de l'automne dans la nature. Bon, cette année, elles se font attendre…

Je partageais mon émerveillement et quelqu'un de mon entourage m'a répondu :
« Un arbre en fleur est un arbre en fleur ! »

J'ai souri.

Parce que nous étions bien devant le même arbre. Mais nous ne regardions manifestement pas la même chose.

Pour moi, il y avait la beauté, les couleurs, la lumière, la saison… et cette sensation particulière d'être touchée par ce que je regardais.
Pour cette personne, il y avait simplement… un arbre en fleurs.

Nous n'avions pas mis les mêmes lunettes : nous ne percevons pas tous le monde avec la même intensité, ni avec la même attention.

Certains vont remarquer un détail que d'autres ne verront pas.
Certains vont être profondément touchés par une couleur, une musique, une lumière, une odeur, une idée… Là où quelqu'un d'autre dira simplement : « C'est joli. » Ou même : « C'est juste un arbre. »

Cela ne signifie pas que l'un voit mieux que l'autre. Mais, nous ne mobilisons pas tous les mêmes filtres, la même sensibilité, la même attention.

Et cette diversité existe aussi entre fonctionnements neurotypiques et neuroatypiques.

C'est une des raisons pour lesquelles j'aime tant la notion de carte du monde, en PNL.
Nous partageons le même territoire. Mais nous n'en faisons pas tous la même carte.

Et parfois, comprendre sa propre carte permet de comprendre pourquoi certaines choses nous touchent, nous stimulent, nous épuisent… ou nous émerveillent autant.

Y a-t-il des choses devant lesquelles vous vous arrêtez… alors que d'autres passent simplement devant ?
Dites-moi en commentaire. J'aimerais beaucoup découvrir vos "lunettes" !

Se transformer, ce n'est pas devenir quelqu'un d'autre. Je me demande parfois si, lorsque nous parlons de changement, no...
29/09/2026

Se transformer, ce n'est pas devenir quelqu'un d'autre.

Je me demande parfois si, lorsque nous parlons de changement, nous ne cherchons pas à nous débarrasser de ce qui nous dérange chez nous.
Ou peut-être même de ce qui dérange les autres chez nous.

Trop sensible.
Trop exigeant.
Trop intense.
Trop dans le mental.
Trop perfectionniste.
Trop... tout simplement trop.

Alors, à force d'entendre ce « trop », nous pouvons finir par penser qu'il faudrait être autrement. Et donc, finalement, devenir quelqu'un d'autre.

Mais si le problème n'était pas toujours ce que nous sommes ?
Et s'il était parfois dans notre manière de fonctionner ?
Dans le fait de ne pas vraiment nous connaître, de ne pas nous accepter tels que nous sommes.

Pour certaines personnes, notamment les personnes neuroatypiques que j'accompagne, leur dire d'être moins sensibles, d'arrêter de tout comprendre, d'être moins exigeantes ou moins intenses est tout simplement impossible.

Ce n'est pas une question de volonté.
Alors, que pouvons-nous faire ?

Nous pouvons apprendre à nous connaître, à comprendre notre fonctionnement, à nous accepter, à choisir, à trouver nos propres ressources.

C'est là que, pour moi, la transformation devient intéressante.
Parce qu'elle ne consiste pas à effacer une partie de soi pour en fabriquer une autre.
Ce serait alors se renier.

Elle consiste à faire évoluer la relation que nous entretenons avec nous-mêmes, à comprendre ce qui nous convient, à nous appuyer sur ce qui est déjà là.

Et parfois, ce que l'on voulait changer chez soi devient alors quelque chose que l'on peut enfin habiter autrement.

Se transformer, ce n'est pas devenir quelqu'un d'autre.
C'est arrêter d'essayer de rentrer dans une case qui n'a jamais été faite pour nous.

Et vous, lorsque vous repensez à un changement important de votre vie, avez-vous eu le sentiment de devenir quelqu'un d'autre... ou plutôt de vous retrouver ?



Et si nous prenions le temps de vivre avec nos sens… vraiment ? Début septembre, je vous proposais de regarder vraiment....
23/09/2026

Et si nous prenions le temps de vivre avec nos sens… vraiment ?

Début septembre, je vous proposais de regarder vraiment.
Parce que regarder n’est pas seulement voir. C’est laisser notre attention se poser et Être là.

Mais nos yeux ne sont pas les seuls à nous relier au monde.

Il y a aussi ce que nous entendons, ce que nous touchons, ce que nous sentons, ce que nous goûtons.

Écouter vraiment, ce n’est pas seulement entendre. C’est être attentif à une voix, à un silence, à ce qui se dit… et parfois à ce qui ne se dit pas.

Toucher vraiment, c’est retrouver le contact. Avec une matière, une main, une présence… avec soi aussi.

Sentir vraiment, c’est laisser une odeur, un parfum, un air particulier réveiller une sensation, un souvenir, une émotion.

Goûter vraiment, c’est prendre le temps de savourer. Ne pas seulement manger, mais être là, pleinement, avec ce que l’on découvre.

Nos sens nous ramènent et nous ancrent au présent. Ils nous sortent un instant de nos pensées, de nos habitudes, de ce brouhaha intérieur qui nous accompagne souvent sans même que nous nous en rendions compte.

En étant plus attentifs à ce que nous voyons, entendons, touchons, sentons et goûtons…nous devenons aussi plus attentifs à ce que nous ressentons, nous nous ancrons dans l’instant présent.

Alors cette semaine, pourquoi ne pas choisir un sens et lui accorder quelques minutes sans chercher à faire mieux, ni analyser et surtout pas juger.

Simplement être là.

Avec nos sens. Avec nous-même. Avec ce qui est là, maintenant.

16/09/2026

Pour cette rentrée, j’avais envie de vous proposer un nouveau format : partager ces lectures qui viennent nourrir mon regard sur l’humain.

Je commence avec un livre qui illustre cette réflexion : À la lumière du petit matin, d’Agnès Martin-Lugand.

Je vous partagerai ici, de temps en temps, ces livres, ces découvertes ou ces idées qui accompagnent mes explorations.

Aujourd’hui, je vous parle d’Hortense.

Et de ce que son histoire m’a donné envie d’explorer.

🎧 Je vous laisse l’écouter.

Je sais ce que je veux changer… Pourtant je continue à faire exactement comme avant.La semaine dernière, je parlais de l...
08/09/2026

Je sais ce que je veux changer… Pourtant je continue à faire exactement comme avant.

La semaine dernière, je parlais de la place que peut prendre le travail lorsqu'il nous passionne.
Nous sommes nombreux à savoir exactement ce qui nous ferait du bien, ce que nous aimerions voir évoluer, ce que nous ne voulons plus reproduire. Et pourtant, nous continuons souvent à emprunter les mêmes chemins.

Cela peut concerner le travail, mais aussi une relation, une habitude, un rythme de vie ou une manière d’être avec soi-même.

Ce paradoxe est parfois difficile à accepter : Si je vois clairement ce qui me fait souffrir ou m’épuise, pourquoi est-ce que je continue ?

Peut-être parce que ce que nous connaissons nous rassure davantage que ce que nous ne connaissons pas encore.

Même lorsqu’un fonctionnement ne nous convient plus vraiment, il reste familier. Nous savons comment il fonctionne, ce qu’il produit. Quitter ce terrain-là demande d’accepter une part d’incertitude.

Et c’est souvent là que se situe la difficulté.

Changer n’est pas seulement une question de volonté. C’est aussi comprendre ce qui, dans nos habitudes ou nos comportements, continue de nous apporter quelque chose : une forme de sécurité, un sentiment de maîtrise et parfois même une protection dont nous n’avons pas encore appris à nous passer.

Alors changer, ce n’est pas seulement décider. C’est aussi comprendre ce qui nous retient.

Et accepter l’inconfort de quitter le connu : Celui de ne plus savoir exactement comment faire et celui d’avancer autrement, même d’un tout petit pas.

Parce qu’on ne change pas en se jugeant.
On change en se comprenant.

Et vous, quel fonctionnement continuez-vous à emprunter… même si vous savez qu’il ne vous convient plus vraiment ?

Et si vous preniez le temps de REGARDER vraiment ?Toute la journée, nous sommes sollicités par ce que nous voyons : les ...
04/09/2026

Et si vous preniez le temps de REGARDER vraiment ?

Toute la journée, nous sommes sollicités par ce que nous voyons : les personnes qui nous entourent, notre environnement, nos proches, notre quotidien.
Les images défilent et nous avançons…

Mais est-ce que nous voyons vraiment ?
Est-ce que nous prenons le temps de regarder vraiment un visage, une lumière, un paysage, un nuage, une personne qui nous parle ?

Regarder vraiment, c'est laisser entrer ce qui est là.

C'est vivre pleinement l'instant, sortir un instant de notre brouhaha mental, de notre agenda, de notre course quotidienne.

Et alors, quelque chose change.
Notre perception s'ouvre. Nous remarquons ce que nous ne voyions plus.

Et parfois, nous pouvons même prendre le temps de contempler.
Laisser le regard se poser.
S'émerveiller de ce que nous voyons, sans analyser, sans juger, sans chercher à comprendre.
Simplement contempler et s'émerveiller.

Ouvrir grand ses yeux… et ouvrir son cœur.

Être là et profiter de l'instant.

Aujourd'hui, essayez.
Regardez vraiment autour de vous.
Et si quelque chose vous attire, prenez le temps de le contempler.

Juste REGARDEZ.

**Et si, à la rentrée, je ne vous parlais pas de rentrée ?**Cet été, j’ai pris le temps de ralentir.Et dans ce ralentiss...
01/09/2026

**Et si, à la rentrée, je ne vous parlais pas de rentrée ?**
Cet été, j’ai pris le temps de ralentir.

Et dans ce ralentissement, une prise de conscience s’est imposée à moi.

J’aime profondément mon travail.
J’aime accompagner, comprendre, transmettre, chercher, créer, mettre en lien.
Et je crois que c’est justement là que se trouve parfois le piège.

Quand le travail nous passionne, quand il a du sens, quand il nous ressemble, il peut prendre une place immense.

On y pense. On cherche. On crée. On apprend. On donne. On accompagne.

Et comme cela nous nourrit aussi, il devient difficile de voir où s’arrête notre engagement et où commence l’oubli de soi.

Je le vois particulièrement chez les personnes neuroatypiques que j’accompagne.

Cette intensité, cette curiosité, cette capacité à s’investir totalement dans ce qui fait sens peuvent être de grandes richesses.
Mais une richesse peut aussi devenir un déséquilibre lorsqu’elle ne connaît plus de limites.

Donner beaucoup ne devrait pas signifier disparaître de sa propre vie.

Et cette prise de conscience me concerne aussi.
J’ai compris que ma richesse professionnelle ne vient pas uniquement de ce que je fais dans mon travail.

Elle vient aussi de tout ce que je vis en dehors : mes lectures, mes rencontres, mes promenades, mes silences, ma créativité, mes découvertes, mes émerveillements.

Tout cela nourrit ma pensée, mon regard, ma sensibilité.
Tout cela nourrit aussi mon accompagnement.

Parce qu’un coach, un thérapeute, un accompagnant n’est pas seulement riche de ses outils et de ses compétences.

Il est aussi riche de la vie qu’il vit.

Alors peut-être que la question de cette rentrée n’est pas :
« Comment vais-je être encore plus efficace ? »

Mais plutôt :
« Quelle place ai-je envie de donner à mon travail parmi tout ce qui fait ma vie ? »

Une question à se poser lorsque l’on est passionné, engagé, neuroatypique, hypersensible, ou simplement profondément investi dans ce que l’on fait.

Parce que prendre sa place dans sa propre vie, ce n’est pas donner moins.

C’est aussi se donner une place à soi.

Qu'en pensez-vous ?

27/08/2026
☀️ Et si le mois d'août était l'occasion de prendre quelques minutes pour vous ?Depuis plusieurs semaines, je vous ai pr...
31/07/2026

☀️ Et si le mois d'août était l'occasion de prendre quelques minutes pour vous ?

Depuis plusieurs semaines, je vous ai proposé une série de Pitchs de l'été.

Quelques minutes d'écoute.
Quelques invitations à ralentir, respirer, observer, ressentir…
Sans objectif à atteindre. Juste le plaisir de s'accorder un peu d'espace.

Si vous les avez déjà écoutés, peut-être aurez-vous envie d'en réécouter certains.

Et si vous les découvrez seulement maintenant, ils vous attendront tout au long du mois d'août.

Choisissez celui qui vous appelle sur le moment.
Ou laissez le hasard décider.

Parfois, quelques minutes suffisent pour que la journée prenne une autre couleur.

Je vous souhaite un très beau mois d'août, rempli de petits instants qui font du bien. 🌿☀️

Adresse

Sylvie. Martingueffier@hautlesmasques. Fr
Lyon

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