L'Esprit Montagne

L'Esprit Montagne Nos guides de hautes montagnes vous proposent différentes manières de découvrir les sommets (Alpinisme, ski, escalade, glace, canyoning)

Le voyage commence bien avant la neige, dans l’excitation feutrée des aéroports. Une partie du groupe décolle de Marseil...
11/04/2026

Le voyage commence bien avant la neige, dans l’excitation feutrée des aéroports. Une partie du groupe décolle de Marseille, l’autre de Lyon. Deux trajectoires qui convergent vers le nord, vers cette lumière pâle de l’Arctique. À mesure que l’avion descend vers Tromsø, les montagnes se dessinent, abruptes, plongées dans une mer d’un bleu profond. Il est environ 15h lorsque nous posons le pied sur le sol norvégien.

Nous déposons rapidement nos sacs à bord du bateau, notre maison flottante pour la semaine. L’air est vif, chargé d’embruns. Une courte balade dans Tromsø nous plonge immédiatement dans l’ambiance : petites rues tranquilles, maisons colorées, et cette lumière rasante qui semble suspendre le temps. Vers 18h, nous embarquons. Les amarres sont larguées, le bateau glisse silencieusement vers le large, direction Nordlingen

Suite du récit et des photos ici
https://www.guide-espritmontagne.com/ski-voilier-norvege-s65.html

Raid en Splitboard dans le QueyrasJour 1Nous partons à 10h depuis le pont de l’Ariane, en direction du col du Longer. La...
17/03/2026

Raid en Splitboard dans le Queyras

Jour 1
Nous partons à 10h depuis le pont de l’Ariane, en direction du col du Longer. La montée se fait tranquillement, dans une ambiance déjà alpine. Une fois au col, nous retirons les peaux pour basculer sur un versant sud. La neige est peu abondante, mais suffisante pour une descente agréable qui nous mène jusqu’aux anciennes mines de cuivre.

À partir de là, nous remettons les peaux et entamons une nouvelle montée en direction du refuge de la Blanche, où nous passerons la nuit.

Jour 2
Le départ se fait sous un

Récit ici https://www.guide-espritmontagne.com/3-jours-de-raid-dans-le-queyras-en-splitboard-s62.html

Le jour se lève à peine lorsque nous quittons le col du Festre à 8h45. L’air est froid et une brume épaisse enveloppe le...
12/03/2026

Le jour se lève à peine lorsque nous quittons le col du Festre à 8h45. L’air est froid et une brume épaisse enveloppe les pentes encore silencieuses. Les peaux collées sous les skis, nous avançons tranquillement en direction du col des Aiguilles, glissant dans un paysage aux contours flous où seules quelques formes sombres émergent du brouillard.

La montée est régulière jusqu’au premier passage clé de la journée : le collet. La visibilité est réduite, et l’ambiance feutrée donne au lieu un caractère presque irréel. Arrivés au passage, nous dépotons rapidement. Les skis basculent vers l’aval et nous plongeons dans une courte descente qui nous fait basculer dans le vallon du col des Aiguilles.

En bas, le calme est total. Nous remettons les peaux et reprenons notre progression, remontant doucement le vallon qui s’ouvre devant nous. Les pentes se resserrent peu à peu à mesure que nous approchons du Haut Bouffet. Sous le sommet, le terrain se redresse franchement. Une pente raide d’une cinquantaine de mètres nous barre l’accès à la crête. L’effort est plus soutenu : conversions serrées, souffle court, mais la trace finit par rejoindre l’arête.

Une fois sur la crête, nous progressons au plus près de son fil, skis bien ancrés dans la neige. L’horizon commence à s’ouvrir et, quelques mètres plus loin, nous atteignons le sommet du Haut Bouffet. Comme une récompense, le soleil surgit enfin. Au-dessus de la mer de nuages, la lumière est éclatante.

Il est temps de dépotter. Nous basculons versant sud avant de traverser pour aller chercher l’entrée du couloir ouest du Haut Bouffet. La neige est froide, légère, presque parfaite. Les virages s’enchaînent dans ce beau couloir encaissé, chacun savourant cette descente fluide et silencieuse.

Suite de l’article sur https://www.guide-espritmontagne.com/perfectionnement-couloir-pente-raide-devoluy-s60.html

Trois jours de freeride dans les ÉcrinsJour 1 — Premières traces à La GraveLe téléphérique s’élève lentement au-dessus d...
10/03/2026

Trois jours de freeride dans les Écrins

Jour 1 — Premières traces à La Grave

Le téléphérique s’élève lentement au-dessus de la vallée encore dans l’ombre. En dessous, le village de La Grave paraît minuscule, accroché à la pente face au massif de la Meije. À mesure que la cabine grimpe vers le glacier, l’excitation monte : ici, pas de pistes damées, seulement la montagne brute.

Pour cette première journée, on décide de découvrir les classiques. Depuis le sommet du téléphérique, on bascule dans le mythique Vallon de la Meije. La neige est froide, légèrement travaillée par le vent mais encore douce sous les skis. Les virages s’enchaînent dans cet immense vallon glaciaire entouré de séracs et dominé par la silhouette impressionnante de La Meije.

Plus bas, on rejoint le sauvage Vallon de Chancel. Les reliefs deviennent plus doux, la neige plus profonde entre les mélèzes. Au milieu du vallon, une pause s’impose au chaleureux Refuge de Chancel. À l’intérieur, l’ambiance est simple et montagnarde : soupe chaude, tarte maison et regards qui se perdent par la fenêtre sur le lac gelé.

Repus et réchauffés, on repart pour terminer la descente jusqu’à la vallée. Les jambes chauffent déjà un peu, mais la sensation de liberté est totale. Première journée, premières grandes courbes : La Grave tient déjà toutes ses promesses.



Jour 2 — Variantes et pente raide

Le lendemain, la montagne a changé de visage. Le vent a légèrement travaillé la neige en altitude, mais les vallons promettent encore de belles lignes.

La matinée commence par une descente par l’itinéraire d’Enchoffe pour rejoindre directement P1. L’itinéraire serpente entre barres rocheuses et combes suspendues. C’est plus technique, plus engagé, et l’ambiance est typiquement grave : sauvage et sans concession.

Pour la deuxième rotation, on retourne dans le Vallon de la Meije, mais en cherchant une petite variante. Cette fois, on poursuit la descente bien plus bas que la veille, jusqu’au village de La Grave.

La suite du récit sur https://www.guide-espritmontagne.com/freeride-a-la-grave-et-serre-chevalier-s59.html

Chorum olympique DévoluyCompte tenu des températures élevées annoncées, nous optons pour un départ matinal. À 5h00, nous...
04/03/2026

Chorum olympique Dévoluy

Compte tenu des températures élevées annoncées, nous optons pour un départ matinal. À 5h00, nous entamons notre boucle depuis le hameau de Grand Villard. L’enneigement est généreux pour la saison dans le Dévoluy : une excellente surprise qui nous permet de chausser les skis dès le parking, sans aucun portage.

Nous débutons sous un splendide ciel étoilé. Grâce au regel nocturne efficace, les premiers mètres de dénivelé sont rapidement avalés. En arrivant sur le haut du vallon du Grand Villard, nous assistons à un magnifique lever de soleil, au pied de l’itinéraire du Chorum Olympique.

Au pied du premier chorum, place à la transition entre ski de randonnée et alpinisme : skis sur le sac, piolet en main, crampons aux pieds et corde tendue entre nous. Les passages des jours précédents ont laissé de bonnes marches, ce qui facilite la progression. L’ambiance dans les chorums est saisissante !

Nous atteignons le sommet du Grand Ferrand vers 9h15. Une pause s’impose pour reprendre des forces et profiter d’un panorama grandiose à 360°.

À 10h, nous rechaussons les skis dans la belle pente sud-est, parfaitement décaillée, offrant un excellent grip pour les premiers virages. Nous poursuivons ensuite dans le vallon, seuls au monde, pour un retour tout en douceur vers le parking, avec une petite variante par le torrent des Adroits — un itinéraire qui ne passe pas chaque année.

Pour plus de sortie https://www.guide-espritmontagne.com/sorties.html

Sortie ski de randonnée – Vallon FroidParticipants : Ghislain & ÉlodieDépart à 9h depuis le parking du Téléphérique de l...
28/02/2026

Sortie ski de randonnée – Vallon Froid
Participants : Ghislain & Élodie

Départ à 9h depuis le parking du Téléphérique de l’IRAM, qui mène au majestueux Pic de Bure. Impossible de réserver la benne : ce sera donc notre point de départ pour cette journée de ski de randonnée.

L’objectif du jour ? Aller chercher du bon ski dans le Vallon Froid.

Très vite, nous nous retrouvons seuls au monde, accompagnés uniquement par quelques chamois. Aucune trace devant nous, la montagne est vierge… Un vrai sentiment de liberté.

Après environ 3 heures de montée régulière, l’heure du sandwich bien mérité arrive enfin, face au splendide Pic de Bure. Le décor est grandiose.

Une petite éclaircie fait son apparition — timing parfait ! Il est temps de basculer pour la descente. Sur la partie haute, 20 cm de neige poudreuse nous attendent, avec de grands espaces pour que chacun puisse tracer sa propre ligne. Un pur moment de plaisir.

Pour finir, il ne reste plus qu’à se laisser glisser dans le “border cross” — une piste carrossable ludique — qui nous ramène tranquillement jusqu’au point de départ.

Une belle journée de montagne, sauvage et authentique ❄️🏔️

Laurent, Sébastien et Anthony ont rendez-vous à 8h30 au parking du téléphérique de l’IRAM, qui mène au Pic de Bure, pour...
24/02/2026

Laurent, Sébastien et Anthony ont rendez-vous à 8h30 au parking du téléphérique de l’IRAM, qui mène au Pic de Bure, pour la fameuse traversée héroïque.

Le week-end a laissé des traces : de nombreux passages et de bonnes marches à gravir dans le couloir d’accès menant aux Chorums. L’ambiance est au rendez-vous. Il fait bon évoluer au frais malgré les chaleurs printanières, et la neige est restée froide dans le vallon.

Arrivés à la bergerie, le groupe, toujours aussi motivé, remet les peaux pour remonter vers le vallon d’Âne. Au pied du Pic de Bure, le panorama est grandiose. Une courte pause sandwich pour profiter du paysage, puis les skis sont rechaussés pour la descente dans le vallon Froid.

Même constat : la neige est restée froide au fond du vallon. Il reste encore assez d’espace pour tracer de belles lignes jusqu’en bas.

Stage glace CogneJour 1Le rendez-vous est donné à Cogne pour une initiation à la cascade de glace dans l’ice park. Dès l...
06/02/2026

Stage glace Cogne

Jour 1
Le rendez-vous est donné à Cogne pour une initiation à la cascade de glace dans l’ice park. Dès les premières minutes, l’ambiance hivernale et les parois gelées annoncent la couleur. Après l’équipement, nous commençons à grimper. Cinq longueurs nous permettent de découvrir et de comprendre les différentes techniques propres à la cascade de glace : l’utilisation précise des piolets, l’ancrage des crampons et la gestion de l’équilibre sur la glace. Les gestes sont parfois hésitants, mais la progression est rapide et stimulante. En fin de journée, nous rejoignons notre hôtel, fatigués mais impatients de la suite.

Jour 2
Départ à 9 h du matin. Après environ une heure d’approche dans un décor enneigé, nous arrivons au pied de notre grande voie : Santero dei Troll, à Cogne. Face à nous, sept longueurs de glace aux profils variés nous attendent : passages raides, sections plus accessibles, et transitions de neige qui demandent adaptation et concentration. La longueur de l’itinéraire met à l’épreuve l’endurance et la cohésion de la cordée. Une fois au sommet, la descente en rappel marque la fin de cette journée intense. De retour à l’hôtel, place à la récupération autour d’une bonne tarte et d’un chocolat chaud bien mérité.

Jour 3
Le dernier jour commence à nouveau à 9 h, avec une heure d’approche pour rejoindre le pied de la cascade de Valmiana. Cinq longueurs nous attendent, offrant une belle conclusion à ce stage. Les gestes sont désormais plus assurés, la grimpe plus fluide, preuve des progrès réalisés au fil des jours. Après la descente en rappel, nous partageons un dernier verre avant de nous dire au revoir, riches de souvenirs, d’apprentissages et d’une expérience humaine et sportive marquante.

Jour 1On profite de l’éclaircie matinale, précieuse fenêtre avant l’arrivée annoncée de la neige. Juste assez de lumière...
01/02/2026

Jour 1
On profite de l’éclaircie matinale, précieuse fenêtre avant l’arrivée annoncée de la neige. Juste assez de lumière pour distinguer les reliefs et se mettre en route. Montée à Roche Robert, le décor est déjà hivernal et prometteur. Puis la neige nous rattrape peu à peu sur le chemin du refuge du Calots des Vaches. Les prévisions sont claires : la nuit sera copieuse. On se met à l’abri en sachant que le lendemain s’annonce mouvementé.

Jour 2
Au réveil, le verdict tombe : environ 60 cm de neige fraîche. Trop. Le plan initial est abandonné — basculer dans la vallée de Névache serait bien trop dangereux. On fait demi-tour et on redescend jusqu’au véhicule. La descente est délicate, au milieu des avalanches déjà parties dans la nuit et de celles qui n’attendent qu’un skieur pour se déclencher. Malgré tout, la neige est bonne, dans une ambiance de jour blanc où les repères disparaissent.
Après avoir déneigé le camion, une bonne heure de route nous mène à Laval. On repart à la montée, avant une petite sortie dans les bois. Tellement de neige qu’il devient presque impossible d’enchaîner les virages. On finit la journée au chaud, contents d’avoir su rester prudents.

Jour 3
Le beau temps revient enfin, mais le manteau neigeux reste impressionnant. On monte au-dessus de Laval avec beaucoup

Suite sur le lien
https://www.guide-espritmontagne.com/sorties.html

Jour 1La neige tombe dru lorsque nous quittons la vallée pour monter au refuge de Buffère. Le monde se referme doucement...
24/01/2026

Jour 1

La neige tombe dru lorsque nous quittons la vallée pour monter au refuge de Buffère. Le monde se referme doucement, feutré, silencieux. Les skis tracent leur sillon entre les arbres chargés de blanc. À l’abri, le pique-nique devient un moment hors du temps, au chaud, pendant que la tempête continue son œuvre dehors.
L’après-midi, on sort sur la crête de l’Échaillon, en restant volontairement au plus près de la forêt, là où le relief protège et rassure. Avant de rentrer au refuge, une petite recherche DVA, histoire de garder les bons réflexes et de conclure la journée avec sérieux.

Jour 2

Réveil sous un grand ciel bleu. Le contraste avec la veille est saisissant. Les crêtes de Baude nous attirent naturellement. La montée est douce, la neige excellente. Tellement bonne qu’on décide de remettre les peaux pour prolonger le plaisir.
Une petite remontée au-dessus du refuge permet une belle descente dans les bois, ludique et fluide. Puis nouvelle montée, cette fois en direction de Ricou, dans une ambiance de raid bien installée : rythme tranquille, sourires, et grands espaces.

Jour 3

Cap sur la Grande Tempête. La montée se fait sans précipitation, et la récompense est à la hauteur : une superbe descente en versant est, neige froide et skis légers.

Suite du raid sur le lien
https://www.guide-espritmontagne.com/raid-a-nevache-s49.html

03/10/2025

La Démocratie des Crédules — Céüse - une voie un peu oubliée, et pourtant magnifique.

Équipée par JY Leguy en 2012, elle se trouve aujourd’hui dans un état plus naturel qu’à ses débuts. À l’origine, deux prises du crux avaient été renforcées au sika, mais avec le temps, les bavettes se sont détachées, rendant le passage plus exigeant… et plus pur.

Initialement cotée 7c+/8a, elle se rapproche maintenant peut-être plutôt du 8a/8a+, en raison de cette évolution.

Merci à .climbing pour le matériel qui a permis de découvrir cette belle ligne !

Les maîtres du jeu - Gillarde, DévoluyParticipants : Gaspard & BrunoAprès une courte marche d’approche au petit matin, l...
09/09/2025

Les maîtres du jeu - Gillarde, Dévoluy
Participants : Gaspard & Bruno

Après une courte marche d’approche au petit matin, les sacs encore légers et les esprits pleins d’enthousiasme, nous arrivons au pied de la voie. L’ambiance est déjà là : le calcaire du Dévoluy se dresse, compact et raide, dans toute sa splendeur. C’est parti pour une longue et belle journée d’escalade.

Nous attaquons la dernière voie équipée du secteur, récemment ouverte, qui promettait déjà beaucoup sur le topo. Et elle ne déçoit pas. Le rocher est superbe, typique du coin, avec ses silex colorés incrustés dans un calcaire gris clair, parfois sculpté, parfois abrasif, toujours exigeant.

La grimpe est soutenue dès les premières longueurs. Un joli dièdre athlétique nous attend au tiers de la voie, offrant une belle gestuelle et de franches sensations. On y laisse un peu de jus, mais avec le sourire. Le vent se lève par moments, mais ne gâche rien – au contraire, il accentue l’ambiance de montagne.

L’équipement est bon, posé intelligemment, ce qui permet de grimper sereinement tout en gardant l’engagement typique de l’escalade en paroi. Les relais sont confortables, les passages variés.

Après plusieurs heures d’effort, on sort au sommet, contents et un peu rincés. Une belle réussite partagée, comme toujours, avec ce mélange de silence, de rires et de regards complices.

Encore une ligne à ne pas manquer dans le Dévoluy, à la fois esthétique, soutenue et sauvage, comme on les aime.

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