InnoMentis Psychopédagogie - Adèle Wistrand

InnoMentis Psychopédagogie - Adèle Wistrand Consultations pour enfants, adolescents et adultes, spécialisées dans la remédiation cognitive, la gestion du stress et de l'anxiété de performance.

Aide aux troubles d'apprentissage, TDA/H, HPI, TSA Asperger, phobie scolaire....

Il y a des jours où mon métier me rattrape.Aujourd’hui, devoirs de 6e avec mon fils. Je lis la consigne. Je regarde la f...
07/09/2026

Il y a des jours où mon métier me rattrape.

Aujourd’hui, devoirs de 6e avec mon fils. Je lis la consigne. Je regarde la frise. Je relis la consigne.

Et là : « Mais… qu’est-ce qu’on me demande, exactement ? »

Puis cette petite pensée particulièrement agréable : « Attends… je ne suis quand même pas capable de comprendre une question de 6e ? »

Pour rappel, je suis psychopédagogue. Je travaille notamment avec des enfants, des adolescents et des adultes sur la compréhension des consignes, l’implicite et la pragmatique du langage.

Les cordonniers les plus mal chaussés, paraît-il...

Parce que ce qui m’a posé problème ici n’était pas réellement la notion de millénaire. C’était la formulation : « À quel millénaire correspondent les millénaires A et B ? »

Mon cerveau s’est arrêté sur la phrase. À quel millénaire correspond… le millénaire ? Qu’est-ce que je dois produire comme réponse ? Un numéro ? Une période ? Une formulation particulière ? Qu’est-ce que l’auteur considère comme suffisamment évident pour ne pas avoir besoin de l’expliciter ?

Et c’est précisément là que la pragmatique du langage entre en jeu.

Comprendre une consigne, ce n’est pas seulement connaître le sens des mots. C’est aussi comprendre l’intention de celui qui parle ou écrit, identifier ce qu’il attend réellement de nous, sélectionner les informations pertinentes et reconstruire tout ce qui n’est pas dit parce que cela est supposé « aller de soi ».

Sauf que ce qui va de soi pour l’un ne va pas nécessairement de soi pour l’autre (l'histoire de ma vie).

En tant que personne autiste, je peux être particulièrement gênée par ce type de formulation. Et aujourd’hui, malgré mon métier, malgré mes connaissances, malgré le fait que j’accompagne justement des personnes sur ces difficultés… je me suis retrouvée devant cette feuille à penser sincèrement que je n’étais peut-être pas capable de comprendre un exercice de 6e.

Finalement, excellente piqûre de rappel professionnelle :))

Et accessoirement, mon fils a eu droit à une démonstration grandeur nature de sa mère en train de buguer sur ses devoirs (true story)

La psychopédagogie, mais en immersion.

En vacances, quand il fait chaud, qu’on est fatigué, stimulé de partout et que les routines habituelles ont sauté… nos b...
19/08/2026

En vacances, quand il fait chaud, qu’on est fatigué, stimulé de partout et que les routines habituelles ont sauté… nos belles stratégies peuvent vite rester au fond de la valise.

Dans ce cas précis, j’avais pourtant plusieurs options.

Attendre mon mari, qui comprend le coréen.
Sortir mon téléphone et utiliser un outil de traduction.
Demander de l’aide.
Ou simplement prendre 30 secondes pour vérifier ce que j’étais en train d’acheter.

Mais non.

J’ai vu « -3,8 °C ».

Et mon cerveau a fait à peu près :
« FRAÎCHEUR. BESOIN ACTUEL. SOLUTION TROUVÉE. ON PREND. »

Le reste ? Pas lu.

Parce que flemme. Parce qu’il faisait 41 degrés avec 60 % d’humidité — une chaleur écrasante, collante, qui te fait fondre sur place. Parce que la promesse répondait exactement à mon besoin du moment : ME RAFRAÎCHIR.

Et parce qu’en plus c’était 1+1. Évidemment.

C’est assez parlant de ce qui peut se jouer avec un TDAH : l’impulsivité, bien sûr, mais aussi cette tendance à saisir très vite l’information qui paraît immédiatement pertinente et à passer à l’action avant d’avoir vérifié le reste.

Ce n’est pas tant une logique de “solution trouvée donc on s’arrête”, mais plutôt, dans mon cas, un mélange de surcharge, de chaleur, d’inconfort et de fatigue qui donne surtout envie de réduire les interactions et les étapes au minimum. Quand je suis dans cet état-là, si j’ai l’impression d’avoir une réponse qui coche les bonnes cases, j’ai surtout envie d’en finir vite et d’éviter toute démarche supplémentaire.

Résultat : deux paquets de serviettes hygiéniques « Cooling Breeze » (oh yeah)

Techniquement, elles promettent bien du frais.

Juste absolument pas là où je l’avais imaginé.

Moralité : avoir des outils et des stratégies, c’est une chose. Réussir à les mobiliser précisément au moment où on en aurait besoin, surtout quand on est en surchauffe, qu’il fait 41 degrés avec 60 % d’humidité et que notre cerveau vient de repérer LA solution parfaite, c’en est une autre.

En vacances, quand il fait chaud, qu’on est fatigué, stimulé de partout et que les routines habituelles ont sauté… nos b...
19/08/2026

En vacances, quand il fait chaud, qu’on est fatigué, stimulé de partout et que les routines habituelles ont sauté… nos belles stratégies peuvent vite rester au fond de la valise.

Dans ce cas précis, j’avais pourtant plusieurs options.

- Attendre mon mari, qui comprend le coréen (quelle sagesse cet homme)
- Sortir mon téléphone et utiliser un outil de traduction.
- Demander de l’aide.
- Ou simplement prendre 30 secondes pour vérifier ce que j’étais en train d’acheter.

Mais non.

J’ai vu « -3,8 °C ».

Et mon cerveau a fait à peu près :
« FRAÎCHEUR. BESOIN ACTUEL. SOLUTION TROUVÉE. ON PREND. »

Le reste ? Pas lu.

Parce que flemme. Parce qu’il faisait 41 degrés avec 60 % d’humidité — une chaleur écrasante, collante, qui te fait fondre sur place. Parce que la promesse répondait exactement à mon besoin du moment : ME RAFRAÎCHIR.

Et parce qu’en plus c’était 1+1. Évidemment.

C’est assez parlant de ce qui peut se jouer avec un TDAH : l’impulsivité, bien sûr, mais aussi cette tendance à saisir très vite l’information qui paraît immédiatement pertinente et à passer à l’action avant d’avoir vérifié le reste.

Ce n’est pas tant une logique de “solution trouvée donc on s’arrête”, mais plutôt, dans mon cas, un mélange de surcharge, de chaleur, d’inconfort et de fatigue qui donne surtout envie de réduire les interactions et les étapes au minimum. Quand je suis dans cet état-là, si j’ai l’impression d’avoir une réponse qui coche les bonnes cases, j’ai surtout envie d’en finir vite et d’éviter toute démarche supplémentaire.

Résultat : deux paquets de serviettes hygiéniques « Cooling Breeze »(oh yeah)

Techniquement, elles promettent bien du frais.

Juste absolument pas là où je l’avais imaginé.

Moralité : avoir des outils et des stratégies, c’est une chose. Réussir à les mobiliser précisément au moment où on en aurait besoin, surtout quand on est en surchauffe, qu’il fait 41 degrés avec 60 % d’humidité et que notre cerveau vient de repérer LA solution parfaite, c’en est une autre 😥😥😥

17/08/2026

Ahhhhh… l’histoire de ma vie.

L’impulsivité dans le TDAH, ce n’est pas toujours acheter sans réfléchir. Parfois, c’est surtout une envie qui prend TOUTE la place… et l’effort nécessaire pour réussir à y renoncer.

Heureusement, j’avais mon inhibiteur externe, mon Gandalf personnel.

Et vous, c’était quoi votre dernière obsession absolument indispensable mais pas du tout prévue au budget ?

On parle souvent des difficultés liées au TDAH.Beaucoup moins de cette capacité que certaines personnes développent au f...
14/08/2026

On parle souvent des difficultés liées au TDAH.
Beaucoup moins de cette capacité que certaines personnes développent au fil des années : savoir s'adapter très vite à leur environnement.
Observer. Comprendre les attentes. Ajuster leur communication. Créer du lien. Passer d'un univers professionnel à un autre.
Ce côté « caméléon » peut devenir une véritable force.
Dans mon activité de consultante en transitions professionnelles, j'accompagne principalement des femmes, dont une grande partie présente une neuroatypie.
Beaucoup arrivent persuadées qu'elles sont instables, dispersées ou incapables de trouver leur place.
Pourtant, je retrouve souvent les mêmes compétences :
• comprendre rapidement les codes d'un nouvel environnement ;
• créer facilement du lien ;
• transférer leurs compétences d'un métier à un autre ;
• apprendre vite lorsque le projet a du sens ;
• faire le lien entre les personnes, les idées et les projets.
Ce ne sont pas de « petites qualités ». Ce sont de vraies compétences professionnelles.
Mais une force peut aussi devenir un piège.
À force de s'adapter, certaines finissent par dire oui alors qu'elles pensent non, accepter une charge de travail excessive, devenir indispensables... puis s'épuiser.
On voit leur efficacité.
On voit beaucoup moins l'énergie nécessaire pour maintenir cette adaptation permanente.
L'objectif n'est pas de ne plus s'adapter.
L'objectif est de choisir quand cette capacité vous sert... et quand elle commence à vous coûter trop cher.
Votre côté caméléon peut vous ouvrir des portes.
Il ne devrait jamais vous faire perdre de vue qui vous êtes.
Et vous, est-ce que cette capacité d'adaptation vous a davantage aidée... ou épuisée au cours de votre parcours professionnel ?

Au cabinet… comme en bilan de compétences chez Garance & Moi, je le vois presque tous les jours.Des personnes qui ont pa...
11/08/2026

Au cabinet… comme en bilan de compétences chez Garance & Moi, je le vois presque tous les jours.
Des personnes qui ont parfois un parcours dont beaucoup pourraient être fiers.
Des études reprises malgré les difficultés. Une entreprise créée. Une reconversion réussie. Des responsabilités importantes. Des épreuves de vie traversées. Des obstacles surmontés.
Et pourtant…
Quand je leur demande ce dont ils sont fiers, le silence s'installe souvent...
Ils voient surtout ce qu'ils n'ont pas encore réussi.
La montagne qu'il reste à gravir.
Le projet inachevé.
L'erreur commise.
Le verre à moitié vide.
Leurs réussites deviennent normales. Presque anecdotiques.
En revanche, leurs difficultés occupent toute la place.
Chez les personnes présentant un TDAH, ce fonctionnement est particulièrement fréquent. Les années passées à compenser, les remarques répétées, les comparaisons, les oublis, les erreurs, les efforts invisibles finissent parfois par construire une image de soi profondément injuste.
Ce regard sur soi n'est pourtant pas la réalité.
C'est souvent le résultat d'années passées à mesurer ce qui manque plutôt que tout ce qui a déjà été accompli.
C'est une souffrance silencieuse.
Et bien souvent, la première étape consiste simplement à en prendre conscience.
Parce que reconnaître ses réussites n'est pas de l'arrogance.
C'est rendre justice à tout le chemin déjà parcouru.

On parle souvent de "batterie sociale" comme d’une image un peu légère.Pourtant, derrière cette expression, il y a quelq...
04/08/2026

On parle souvent de "batterie sociale" comme d’une image un peu légère.

Pourtant, derrière cette expression, il y a quelque chose de très concret : l’énergie mobilisée pour écouter, répondre, décoder, s’ajuster, inhiber certaines réactions, supporter le bruit, gérer ses émotions et rester disponible aux autres.

=> Avec un TDAH, une interaction peut demander beaucoup d’efforts exécutifs : suivre plusieurs conversations, ne pas couper la parole, rester attentif malgré les distractions, réguler son impulsivité et ses émotions.

=> Avec un TSA, le coût peut être à la fois social et sensoriel : comprendre l’implicite, décoder le non-verbal, adapter sa posture, supporter le bruit, la lumière, les odeurs et parfois masquer son propre fonctionnement.

Quand les deux coexistent, la batterie peut se vider encore plus vite.
La personne peut avoir apprécié le moment, aimé les gens présents, ri, participé, puis avoir besoin de plusieurs heures, parfois davantage, pour récupérer.
Quand la batterie est presque vide, cela peut se traduire par de l’irritabilité, des réponses sèches, un besoin urgent de s’isoler, une difficulté à réfléchir, de l’agitation, un retrait, des larmes, un shutdown ou une crise.

Chez un enfant, on peut parfois croire à de l’opposition.

Chez un adulte, on peut parler d’impolitesse, de froideur, de désintérêt ou d’asocialité.

Alors qu’il s’agit parfois simplement d’une saturation.

Comprendre cela permet d’anticiper, d’adapter et d’éviter de demander encore plus d’efforts à quelqu’un qui n’a déjà plus de ressources disponibles.
Prévoir des temps seuls, annoncer la durée d’un événement, autoriser des pauses, réduire le bruit, convenir d’un signal pour partir ou accepter qu’une personne décline une invitation peuvent réellement changer les choses.

Avoir besoin de se retirer ne signifie pas ne pas aimer les autres.

Et vous, qu’est-ce qui vide le plus rapidement votre batterie sociale ?

29/07/2026
On parle souvent du TDAH.On parle parfois du TOP.Mais on parle encore trop peu des parents.=> De cette fatigue invisible...
29/07/2026

On parle souvent du TDAH.
On parle parfois du TOP.
Mais on parle encore trop peu des parents.
=> De cette fatigue invisible.
=> De cette vigilance permanente.
=> De ces jugements qui s'accumulent.
=> De cette culpabilité qui finit par faire croire qu'on est un mauvais parent... alors qu'on est souvent simplement épuisé.

Si ce carrousel vous a permis de vous sentir un peu moins seul.e.s, alors il aura déjà servi à quelque chose :)
Et si vous connaissez un parent concerné, partagez-lui ce post. Il en a peut-être besoin aujourd'hui.

La psychopédagogie ne consiste pas à demander à une personne de faire davantage d’efforts.Elle aide à mieux comprendre s...
28/07/2026

La psychopédagogie ne consiste pas à demander à une personne de faire davantage d’efforts.
Elle aide à mieux comprendre son fonctionnement, à identifier ce qui bloque et à construire des stratégies concrètes, adaptées à son profil, à son âge et à son quotidien.
Pour un enfant, cela peut permettre de mieux vivre les devoirs, les transitions, les émotions ou les routines.
Pour un adolescent, le travail peut porter sur les méthodes d’apprentissage, l’organisation, la planification, la motivation et la confiance en soi.
Pour un adulte, il peut s’agir de mieux gérer la charge mentale, les priorités, la procrastination, les émotions ou le passage de l’intention à l’action.
L’accompagnement peut également concerner les parents, avec de la psychoéducation, des repères concrets et une guidance parentale inspirée notamment du programme de Barkley.

Les objectifs peuvent être très différents :

• comprendre le TDAH et/ou le TSA (mais pas que ;)) ;
• apprendre à apprendre ;
• organiser et planifier le quotidien ;
• mieux identifier et réguler ses émotions ;
• développer son autonomie ;
• retrouver confiance en ses capacités ;
• apaiser les relations familiales.

Il n’existe pas une méthode unique qui conviendrait à tout le monde. L’enjeu est de partir du fonctionnement réel de la personne, de ses besoins et de ses forces pour construire des outils qu’elle pourra réellement utiliser.
Comprendre son profil, ce n’est pas se trouver des excuses.
C’est enfin arrêter de lutter avec des stratégies qui ne conviennent pas.

Quelle difficulté aimeriez-vous mieux comprendre ou accompagner aujourd’hui ?

Adresse

3 Rue Du Plateau
Lagny-sur-Marne
77400

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