23/08/2026
Saviez-vous que nos cellules se souviennent des épreuves traversées par nos aïeux ? 🧬
En écoutant le neuropsychanalyste Boris Cyrulnik, une réalité fascinante frappe : le traumatisme ne s'arrête pas à la personne qui l'a subi. Il traverse les générations, bien souvent à notre insu.
Aujourd'hui, l'épigénétique et la neurobiologie nous expliquent ce mécanisme avec précision :
1️⃣ L’empreinte biologique : Un traumatisme majeur (guerre, famine, deuil précoce) n'altère pas la séquence même de notre ADN, mais y appose des « marqueurs » (interrupteurs moléculaires). Transmis par les gamètes, ces marqueurs régulent différemment les hormones du stress. Un enfant peut ainsi naître avec un système nerveux « pré-programmé » pour surréagir au manque ou au danger.
2️⃣ Le corps parle avant les mots : Avant même d'accéder au langage, le nourrisson « lit » son parent. Une tension musculaire, un tonus vocal, la fixité d'un regard ou la façon de le porter transmettent instantanément un état d'alerte ou de sécurité. C'est le mimétisme somatique.
3️⃣ La résilience n’est ni magique, ni universelle : Elle ne relève pas d'une simple volonté. Elle dépend d'un équilibre subtil entre l'héritage biologique, la sécurité affective précoce et la rencontre avec des « tuteurs de résilience » (figures d'attachement, enseignants, thérapeutes).
💡 Le message profondément humaniste de Boris Cyrulnik :
La fatalité génétique n'existe pas. C'est grâce à la neuroplasticité et à l'imprégnation d'empathie que nous pouvons réécrire l'histoire.
Ce ne sont pas tant les grands discours que la douceur des gestes quotidiens, la régularité d'un regard apaisant et la présence contenant qui permettent de rééquilibrer le système nerveux d'un enfant et de désactiver ces alertes héritées.
💬 Dans votre pratique professionnelle ou dans votre cercle familial, avez-vous déjà observé cette transmission silencieuse du corps et de l'attitude ? Comment favorisez-vous ces espaces de sécurité ?