05/09/2023
Message du syndicat La CGT École Du BREUIL à l’ensemble du personnel :
« Très chers collègues,
A l’issue de cette première journée de grève, nous avons pu constater que plus de 90 % des enseignants se sont mobilisés autour de ce mouvement social sans précédent.
Espérant une énième fois une ouverture de dialogue constructive, nous pouvions l’espérer, sait-on jamais ; nous avons vu notre Directeur général avec son mépris habituel envers nous, mais cette fois avec un ton menaçant, ne pouvant cacher qu’il perdait la face.
Nous avons reçu ce matin la visite d’un élu du Conseil de Paris, lui expliquant la situation que nous vivons depuis trop longtemps dans notre établissement.
Ces prochains jours, nous continuerons à rencontrer les élus de la Ville, de la Région et certains parlementaires et nous le ferons jusqu’à ce que notre Président du Conseil d’administration, M. Najdovski prenne la décision d’un changement de cap dans la gouvernance de l’école.
Nous irons jusqu’au bout.
La direction ne peut pas réformer l’école Du Breuil contre l’immense majorité de son personnel qui la fait vivre ; bien au contraire, elle doit la transformer avec l’aide du plus grand nombre, en trouvant des compromis durables et nous y sommes prêts.
La précarité des statuts de contractuels des agents, tous corps confondus en sont la preuve vivante.
Quant à l’avenir des contrats d’enseignants, (s’ils seront toujours considérés comme des enseignants ?) cela ne présage rien de bon.
Tout ce temps consacré à nous battre pour conserver des conditions de travail décentes, est du temps que nous n’utilisons pas à faire de la pédagogie pour nos élèves et apprentis, c’est un véritable gâchis.
Il y a 153 ans jour pour jour, ce 4 septembre 1870, un autre Léon qui n’avait pas la même envergure, Léon Gambetta, proclamait la République du haut du balcon de l’Hôtel de Ville de Paris, après la chute du Second Empire.
La population avait alors su se mobiliser pour aboutir à cette noble cause.
Nous vous appelons donc à une mobilisons générale ce mardi !
Pour que cette ambiance délétère cesse, pour notre liberté de nous épanouir dans notre travail. »