09/11/2025
Je tends les bras vers l’enfant que j’accompagne.
Les recherches le confirment; lorsqu’un enfant cherche la main de l’adulte,
un câlin, un regard, ce n’est pas une faiblesse.
Ce n’est pas un caprice.
C’est un besoin.
Un besoin d’être contenu, entendu, rassuré.
Un enfant sait jouer, courir, rire, explorer.
Mais face à nous "professionnels de l’enfance", visages familiers et repères du quotidien, il baisse parfois les épaules et murmure, à sa manière :
« Rassure-moi. »
Et à cet instant, ce ne sont pas ses jambes qui flanchent, mais son cœur qui demande un appui.
Parce que la sécurité affective est le socle de tous les apprentissages.
Les études sur le développement de l’enfant le démontrent, "la présence stable et bienveillante d’un adulte régule ses émotions, soutient sa confiance et nourrit sa curiosité" (Bowlby, Ainsworth, Feldman…).
Ce lien, ce regard, cette douceur, ce sont des repères qui l’aident à grandir.
C’est là que notre rôle prend tout son sens !
Accueillir sans juger, contenir sans étouffer, encourager sans précipiter.
Chaque mot, chaque sourire, chaque geste calme ou attentionnée devient une boussole pour l’enfant qui apprend à se repérer dans le monde.
Parce que notre mission ne se limite pas à encadrer, éduquer ou animer.
Nous aidons les enfants à construire les bases invisibles de leur confiance.
Et un jour, grâce à ce lien, ils marcheront plus loin, plus sûrs d’eux, parce qu’ils auront d’abord été portés par notre présence, notre écoute, notre humanité.
Peut-être que la question n’est pas :
« Pourquoi cherchent-ils toujours nos bras ? »
Mais plutôt :
« Et si nos bras étaient le point de départ de leur envol ? » 🙂
✍️Cathy Lahiner (animatrice en maternelle 👶)