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18/07/2026

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18/07/2026

Au-delà des tableaux de bord : réinventer la performance par le transfert d’indicateurs entre les métiers
L’analyse de données ne doit pas seulement expliquer le passé : elle doit aider les organisations à inventer de meilleures façons de mesurer leur avenir
Pendant longtemps, la Business Intelligence a été principalement associée à la production de rapports, de tableaux de bord et d’indicateurs destinés à suivre l’activité d’une entreprise. Cette approche reste indispensable. Une organisation doit savoir ce qu’elle vend, ce qu’elle produit, ce qu’elle dépense, ce qu’elle gagne et comment évoluent ses résultats.
Mais cette vision de l’analyse de données devient aujourd’hui insuffisante.
Dans un environnement économique marqué par la concurrence, la complexité, l’automatisation et l’intelligence artificielle, les entreprises ne peuvent plus se contenter de mieux visualiser les indicateurs qu’elles utilisent déjà. Elles doivent aussi se demander si elles mesurent réellement les bons phénomènes.
La véritable question n’est donc plus seulement :
Comment construire un meilleur tableau de bord ?
Elle devient :
Comment inventer de meilleurs indicateurs de performance ?
C’est dans cette perspective qu’émerge une approche nouvelle de l’analytique : observer les indicateurs qui ont fait leurs preuves dans un secteur, comprendre les principes qui expliquent leur efficacité, puis les adapter à un autre métier.
Cette démarche peut être résumée ainsi :
Observer, comprendre, adapter, mesurer, analyser et améliorer.
Elle transforme la Business Intelligence en un véritable laboratoire d’innovation.

1. Les organisations mesurent souvent ce qu’elles ont toujours mesuré
Chaque secteur d’activité possède ses propres habitudes de pilotage.
L’industrie mesure notamment :
• La disponibilité des équipements ;
• Le rendement des machines ;
• La qualité des produits ;
• Les temps d’arrêt ;
• Les rebuts ;
• Les coûts de production.
La banque suit :
• Le risque ;
• La rentabilité ;
• La liquidité ;
• Les délais de traitement ;
• Les taux de recouvrement ;
• La satisfaction client.
La santé s’intéresse :
• A la qualité des soins ;
• Au taux d’occupation ;
• Aux délais de prise en charge ;
• A la durée moyenne de séjour ;
• Aux complications ;
• A la mortalité évitable.
Le commerce analyse :
• Le panier moyen ;
• Le taux de conversion ;
• La fidélité ;
• Le taux de rupture ;
• Les retours ;
• La rotation des stocks.
Le sport mesure :
• La vitesse ;
• L’endurance ;
• La récupération ;
• L’efficacité technique ;
• La charge d’entraînement ;
• La régularité.
Ces indicateurs sont utiles, mais ils ont souvent été transmis d’une génération de professionnels à une autre sans être suffisamment remis en cause.
Or, une entreprise peut disposer de nombreux tableaux de bord tout en conservant une vision incomplète de sa performance. Elle peut suivre beaucoup de chiffres sans réellement comprendre les causes de ses difficultés.
Le problème n’est donc pas toujours l’absence de données.
Il peut être l’absence de nouveaux concepts de mesure.

2. La meilleure idée pour un métier existe peut-être déjà dans un autre secteur
Les grandes innovations ne naissent pas toujours de la création d’une idée totalement nouvelle.
Elles apparaissent souvent lorsqu’une méthode connue est transférée vers un nouvel environnement.
L’industrie automobile, l’aéronautique, la santé, le sport, la banque ou la logistique ont développé des modèles de performance très avancés. Pourtant, ces modèles restent fréquemment enfermés dans leurs secteurs d’origine.
Il est alors légitime de poser une question simple :
Et si l’indicateur dont une entreprise a besoin avait déjà été inventé ailleurs ?
Cette interrogation ouvre un champ considérable.
Une méthode issue de l’aéronautique peut inspirer un modèle de fiabilité hospitalière.
Un indicateur sportif peut aider à comprendre la fatigue des équipes dans un centre d’appels.
Une logique de gestion des flux provenant de la logistique peut améliorer le traitement des dossiers administratifs.
Un indicateur industriel peut être adapté à la production de verres ophtalmiques.
L’idée ne consiste pas à copier mécaniquement un KPI.
Elle consiste à identifier le principe universel qui se cache derrière lui.

3. Le TRS : un indicateur industriel qui dépasse l’automobile
Le Taux de rendement synthétique, souvent désigné par l’acronyme TRS, ou OEE en anglais, est l’un des indicateurs les plus connus de l’industrie manufacturière.
Il repose généralement sur trois dimensions :
• La disponibilité ;
• La performance ;
• La qualité.
La disponibilité mesure la part du temps pendant laquelle un équipement est réellement en état de produire.
La performance compare la production réelle à la production théorique attendue.
La qualité mesure la part des produits conformes parmi l’ensemble des produits fabriqués.
Le TRS rassemble donc plusieurs dimensions dans un même modèle.
Il permet de comprendre qu’une machine ne peut pas être considérée comme performante simplement parce qu’elle fonctionne. Elle doit aussi fonctionner au bon rythme et produire des pièces conformes.
Cette logique a été largement utilisée dans l’automobile et dans d’autres industries de production.
Mais son principe peut aller bien au-delà.

4. Comment adapter le TRS au surfaçage des verres ophtalmiques ?
La fabrication de verres ophtalmiques comprend différentes opérations techniques, notamment le traitement, le surfaçage, le polissage, le contrôle et parfois l’application de traitements spécifiques.
À première vue, il s’agit d’un domaine différent de l’automobile.
Pourtant, les mêmes questions fondamentales peuvent être posées :
• Les équipements sont-ils disponibles lorsque la production en a besoin ?
• Fonctionnent-ils à la cadence attendue ?
• Les verres produits sont-ils conformes aux exigences optiques ?
• Combien de pièces doivent être reprises ?
• Quels défauts provoquent des pertes de temps ?
• Quelles références sont les plus difficiles à produire ?
• Quels réglages ou matériaux génèrent le plus d’écarts ?
Le TRS peut alors être adapté.
La disponibilité
Dans le contexte du surfaçage, elle peut intégrer :
• Les pannes ;
• Les temps de réglage ;
• Les changements de série ;
• Le nettoyage ;
• Les ruptures de matière ;
• L’attente d’une validation ;
• L’indisponibilité d’un opérateur ;
• Les incidents logiciels.
La disponibilité ne représente donc plus seulement l’état mécanique d’une machine. Elle devient une mesure globale de sa capacité réelle à produire.

La performance
La performance peut être mesurée à partir :
• Du nombre de verres traités par heure ;
• Du temps moyen par cycle ;
• De la vitesse réelle comparée à la vitesse standard ;
• De la complexité des prescriptions ;
• Du niveau de personnalisation ;
• Du type de matériau ;
• Du temps de changement entre deux séries.
Il est important de ne pas comparer de manière simpliste des productions différentes. Un verre standard et un verre très personnalisé ne nécessitent pas le même niveau d’effort.
L’indicateur doit donc être contextualisé.

La qualité
La qualité peut intégrer :
• La conformité de la puissance optique ;
• La précision de la géométrie ;
• L’épaisseur ;
• La finition ;
• La présence de rayures ;
• Les défauts de polissage ;
• Les reprises ;
• Les rebuts ;
• Les réclamations.
Le TRS adapté à l’optique peut ainsi devenir un véritable indicateur de performance globale.

5. De l’adaptation du TRS à la création d’un nouvel indicateur
Le but n’est pas nécessairement de conserver le TRS sous sa forme originale.
L’entreprise peut créer un indicateur plus pertinent pour son activité.
Par exemple, un indicateur de performance du surfaçage pourrait combiner :
• La disponibilité des équipements ;
• La cadence ajustée à la complexité ;
• Le taux de conformité ;
• Le taux de reprise ;
• Le coût par verre conforme ;
• Le respect des délais ;
• La stabilité du processus.
On ne parlerait plus uniquement de rendement machine.
On mesurerait la capacité globale du système à produire, dans les délais, au bon coût et avec le niveau de qualité attendu.
Cette évolution est essentielle.
Elle montre que l’analytique ne consiste pas uniquement à calculer des KPI existants.
Elle peut également contribuer à en créer de nouveaux.

6. Une méthode structurée en six étapes
Le transfert d’un indicateur entre deux secteurs doit suivre une démarche rigoureuse.
1. Observer
La première étape consiste à identifier des indicateurs reconnus dans différents domaines.
Il faut étudier :
• Leur origine ;
• Leur finalité ;
• Leur mode de calcul ;
• Les comportements qu’ils cherchent à influencer ;
• Leurs limites.

2. Comprendre
Il ne suffit pas de recopier une formule.
Il faut comprendre pourquoi l’indicateur fonctionne.
Dans le cas du TRS, sa force vient du fait qu’il rassemble trois dimensions complémentaires.
Une machine disponible, mais lente, n’est pas performante.
Une machine rapide, mais produisant beaucoup de défauts, ne l’est pas davantage.

3. Adapter
L’indicateur doit être traduit dans le langage du métier cible.
Les notions d’arrêt, de cadence et de défaut doivent être redéfinies.
Il faut également intégrer les particularités du processus.

4. Mesurer
L’entreprise doit ensuite déterminer :
• Les données nécessaires ;
• Leurs sources ;
• Leur fréquence ;
• Leur qualité ;
• Les règles de calcul ;
• Les responsabilités de validation.

5. Analyser
Le nouvel indicateur doit permettre :
• La comparaison ;
• La détection des écarts ;
• L’analyse des causes ;
• La segmentation ;
• La simulation ;
• La priorisation des actions.

6. Agir et améliorer
Un KPI n’a de valeur que s’il conduit à l’action.
Il doit permettre de :
• Réduire les arrêts ;
• Améliorer les réglages ;
• Diminuer les reprises ;
• Optimiser la planification ;
• Renforcer la formation ;
• Mieux entretenir les équipements ;
• Stabiliser la qualité.

7. Pourquoi Qlik constitue un environnement particulièrement adapté
Une plateforme comme Qlik peut jouer un rôle central dans cette démarche.
Sa valeur ne repose pas uniquement sur la production de graphiques.
Elle réside aussi dans sa capacité à rapprocher des données provenant de plusieurs sources.
Dans un atelier de surfaçage, les données peuvent venir :
• Des machines ;
• De l’ERP ;
• Du système de production ;
• Du laboratoire qualité ;
• De la maintenance ;
• Des stocks ;
• Des commandes ;
• Du service client.
Qlik peut aider à relier ces informations.
Cette approche permet d’étudier les relations entre :
• Les pannes et les retards ;
• Les réglages et les défauts ;
• Les matériaux et la qualité ;
• La cadence et les reprises ;
• Les opérateurs et la stabilité ;
• Les commandes urgentes et la productivité.
La force de l’analyse associative est précisément de permettre à l’utilisateur d’explorer les liens sans rester enfermé dans une lecture prédéfinie.
L’outil devient alors un espace d’investigation.

8. Le tableau de bord devient un outil d’expérimentation
Dans cette nouvelle vision, un tableau de bord ne doit pas seulement présenter des résultats.
Il doit permettre de tester des hypothèses.
Par exemple :
• Que devient la performance lorsque la complexité des verres augmente ?
• Quels types de prescription provoquent le plus de reprises ?
• Quel est l’effet des changements de série sur la disponibilité ?
• Quelles machines produisent vite, mais avec une qualité instable ?
• Quels opérateurs obtiennent les meilleurs résultats dans certaines conditions ?
• Quels défauts sont associés à certains lots de matière ?
Le tableau de bord devient donc un outil de recherche opérationnelle.
Il aide à comprendre, mais aussi à découvrir.

9. L’intelligence artificielle accélère la création de nouveaux indicateurs
L’intelligence artificielle apporte une nouvelle dimension à cette démarche.
Elle peut aider à :
• Explorer de grands volumes de données ;
• Détecter des corrélations ;
• Identifier des comportements atypiques ;
• Proposer des regroupements ;
• Comparer plusieurs modèles ;
• Simuler des scénarios ;
• Produire des explications ;
• Générer des hypothèses.
L’IA peut également analyser des pratiques provenant de secteurs différents et suggérer des indicateurs susceptibles d’être adaptés.
Elle ne remplace cependant pas l’expertise métier.
Un algorithme peut identifier une relation statistique. Il ne peut pas toujours déterminer si cette relation est réellement pertinente, durable ou exploitable.
L’expert reste donc indispensable.
Son rôle consiste à :
• Interpréter ;
• Challenger ;
• Contextualiser ;
• Valider ;
• Décider.
L’IA explore.
L’expert arbitre.

10. Vers le métier d’ingénieur de la performance
L’évolution de la Business Intelligence pourrait faire émerger une nouvelle fonction : celle d’ingénieur de la performance.
Ce professionnel ne serait pas uniquement chargé de produire des rapports.
Il aurait pour mission de :
• Comprendre les processus ;
• Identifier les bons indicateurs ;
• Comparer les méthodes entre secteurs ;
• Construire des modèles analytiques ;
• Proposer de nouveaux KPI ;
• Vérifier leur pertinence ;
• Suivre leur impact.
Il travaillerait à l’intersection :
• De la donnée ;
• Du métier ;
• De la stratégie ;
• De la technologie ;
• De l’intelligence artificielle.
Son rôle serait d’aider l’organisation à mieux définir ce qu’elle appelle la performance.

11. Les précautions indispensables
Le transfert d’indicateurs ne doit pas devenir une mode ou une opération de communication.
Plusieurs précautions sont nécessaires.
Ne pas copier sans comprendre
Un KPI conçu pour un secteur ne peut pas être appliqué automatiquement à un autre.
Éviter les indicateurs trop complexes
Un indicateur difficile à expliquer sera rarement utilisé correctement.
Préserver la lisibilité
Le modèle doit permettre aux équipes de comprendre ce qui influence le résultat.
Ne pas réduire l’activité à un chiffre
Aucun indicateur unique ne peut résumer toute la performance d’une organisation.
Tester avant de généraliser
Un KPI doit être expérimenté, confronté au terrain et ajusté.
Associer les professionnels
Les opérateurs, techniciens, managers et experts doivent participer à sa conception.

12. Une philosophie de l’analyse de données
Cette approche repose sur une conviction :
La performance ne se trouve pas uniquement dans les données. Elle se trouve aussi dans la manière dont nous choisissons de les interpréter et de les mesurer.
Une entreprise peut posséder de grandes quantités de données sans parvenir à progresser.
À l’inverse, une organisation disposant de moins d’informations peut obtenir de meilleurs résultats si elle pose les bonnes questions.
L’avenir de l’analytique ne dépend donc pas seulement de la quantité de données collectées.
Il dépend de notre capacité à créer des indicateurs plus intelligents, plus utiles et plus adaptés.

Conclusion
La Business Intelligence entre dans une nouvelle phase.
Elle ne doit plus être considérée uniquement comme une discipline de visualisation ou de reporting.
Elle peut devenir un outil de conception de la performance.
En observant les meilleures pratiques de l’automobile, de l’aéronautique, de la santé, du sport, de la banque ou du commerce, les organisations peuvent découvrir de nouvelles manières de piloter leur activité.
L’exemple du TRS appliqué au surfaçage des verres ophtalmiques montre que les frontières entre les secteurs peuvent devenir des espaces d’innovation.
Le principe est simple :
Les meilleures idées ne doivent pas rester enfermées dans le métier qui les a créées.
Qlik, l’intelligence artificielle et l’expertise humaine peuvent ensemble faciliter ce transfert.
La donnée fournit la matière.
La technologie permet l’exploration.
L’expert donne du sens.
L’organisation transforme l’analyse en action.
Et c’est ainsi que l’analytique peut dépasser les tableaux de bord pour devenir une véritable méthode d’invention, d’amélioration et de transformation de la performance.
Le futur de l’analyse de données n’est pas la découverte de toujours plus de données. Il réside dans la découverte de meilleures questions et de meilleures façons de mesurer la performance.

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08/04/2019

La semaine de formation Qlik dans votre entreprise : Utilisateurs avancés, Designers et développeurs
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 Cette documentation permet à chaque acteur de continuer son apprentissage dans le temps

Lundi : Utilisateurs avancés
Mardi : Designer I
Mercredi : Designer II
Jeudi : Développer I
Vendredi : Développer II

Utilisateurs avancés :
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- Fonctions d’agréation des champs
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Développeur II :
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- Chargement incrémental
- Sécurité d’une application, d’un onglet, d’un objet ou d’un champ
- Bonnes pratiques
Prérequis :

Utilisateurs avancés Utilisateur d’ordinateur ou d’applications mobiles

Designer I Utilisateur de Qlikview, tableaux de bord, avoir une formation spécifique en informatique ou avoir suivi ‘’Utilisateurs avancés’’

Designer II Designer QlikView amateur ou avoir suivi ‘’Designer I’’

Développeur I Développeurs informatiques, avoir suivi
Designer II ou développeur QlikView amateur

Développeur II Avoir suivi Développeur II

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31/03/2017

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