03/09/2022
[Lettre d'entrée en désobéissance civile aux côtés d'Enfance Libre : le choix de l'instruction est un droit que nulle autorité ne peut contester]
Par la présente lettre nous signifions aux autorités en vigueur, notre refus d’obéir aux récentes lois empêchant la liberté d’instruire en famille.
Cette loi, aussi injuste qu’inadaptée, rend arbitraire la possibilité d’instruire nos enfants en famille.
Il n’est pas question que nous nous y soumettions.
Si l’instruction est un devoir parental, il appartient aux parents de choisir la façon avec laquelle procéder.
L’état ne peut se substituer à ce choix.
Pourtant, en acceptant ou refusant arbitrairement les demandes d’instruction en famille (depuis le décret n° 2022-182 du 15 février 2022), il s’immisce jusque dans les recoins les plus intimes de nos existences, s’affirmant protecteur en dépossédant les familles de ce droit fondamental.
Il est intolérable qu'une autorité quelle qu’elle soit décide de la façon avec laquelle nous devons éduquer nos enfants et se substitue à notre rôle parental.
Jamais, nous ne renoncerons à exercer notre libre arbitre, encore moins lorsqu’il s’agira de l’avenir de nos enfants.
De tels totalitarismes appliqués aujourd’hui en matière d’éducation ne peuvent que nous rappeler l’origine de lois ayant obligé à instruire sous les ordres du pouvoir : si l’injonction fut faite d’instruire depuis près de 150 ans (en 1880 exactement) en suivant un programme mis en place par l’état, elle fut décrétée dans un contexte de faillite étatique lors duquel le gouvernement a délibérément tué une partie de sa population qui avait fait le choix de s’auto-gouverner quelques années plus tôt (durant la Commune de Paris en 1871).
Jules Ferry, avant d’être le père de l’instruction obligatoire, fut un bourreau en tant que maire de Paris, en recommandant à Adolphe Thiers de réprimer dans le sang les insurgés de Paris.
Comment ne pas voir dès lors qu’en se durcissant, la loi nous rapproche toujours plus d’un précipice sociétal ?
Comment laisser faire de telles ingérences sans révoltes ?
Il est impensable que nous nous soumettions un seul instant aux injonctions faites de placer nos enfants dans des écoles contre nos volontés conjointes.
C’est pourquoi nous entrons dès ce jour en désobéissance et ce jusqu’à tant que la liberté d’instruire ne soit rétablie.