15/08/2026
QUAND QUELQUâUN REVIENT 5 ANS PLUS TARD⊠đ
Aujourdâhui, je suis agacĂ©e. đ
Mais mon agacement mâa surtout montrĂ© quelque chose dâintĂ©ressant.
Une personne avec qui je nâai plus eu de contact depuis plus de cinq ans revient vers moi.
Elle me reparle dâune chose que je lui aurais dite Ă lâĂ©poque concernant sa relation de couple.
Une chose quâelle a gardĂ©e en tĂȘte pendant toutes ces annĂ©es.
Elle me demande aujourdâhui de lui expliquer ce que jâavais voulu dire.
Et lĂ , honnĂȘtementâŠ
Je ne mâen souviens pas.
Cinq ans et demi ont passé.
Je ne garde pas en mĂ©moire chaque conversation, chaque personne, chaque phrase que jâai pu prononcer.
Alors je lui rĂ©ponds avec ce qui me vient aujourdâhui.
Et ce qui me flash surtout, ce nâest pas la question.
Câest de rĂ©aliser quâune personne peut rester braquĂ©e sur quelque chose pendant cinq ans.
Cinq ans.
Et câest prĂ©cisĂ©ment ce que je lui ai proposĂ© de regarder.
Pas de lui dire quâelle avait tort.
Pas de lui dire ce quâelle devait penser.
Mais simplement :
Quâest-ce qui fait quâune chose que tu as vĂ©cue ou entendue il y a cinq ans est encore suffisamment active aujourdâhui pour que tu reviennes chercher une rĂ©ponse ?
Quâest-ce que cela vient toucher en toi ?
Peut-ĂȘtre une zone insĂ©cure.
Peut-ĂȘtre une incomprĂ©hension.
Peut-ĂȘtre quelque chose qui nâa jamais Ă©tĂ© regardĂ©.
Je ne sais pas.
Elle seule peut le découvrir.
Et câest lĂ que la suite devient intĂ©ressante. đ
Parce que visiblement, cette invitation à regarder en elle a été vécue comme une attaque.
Et la réponse a été de me conseiller, à mon tour, de revoir mon introspection, ma posture de thérapeute et ce qui serait nécessaire pour devenir une « thérapeute de choc ».
đ
Alors dĂ©jĂ âŠ
Je ne suis pas thérapeute.
Je suis leader de mouvement.
Mais surtout, je trouve fascinant ce mécanisme humain.
Je tâinvite Ă regarder ce qui se passe en toiâŠ
Et immédiatement, tu peux avoir envie de me montrer ce qui ne va pas chez moi.
Câest exactement ce que jâobserve encore et encore :
Quand quelque chose nous touche, notre premier rĂ©flexe peut ĂȘtre de chercher le problĂšme chez lâautre plutĂŽt que de regarder ce que cela vient toucher chez nous.
Et câest lĂ que revient mon post :
JE JUGE LâAUTRE SANS PRENDRE MA RESPONSABILITĂ.
Parce que lâautonomie Ă©motionnelle, ce nâest pas ne plus ĂȘtre touchĂ©.
Ce nâest pas ne plus ĂȘtre agacĂ©.
Ce nâest pas devenir une personne parfaitement sage, calme et « thĂ©rapeute de choc ». đ
Câest pouvoir dire :
« Ok. LĂ , ça me touche. Quâest-ce que ça vient toucher chez moi ? »
Et moi aussi, aujourdâhui, je peux le faire.
Parce que ouiâŠ
Cette histoire mâagace. đ€Ș
Et mon agacement mâappartient.
Je peux donc regarder ce quâil vient me montrer.
Sans pour autant prendre ce qui ne mâappartient pas.
Parce que ce qui a changĂ© chez toi pendant ces cinq annĂ©es ne mâoblige pas Ă ĂȘtre restĂ©e la mĂȘme.
Je ne suis pas une archive.
Je ne suis pas disponible Ă vie parce quâun jour jâai donnĂ© avec Ă©lan.
Et toi non plus.
La vie est mouvement.
AlorsâŠ
Tu peux revenir cinq ans plus t**d.
Tu peux poser ta question.
Tu peux chercher Ă comprendre.
Mais tu ne peux pas exiger que lâautre ait conservĂ© exactement la mĂȘme mĂ©moire, la mĂȘme perception, la mĂȘme disponibilitĂ©âŠ
Et encore moins dĂ©cider de la personne quâil devrait ĂȘtre pour te donner la rĂ©ponse que tu attends.
Et finalementâŠ
Merci pour cet agacement. đđ
Parce quâil me rappelle encore une fois ce que je transmets :
Tant que tu ne vois pas ce qui te pilote, tu répÚtes.
Alors aujourdâhuiâŠ
Vivre ou subir ?
MĂȘme quand ça mâagace.
Je choisis pleinement de me kiffer. đđ„