22/01/2026
On entend tout et son contraire… si on faisait le point ?
Vos questions :
« Mais la fessée, c’est pas interdit seulement depuis peu ? »
Non.
La loi dit depuis 2019 que frapper, menacer ou humilier un enfant, c’est interdit. Même “juste pour corriger”.
« Pourtant nos parents faisaient ça… »
Oui, mais aujourd’hui on sait que ça fait du mal.
La loi a évolué pour protéger les enfants, pas pour juger les parents.
Et donc maintenant plus personne ne peut dire :
« c’est culturel »,
« on a toujours fait comme ça »,« c’était pour son bien ».
La protection de l’enfant passe avant tout.
« Et là, pourquoi on en parle encore ? »
Parce que la Cour de cassation, le plus haut tribunal en France,vient de dire clairement : le “droit de correction”, ça n’existe pas. Point final .
« Donc on n’a plus le droit de rien dire à son enfant ? »
Si. Bien sûr.
Éduquer, poser des limites, dire non = autorisé.
Frapper, faire peur, rabaisser = interdit.
« Même une petite tape ? »
Oui. Même.
Parce qu’un enfant, c’est petit, fragile, et que la violence marque, même quand elle semble “légère”.
La violence psychologique de même ..
« Et si l’enfant n’écoute rien ? »
C’est justement le rôle des adultes de chercher d’autres solutions. La violence n’apprend pas à obéir,
elle apprend à avoir peur ou à se taire.
« Est-ce que cette loi est là pour envoyer les parents en prison ? »
Non.
Elle est là pour dire une chose simple :
Un enfant a le droit d’être protégé.
« Donc maintenant c’est plus clair ? »
Si c’est la loi date de 2019 ! pourquoi ça “se réveille” que maintenant ? »
Parce que la plus haute juridiction en France, la Cour de cassation n’intervient que quand une affaire arrive jusqu’à elle. Il a fallu un dossier précis, où quelqu’un parlait encore de “droit de correction” pour qu’elle tranche une bonne fois pour toutes.
« Et là, elle a dit quoi ? »
Que le “droit de correction” n’existe pas.
Que la loi est claire.
Et que frapper, menacer ou humilier un enfant, ce n’est pas de l’éducation.
« Et c’est pour qui tout ça ? La justice, les juges aussi ? »
Oui. Aussi pour eux.
Quand la Cour de cassation parle, tous les juges en France doivent suivre.
« Ça veut dire quoi concrètement ? »
Ça veut dire que :
* un juge ne peut plus minimiser une violence,
* il ne peut plus parler de “droit de correction”,
* il ne peut plus fermer les yeux sous prétexte que
« ce n’était pas grave » ou « c’était éducatif ».
« Donc un juge n’interprète plus comme il veut ? »
Non.
Il applique la loi telle qu’elle est expliquée par la plus haute juridiction.
Et là, le message est clair :
toute violence envers un enfant est interdite.
« Pourquoi c’est important ? »
Parce que ça protège :
*les enfants
*les familles
*les professionnels
*et aussi les décisions de justice
Tout le monde a désormais le même cadre, partout.
« Donc aujourd’hui, il n’y a plus d’ambiguïté ? »
Non. Plus aucune.
La loi existe.
La justice l’a confirmée.
Les juges, comme tout le monde, doivent s’y tenir.
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