Éducation Canine 85

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27/08/2021

MON CHIEN SAUTE SUR TOUT LE MONDE ? OUI ? MAIS …..
Un jour, j’ai une amie qui m’a posé une question pour le moins intéressante.
Je cite de mémoire :
« Ma chienne me saute dessus quand je rentre à la maison, ou quand elle est contente.

Sur le principe, ce n’est pas gênant quand je suis en « sale », mais quand je suis en « propre », ça me gêne.
Quand je suis en jogging, ou quand je rentre du jardin, ce n’est pas grave, mais bonjour la robe ou le collant quand je suis propre….

Donc, comment faire ? Peux-tu m’aider ? »

Voilà en résumé son questionnement.

Ce à quoi j’ai répondu :

« Mais bien sûr Maryse, (elle s’appelle Maryse) c’est facile, tu vas y arriver sans soucis…

Mais dans un premier temps, il faut que tu apprennes à ton adorable chienne quelques notions.

A savoir : Ce qu’est un jogging propre, et un jogging sale, il faut lui apprendre aussi à faire la différence entre une robe qui t’as servie au jardin, et une qui te sert à trainer et une paire de collant neuf.

Et, soyons fou, lui permettre de faire la différence entre différentes couleurs. Pourquoi pas entre la robe rouge qu’elle ne doit pas toucher, et la robe bleue sur laquelle elle peut faire ses pattes.

Ainsi éduquée, selon ta tenue vestimentaire, ou bien la couleur, elle aura, ou pas, le droit de te sauter dessus.
Il faudra aussi tenir compte des tenues vestimentaires de tes ami(e)s, là aussi il faudra lui apprendre la différence entre un jeans propre et un pantalon de travail, etc.

Mais ne soit pas inquiète, tu as la chance d’avoir une « Malinoise », et c’est une race de chien très intelligente.
Donc dans quelques années, après avoir usé un nombre incalculable de vêtements dans des essais aussi infructueux qu’improductifs, tu auras le résultat escompté. »

Evidement, il existe une autre solution, et si tout simplement, la chienne arrêtait de sauter.

Solution à mes yeux, beaucoup plus réalisable et réaliste.

Avant d’aller plus loin, un petit rappel concernant nos amis les chiens.

Le chien est un animal sociable.

Il a besoin de contact avec ses congénères et/ou avec l’humain.

Ces contacts peuvent être réduits à trois grands types.
Le contact tactile, le contact visuel, et le contact visuel.

LE CONTACT TACTILE :
Bon, faut pas sortir de Saint-Cyr, c’est le touché.
Le chien a besoin d’être touché, que vous le touchiez.

LE CONTACT VERBALE :
Le chien a besoin que vous lui parliez.

LE CONTACT VISUELE :
Le chien a besoin que vous le regardiez, il a besoin de voir votre regard.

Si le chien reçoit ces trois stimuli, il existe.
Il vit, il fait partie intégrante de la meute. Même si la meute est réduite à vous et lui.

C’est un besoin psycho-physiologique nécessaire à son équilibre. Et il va tout faire pour avoir ces trois choses primordiales pour lui. Ou au moins un ou deux de ces contacts.

Fort de cet information, revenons à nos moutons. Ou plutôt à nos saut (de moutons)…Ouais, j’arrête…

Votre chien vous saute dessus, ou saute sur les gens de façon générale.

La première réaction de tout un chacun, c’est quoi ?
Vous regardez le chien droit dans les yeux, vous lui dites, genre…Médor arrête !!! Descends !!! et joignant le geste à la parole, vous le repoussez plus ou moins gentiment.

Je vous ferai fi de ceux qui vous disent de mettre un coup de genoux….

En faisant cela, vous le regardez, vous lui parlez et vous le repoussez, ça ne vous rappelle rien ?
Vous avez créé un contact visuel, un contact verbal, et un contact physique…(retournez dans les paragraphes précédents).

Donc le chien est content, c’est ce qu’il veut !

Non seulement pour lui c’est une façon d’exister, mais il est persuadé que cela vous fait plaisir, ou que cela fait plaisir à la personne à qui il le fait.

Pourquoi pense t-il ça ?

Parce que votre attitude tend à le lui faire croire.

Evidement, ce n’est pas ce que vous voulez, mais pour le chien, contrairement à l’humain, le langage corporel supplante le langage verbal…

Et, en plus vous validez son acte en renforçant le lien social.

Vous pouvez donc vous époumoner et repousser indéfiniment votre chien, vous ne ferez que renforcer la relation dont il est friand.

Et ça durera ad vitam aeternam….

N’y a-t-il point une solution à cette situation pour le moins ennuyeuse ? (Je n’ose écrire autre chose, un enfant pourrait lire).

Et bien, si il y en a une qui a fait ses preuves.
Une solution qui ne vous prendra que quelques minutes à mettre en œuvre, et d’une efficacité redoutable.

Sans cris, et sans gestes équivoques…
Dans la joie et dans l’allégresse…

Mise en situation :

Vous rentrez chez vous, ou vous vaquez à vos occupations, et Médor vous salue à sa façon, il vous saute dessus (situation connue).

Hé bien, quelle conduite tenir ?

Tournez vous !

Taisez-vous !

Ne lui parlez pas…

Ne le touchez pas !

Croisez les bras, ou si vous avez des poches, mettez les dedans (pour une fois personne ne vous dira rien)
Ne le regardez pas !

Evitez de croiser son regard.

Que venez-vous de faire ?

Vous avez rompu le contact visuel en vous retournant, vous avez rompu le contact verbal en vous taisant, et enfin vous avez rompu le contact physique…

Il va bien sur essayer de renouer ce contact et vous sauter dessus tout de même, il va tourner autour de vous pour recréer le lien.

Esquivez le, ne cédez pas, tournez de nouveau, ne le regardez pas, ne lui dites rien, et ne le touchez pas.

Le chien ne trouvant plus le contact tant souhaité va arrêter de lui-même, sans cris, sans heurts, sans commentaires.

Il est évident qu’il va recommencer encore et encore… Et vous continuerai a faire la marionnette…

Mais quand il va comprendre que ce n’est plus de cette manière qu’il attire votre attention, il cessera de lui-même.

Aussi, chaque fois qu’il cesse de vous sauter dessus, n’hésitez pas à le récompenser, par une caresse, une grosse attention, et /ou le jeu.

Efficacité prouvée.

Voilà, vous avez une solution pour résoudre votre problème, mais quand est-il des autres sur qui mon chien saute ?

Hé bien ! À vous de les éduquer.

Expliquez-leur la marche à suivre.

Devenez pédagogue….

Education canine 85 Alain Garcia 50 rue du pinier 85200 Fontenay le comte.

07/08/2021

Votre chien est codé. Ok où est le décodeur ?

Certes, qui l’a codé ?

Où est le décodeur ?

Qui l’a codé ?… Vous…

Le décodeur, c’est vous.…

Médor, assis…assis…assis…assis…assis…assis…
Enfin, miracle, Médor consent à s’assoir, et vous vous empressez de le récompenser, comme je vous l’ai appris.


Et, vous êtes fier. Qui ne le serait pas ! Vous avez fait assoir Médor, donc mission accomplie.

Et bien, à mes yeux, vous avez commis une erreur.
Holà, du calme, pas une grosse erreur qui va mettre en péril votre virilité, oups!, votre autorité.

L’erreur que vous venez de commettre, c‘est la répétition de l’ordre.

« Assis » a été répété 6 fois avant d’être suivi d’effet.
Et au bout de la sixième fois, vous le récompensez comme il se doit.


Donc vous avez, sans le vouloir, bien sur, appris à votre chien à obéir au sixième commandement.

C’est en fait, un code entre vous et le chien, je donne 6 fois l’ordre, tu exécutes et tu es récompensé.

La prochaine fois, le chien, qui sait compter, attendra gentiment le sixième ordre pour vous obéir.

Et vous de dire « Qu’est-ce qu’il es têtu ! » ou « Il est sourd ce chien ! ».

Ben en fait .. ni l’un ni l’autre, il exécute simplement ce qu’il a appris. Ne vous en prenez qu’à vous s’il vous plaît.

Dans l’exemple, j’ai pris 6 fois, mais par expérience, je vous assure que ça peut aller jusqu'à 10 ou plus…..

En fait, tous les chiens sont codés. Le mien comme le votre.

Le mien, je lui donne un ordre une fois, et il s’exécute (Ou pas, lol). Il est « codé » comme ça, c’est moins contraignant, et plus beau à voir de l’extérieur…
Et j’évite ainsi la sempiternelle répétition…

Mais attention, le code, ce n’est pas que les ordres verbaux. Il en va de même pour la communication corporelle…

Exemple, je demande, pardon, vous demandez à Médor de se coucher, (aller je suis bon prince, il se couche au premier ordre, on ne va pas vous la faire à chaque fois, le code vous avez compris).

Imaginez la scène, le chien assis devant vous, vous le regardez et lui demandez de se coucher.
Et joignant le geste à la parole, soit vous lui faite un signe avec le plat de la main, soit vous vous penchez pour l’inviter à se coucher, ou alors soyons fou !!! Vous vous inclinez façon « vieille France » et vous lui faite un geste de la main bien à plat.
Et là, une fois de plus, votre chien, bien codé, pardon, bien éduqué, va se coucher…

Alors, quand je vois ça, je vais dans mon fourgon chercher 3 ou 4 cartons d’emballage vide (que je garde pour cette occasion). Je les pose les uns sur les autres, pour que cela ressemble à une tour légère, certes, mais instable.


Je confie donc cet amoncellement au maître dont je viens de parler, et accompagné de son chien, je lui demande de bien vouloir faire coucher celui-ci.
Encore un effort d’imagination s’il-vous-plait.


Le maître, les bras chargés d’une pile de cartons en équilibre, un chien à ses cotés.
Et le maître de demander à son chien de se coucher…

Et c’est là qu’on rigole, car il faut bien le dire, on est aussi là pour se marrer …
Le chien, ne se couche pas …
Pourquoi ?
Tout simplement, parce que le maître ne peux pas utiliser les mains pour indiquer au chien qu’il doit se coucher, et quand bien même n’utiliserait-il pas les mains prises pour soutenir les cartons, il ne peux pas se pencher sur le chien au risque de les faire choir.

J’appelle cela, des « gestes parasites ».
La liste serait longue à écrire tellement il y en a…..

Il existe aussi une autre façon de coder son chien, de façon plus sournoise, presque indécelable, et qui malgré tout peut vous pourrir la vie.


Re exemple:
Vous demandez à Médor de s’assoir ou de se coucher, peu importe la manière, (passons outre), il s’exécute. Vous lui donnez l’ordre de rester et vous le laissez à quelques mètres de distance. Vous vous retournez, attendez 10 à 20 secondes, un rappel, et Médor arrive au pied.

Mais heu….qu’est ce qui n’y a encore ? C’est quoi le problème ? C’est bien, Non ?

Sur le principe, aucun soucis, si ce n’est que vous faites cela régulièrement.

Vous vous éloignez du chien et vous le rappelez au bout de 20 secondes…
A force de répéter cet exercice, votre ami, va vite comprendre qu’au bout d’un laps de temps défini, vous le rappelez. Le risque, c‘est qu’il anticipe, c’est-à-dire qu’il n’attende pas l’ordre de rappel pour revenir vous voir
Sur le principe, rien de transcendant, que votre chien anticipe ou pas …bof …

Mais je vais encore faire appel à votre imagination:

Une route , vous laissez votre chien assis et vous traversez pour aller saluer un ami, ou autre (en fait le motif, on s’en fiche) .Confiant, le chien reste sans bouger, mais au bout d’un certain temps prédéfini par votre « codage » il anticipe et vous rejoint. Prions le ciel qu’il n’y ai pas de voiture à cet instant.

BON ALORS COMMENT FAIRE ?

Nous avons vu le codage verbal, le codage corporel et le codage de situation dirais-je.
Alors on va essayer de reprendre par le début:

LE CODAGE VERBAL

Soit vous n’y êtes pas confronté, et alors, on est dans l’éducation.
Soit vous y êtes confronté, et c’est de la rééducation.

Mais que ce soit en éducation ou en rééducation, il suffit de donner un ordre et de ne récompenser que si il est suivi d’effet.

Rappelez-vous, votre chien entend arriver votre voiture quand vous êtes à des kilomètres de la maison, donc quand il est à vos coté, il n’est pas sourd.

Ne hurlez pas les ordres.

Vous seriez surpris de voire mes chiens obéir à un ordre à peine chuchoté…Quelques fois même, un mouvement des lèvres suffit…(Démonstration sur demande).

Vous donnez un ordre, exemple «assis». Je vous renvoie à l’article écrit précédemment : « Et si on apprenait à apprendre différemment ».

Après cet ordre, utilisez «le cri du chef de meute» , genre « HÉ ! » de façon guttural, sec, cinglant. Ne répétez pas l’ordre initial.

Le « HÉ ! » n’est pas le seul mot que vous pouvez utiliser.

Chaque fois qu’un de mes chiens fait un truc bien, je dis « Oui, ça c’est bien ! » avec une voix aigüe et un ton enjoué.

Quoi qu’il ai fait, un p**i ou un c**a au bon endroit, un exercice réussi, un croisement avec un congénère sans soucis, etc…» Le chien aura donc fait une association positive avec cette locution : « Oui, ça c’est bien ».

A contrario, chaque fois qu’ils font quelque chose qui ne me convient pas, j’utilise un son guttural, de tonalité grave. Ce fameux « HÉ ! ». Et ça quoi qu’ils aient fait, refus d’obtempérer à un ordre, divagation intempestive, p**i là où il ne faut pas, etc…je fais péter un « HÉ ! ».
C’est donc une association négative qui évite les répétitions.

Soyez confiant. Si ça ne fonctionne pas, ignorez le chien, tournez lui le dos. Faites durer le plaisir, l’ignorance pour un chien, comme pour les humains, est la pire des punitions.

Laissez passer une minute, et recommencez.

Attention à ce que votre chien ne soit pas distrait par un congénère ou autre chose…
Rappelez-vous, patience et longueur de temps font plus que force et que rage…Surtout qu’avec un chien, la rage risquerait d’avoir l’effet inverse. La colère aura l’effet inverse à ce que vous pourriez attendre de lui. Dans le but de ne pas déclencher votre colère, le chien refusera l’exercice par soucis d’apaisement.

LE CODAGE CORPOREL

Quel-que-soit le geste parasite que vous avez l’habitude d’utiliser il en sera de même. (Dans l’exemple précédent, je parlais de la façon de se plier en deux devant le chien pour l’inviter à se coucher en même temps que vous lui indiquez du plat de la main).

On est bien d’accord que le fait que le chien se couche est primordial. Mais autant mettre toutes les chances de son coté pour que « ça » fonctionne en toutes circonstances.

Pour ce faire, c’est très simple, continuez comme d’habitude, juste en prenant conscience de vos gestes parasites.

Et, progressivement, retirez-les.

Vous faites régulièrement le geste de la main, réduisez doucement ce geste, progressivement, jusqu'à le supprimer définitivement.

Vous vous pliez en deux, redressez-vous tranquillement jusqu'à ce que vous ayez une posture droite.

Il est certain que vous n’obtiendrez pas de résultats en 5 minutes. Tout dépends du temps que vous voudrez bien y consacrer…Mais sachez que plus ceci se fera dans la douceur, plus ce sera productif.
Laissez le temps au temps….

Pour vous amuser, et corser un peu la situation, essayez d’obtenir un assis ou un coucher, vous même dans la position assis sur une chaise, ou couché sur un canapé.

Essayez sans geste parasite, juste par la voix.

Si vous rencontrez quelques difficultés, rien ne vous empêche d’utiliser les gestes incriminés, et de les supprimer au fur et à mesure.

Bien du plaisir…

LE CODAGE DE SITUATION

Pensez à surprendre votre animal; Dans le bon sens du terme, il ne doit pas savoir ce que vous allez lui demander.

Je m’explique .

Revenons à la situation prise en exemple, un assis, et vous le quittez, puis au bout de quelques pas, vous le rappelez.

Et vous recommencez, et créez ainsi un codage de situation.

Chaque fois que vous allez vous éloigner, il va comprendre que vous allez le rappeler, et va anticiper.

On va donc changer de méthode.

Si ,au départ, vous vous éloignez de 10 mètres mettons, et bien cette fois ci, ne vous éloignez que de 5 mètres. 
Dans la suite logique, si vous avez pris l’habitude de le rappeler, cette fois ci, retournez au chien.

Vous saisissez l’astuce ?

Recommencez à 20 mètres en le rappelant, ou à 15 en y retournant. Vous pouvez aussi corser la chose en revenant au chien, vous ne lui dites rien et vous repartez à une distance différente.

A ce petit jeu, il ne va plus savoir ce que vous allez faire et c’est ce que l’on veux, qu’il cesse d’anticiper. Donc c’est gagné …
Le chien, sera alors dans l’attente de vos ordres et ne prendra plus d’initiative.

C’est comme la marche au pied. Vous êtes étonné que votre chien tire sur la laisse. 
Moi pas, vous allez droit devant, et souvent sur le même trajet. Donc votre animal est codé, une fois de plus.
Quoi de plus naturel que votre chien anticipe…Attends je passe devant, de toute façon, je sais où l’on va, c’est toujours au même endroit.

Donc prenez votre chien en laisse, ne vous fixez surtout pas de but. Partez droit devant sur 10 mètres, puis brusquement, changez de direction, droite, gauche peu importe, faite selon la situation du terrain ou de votre humeur. En tournant, prenez grand soin de mettre un petit (tout petit) coup de laisse à Médor.

Puis recommencez, 20 mètres et à gauche, puis demi-tour.

Encore une fois faire fonctionner votre imagination.

Peut être que vous ne ferez que quelques centaines de mètres en une heure, mais Médor ne saura plus à quels saints se vouer, et sera beaucoup plus attentif pour savoir quelle direction vous allez prendre, et ne plus se faire surprendre.

CONCLUSION

Encore une fois, ceci, ne va pas être acquis en une séance, un dimanche après-midi sur le terrain, ni même en deux…

L’éducation, ce n’est pas que durant les cours canin, dans le sein d’un club.

L’éducation, c’est H24.

Dans la semaine, je sors Médor, et allez Hop j’essaye un truc nouveau durant la promenade…

Je suis seul à la maison avec lui, enfant et conjoint absent, allez hop je profite du peu de distraction pour essayer autre chose.

Toutes ces pratiques, si vous pensez qu’elles ne servent pas véritablement à grand chose, auront au moins l’avantage de vous faire travailler avec votre chien, et à renforcer votre complicité.

Tout ce qui ne sert à rien, devrait être obligatoire….

Éducation canine 85
Alain Garcia
50 rue du pinier 85200 Fontenay le comte
06 87 24 70 56

04/08/2021

Et si on apprenait à apprendre

Tout est dans le titre...Et si on apprenait à apprendre !

Qu’est-ce que j’entends par là allez vous dire ? …En fait par là, je n’entends rien ^^

Je vous préviens par avance, que je ne vais pas vous expliquer telle ou telle méthode. Il n’est pas question ici de parler de l’éducation positive, de méthode naturelle, de renforcement positif, de cliker ou autres fariboles.

Je ne vais pas vous expliquer non plus, comment on fait pour faire assoir, coucher, aboyer, sauter un chien ou bien même le faire marcher sur la tête.

Aujourd’hui, je vais vous parler pédagogie.

Vous savez, l’art de l’éducation.

« Faire preuve de pédagogie » signifie avoir l’aptitude à enseigner et à transmettre à un individu ou un groupe d’individus un savoir ou une expérience par l'usage des méthodes les plus adaptées à l'audience concernée. En la matière, aujourd’hui, un canidé.

Je voudrais que vous preniez conscience qu’il n’existe pas qu’une seule façon de faire.
Ici, je vais vous parler de la manière dont je m’y prends pour apprendre à mes chiens.

Apprendre quoi ?

Mais tout; les bonnes manières, comme des exercices de différents sports.
Alors commençons par le commencement.
Savez-vous combien de temps on doit passer (par jour) pour apprendre quelque chose à un chien ?
Chaque fois que je pose la question en cours, la réponse varie le plus souvent entre 1h00 et 2h00.

Donc pour le commun des mortels, apprendre à mon chien à s’assoir, par exemple il faut y passer deux heures par jour….

Pauvre chien et pauvre maître… Le chien et le maître auront pété un câble avant d’y arriver ^^

La réalité est toute autre, sachez qu’il ne faut consacrer qu’une ou deux minutes au grand maximum pour tout nouvel apprentissage. Une ou deux fois par jour. Nous sommes loin des 2 heures.

Passé les 2 minutes, la concentration du chien passe à autre chose.

Je vais essayer de décomposer tout cela.

A la base il y a l’apprentissage, puis vient le renforcement, et enfin l’entraînement.

On peut faire un comparatif avec la conduite automobile. Au début, c’est doucement, ensuite on va plus vite quand on a compris ce que l’on doit faire et que l’on a l’habitude.

L’apprentissage est un ensemble de mécanismes menant à l’acquisition de savoir, de savoir-faire, de savoir-être ou de connaissances. L'acteur de l'apprentissage est appelé apprenant. Donc pour simplifier, notre chien est un apprenant.

En matière d’apprentissage, il faut savoir que tout ce qui est appris par la gentillesse, la joie, l’amour, le jeu, la complicité est acquis à vie.

A contrario, tout apprentissage fait dans la douleur et la violence, bien que acquis, ne sera que volatil, éphémère… et vite oublié.

Prenons un exemple tout simple, faire assoir votre chien. Sur ordre, évidement. Tous les chiens savent s’assoir tout seul, mais s’assoir sur ordre, c’est une autre histoire.

Plusieurs solutions s’offrent à nous : On peut appuyer sur le cul du chien jusqu’à ce qu’il obéisse. Tirer sur la laisse pour obtenir le même résultat. Etc…etc... On peut lui donner l’ordre « ASSIS » une bonne dizaine de fois avant d’être obéi. D’aucun essayera même de lui demander gentiment jusqu’à ce que le chien ait appris le langage humain. Du genre « Mon gentil Médor, pourrais-tu avoir l’obligeance, dans ta bienveillance à mon égard, faire l’effort de poser tes fesses, et de t’assoir s’il-te-plait. Quand on ne rajoute pas, je sais que l’herbe est mouillée, mais ensuite je t’essuierai ton petit cul…».

On peut aussi, comme certains, attendre que le chien veuille bien s’assoir naturellement, et profiter de la situation pour lui dire que c’est bien « assis ». L’opportunité, c’est bien mais bon…Pour moi elle a ses limites.

Ne rigolez pas, toutes ces manières de faire, je les ai toutes rencontrées.

Moi, je préfère la méthode qui consiste à prendre en main, une récompense et la présenter au dessus de la tête de Médor juste entre les deux yeux et une fois que le chien s’intéresse à ce que je lui propose, je recule doucement la dite récompense entre les oreilles, voire jusqu’au milieu du cou. Et là, 99 fois sur 100, Médor pose son cul pour suivre des yeux la croquette convoitée. (Et surtout je lui donne la récompense). Voilà, le tour est joué. Mais encore une fois, toutes les méthodes sont bonnes, du moment que le résultat est au rendez-vous. Toutes me direz-vous ? Non, je retire la violence et la coercition de toutes méthodes.

La coercition ou la violence sous quelques formes n’est pas une solution.

Vous voyez, que pour un simple geste, il existe pléthore de possibilités.

Quelque sois la méthode utilisée, nous sommes là dans la phase d’apprentissage.

Le chien vient de faire un grand pas dans la connaissance. Il vient de découvrir un mécanisme qui consiste à poser ses fesses.

Ne croyez pas que c’est gagné. Le chien vient juste de faire une découverte.

Va-t-il recommencer ? Ça ce n’est pas sûr à 100%.

Mais ne faites pas durer cela trop longtemps. Une minute, voire deux minutes c’est un maximum.

Une ou deux fois par jour, cela suffit.

Donc après l’apprentissage, est venu le temps du renforcement.

On va donc passer à l’étape suivante.

Le renforcement, c’est un procédé qui augmente la probabilité de répétition d’un comportement. (Comportement précédemment acquit dans l’apprentissage par exemple).

Je ne vais parler ici (pour simplifier) que du renforcement positif, qui consiste à donner à un chien, un stimulus agréable pour augmenter la fréquence de l’apparition d’un comportement.

Dans l’exemple prit précédemment le stimulus sera la récompense.

Une petite digression sur la récompense.

Sachez qu’il n’existe pas une récompense, mais « des » récompenses.

Il existe autant de récompense que de chien.

Récompenser son chien ne consiste pas à le nourrir.

Récompense n’égale pas nutrition.

Donc, s’il vous plait, n’utilisez pas les croquettes que vous donnez dans la gamelle pour le récompenser. Et quand bien même, le feriez-vous, pensez à en déduire la quantité donnée à la ration journalière.

Evitez aussi de tomber dans le panneau du commercial qui vous propose des récompenses pour Médor en biscuit qui ressemblent à un os, ou qui vous coutent un bras ….

La récompense ne doit pas faire plaisir au maître, mais avant tout au chien.

Un jour, j’ai vu une de mes clientes envoyer à son chien un «truc» vert. Plus t**d, je la surprends à envoyer un autre «truc» orange. Et son cavalier King Charles de se jeter dessus. Renseignement pris, c’était de la courgette et de la carotte crues coupées en petits dés. Son chien en était fou.

A titre perso, je passe du dé de gruyère, au dé de saucisse. Ça, mes chiens en son fous … J’ai bien essayé les crudités, mais j’ai reçu un « fin de non recevoir »^^

Technique utilisée : Je prends une saucisse de Strasbourg et je la coupe en deux dans le sens de la longueur, puis je recoupe chaque morceau une fois de plus dans le sens de la longueur. En fait, je la coupe en 4 dans le sens de la longueur.

Ceci fait, je reconstitue la dite saucisse et je coupe des rondelles fines. Ce qui me donne une multitude de ¼ de rondelles qui ne sont pas plus grosses qu’un ongle du petit doigt…

Mes chiens font en moyenne entre 35 et 50 kilos. Et je les récompense avec un quart de rondelle à chaque fois.

Il ne faut pas que le chien passe ¼ d’heure à mastiquer sa récompense. Elle doit être avalée en une seule bouchée.

Nous sommes loin des récompenses du commerce, tant sur le plan nutritionnel que sur le plan financier.

Loin de moi l’idée de vous dire que c’est la récompense ultime. Je me suis vu chez un de mes clients, faire saliver une grosse femelle Saint Bernard de 60 kilos avec une raclure de fromage de chèvre.

Pour connaître les préférences de votre ami, proposez-lui plusieurs sortes de récompense, laissez votre imagination marcher. Il choisira lui-même celle qu’il préfère.

ATTENTION, je ne suis pas un distributeur de bouffe, et j’ai encore moins envie de me trimb***er à vie avec un sac de récompenses au coté, chaque fois que je promène Médor.

Donc, en apprentissage, soit 2 mm par jour, je récompense pour que le chien prenne du plaisir « à faire ».

Tout travail méritant salaire, je paye à chaque fois.

Durant le renforcement, je paye chaque fois au début, ensuite, une fois sur deux, puis une fois sur trois, une fois sur 5 etc., puis de façon aléatoire jusqu’à supprimer définitivement la dite récompense.

La récompense sous forme alimentaire sera remplacée par un câlin, une caresse, un mot doux, la b***e etc…

Cela va sans dire, (mais il vaux mieux le rappeler), mais le câlin, la caresse et les mots doux seront distribués en même temps que la récompense nutritive.

Quoiqu’il en soit, il faut arrêter les récompenses avant 12 mois. Donc, mettez-vous bien ça dans la tête, réduisez les assez vite pour y mettre un terme de façon définitive et rapidement.

Regardez autour de vous les maîtres obligés d’acheter une banane (sacoche des années 80 qui s’attache autour de la taille) pour y stocker les quantités de nourriture utile pour l’heure de formation ^^

Posez-vous aussi la question ; « Et le jour où je n’ai pas plus de récompenses, comment va faire mon chien pour m’obéir ? »

Et, quand bien même estimez-vous que ce soit une bonne chose, vous voyez-vous au bord de la plage, ou en ville, avec 1 kilo de saucisse au coté pour faire avancer Médor ?

Attention si vous désirez récompenser votre chien avec sa b***e, la croquette ça calme, la caresse aussi, la b***e ça excite …

Fin de la petite digression sur la récompense.

Je reprends le cours.

Faites répéter l’exercice précédemment acquis durant la phase d’apprentissage.

Je parle bien de répétition, donc « bis répétita ». Recommencez cet exercice.

Mais ne faites pas durer cela trop longtemps. Une minute, voire deux minutes maximum. Je sais, je me répète, mais j’ai tellement vu de maîtres passer trop de temps à vouloir faire durer le plaisir jusqu’au désespoir du chien.

Et surtout, je dis bien SURTOUT finissez l’exercice sur du « positif ». J’entends par là, que même si au cours de la répétition, notre ami ne réalise pas correctement ce qu’il vient d’apprendre, ce n’est pas grave, mais l’exercice doit obligatoirement se terminer sur une réussite.

Ne jamais terminer un exercice sur un échec.

Exemple, vous avez décidé de faire sauter à votre chien un panneau de 1 mètre de haut.

Si, il n’y parvient pas, ne vous focalisez pas sur les «1 mètre». Descendez la hauteur à 50 cm, voire moins. L’important, c’est que le chien saute, pas que l’égo du maître soit gonflé à bloc.

Si il ne passe pas 1 mètre aujourd’hui, il le fera demain, ou après demain…

Une fois que le chien a bien appris (apprentissage) le principe (exemple « le assis »), puis que l’on a renforcer (renforcement) cette connaissance, on passe à la phase suivante, l’entraînement.

L’entraînement vise l’entretien et l’amélioration des connaissances.

Si on parle d’entraînement, cela signifie que l’apprentissage a été fait, et que le renforcement aussi.

Ça tombe sous le sens, mais bon, une piqûre de rappel ça fait pas de mal.

Toujours avec le même exemple « le assis » : cela signifie que l’apprentissage du assis est acquis.

Le renforcement ayant été effectué, le chien sait s’assoir facilement.

Donc l’entraînement consistera à faire assoir Médor dans toutes les conditions, on peut aussi le faire assoir à distance, dans une flaque d’eau ou bien rapidement etc ….

L’entraînement, c’est quoi ?

C’est la préparation régulière et méthodique à un exercice, on va viser l’amélioration des connaissances acquises précédemment.

Pour y arriver, plus question d’une à deux minutes par jour. Nous pouvons y consacrer beaucoup plus de temps. 
Celui-ci sera lié à la condition physique du chien et de son aptitude à supporter le dit entraînement.

Donc, si je résume cette partie:

L’apprentissage, c’est une à deux minutes, répétées trois ou quatre fois par jour maximum.

Le renforcement, c’est cinq à dix minutes répétées de temps en temps.

- L’entraînement c’est un peu plus sur la durée. Un exercice peut continuer beaucoup plus longtemps.

Durant toutes ces phases, j’utilise une méthode. Cette méthode, c’est celle des « 3 D », trois fois la lettre D.

Cette méthode, ce n’est pas moi qui l’ai inventée, je n’en suis que l’humble utilisateur. Je ne connais pas son créateur, mais connait-on celui qui a découvert la racine carrée ? Moi je ne le connais pas. Cela ne m’empêche pas de l’utiliser.

Donc la méthode des 3 Lettres D.

La première lettre c’est le D de Distance,
La deuxième lettre c’est le D de Durée,
La troisième lettre D c’est la Distraction.

Donc, nous allons décomposer les exercices, l’apprentissage, le renforcement ainsi que l’entraînement, en trois grandes parties : la durée, la distance et la distraction.

Qu’entends-je par là ?

Prenons un exemple : Je voudrais que mon chien reste sur place quand je m’écarte. Vous savez, une absence à vue.

La distance

Je demande à mon chien (tenu en laisse) de s’assoir (voire la cession précédente).

Je lui demande de ne pas bouger et je recule de 50 centimètres.

Si le chien ne bouge pas, je retourne immédiatement vers lui et je le félicite et/ou le récompense. Nous sommes dans la phase d’apprentissage.

Si le chien bouge et vient vers vous, c’est qu’il veut réduire la distance qu’il y a entre vous. Ne vous mettez pas en colère, ne dites rien, ne le touchez pas, remettez-le au point de départ. Et recommencez.

Ne récompensez que si le chien ne bouge pas.

Voila le premier pas de franchi, la distance de 50 centimètres.

L’apprentissage se fera de 50 centimètres en 50 centimètres. On augmentera la distance petit à petit, doucement, puis, de plus en plus loin durant le renforcement.

N’oubliez pas, nous sommes dans la distance, pas dans la durée. Revenez immédiatement au chien.

Ainsi de suite, vous allez augmenter la distance. Soyez patient, vous n’obtiendrez pas 30 mètres dans la journée. Tout dépend du taux d’attachement de votre ami envers vous. Donc, d’un binôme à l’autre, tout peux changer.

Là, où un chien tolérera de voir son maitre s’éloigner d’un ou deux mètres dans la journée, il faudra une semaine à un autre. Donc, ne soyez pas pressé, la patience est votre meilleure alliée.

Ne mettez pas la charrue avant les bœufs.

Cet exercice, comme tous les autres se fait progressivement, au rythme de votre toutou.

La durée

Quand la distance commence à être apprise, nous allons mettre une dose de durée.

Cette fois-ci, on va faire varier le temps où l’on va s’absenter.

Si au début de l’apprentissage on revient immédiatement auprès du chien, là, on va attendre une à deux secondes avant de retourner vers son chien.

Et ainsi de suite, quand au fur et à mesure que la distance est acquise, on va ajouter du temps (des secondes).

Combien de temps faut-il pour y arriver ?

Pour paraphraser Fernand Raynaud, quand il parle du refroidissement du fût d’un canon, il faut « un certain temps ». C'est-à-dire que tout dépends de tellement de variables, qui va de la somme de travail effectué par le maître et son chien, à l’attachement etc….

La Distraction

Combien de fois ai-je entendu cette phrase : » A la maison, il obéit bien, il réussit tous les exercices, mais une fois que l’on est dehors, on ne le contrôle plus….

Tout est dans la phrase. «A la maison», ça va, dehors ça ne va plus.

Dans la maison, il n’y a pratiquement pas de distraction, pas d’éléments perturbateurs. Pas de chien, pas d’oiseau, de papillon ou autre vélo, j’en passe et des meilleurs, laissez allez votre imagination, je ne vais pas tout faire non plus ^^

Hé oui ! Vous êtes seul en tête à tête avec votre chien, rien que vous deux. Vous êtes à 100% avec lui. Et comme, il n’y a pas de stress vous êtes donc détendu. Qui dit maître détendu, dit chien détendu. Qui dit chien détendu, dit chien à l’écoute. Donc ceci explique en grande partie cela.

A contrario, quand vous êtes dehors, ou sur le terrain, la distraction est à son maximum.

L’appréhension, le regard des autres, la peur de «mal-faire», l’environnement bruyant, les chiens, oiseaux, papillons ou vélos , j’en passe et des meilleurs,…autant de facteurs stressant pour vous et donc, par voie de conséquence, pour votre animal.

Vous n’êtes plus à 100% avec lui et il vous le rend bien…Il va plus songer à jouer avec ses congénères que de vous obéir.

Donc le conseil que je vous donne, quand un exercice est acquis intra muros, donc, dans la maison, refaites-le dans le jardin, puis, sur le pas de la porte, ensuite passez dans la rue …

Saupoudrez de la distraction par dose homéopathique….

Le mimétisme :

Il existe aussi la méthode du mimétisme. Cela consiste à utiliser un chien qui sait faire quelques choses à coté d’un chien qui ne sait pas faire cette même chose.

Exemple : Un client à deux chiens, un petit beauceron de 8 mois qui revient au pied rapidement sur ordre, et un Husky beaucoup plus âgé qui fait ce que bon lui semble, et ignore l’ordre de rappel, ainsi que beaucoup d’autres.

Et bien, au lieu de brider le Husky, comme le fait son maître habituellement, on va le lâcher (en terrain clos).

On va les lâcher avec son copain le bébé beauceron.

Evidement, ils vont partir dans tous les sens et le Husky, fidèle à lui-même ne reviendra pas au rappel. Et bien, au lieu de rappeler et de donner un ordre qui ne sera pas suivi d’effet, rappelez le beauceron, roulez-vous par terre si il le faut, soyez mielleux, mais il doit revenir. De toute façon, lui, il revient ^^ donc faites lui confiance …

Vous allez assister à une scène surprenante, le beauceron revenant, le Husky va le suivre ^^

Et SURTOUT, quand il revient, ne lui sautez pas dessus pour lui mettre la laisse ….Félicitez le et récompensez-le de toutes les façons possibles.

Voilà une autre façon de procéder.

Tout n’est pas figé, personne ne détient la vérité profonde.

Rappelez vous que vous travaillez avec du «vivant», et que ce n’est pas un morceau de fer que l’on peut tordre et façonner comme il nous convient.

Ce n’est pas parce que votre voisin et son chien réussissent une prouesse que vous devez absolument faire de même…

Pour paraphraser Monsieur de La Fontaine, patience et longueur de temps font plus que force et que rage.

Education canine 85 Alain Garcia

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