21/05/2022
Êtes-vous, vous aussi, si plein de nuances et de paradoxes que vous pouvez admirer le courage, être parfois courageux et trop souvent vous voir agir avec ce que vous pensez être de la lâcheté ?
Je manque si souvent du courage dont je voudrai faire preuve...
Je choisis pourtant d'avancer sur le chemin du courage.
Celui de dire, celui d'écrire, celui de manifester ma réalité.
Celui de dire non.
Celui de prendre le risque du conflit .
Elle est là la racine de mon non courage.
Parce qu'en tant qu'hypersensible l'énergie perçue dans la
confrontation me fait encore parfois perdre mes moyens.
La colère d'en face peut me laisser à l'intérieur comme un paysage dévasté par le passage d'un ouragan.
Plus de force, ça tremble dedans, dehors. J'ai tous les symptômes d'un stress aigü.
Alors qu'un observateur extérieur au conflit ne verrait pas matière à s'inquiéter !..
J'ai appris pourtant.
Il m'a fallut du temps pour contacter la puissance de ma propre colère et la mettre au service de ma résilience.
Et vraiment ça va mieux.
Parce que je connais cet espace de sécurité intérieure.
Parce que je vis souvent la sérénité.
Je sais aujourd'hui qu'un éclat de voix ne va pas me détruire.
Je sais qu'il y a au coeur de mon Être un espace libre et hors d'atteinte.
Je sais que je peux rester ouverte à l'autre même si sa déferlante me traverse et me secoue.
C'est même la voie la plus rapide.
Rester ancrée en moi en laissant les réactions adverses être.
Laisser ce que je vois comme une vague déferlante vivre son chemin.
Et rester sur le mien en utilisant tout ce que ces années d'évolution mon permis d'acquérir.
Si après la tempête mes arbres internes sont à terre, je sais les redresser.