27/08/2026
𝗘𝗧 𝗦𝗜, 𝗗𝗘̀𝗦 𝗟𝗔 𝗥𝗘𝗡𝗧𝗥𝗘́𝗘, 𝗢𝗡 𝗗𝗘́𝗖𝗢𝗡𝗦𝗧𝗥𝗨𝗜𝗦𝗔𝗜𝗧 𝗟𝗔 𝗡𝗢𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘 𝗟’𝗘𝗥𝗥𝗘𝗨𝗥 ? 🎒
La rentrée, c’est le retour des cahiers, des exercices, des évaluations… et parfois de cette petite phrase qui arrive très vite :
« J’ai faux. »
Pour beaucoup d’enfants et d’adolescents, 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗲𝗿𝗿𝗲𝘂𝗿 𝗻𝗲 𝘀𝗶𝗴𝗻𝗶𝗳𝗶𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝘀𝗶𝗺𝗽𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀’𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝘁𝗿𝗼𝗺𝗽𝗲́.
Cela peut rapidement devenir :
« Je suis nul. »
« Je n’y arriverai jamais. »
« Les autres sont meilleurs que moi. »
Et si cette année, on essayait de regarder l’erreur autrement ? 🌱
𝗨𝗡𝗘 𝗘𝗥𝗥𝗘𝗨𝗥 𝗡’𝗘𝗦𝗧 𝗣𝗔𝗦 𝗟’𝗢𝗣𝗣𝗢𝗦𝗘́ 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗥𝗘́𝗨𝗦𝗦𝗜𝗧𝗘
Quand un enfant apprend à marcher, personne ne considère ses premières chutes comme des échecs. Elles font partie de l’apprentissage.
Pourtant, quelques années plus t**d, une mauvaise réponse peut devenir quelque chose qu’il faudrait éviter, cacher ou corriger le plus rapidement possible.
Or, 𝗮𝗽𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗻𝗲́𝗰𝗲𝘀𝘀𝗶𝘁𝗲 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗲 𝘁𝗿𝗼𝗺𝗽𝗲𝗿.
L’erreur permet au cerveau de comparer ce qu’il avait anticipé avec ce qui s’est réellement produit. Il peut alors ajuster sa stratégie, essayer autrement et progressivement consolider son apprentissage.
Autrement dit : 𝗹’𝗲𝗿𝗿𝗲𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗼𝗻𝗻𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗶𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻. 🧠
𝗟𝗘 𝗣𝗥𝗢𝗕𝗟𝗘̀𝗠𝗘 𝗖𝗢𝗠𝗠𝗘𝗡𝗖𝗘 𝗤𝗨𝗔𝗡𝗗 𝗟’𝗘𝗥𝗥𝗘𝗨𝗥 𝗧𝗢𝗨𝗖𝗛𝗘 𝗟’𝗘𝗦𝗧𝗜𝗠𝗘 𝗗𝗘 𝗦𝗢𝗜
Il y a une vraie différence entre :
« Je me suis trompé dans cet exercice. »
et :
« Je suis mauvais en maths. »
Dans la première phrase, l’erreur concerne 𝘂𝗻𝗲 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗽𝗿𝗲́𝗰𝗶𝘀𝗲.
Dans la seconde, elle commence à définir 𝗹’𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁 𝗹𝘂𝗶-𝗺𝗲̂𝗺𝗲.
Lorsqu’un enfant commence à associer erreur, honte et sentiment d’incompétence, il peut alors chercher à s’en protéger.
Ne plus lever la main.
Éviter certains exercices.
Procrastiner.
Se mettre en colère devant les devoirs.
Ou préférer ne pas essayer plutôt que risquer d’échouer.
Ce n’est alors plus seulement l’apprentissage qui devient difficile.
𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁 𝗱’𝗲𝘀𝘀𝗮𝘆𝗲𝗿 𝗾𝘂𝗶 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗮𝗿𝗮𝗶̂𝘁 𝗽𝗲𝘂 𝗮̀ 𝗽𝗲𝘂.
𝗔̀ 𝗟𝗔 𝗠𝗔𝗜𝗦𝗢𝗡 𝗔𝗨𝗦𝗦𝗜, 𝗢𝗡 𝗣𝗘𝗨𝗧 𝗖𝗛𝗔𝗡𝗚𝗘𝗥 𝗡𝗢𝗧𝗥𝗘 𝗠𝗔𝗡𝗜𝗘̀𝗥𝗘 𝗗’𝗘𝗡 𝗣𝗔𝗥𝗟𝗘𝗥
Pas besoin de célébrer chaque faute avec des confettis. 😄
Quelques petits changements de formulation peuvent déjà modifier le regard porté sur l’erreur :
🌱 « Qu’est-ce qui t’a fait choisir cette réponse ? »
plutôt que : « Mais pourquoi tu as mis ça ? »
🔎 « On sait maintenant que cette méthode ne fonctionne pas. Qu’est-ce qu’on pourrait essayer autrement ? »
🧠 « Tu ne sais pas 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 le faire. »
Ce petit mot compte : 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 laisse ouverte la possibilité d’apprendre.
Et puis, les adultes aussi peuvent montrer l’exemple.
Une erreur dans un calcul, un oubli, une mauvaise direction… et simplement pouvoir dire :
« Ah, je me suis trompé. Je vais corriger. »
Sans honte. Sans catastrophe. Sans jugement.
𝗣𝗔𝗥𝗖𝗘 𝗤𝗨’𝗔𝗣𝗣𝗥𝗘𝗡𝗗𝗥𝗘, 𝗖𝗘 𝗡’𝗘𝗦𝗧 𝗣𝗔𝗦 𝗦𝗔𝗩𝗢𝗜𝗥 𝗜𝗠𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔𝗧𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧
Cette rentrée peut aussi être l’occasion de remettre l’erreur à sa juste place.
Elle n’est ni une preuve de manque d’intelligence, ni une faute personnelle, ni quelque chose dont il faudrait avoir honte.
𝗘𝗹𝗹𝗲 𝗶𝗻𝗱𝗶𝗾𝘂𝗲 𝘀𝗶𝗺𝗽𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹’𝗲𝗻𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁 𝗼𝘂̀ 𝗹’𝗮𝗽𝗽𝗿𝗲𝗻𝘁𝗶𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝗲𝗻 𝘁𝗿𝗮𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝘀𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗶𝗿𝗲.
Et parfois, aider un enfant à progresser commence moins par lui apprendre à ne plus se tromper…
que par lui permettre de découvrir qu’il peut se tromper 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗲𝗹𝗮 𝗱𝗶𝘀𝗲 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗲 𝘀𝗼𝗶𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗮 𝘃𝗮𝗹𝗲𝘂𝗿. 🌿