13/08/2026
Bon, il y a quand même une suite intéressante à cette vidéo : les leçons du soleil.
En Inde, je méditais, je respirais énormément, j’avais de l’espace, la mer, la nature. Je travaillais aussi, mais avec beaucoup moins de charge mentale.
Aujourd’hui, c’est l’inverse : énormément de projets, de collaborations, de décisions, de délais… parfois dix heures devant un ordinateur avec cinquante onglets ouverts dans la tête. Et je vis dans un tout petit appartement.
À Bordeaux, si je tourne ma chaise de 40 degrés, je change de pièce. Mon salon devient mon bureau, mon bureau ma salle à manger… et certains jours, la salle à manger devient un tribunal.
Et c’est ça que j’avais raté : je comparais seulement les degrés. 45 en Inde, 38 à Bordeaux, donc 45 devrait être pire.
Sauf que mon corps additionne tout : chaleur + sommeil moins bon + travail mental + décisions + délais + bruit + sollicitations.
Parfois, la chaleur n’est que 30 % de charge en plus alors que tu étais déjà à 90. Et à 120 %… même le mobilier devient hostile.
Donc mon conseil le plus important de l’été est peut-être le moins sexy :
avant d’ajouter une technique, enlève une charge.
Travaille plus tôt. Reporte ce qui peut attendre. Refuse le verre qui va juste t’épuiser. Sors si ton appart est devenu un air fryer. Bosse ailleurs. Coupe les sollicitations.
Et si tu peux changer d’environnement quelques jours… fais-le.
Moi, j’ai légèrement surdosé : j’ai changé de région.
On passe notre temps à apprendre à notre corps à supporter nos conditions. Parfois, le plus intelligent, c’est de changer les conditions.
Deuxième leçon : quand un truc banal devient soudain une affaire d’État, je ne crois plus immédiatement tout ce que mon cerveau raconte.
Est-ce que j’ai dormi ? Mangé ? Trop travaillé ? Trop chaud ? Est-ce qu’il me reste de la marge ?
Parce que parfois, t’as pas besoin de régler ta vie. T’as besoin de dormir, d’avoir moins chaud et qu’on te foute la paix deux heures.
Moi maintenant, si je commence à penser qu’un meuble a une attitude… j’arrête de travailler.
La chaise va bien. Elle est restée