Profitons de la métamorphose du quartier, pour impliquer les habitants dans un travail intergénérationnel d’histoire et de mémoire valorisant.
« Un Obus est tombé sur notre école ». Cet article de la voix du Nord sur une sortie du 11 novembre 2014 avec les enfants, nous rappelle combien l’école, qui a pour vocation, entre autre, l’éducation citoyenne, a un rôle essentiel à jouer dans l’enseigneme
nt de l’Histoire et la transmission de la mémoire auprès des enfants. Les journées commémoratives et les actions éducatives constituent des moyens privilégiés pour mener ce travail pédagogique. Certains estiment dans notre pays, que nous sommes engagés dans un excès de commémorations pour peu d’effets, que le temps a passé et que le travail de mémoire doit être relâché. Plus que jamais, avec le vieillissement des anciens combattants, il faut que nous puissions assurer ce travail mémoriel. Afin d’entretenir le souvenir des souffrances subies dans le passé dans le Quartier Bois Blancs, travaillons ensemble, avec les habitants, les enfants, autour du devoir de mémoire afin de perpétuer le souvenir et d’amener les générations d’élèves et de jeunes à une importante réflexion sur ce qu’est le dévouement et l’engagement. Ce sera aussi pour eux l’occasion de réfléchir à la dimension civique de ces évènements. Le projet va s’articuler autour de l’évènement tragique du 24 avril 1917 à 8h20, ou une dizaine d’enfants de l’école Desbordes-Valmore ont été tués par un bombardement. Cela conduirait le projet à l’horizon 2017 pour une commémoration du centenaire.
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Le but de ce projet, lutter contre l'oubli et transmettre des valeurs aux nouvelles générations. Rappeler ainsi les valeurs républicaines qui animent le pays : démocratie, liberté et humanisme. Lutter dans le quartier contre des comportements fâcheux : rejet de l’autre ou replis communautaires, qui témoignent de la vulnérabilité de la Nation française. Comme vous le savez, le travail de mémoire est un formidable outil pour tisser du lien social et contribuer au vivre-ensemble. Il est important de la transmettre aux jeunes qui s’interrogent, qui se savent appartenir sans toujours le ressentir à la nation.