25/08/2026
🧐🦇 Focus chauves-souris ... épisode 1
Les chauves-souris, ces mal-aimées sont en fait de précieux alliés pour nous. Outre qu'elles consomment une importante quantité de moustiques, et autres insectes, elles produisent également un excellent guano. Parfois, elles s'installent derrière nos volets, ce qui peut occasionner une gêne. Afin de cohabiter convenablement, vous pouvez leur construire un gîte.
https://www.salamandre.org/une.../gite-a-chauve-souris/
Avant de vous lancer dans le bricolage, si nous partions à la découverte de quelques espèces que l'on rencontre dans nos contrées :
🦇 La pipistrelle commune est la plus répandue des chauves-souris françaises. Et pour cause : elle s'adapte à tous types de milieux : naturels ou anthropisés, à la campagne ou en ville, en plaine ou en montagne (jusqu'à 2000 m), elle est peu sensible à la lumière (comparativement aux autres espèces), et elle est même capable de chasser périodiquement l'hiver pour peu que la température soit suffisamment douce. C'est la plus petite espèce d'Europe (5 cm max.), et elle profite de la moindre anfractuosité supérieure à 1 cm pour s'abriter : dans la fissure d'un mur, d'un rocher ou d'un arbre, derrière un panneau d'isolation, un volet ou une écorce, dans une charpente ou une cheminée... Elle chasse les insectes (petits papillons, moustiques, chironomes...) dans les espaces naturels, les parcs et jardins, le long des alignements d'arbres, souvent autour des lampadaires. A Limoges, on trouve aussi la pipistrelle de Kuhl, espèce très proche de la pipistrelle commune, tant par la morphologie que par l'écologie et le comportement.
🦇 L'Oreillard roux se reconnaît à ses grandes oreilles presque aussi longues que son corps. Il est beaucoup plus discret que la pipistrelle commune et davantage attaché au milieu forestier. S'abritant dans des cavités d'arbres, derrière des écorces décollées ou dans des fissures de la roche, il chasse essentiellement en sous-bois et le long des lisières. Ses ailes larges et courtes lui permettent de voler aisément dans l'entrelacs des branches et de réaliser certaines prouesses acrobatiques comme le vol stationnaire. Il attrape ainsi les insectes volants ou posés sur les feuillages, du sol jusqu'au sommet de la canopée. Il peut néanmoins aussi s'accommoder de la présence de l'homme, fréquentant également les caves, ponts, granges et greniers, les parcs arborés et les vergers. Son régime alimentaire est dès lors très diversifié : papillons, chenilles, araignées, coléoptères, mouches... C'est une espèce particulièrement sédentaire : seulement quelques kilomètres séparent les gîtes d'été, d'hiver et les zones de chasse.
🦇 Le Murin de Daubenton, quant à lui, est plutôt inféodé aux milieux humides. En effet, sa spécialité est de chasser les insectes en volant en cercle au ras de l'eau. Pour cela, il utilise son uropatagium (membrane de peau entre les deux pattes arrières) comme d'un filet pour capturer ses proies en vol ou à la surface de l'eau. Il s'empresse ensuite de les dévorer tout en continuant de voler. Il fréquente donc essentiellement les abords des lacs, étangs et cours d'eau calmes, les forêts riveraines et les prairies humides. Lui aussi s'abrite en été dans des arbres creux mais également sous des ponts ou dans les anfractuosités de bâtiments proches de l'eau. En hiver, il préférera les cavités souterraines : grottes, caves, tunnels, carrières ou mines. La famille des murins est une grande famille : à Limoges, on peut aussi observer le Grand murin, le Murin de Bechstein, le Murin de Natterer, le Murin à moustaches et le Murin à oreilles échancrées.
© GMHL - Groupe Mammalogique et Herpétologique du Limousin et Wikimedia commons