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Situé sur la région Grenobloise, je propose des consultations pour les parents, les enfants et adolescents, à domicile ou en cabinet.

La question récurrente des parents qui viennent me consulter : comment limiter l'utilisation des multiples écrans de leu...
17/10/2024

La question récurrente des parents qui viennent me consulter : comment limiter l'utilisation des multiples écrans de leur enfant ?

Il y a des règles pour protéger l'enfant en fonction de l'âge à une exposition de contenu ou de stimuli. La règles des 3/6/9/12 de Serge Tisseron: Pas de TV avant 3ans, pas de console de jeu personnelle avant 6ans, pas d'internet avant 9ans, pas de réseaux sociaux avant 12ans.

Il y a des préconisations basées sur le neuro développement qui indiquent les durées d'exposition recommandées et les capacités cognitives nécessaires pour décrypter les images et les informations. Les capacités d'élaboration ou de discernement ne sont pas acquises avant un certain âge et la violence de certains propos ou images peuvent être traumatisantes.

Mais au delà de ces explications, il reste deux écueils : comment résister à la pression sociale, aux copains qui..., aux injonctions parfois paradoxales ( par exemple le numérique à l'école)? Et surtout, comment donner sens à ces outils omniprésents, incontournables et souvent bénéfiques pour accompagner l'enfant dans une bonne utilisation et le protéger des dangers ?

Il convient donc de le protéger en limitant les "temps d'écran". L'addiction aux écrans est bien réelle et ne concerne pas que les enfants ! Tout nous pousse aujourd'hui à cette relation aux objets, voir nous impose leur utilisation. Actes administratifs sur internet, divertissements, échanges sociaux, correspondances, contrats, informations, scolarité... Pour certains enfants, l'écran est un refuge, un espace solitaire sans contrainte de relation. Pour d'autres, c'est un formidable puit sans fond, ne nécessitant aucune concentration ou permettant de zapper "hyperactivement". Ou du "voyeurisme" n'impliquant aucune participation... Une utilisation abusive est obligatoirement à questionner.

Sans aller jusqu'à ce point de vue politique (quoique…), difficile de ne pas craindre cette évolution sociétale :
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Comme toute addiction, limiter ou supprimer sans remplir le vide provoqué ne produit qu'une situation intenable. Proposer (imposer ?) d'autres activités pour détourner des écrans et leur donner moins de place est certainement la meilleure voie pour limiter leur utilisation.
Mais le plus important est d'être le plus possible présent pour accompagner, expliquer, relativiser. Un enfant laissé seul devant une image traumatisante ne saura pas quoi en faire. Etre présent, c'est arrêter l'exposition rapidement et donner du sens.

Permettre à l'enfant de comprendre le danger, l'accompagner à réfléchir sur une émotion, lui expliquer le nécessaire tri dans les informations qu'il reçoit, c'est l'aider à grandir et lui donner les outils pour se limiter et se protéger.

Les écrans ne sont pas des ennemis si on les contrôle. La console de jeu peut l'aider à se canaliser, se surpasser, accepter la frustration de l'échec... Jouer avec lui permet de montrer comment on peut s'énerver aussi... et redescendre dans l'émotion. Les jeux vidéos permettent des apprentissages fabuleux si on ne tombe pas dans l'addiction.

Les informations et apprentissages par internet paraissent sans limites pour peu qu'on les utilise correctement. Décrypter, analyser, rechercher sans se perdre ou gober la première fake news, cela s'apprend !

Et pas de culpabilité à mettre un contrôle parental ! Contrôler l'exposition aux dangers est bien une fonction parentale. Bien que l'accessibilité d'internet et l'ingéniosité de nos petits geeks soient sans limites, il faut résister, même imparfaitement.

Impossible de se passer de ces avancées technologiques. Elles font pleinement partie de la vie de nos enfants et ne sont pas sans avantages. Alors ? Où est notre rôle d'adulte ?

L'article suivant est une interview de Thomas Rohmer, directeur et fondateur de l’Observatoire de la Parentalité et de l'Éducation Numérique par France info.
"Les parents doivent "s’intéresser plutôt à ce qui se passe à l'intérieur des écrans plutôt qu'être des simples régulateurs du temps passé" ", nous rappelle-t-il.


Éducation : les parents doivent "sortir du contrôle du temps passé sur les écrans pour s'intéresser" à ce que leurs enfants regardent
Article rédigé par franceinfo Radio France Publié le 08/10/2024 08:05
"Mettre des mots" sur ce que même les tout-petits voient "et déconstruire les images" est "un enjeu du quotidien", insiste Thomas Rohmer, directeur et fondateur de l’Observatoire de la Parentalité et de l'Éducation Numérique qui publie une étude sur l'exposition aux écrans. Il appelle à plus de "cohérence éducative et sociétale".
Les parents doivent "s’intéresser plutôt à ce qui se passe à l'intérieur des écrans plutôt qu'être des simples régulateurs du temps passé", estime mardi 8 octobre sur franceinfo Thomas Rohmer, directeur et fondateur de l’Observatoire de la Parentalité et de l'Éducation Numérique qui publie une étude, réalisée par Ipsos média, sur le temps que les enfants passent sur les écrans. Selon cette étude, les écrans occupent une place de plus en plus importante dans la vie des enfants âgés de 7 à 17 ans.
"Globalement, les adultes ont envie de s'emparer du sujet et s'y intéressent. Pour autant, la difficulté demeure la même, à savoir mettre en place des règles", explique Thomas Rohmer. 53% des parents ne se sentent pas suffisamment accompagnés dans l'éducation numérique de leurs enfants, contre 46% en 2021. Ils sont 74% à estimer que l'enfant passe "trop de temps" sur les écrans contre 79% en 2021. Alors que l'OMS alerte sur les dangers des écrans pour les jeunes enfants, Thomas Rohmer incite les parents à "sortir un peu de cette logique de contrôle du temps passé". "Intéressez-vous à ce que font vos enfants" sur les écrans, il faut "passer du temps" avec eux sur les outils numériques, conseille-t-il.
franceinfo : Que dit votre nouvelle étude ?
Thomas Rohmer : On est dans la continuité de ce qu'on constatait en 2021, c'est-à-dire une difficulté quand même globale des adultes à apprécier la réalité du temps passé. Même s'il est vrai que le temps passé n'est pas forcément la donnée la plus intéressante d'un point de vue éducatif. C’est ce qui nous incite à dire aux parents de s'intéresser plutôt à ce qui se passe à l'intérieur des écrans plutôt qu'être des simples régulateurs du temps passé.
Les parents ne savent pas assez ce que font leurs enfants sur les écrans ?
On est dans une grosse contradiction. On équipe les enfants de plus en plus tôt. On y voit qu'ils y passent un temps conséquent, mais derrière, on voit clairement également un manque d'intérêt des adultes pour ce qui s'y passe, ce qui peut induire des prises de risque chez les jeunes. Ça ne facilite pas non plus la mise en place d'un cadre éducatif qui soit cohérent.
À partir de quel âge les enfants ont leur premier portable ?
On retombe un peu sur les chiffres d'avant, à savoir un rituel de passage lors de l'arrivée au collège. Ce qui est assez intéressant aussi, c'est de questionner les critères de motivation des adultes. On voit bien qu'on a face à nous des adultes pour lesquels les outils numériques sont aussi des outils de réassurance. Dans cette société un petit peu anxiogène dans laquelle nous vivons, ce qu'ils nous racontent le plus souvent en groupe de parole, c'est : on a besoin de joindre notre enfant 24h sur 24, sept jours sur sept.
Est-ce qu'il y a tout de même un début de prise de conscience chez certains parents ?
Globalement, les adultes ont envie de s'emparer du sujet et s'y intéressent. Pour autant, la difficulté demeure la même, à savoir la difficulté à mettre en place des règles. Mais ce n'est pas qu'au sein des familles. On voit bien aussi qu'au niveau des politiques publiques, on est au cœur de pas mal de contradictions.
"On vient d'instaurer des pauses numériques dans les établissements scolaires, mais en même temps, tous les élèves de sixième ont passé des évaluations nationales sur ordinateur. Ces contradictions, on les retrouve un peu partout dans la société."
Tous les parents ont déjà vécu cette situation de recevoir des alertes sur les plateformes proposées par l'Éducation nationale. Sans nier l'importance et l'intérêt de ces outils, on voit bien qu'on a besoin de retrouver un peu une cohérence au niveau sociétal avant de stigmatiser soit les pratiques des jeunes, soit de diaboliser les outils. Il faut avant tout remettre, peut-être, un peu de cohérence éducative et sociétale, parce qu'on voit bien que ça fait 20 ans qu'on parle de ces sujets et que ça n'avance pas forcément de la meilleure des manières.
Peut-on faire aujourd’hui le lien entre le mal-être des enfants et l’utilisation des réseaux sociaux ?
Ce sont des sujets qui cristallisent beaucoup de polémiques et on voit bien que la recherche scientifique ne va pas aussi rapidement qu'on le souhaiterait. Pour autant, il y a un certain nombre d'études récentes, notamment de l'OMS, qui viennent pointer du doigt la responsabilité des réseaux sociaux sur une forme de mal-être. D'où l'intérêt pour les adultes à s'emparer du sujet, en faire un véritable enjeu éducatif autour d'une hygiène de vie quotidienne, comme on le fait pour tout un tas d'autres sujets du quotidien.
Quels conseils donneriez-vous à des parents ?
Le conseil qu'on donne, c'est d'essayer de sortir un peu de cette logique de contrôle du temps passé. Au contraire, comme le montrent aussi certaines études scientifiques, l'intérêt, c'est de passer du temps aussi avec ses enfants et de s'intéresser à ce qu'ils font avec les outils, à ce qu'ils regardent, pour pouvoir également, lorsqu'ils sont tout-petits, mettre des mots sur ce qu'ils ont vu et déconstruire les images. C’est un enjeu du quotidien. On avait sorti une étude qui montrait justement que l'utilisation des séries télé ou des dessins animés en famille peut permettre justement d'aborder certains sujets compliqués ou tout simplement de passer un bon moment ensemble. C’est vraiment l'un des messages phares qu'on essaie de passer aux parents partout en France. Intéressez-vous à ce que font vos enfants. Ce qui n'empêche pas de mettre un cadre et des limites quand c'est nécessaire.

22/08/2024
03/12/2021

Bon article de FR 3 Région sur l'épuisement parental toujours tabou. Car si les conseils des proches, recettes Youtube, injonctions d'être un bon parent bientraitant, compétences parentales estampillées officielles, voir sanctions face à la maltraitance, sont mis en avant, la solitude, le doute et la culpabilité de mal faire restent dans l'intimité....

Burn-out parental : quand s’occuper de ses enfants devient une souffrance

Comme le burn out professionnel, en France, ce trouble n’est pas reconnu comme une maladie. Faute de formation suffisante du corps médical, ce mal-être est encore difficilement diagnostiqué. Et les parents se retrouvent trop souvent isolés dans ce tourment.
Publié le 27/09/2021 à 15h54. Mis à jour le 27/09/2021 à 16h10. France 3 Région. Normandie


Jeanne a accepté de témoigner de manière anonyme par peur du jugement • © FTV
« J’avais rêvé une sortie merveilleuse au restaurant pour mon fils » se souvient Jeanne, aujourd’hui âgée de 38 ans. « Mais à 2 ans et demi, le repas s’est avéré beaucoup trop long pour lui. Il était fatigué et a beaucoup pleuré. Voyant mon fils dans cet état, la gérante de l’établissement lui a dit : s’il te plaît arrête de pleurer. Ta maman est fatiguée, ça se voit. Le fait que cette remarque, pourtant bienveillante, vienne de quelqu’un d’extérieur a été le déclencheur ».
A bout, Jeanne se saisit alors de son téléphone et appelle son mari à l’aide. « Je lui ai dit : tu as trente minutes pour arriver ici, sinon c’est moi ou ton fils sous les roues du bus. Cette sortie qui s’est transformée en catastrophe a été la goutte d’eau pour moi. J’ai ressenti beaucoup de culpabilité de ne pas avoir réussi à gérer ma vie de famille. Comment avais-je pu en arriver là, avec un petit bout, qui n’a rien demandé à personne ? »

Un épuisement physique et moral
Car si Jeanne dit « avoir pété les plombs » ce jour-là, le mal-être qu’elle ressent s’est installé progressivement. Après un accouchement difficile, elle rentre chez elle, un peu démunie, comme beaucoup de jeunes parents de retour de la maternité. « On idéalise une vie de famille mais un enfant pleure, ne fait pas ses nuits, demande de l’attention. A un moment, quand on ne dort plus depuis deux ans et demi, on n’arrive plus à encaisser ce qui arrive. La cocotte-minute monte. » Et l’épuisement s’installe.

Le burn-out parental diffère de la seule fatigue inhérente à la vie de parents • © FTV / Jonatahan Pasqué
Bien sûr, Jeanne le dit : il y a eu des moments heureux, des activités en famille. Mais, aussi des sorties où son fils et elle pleurent.
« Je voyais les autres parents et je me disais qu’ils y arrivaient et pas moi. Je me sous-estimais. Sans doute, que je mettais la barre un peu haut. J’avais le sentiment d’être incapable dans mon rôle de mère. »
Jeanne, passée par le burn-out parental



Se taire par peur d’être jugé
De sa souffrance, cette mère de famille ne dit rien à son entourage, excepté à son mari. Ni sa famille, ni ses amis ne sont au courant du mal-être dans lequel elle sombre peu à peu. Un isolement courant dans cette situation. Par peur du regard des autres, par crainte d’être étiqueté mauvais parent, le sujet reste tabou.
« Être parent et être en difficulté, cela nous arrive à tous » affirme Gladys Rauwel, accompagnatrice en parentalité et formatrice. « Et pourtant, en général, nous n’en parlons pas, ou alors sur le ton de la plaisanterie pour évincer très vite le sujet."
Parfois, dans la vie d’un parent, les difficultés s’accumulent. La tempête devient très forte et on n’a plus de moment de pause. On peut alors basculer dans le burn-out parental et les conséquences peuvent être très graves.
Car contrairement au burn-out professionnel qui repose sur un mécanisme psychique similaire, impossible pour une mère ou un père de quitter ses enfants. « L’un des risques c’est la maltraitance » confie la professionnelle.

Au-delà de la seule fatigue
Faire les courses, préparer les repas, veiller l’enfant qui ne fait pas ses nuits, accompagner aux activités…tous les parents ont un jour traversé une période de fatigue. « L’idée c’est alors de pouvoir se reposer, faire une activité agréable pour se requinquer et reprendre plaisir à s’occuper des enfants » conseille Galdys Rauwel. « Mais dans le cas d’un burn-out, le repos ne suffit pas. Un sentiment de détachement affectif vis-à-vis de l’enfant s’installe. Ça ajoute à la culpabilité que le parent ressent déjà de ne plus avoir envie de s’occuper de lui. Ça enferme la mère ou le père ».
L’épuisement parental est aussi différent de la dépression car la perte d’envie concerne précisément ce qui relève de la parentalité. Un père ou une mère en burn-out pourra par exemple être ravi d’aller travailler.

Pas de profil type
Les données scientifiques sont rares sur l’épuisement parental. En Belgique, en 2015, Isabelle Roskam et Moïra Mikolajczak, toutes deux docteures en psychologie et professeures à l’Université de Louvain, lancent une vaste enquête auprès de 17 000 parents, dans quarante-deux pays du monde.
D’après leurs recherches, la prévalence du burn-out parental est très variable d’un état à l’autre. Elle est quasi inexistante en Thaïlande ou en Turquie, mais grimpe à 8 % en Belgique, aux Etats-Unis et en Pologne, les pays les plus touchés. D’après cette étude, les Français se situent dans la fourchette haute, avec 5,5 % de personnes souffrant de ce syndrome.
Les facteurs culturels expliqueraient en partie ces écarts. Là, où l’éducation des enfants se fait de manière assez isolée, la prévalence est plus élevée, à l’inverse des pays où elle relève d’une activité plus collective.
L’âge du parent, le nombre d’enfants ne semblent pas avoir d’impact mais, les femmes restent plus touchées que les hommes.

Ne pas rester seul
Lorsque son mari les rejoint elle et son fils après la sortie au restaurant, Jeanne se souvient : « Il a été très bienveillant. Il m’a demandé ce dont j’avais besoin. Je lui ai répondu qu’il fallait que je consulte et que j’avais besoin de dormir ». La jeune maman se rend à l’hôpital où elle est prise en charge par un psychiatre. « Le médecin m’a rassuré dans mon rôle de mère et m’a dit que c’était tout à fait normal d’en arriver là »
Pendant deux semaines, elle reviendra autant de fois qu’elle le souhaite pour parler. Des somnifères l’aideront à mieux se reposer. Une prise en charge qui permet à Jeanne d’aller mieux. « Nous avons pris la décision avec mon mari de nous parler encore plus et d’apprendre à lâcher prise. Nous avons appris à oser demander de l’aide, qu’on nous garde notre fils par exemple pour que l’on puisse prendre du temps pour nous. Et aussi du temps pour mon mari en tant qu’homme et moi en tant que femme » détaille Jeanne.
En France, comparativement à d’autres pays européens comme la Belgique ou l’Allemagne, le diagnostic de burn-out parental reste encore trop rare. D’après Gladys Rauwel, le manque de formation est criant : « Avant d’être accompagnatrice en parentalité, j’ai été travailleuse sociale. Je n’ai jamais eu de formation sur cette question. Beaucoup de médecins généralistes pensent que cela relève de la psychiatrie. Il faut donc avoir la chance de trouver des professionnels bienveillants ». D’autres solutions existent pour ne pas rester seul : « Il ne faut pas hésiter à pousser la porte d’un groupe de paroles de parents ou d’espaces de soutien à la parentalité. Il y en a un peu partout sur le territoire ».
Aujourd’hui, Jeanne se sent mieux. Elle est maman d’une petite fille. « Pendant longtemps, nous ne voulions pas de deuxième enfant. Cela me semblait insurmontable. Et puis mademoiselle est arrivée. Et tout va bien. Je me dis que certaines choses peuvent attendre demain. J’apprends à relativiser » conclut la trentenaire, le sourire aux lèvres.

03/12/2021

"Il faut tout un village pour élever un enfant "

Publié le 14 janvier 2020

Mais les parents restent les premiers éducateurs....Ce n'est pas simple, et parfois carrément compliqué !

Il n’y a pas de bons ou mauvais parents. On fait tous ce que l'on peut, avec nos repères et notre histoire, nos valeurs et nos peurs. Souvent, ça marche ( pas si mal). Parfois, ça dérape, ça coince, ça crise... Et si on ne réagit pas rapidement, on perd confiance et on se fait mal.

Dans le système familial, la relation est faite d'amour, d'enjeux, de fantômes, d'absents, de non-dits, de rancunes, d'espoirs, d'autorité, de pressions, de jalousies, d'incompréhensions, d'attention, de.... Sacré défi de rester serein dans un tel contexte !

Chaque parent recherche de l'aide pour s'y retrouver, être rassuré, conseillé, épaulé... Mais où ? Il n’y a pas d’école pour apprendre à être parents, on le devient de façon empirique. Les conseils des amis, de l'instit, du médecin... ne règlent pas tout. Et quand la situation est bloquée, qu'on se sent dépassé, le soutien professionnel s'impose pour prendre le temps de comprendre, pour mieux agir. Apaiser, renouer, penser et panser ses valeurs éducatives, trouver un équilibre familial... Un regard extérieur permet de se décentrer du problème pour mieux le réfléchir.
Expliquer les étapes de l'évolution de l'enfant, rassurer sur une cohérence éducative, offrir un espace pour parler, pour comprendre, sans jugement, accompagner une reprise de dialogue parent/enfant ou redonner confiance en soi à un adolescent... un éducateur est un spécialiste de la relation. C'est cette relation ( à l'Autre) qui construit, qui apaise, qui explique, qui lie...

Mes consultations permettent d'analyser de façon systémique les situations familiales, de rechercher ensemble la meilleure réponse aux problèmes et d'accompagner ces changements.

Benoit FALLAY, éducateur spécialisé à Grenoble et dans son agglomération. Interventions à domicile, en cabinet ou visio-conférence. Prise de rendez-vous en ligne rapide et facile.

Petite réflexion sur l'âge adulte...Quand devient-on adulte ?Martine FournierGrands Dossiers N° 47 - Juin-juillet-août 2...
01/10/2021

Petite réflexion sur l'âge adulte...

Quand devient-on adulte ?
Martine Fournier
Grands Dossiers N° 47 - Juin-juillet-août 2017
Article mis à jour le 18/05/2017

Allongement de la jeunesse, recul de la vieillesse… Une grande confusion s’est instaurée dans l’ordonnancement des âges.
En 2015, l’article le plus lu sur le site du respectable quotidien suisse Le Temps mettait en scène les « quincados ». Le quincado, ce n’est pas un nouveau jeu de la Loterie romande, nous dit l’article : l’expression désigne ces quadras et quinquagénaires qui refusent de s’enfermer dans leur âge et de se couper de la culture des plus jeunes. L’époque est riche de ces expressions qui témoignent de ce que le sociologue Serge Guérin et le philosophe Pierre-Henri Tavoillot diagnostiquent comme « un brouillage des âges ».
Après les « adonaissants », puis les « adulescents », voici donc les quincados. Le quincado préfère la liberté à l’autorité, les sorties aux corvées, le travail choisi à la besogne subie, les voyages improvisés aux vacances programmées. On le retrouve dans les concerts rock, les salles de fitness ou les cours de zumba. Il adopte des styles de vie que l’on dit « branchés », mixant ses modes de vie avec ceux des plus jeunes. « Les quincados ne sont pas le reflet d’un refus de vieillir, précise S. Guérin. Ils sont les bénéficiaires d’un rajeunissement objectif. » Trois mutations sont à l’origine de cette évolution : « Il n’y a jamais eu autant de gens en activité à 50 ans. Ensuite, c’est la première fois dans l’histoire que cet âge correspond à la moitié de la vie. Enfin, c’est aussi la première fois que les gens arrivent à 50 ans dans une telle forme, que ce soit sur les plans physique ou neurologique. »
Réussir sa vie
En matière d’âge, l’époque est bien étrange, constate de son côté P.H. Tavoillot. Les parents souhaitent voir leur progéniture en avance sur leur âge tout en voulant être en re**rd sur le leur. Le monde professionnel ne connaît que deux catégories, junior et senior, comme si l’on était soit encore trop jeune, soit déjà trop vieux pour travailler. Et l’on pourrait multiplier les indices de cette grande confusion… Concurrencée d’un côté par une jeunesse qui s’allonge, de l’autre par de nouvelles générations où l’on est âgé sans être vieux, « la phase adulte se réduit comme peau de chagrin », constate P.H. Tavoillot. C’est pourtant l’âge où il faut faire carrière, élever ses enfants, s’épanouir dans les loisirs et avec les amis, et penser à l’avenir tout en gérant le quotidien. Bref, le moment où il faut « réussir sa vie » !
Selon S. Guérin et P.H. Tavoillot, dans les enquêtes réalisées sur la question, trois termes reviennent régulièrement pour définir l’adulte : l’expérience, la responsabilité et l’authenticité. L’expérience, ce terme qui agace tant les jeunes lorsque leurs parents s’en réclament, ne signifie pas avoir tout vu ou tout fait. C’est au contraire être capable de faire face à des situations nouvelles. Contrairement au jeune, « l’adulte sait qu’il ne sait pas tout » et qu’il faut prévoir l’imprévu.
La responsabilité, quant à elle, est une capacité à se décentrer. Elle ne concerne pas seulement ses propres actes : à l’âge adulte, on est responsable de ses enfants, de ses élèves ou de ses jeunes collaborateurs…
L’authenticité enfin pourrait se définir par la formule nietzschéenne : « Deviens ce que tu es. » En fait, ces trois objectifs concernent le rapport au monde, le rapport aux autres et le rapport à soi. Ils font système en résumant ce que devrait être l’individu accompli. On comprend dès lors qu’être adulte n’est pas une tâche facile et que certains y rechignent !
Comme le dit le poète, « le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop t**d ! »

12/03/2021

Petit reportage sur l'intérêt du théâtre d'improvisation pour stimuler, libérer et apprendre l'entraide, le respect, l'écoute, le non-jugement.... Créativité et confiance en soi en sont renforcées. A mettre entre toutes les oreilles

https://fb.watch/4aWfcKWzb9/

15/01/2020

"Il faut tout un village pour élever un enfant "

Publié le 14 janvier 2020

Mais les parents restent les premiers éducateurs....Ce n'est pas simple, et parfois carrément compliqué !

Il n’y a pas de bons ou mauvais parents. On fait tous ce que l'on peut, avec nos repères et notre histoire, nos valeurs et nos peurs. Souvent, ça marche ( pas si mal). Parfois, ça dérape, ça coince, ça crise... Et si on ne réagit pas rapidement, on perd confiance et on se fait mal.

Dans le système familial, la relation est faite d'amour, d'enjeux, de fantômes, d'absents, de non-dits, de rancunes, d'espoirs, d'autorité, de pressions, de jalousies, d'incompréhensions, d'attention, de.... Sacré défi de rester serein dans un tel contexte !

Chaque parent recherche de l'aide pour s'y retrouver, être rassuré, conseillé, épaulé... Mais où ? Il n’y a pas d’école pour apprendre à être parents, on le devient de façon empirique. Les conseils des amis, de l'instit, du médecin... ne règlent pas tout. Et quand la situation est bloquée, qu'on se sent dépassé, le soutien professionnel s'impose pour prendre le temps de comprendre, pour mieux agir. Apaiser, renouer, penser et panser ses valeurs éducatives, trouver un équilibre familial... Un regard extérieur permet de se décentrer du problème pour mieux le réfléchir.
Expliquer les étapes de l'évolution de l'enfant, rassurer sur une cohérence éducative, offrir un espace pour parler, pour comprendre, sans jugement, accompagner une reprise de dialogue parent/enfant ou redonner confiance en soi à un adolescent... un éducateur est un spécialiste de la relation. C'est cette relation ( à l'Autre) qui construit, qui apaise, qui explique, qui lie...

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