Lisa Kupet - Ethologie Equine

Lisa Kupet - Ethologie Equine Consultation en éthologie équine, bilans comportementaux et rééducation

21/08/2026

Pourquoi prendre soin d'un autre individu peut-il être si important pour nous ?

Dans le modèle proposé par Jaak Panksepp, CARE fait partie des systèmes émotionnels primaires décrits chez les mammifères.

Il est particulièrement impliqué dans les comportements parentaux : nourrir, protéger, maintenir la proximité ou répondre aux besoins des jeunes.

Et ce n'est pas un hasard.

Chez les mammifères, les petits dépendent souvent fortement des soins apportés par d'autres individus pour survivre. Au cours de l'évolution, des mécanismes cérébraux et hormonaux ont donc favorisé ces comportements de soin et la motivation à s'occuper d'autrui.

Le système CARE implique notamment des structures cérébrales sous-corticales et des médiateurs comme l'ocytocine, la prolactine et les opioïdes endogènes.

Mais attention : CARE ne signifie pas simplement « amour » ou « affection ».

Comme pour les autres systèmes décrits par Panksepp, il s'agit d'un modèle permettant d'étudier les mécanismes neurobiologiques qui participent à certains états affectifs et comportements.

Dans cette vidéo, je t'explique ce qu'est CARE, son rôle et pourquoi ce système est particulièrement important chez les mammifères.

Sources :
• Panksepp J. Affective Neuroscience: The Foundations of Human and Animal Emotions. Oxford University Press; 1998.
• Panksepp J, Biven L. The Archaeology of Mind: Neuroevolutionary Origins of Human Emotions. W. W. Norton; 2012.
• Panksepp J. The basic emotional circuits of mammalian brains: Do animals have affective lives? Neuroscience & Biobehavioral Reviews. 2011;35(9):1791–1804.

Avais-tu déjà imaginé que les comportements de soin pouvaient être étudiés à travers un système émotionnel ? Dis-moi en commentaire.

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19/08/2026

RAGE = agressivité ? Pas exactement.

Dans le modèle des systèmes émotionnels primaires proposé par Jaak Panksepp, RAGE désigne un système cérébral associé notamment à la colère et aux réponses provoquées par la frustration, la contrainte ou l'entrave à une action.

Imagine : tu cherches à atteindre quelque chose et, soudainement, on t'en empêche. Plus tes tentatives échouent, plus l'état émotionnel peut monter en intensité.

Chez les autres animaux aussi, empêcher l'accès à une ressource, contraindre un mouvement ou interrompre un comportement motivé peut participer à l'activation de ce système.

Mais attention : RAGE n'est pas synonyme d'agression.

L'agression est un comportement observable qui peut apparaître dans des contextes et sous l'influence de mécanismes différents. RAGE désigne, dans le modèle de Panksepp, un système émotionnel sous-jacent.

Cette distinction est essentielle : observer un comportement agressif ne permet donc pas, à lui seul, de déterminer précisément l'état émotionnel qui l'a provoqué.

Dans cette vidéo, je t'explique ce qu'est le système RAGE, ce qui peut favoriser son activation et pourquoi comprendre ce mécanisme peut nous aider à interpréter autrement certains comportements animaux.

Sources :
• Panksepp J. Affective Neuroscience: The Foundations of Human and Animal Emotions. Oxford University Press; 1998.
• Panksepp J, Biven L. The Archaeology of Mind: Neuroevolutionary Origins of Human Emotions. W. W. Norton; 2012.
• Panksepp J. The basic emotional circuits of mammalian brains: Do animals have affective lives? Neuroscience & Biobehavioral Reviews. 2011;35(9):1791–1804.

Est-ce que tu faisais la différence entre colère, système RAGE et comportement agressif ? Dis-moi en commentaire.

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17/08/2026

Le cortisol, c’est l’hormone du stress… vraiment ?

C’est probablement l’un des raccourcis les plus fréquents lorsqu’on parle de physiologie du stress.

Le cortisol est un glucocorticoïde produit par le cortex des glandes surrénales, notamment sous le contrôle de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (axe HPA).

Et oui : sa concentration peut augmenter lorsqu’un individu fait face à certaines situations stressantes.

Mais son rôle ne s’arrête absolument pas là.

Le cortisol participe notamment à la mobilisation et à la régulation des ressources énergétiques, au métabolisme, aux réponses immunitaires et à l’adaptation de l’organisme à différentes contraintes.

Sa sécrétion varie également naturellement au cours de la journée et peut être influencée par de nombreux facteurs.

Autrement dit : cortisol élevé ≠ automatiquement animal stressé.

C’est un indicateur physiologique extrêmement intéressant, mais son interprétation nécessite de prendre en compte le contexte, le moment du prélèvement, la méthode utilisée et, idéalement, d’autres indicateurs physiologiques et comportementaux.

Dans cette vidéo, je t’explique ce qu’est réellement le cortisol et pourquoi il faut être prudent lorsqu’on l’utilise pour parler du stress chez les animaux.

Sources :
• Sapolsky RM, Romero LM, Munck AU. How do glucocorticoids influence stress responses? Endocrine Reviews. 2000;21(1):55–89.
• Romero LM. Physiological stress in ecology: lessons from biomedical research. Trends in Ecology & Evolution. 2004;19(5):249–255.
• Sheriff MJ, Dantzer B, Delehanty B, Palme R, Boonstra R. Measuring stress in wildlife: techniques for quantifying glucocorticoids. Oecologia. 2011;166:869–887.

Tu pensais toi aussi que cortisol = stress ? Dis-moi en commentaire quelle notion liée au stress tu aimerais que je décortique ensuite.

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14/08/2026

Le terme "dissociation" est de plus en plus utilisé pour décrire certains comportements chez les animaux. Mais est-ce vraiment le bon mot ?

En psychologie humaine, la dissociation désigne un phénomène complexe, impliquant une altération de certaines fonctions psychiques comme la perception, la mémoire, l'identité ou la conscience. Elle est principalement étudiée chez l'humain, car elle repose en partie sur l'expérience subjective de la personne.

En éthologie, cette expérience subjective n'est pas directement accessible. Les chercheurs privilégient donc la description de comportements observables et des mécanismes neurobiologiques susceptibles de les expliquer, plutôt que d'attribuer un état dissociatif à un animal.

Dans cette vidéo, je t'explique :
• ce qu'est la dissociation en psychologie ;
• pourquoi ce terme est utilisé avec beaucoup de prudence chez les animaux ;
• quelles sont les limites de son utilisation en éthologie.

Mais alors… si un animal semble ne plus réagir à son environnement, qu'est-ce qui explique ce comportement ?

C'est précisément la question à laquelle répondra la prochaine vidéo.

Sources :
• American Psychiatric Association. DSM-5-TR. 2022.
• Holmes EA, et al. Are there two qualitatively distinct forms of dissociation? Clinical Psychology Review. 2005.
• LeDoux JE. Anxious. 2015.

👉 Selon toi, peut-on réellement savoir si un animal dissocie ? Donne ton avis en commentaire, puis retrouve la prochaine vidéo pour découvrir les mécanismes que les chercheurs étudient aujourd'hui.

12/08/2026

Pourquoi certains animaux deviennent-ils complètement immobiles lorsqu'ils sont capturés ?

Ce comportement est souvent confondu avec le freeze, alors qu'il s'agit d'un phénomène différent : l'immobilité tonique.

Contrairement au freeze, qui permet de rester discret tout en étant prêt à réagir, l'immobilité tonique apparaît généralement lorsque la fuite et la défense ne sont plus possibles. L'animal présente alors une immobilité involontaire, souvent accompagnée d'une diminution de la réactivité aux stimulations extérieures.

Dans cette vidéo, je t'explique :

ce qu'est l'immobilité tonique ;
en quoi elle diffère du freeze ;
pourquoi les chercheurs pensent qu'elle pourrait, dans certaines situations, augmenter les chances de survie face à un prédateur.

Comprendre cette distinction est essentiel pour éviter d'interpréter à tort un animal immobile comme un animal calme ou détendu.

Sources :

Gallup GG Jr. Tonic immobility: The role of fear and predation. Psychological Record. 1977.
Ratner SC. Comparative aspects of hypnosis. In: Gordon JE (Ed.). Handbook of Clinical and Experimental Hypnosis. 1967.
Moskowitz A. "Scared stiff": Catatonia as an evolutionary-based fear response. Psychological Review. 2004.
Roelofs K. Freeze for action: neurobiological mechanisms in animal and human freezing. Philosophical Transactions of the Royal Society B. 2017.

Penses-tu avoir déjà observé de l'immobilité tonique chez un animal ? Raconte ton expérience en commentaire.

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10/08/2026

Comment les scientifiques savent-ils que le cerveau peut répondre à une menace en se figeant, en fuyant ou en se défendant ?

Cette classification ne vient pas d'une simple observation, mais de plus d'un siècle de recherches.

Au début du XXᵉ siècle, Walter Cannon décrit les réponses Fight et Flight en montrant comment le corps se prépare à affronter ou fuir un danger.

Plus t**d, les éthologues Robert et Caroline Blanchard observent que les animaux utilisent d'autres stratégies selon le contexte, notamment l'immobilisation (Freeze).

Michael Fanselow montre ensuite que la réponse dépend notamment de la proximité de la menace : lorsqu'un danger est détecté, le cerveau ne choisit pas la même stratégie si celui-ci est lointain, proche ou imminent.

Enfin, Dean Mobbs met en évidence chez l'humain, grâce à l'IRM fonctionnelle, que différentes régions cérébrales s'activent à mesure que la menace se rapproche.

Dans cette vidéo, je t'explique comment ces travaux ont permis de mieux comprendre les mécanismes cérébraux qui orientent nos réponses face au danger.

Sources :
• Cannon WB. Bodily Changes in Pain, Hunger, Fear and Rage. 1915.
• Blanchard RJ, Blanchard DC. Defensive behaviors, fear, and anxiety. 1988.
• Fanselow MS. Neural organization of the defensive behavior system responsible for fear. 1994.
• Mobbs D, et al. When fear is near: Threat imminence elicits prefrontal-periaqueductal gray shifts in humans. Science. 2007.

Quelle étude t'a le plus surpris ? Dis-le-moi en commentaire !

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07/08/2026

Pourquoi certaines personnes s'enfuient face à un danger, tandis que d'autres restent immobiles ou se défendent ?

Parce que l'activation du système émotionnel FEAR ne produit pas une seule réponse.

Face à une menace, le cerveau peut déclencher différentes stratégies comportementales. Parmi les plus connues, on retrouve Flight (la fuite), Freeze (l'immobilisation) et Fight (la confrontation). Ces réponses ont toutes le même objectif : augmenter les chances de survie.

Dans cette vidéo, je t'explique :

pourquoi il n'existe pas une seule façon de réagir face à une menace ;
ce que signifient les réponses Flight, Freeze et Fight ;
pourquoi une même situation peut entraîner des réactions différentes selon les individus… ou même chez un même individu.

Aucune de ces réponses n'est « meilleure » qu'une autre. Elles sont le résultat de mécanismes façonnés par l'évolution pour s'adapter à des contextes variés.

Sources :

Panksepp J. Affective Neuroscience: The Foundations of Human and Animal Emotions. Oxford University Press; 1998.
LeDoux JE. Anxious: Using the Brain to Understand and Treat Fear and Anxiety. Viking; 2015.
Fanselow MS. Neural organization of the defensive behavior system responsible for fear. Psychonomic Bulletin & Review. 1994;1(4):429-438.
Mobbs D, et al. From threat to fear: the neural organization of defensive fear systems in humans. Nature Reviews Neuroscience. 2015;16:317-328.

As-tu déjà observé un animal choisir une stratégie différente de celle à laquelle tu t'attendais ? Raconte ton exemple en commentaire.

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05/08/2026

Tu sursautes lorsqu'une ombre passe ? Est-ce que cela signifie que tu as eu peur ? Pas forcément.

La surprise et la peur sont deux phénomènes différents, même s'ils peuvent parfois s'enchaîner.

La surprise est une réponse très rapide à un événement inattendu. Elle attire notre attention et prépare notre cerveau à analyser ce qui vient de se produire.

La peur, elle, apparaît lorsque le cerveau évalue qu'il existe une menace et active le système émotionnel FEAR.

Dans cette vidéo, je t'explique :
• pourquoi la surprise n'est pas synonyme de peur ;
• comment ces deux phénomènes s'enchaînent dans certaines situations ;
• pourquoi cette distinction est essentielle pour interpréter correctement le comportement des animaux.

Comprendre cette différence permet notamment d'éviter d'attribuer systématiquement de la peur à un cheval qui sursaute ou fait un écart. Une réaction de surprise ne signifie pas automatiquement qu'un animal est terrifié.

Sources :
• Panksepp J. Affective Neuroscience: The Foundations of Human and Animal Emotions. Oxford University Press; 1998.
• LeDoux JE. Anxious: Using the Brain to Understand and Treat Fear and Anxiety. Viking; 2015.
• Ekman P. Emotions Revealed. Times Books; 2003.

👉 As-tu déjà confondu surprise et peur en observant un animal ? Partage ton exemple en commentaire !

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Sources :
LeDoux JE. The Emotional Brain. 1996.
LeDoux JE. Anxious: Using the Brain to Understand and Treat Fear and Anxiety. 2015.
Panksepp J. Affective Neuroscience: The Foundations of Human and Animal Emotions. 1998.
Panksepp J, Biven L. The Archaeology of Mind. 2012.

03/08/2026

Pourquoi retires-tu parfois ta main ou sursautes-tu… avant même d'avoir compris ce qu'il se passe ?

Parce que notre cerveau peut traiter une menace par deux voies différentes.

La première est très rapide : elle permet de réagir en quelques fractions de seconde face à un danger potentiel, quitte à commettre quelques erreurs.

La seconde est plus lente, mais aussi plus précise. Elle analyse davantage les informations avant d'ajuster ou de corriger la réponse.

Dans cette vidéo, je t'explique :

pourquoi notre cerveau utilise deux voies de traitement face à une menace ;
comment elles permettent de concilier rapidité et précision ;
pourquoi elles jouent un rôle essentiel dans la survie des animaux comme des humains.

Ces deux voies ne sont pas en opposition : elles travaillent ensemble pour nous permettre de réagir rapidement tout en limitant les fausses alertes.

Sources :

LeDoux JE. The Emotional Brain. Simon & Schuster; 1996.
LeDoux JE. Anxious: Using the Brain to Understand and Treat Fear and Anxiety. Viking; 2015.
LeDoux JE. Rethinking the emotional brain. Neuron. 2012;73(4):653-676.
Panksepp J. Affective Neuroscience: The Foundations of Human and Animal Emotions. Oxford University Press; 1998.

As-tu déjà vécu une situation où ton corps a réagi avant que tu réalises ce qui se passait ? Raconte ton expérience en commentaire.

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02/08/2026

Pourquoi sursautes-tu devant un bruit soudain ? Pourquoi ton cheval fait-il un écart ? Pourquoi ton chien se fige face à une situation inquiétante ?

Ces réactions sont en grande partie liées au système émotionnel FEAR.

Décrit par le neuroscientifique Jaak Panksepp, le système FEAR est un système émotionnel primaire dont la fonction est de détecter les menaces et de préparer l'organisme à y répondre. Son objectif n'est pas de nous faire vivre une expérience désagréable, mais d'augmenter nos chances de survie.

Dans cette vidéo, je t'explique :
• ce qu'est le système FEAR ;
• pourquoi il est essentiel à la survie des animaux comme des humains ;
• comment son activation influence nos comportements.

Le système FEAR ne produit pas toujours la même réponse. Selon le contexte, l'individu et de nombreux autres facteurs, il peut conduire à différentes stratégies comportementales… que nous découvrirons dans les prochaines vidéos.

Sources :

Panksepp J. Affective Neuroscience: The Foundations of Human and Animal Emotions. Oxford University Press; 1998.
Panksepp J, Biven L. The Archaeology of Mind. W. W. Norton & Company; 2012.
LeDoux JE. Anxious: Using the Brain to Understand and Treat Fear and Anxiety. Viking; 2015.

As-tu déjà observé le système FEAR s'activer chez ton animal… ou chez toi ? Raconte ton expérience en commentaire.

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Adresse

Centre
Hochfelden
67270

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