31/08/2023
Solidarité avec les collègues réprimé.e.s.
Pensées pour notre camarade et collègue Hanane Ameqrane, toujours suspendue et sans nouvelles du rectorat en cette veille de rentrée des personnels.
📣📣📣📣 [RÉPRESSION ÉDUCATION MARSEILLE] RASSEMBLEMENT EN COURS AUJOURD'HUI JEUDI 31/08 À MIDI DEVANT LE LYCÉE VICTOR-HUGO DE MARSEILLE (13) CONTRE LA RÉPRESSION SYNDICALE
Nos collègues et camarades Christine Gorce et Fredéric Salvy se sont vu notifier une mutation d’office dans l’intérêt du service en juillet dernier. Sans prendre la peine d’une commission disciplinaire et donc d’un échange contradictoire, l’administration et le rectorat poursuivent leur politique inacceptable de répression anti-syndicale dans les Bouches-du-Rhône et plus particulièrement au lycée Victor Hugo.
C’est à une répression sans fin à laquelle on assiste et qui se poursuit au lycée Victor Hugo de Marseille (13).
Après le licenciement d’Emmanuel Roux, AED et militant à la CGT, après les menaces de licenciement contre Elias Sobhy, AED et militant à la CGT, c’est aujourd’hui nos camarades Christine Gorce militante à SUD éducation et Frédéric Salvy militant à la CGT, qui font l’objet d’une procédure de “mutation dans l’intérêt du service”.
La situation au lycée Victor Hugo est bien celle d’une répression anti-syndicale tous azimuts, dans le contexte d’agissements inacceptables de la direction.
Le 8 mars, plusieurs personnels avaient cherché à dénoncer des propos jugés sexistes et racistes, prononcés par le proviseur de l’établissement à l’encontre de deux élèves, en portant une banderole jugée « diffamatoire ». Les élu-es au CA du lycée, appuyés par les sections syndicales SUD et CGT, s’étaient déjà mobilisé-es en janvier et avaient alerté le rectorat sur de tels propos en demandant une audience auprès du recteur (demande qui reste encore aujourd’hui sans réponse).
Au cours d’une audience intersyndicale interne au lycée, à l’automne, le proviseur a nié avoir tenu ces propos.
Pourtant, un article de Mediapart, publié le 4 mai 2023, confirme l’exactitude des paroles que les sections syndicales CGT et SUD éducation dénoncent depuis des mois : « Je ne veux pas que vous restiez à la maison avec dix gamins à faire le couscous, le tajine ou les samoussas », « T’es pas au bled ou aux Émirats... », « Ton mari, s’il ne veut pas être musulman ? Sinon, tu t’embêtes pas, hein, tu sors le couteau et puis tu coupes la merguez, et dans le couscous, comme en Tunisie. » Voici quelques-unes des remarques que les élèves convoquées en début d’année ont dû subir de la part du proviseur.
Depuis l’année dernière, les élèves du lycée Victor-Hugo alertent sur un climat de surveillance permanente de leur façon de s’habiller, en particulier les lycéennes, soupçonnées de porter des vêtements religieux. Cette obsession croissante des directions d’établissement pour les vêtements des élèves supposées musulmanes s’observe partout dans le pays. Au lycée Victor-Hugo, à la rentrée 2022, deux assistants d’éducation (AED) ont été recrutés dans le seul but de contrôler les tenues vestimentaires.
Cette répression antisyndicale intervient par ailleurs après la mise en place d’une enquête dite à « 360 degrés », effectuée entre octobre et novembre 2022 au sein du lycée. Aujourd’hui, 4 membres du personnel du lycée sont pénalisé·es pour avoir dénoncé des propos qui sont inadmissibles dans le service public d’éducation.
La responsabilité de la situation incombe à la direction de l’établissement, pas à nos camarades.
SUD éducation 13 et la CGT éduc'action 13 appellent à se rassembler jeudi 31 août devant le lycée à midi. Une audience sera reçue par la nouvelle direction de l'établissement.
SUD éducation 13 et la CGT éduc'action 13 apportent leur soutien inconditionnel aux deux AED, Emmanuel Roux et Elias Sobhy, à Christine Gorce, et à Frédéric Salvy contre les décisions arbitraires prises à la fois par la chef d’établissement et par le rectorat.
SUD éducation 13 et la CGT éduc'action 13 exigent la levée immédiate de toutes les sanctions et la réintégration des quatre camarades victimes de répression antisyndicale.