Institut maïeutis

Institut maïeutis L’institut maïeutis est le premier lieu d’apprenance par le sens implanté en
France et à l’étranger. Où cours-tu ?

Coaching, Supervision, Enseignement

FORMATION DIAM : la plus complète pour devenir coach professionnel diplômé
SPÉCIALISATION autour de sujets clés de l’accompagnement
SUPERVISION : déontologie du coaching et développement de la pratique professionnelle Vous souhaitez donner de la densité à votre métier et cherchez à lui
offrir une nouvelle dimension

Vous voulez apprendre à accompagner des perso

nnalités à haut potentiel qui
cherchent toujours à donner sens à leurs actions ? Son objectif est de former les consultants, coachs et managers à
l’acquisition des gestes professionnels destinés à amplifier leurs pratiques
professionnelles par le sens. Notre philosophie d’action

Contribuer à l’adaptation de l’Homme à la révolution noétique que nous
traversons est la vocation de l’institut maïeutis. En ce sens, les propos de Marc Halévy, auteur et conférencier, fondateur
du groupe Maran pour des interventions managériales de terrain auprès
d’entreprises complexes, sont une source d’inspiration, pour Jérôme Curnier,
Fondateur de l’institut maïeutis qui en retient l’idée centrale :
« La Noétique est le domaine de la Connaissance et des transformations
intellectuelles, sociales et spirituelles qui l'accompagnent ».

À cette première expression de Marc Halévy, nous ajoutons celle de Thomas
d’Ansembourg qui écrivait à l’automne 2008, dans son ouvrage « Qui fuis-je ? A quoi servons-nous ? », (Editions de l’Homme, 2008) :

« Aider à déplacer le centre de gravité de nos préoccupations actuelles, parfois
anihilantes, sortir de l’asservissement au tout économique et de l’ »addiction »
à la croissance et aux logiques égocentriques de rivalité et d’accaparement
pour se détacher progressivement des richesses extérieures. » Telle est la ligne
directrice de l’institut maïeutis, l’essence de son accompagnement et les
fondements de ses enseignements. Accompagner par le sens, c’est permettre la (re)naissance à une autre
manière de voir et d’agir dans le monde actuel à partir de la connaissance
et de la créativité dont nous sommes doté(e)s. Permettre aux individus de
s’éveiller aux richesses qui sont, elles, intérieures : l’intuition, l’imagination,
l’expression artistique, l’Intelligence Collective, la capacité à nouer des liens
durables et profonds, à inventer sa vie comme une œuvre au service de la
collectivité et la conscience de contribuer à l’évolution de l’humanité. Telles sont les orientations que propose l’institut. Ce mouvement est en route et nous voyons déjà les premières
transformations comportementales et sociales qu’il suscite. Une part
significative de la population est en train de transformer ses modes de
pensée et de vie, confirmant ainsi, une tendance que bien des personnes
ressentent depuis longtemps, dans différents secteurs de la société et qui
se perçoit particulièrement dans le domaine où l’institut maïeutis a choisi
d’œuvrer (l’accompagnement). Créer les conditions du développement de « l’intériorité citoyenne » de chacun,
selon la très belle expression de Thomas d’Ansembourg, ou d’une « spiritualité
laïque », selon la formule de Luc Ferry, (sous-titre de son ouvrage « La
révolution de l’amour », Editions Plon, novembre 2010). Ces réflexions constituent le fondement des pédagogies proposées par
l’institut, lesquelles se nourrissent mutuellement et s’enrichissent au fil du
temps par une capitalisation organisée. Intégrer l’institut maïeutis, c’est
s’inscrire et inscrire son action dans cette démarche globale.

Pour progresser dans ma pratique de coach, j’ai dû accepter une certaine dose de frustration.Car ma tendance naturelle, ...
26/08/2026

Pour progresser dans ma pratique de coach, j’ai dû accepter une certaine dose de frustration.

Car ma tendance naturelle, c’est de proposer à mon client davantage que ce dont il a besoin.

Comme un architecte d’intérieur qu’on consulterait pour le salon, et qui répondrait avec des étoiles dans les yeux qu’il a des idées géniales pour refaire toute la maison.

Rien de mercantile là-dedans. Je ne cherche pas à facturer le maximum.

Je lutte juste avec une puissante envie d’explorer tous les possibles, toutes les ouvertures, toutes les pistes qui me viennent à l’esprit.

Si un client me sollicite pour surmonter un coup dur professionnel, j’ai envie de creuser avec lui l’écho existentiel de cette épreuve. Forcément.

S’il veut de l’aide pour préparer une décision majeure, j’ai envie de lui transmettre un maximum d’outils pour éclairer son choix. Forcément.

Si l’approche de la cinquantaine commence à le titiller sur le sens de sa vie, le champ d’exploitation devient presque infini.

Vincent Lenhardt, qui m’a formé au métier, m’avait mis en garde : « Jérôme, les offres d’accompagnement trop fournies, c’est de la sur-qualité et ça fait plus peur qu’envie ».

Il avait raison. Mais on ne se refait pas.

Régulièrement, je dois batailler contre ma propension naturelle à proposer la « totale ».

J’accepte mieux la frustration : elle m’indique que j’ai su m’arrêter à temps. Mais c’est toujours de la frustration.

Pour placer le curseur au bon endroit, je me cale sur le besoin de mon client. Pas juste sa demande, son besoin. Et pas plus ni moins que ce besoin !

Reste ensuite à installer chez mon client une dynamique de désir. L’ingrédient majeur des coachings qui réussissent.

Cette dynamique ne surgit pas un beau matin par magie. Elle se joue entre trois polarités, trois opérateurs modaux si l’on utilise le vocabulaire de la PNL :

• il faut : ce qui s’impose à moi de l’extérieur, via un parent, une figure d’autorité, une norme sociale,

• je dois : ce que je m’impose à moi-même compte tenu de mes valeurs et croyances,

• j’ai envie : ce que je désire spontanément, sans m’encombrer de règles.

La majorité des coachings portent sur un objectif que le client désire, mais qu’il se refuse, car il n’en assume pas les conséquences.

L’élan du « j’ai envie » se fracasse sur les murs du « il faut » ou du « je dois ». D’où l’indécision qui paralyse.

Installer une dynamique de désir, c’est analyser ce conflit assez finement pour l’expliciter. Démasquer derrière les « il faut/on doit » les interdits, les superstitions, la peur de transgresser, etc.

C’est le chemin vers une indépendance assumée et une posture adulte.

En résumé : les deux clés d’un coaching qui fonctionne, c’est un coach frustré (un peu) et un client porté par une dynamique de désir (beaucoup).

Jérome Curnier

19/08/2026

Derrière chaque outil de coaching se cache une question fondatrice. Celle que son concepteur a cherché à résoudre pendant des années.

Prenez William Schutz, père du modèle de l’Élément humain. Sa grande question était : comment devenir pleinement soi-même, en dépassant ses peurs ?

La peur de vivre, d’aimer, de faire.

La peur d’être ignoré, rejeté, humilié par les autres.

Selon la légende, Schutz, universitaire américain, a voulu participer un jour à une manifestation anti-guerre du Vietnam. Son père a tout fait pour l’en dissuader : « trop dangereux pour ta carrière ».

Schutz aurait alors réalisé combien il voulait diriger sa vie sans être bridé par des freins intérieurs.

Avec l’Élément humain, il a développé les notions de présence à soi (être lucide sur ce qu’on ressent et pense), de conscience de soi (je choisis de m’ouvrir sans jugement) et de contrôle de soi (mes actes ne sont pas entravés par des peurs).

Pour White et Epston, concepteurs de l’approche narrative, LA question était : comment se libérer des récits qui nous enferment ?

Michael White, qui fut travailleur social, voyait combien les personnes qu’il suivait étaient réduites à des étiquettes stigmatisantes : violent, dépressif, instable, etc.
L’approche narrative qu’il a développée avec David Epston a eu pour but « d’externaliser » ces problèmes.

Je ne suis plus défini comme violent : la violence, c’est une sorte d’entité extérieure qui prend trop de place dans ma vie.

L’enjeu : remplacer mes « histoires problèmes » par des « histoires solutions » qui me définissent autrement.

On trouve d’autres pépites dans l’approche narrative, comme son protocole pour se libérer de référents devenus encombrants. Mais c’est d’abord une éducation à la narration sur soi, une mise en mots qui libère.

Enfin, Éric Berne, père de l’analyse transactionnelle, s’est attelé à cette question : comment devenir autonome dans ses relations, sans rejouer inconsciemment ses scénarios de vie ?

Berne, psychiatre, voulait dialoguer avec ses patients d’égal à égal, grâce à un vocabulaire moins ésotérique.

Il a remplacé le moi, le surmoi ou le ça par l’enfant, le parent et l’adulte (sans équivalence entre ces topiques), qui parlent au plus grand nombre.

Il a réordonné les relations interpersonnelles autour de contrats qui fixent leurs objectifs, leurs moyens, et le rôle alloué à chacun.

On lui doit aussi trois concepts qui précisent sa vision de l’autonomie :

• conscience claire : je nomme les choses avec lucidité, sans biais cognitifs,

• spontanéité : je m’adapte avec agilité aux situations et aux personnes, en étant capable d’activer tous mes états du moi ;

• intimité : je m’ouvre à l’autre sans masque, sans peur d’exposer ma vulnérabilité.

J’adore revisiter ainsi la genèse de nos outils de coaching. Et je trouve dans cette exploration une manière plus juste et plus inspirée de m’en servir.

Jérôme Curnier

Depuis deux ans, j’utilise parfois la numérologie dans ma pratique de coach. Pas pour me reconvertir un jour en madame I...
12/08/2026

Depuis deux ans, j’utilise parfois la numérologie dans ma pratique de coach.

Pas pour me reconvertir un jour en madame Irma. Pas pour prédire à quiconque ce que l’avenir lui réserve. Je n’y crois pas le moins du monde.

La numérologie, c’est un outil projectif, une riche palette de représentations symboliques à soumettre à un client :

« Voilà ce qu’évoque la symbolique des Nombres dont tu es porteur. Est-ce que cela te parle ? Si oui, qu’est-ce que cela fait émerger en toi ? »

Ce n’est jamais le seul outil que j’utilise. Je m’appuie toujours sur plusieurs cadres de référence.

Je réserve la numérologie aux coachings à caractère existentiel, aux interrogations autour de thèmes comme la mort, la liberté, la solitude ou le sens.

Les représentations symboliques y ont toute leur place. Car on explore un immense territoire, qui a besoin de multiples éclairages pour devenir lisible.

Mais pas de numérologie pour accompagner une prise de poste, faire monter un manager en compétence ou le soutenir en période de crise.

Vu de l’extérieur, l’usage de la numérologie en séance fera bondir les inconditionnels des protocoles de référence du métier.

Je pars de la date de naissance de mon client, de son nom et de ses prénoms, avec une table de correspondance pour convertir chaque lettre en chiffre.

Par réductions successives (41 = 4 + 1 = 5), j’arrive à un Nombre entre 1 et 9. Chacun est associé à une symbolique principale et à une dizaine de termes secondaires.

Exemple : le Nombre 1 est associé à l’action, au leadership, au père dans sa version fluide (sans stress), et assorti à des termes comme « planter de nouvelles graines, aller de l’avant, être pionnier, avoir de l’audace ».

Ce Nombre ne définit pas de façon exhaustive la manière d’être de mon client. De la même façon qu’aucun outil psychométrique ne livre un portrait-robot.

La symbolique du Nombre indique l’énergie dans laquelle il se trouve, sa météo intérieure. C’est une sorte de fond d’écran.

Elle joue un rôle de déclencheur pour projeter des aspects inconscients, analyser un conflit de valeurs entre soi et soi, enrichir une relecture de vie…

Chaque Nombre a sa version contrariée. Pour le 1, c’est la tendance à la procrastination, aux abus d’autorité, à la sensation d’être isolé, voire seul contre tous.

Si le client s’y reconnaît, il comprend qu’il s’est désaligné. Il doit mobiliser ses ressources pour satisfaire ses besoins et se relancer.

Je n’ai jamais imposé la numérologie à un client réticent. Chez ceux qui se prêtent au jeu, la plupart se retrouvent largement dans les symboliques proposées.

Raison pour laquelle je me forme aujourd’hui en tarologie, pour élargir encore ma palette de langages et de représentations symboliques. C’est une numérologie à 22 Nombres au lieu de 12, avec une étendue extraordinaire de niveaux de lecture.

Jérôme Curnier

L’été, ou le moment de renouer avec les délices de la lecture…Voici les titres qui m’ont marqué cette année. Récit, fict...
05/08/2026

L’été, ou le moment de renouer avec les délices de la lecture…

Voici les titres qui m’ont marqué cette année.

Récit, fiction, essai d’actualité, roman historique : il y en a pour tous les goûts.

𝙈𝙤𝙣 𝙫𝙧𝙖𝙞 𝙣𝙤𝙢 𝙚𝙨𝙩 𝙀́𝙡𝙞𝙨𝙖𝙗𝙚𝙩𝙝, de Adèle Yon.

Pourquoi personne dans notre famille ne parle d’Élisabeth, mon arrière-grand-mère diagnostiquée schizophrène dans les années 50 ?

C’est le point de départ du récit autobiographique d’Adèle Yon, une jeune chercheuse en études cinématographiques. Elle s’est heurtée au mur du silence et de l’oubli quand elle a mené cette enquête auprès de ses proches.

J’ai découvert ou redécouvert avec elle le poids de la domination masculine, la violence de la psychiatrie d’antan. Mais aussi le cheminement d’une enfant qui tente de donner du sens au monde, et construit son identité à partir de souvenirs incomplets ou déformés.

Mémorable et bouleversant.

𝘾𝙡𝙚́𝙢𝙚𝙣𝙩, de Romain Lemire

Encore un récit, celui du benjamin d’une fratrie de quatre enfants dont trois ont été abusés par leur père.

Le sujet peut faire peur, car il livre une réalité brutale : au-delà des apparences bourgeoises, il peut se passer des choses terribles derrière les portes closes.

Mais l’auteur en fait un livre magnifique qui mêle drame et humour, tragédie et banalité, narration et essai engagé, intime et universel.

Il rappelle aussi que l’écriture peut avoir un puissant effet cathartique.

𝙇𝙚 𝙧𝙚́𝙥𝙤𝙣𝙙𝙚𝙪𝙧, de Luc Blanvillain

Un romancier célèbre et surmené engage un imitateur professionnel pour répondre à sa place au téléphone et devenir sa voix officielle vis-à-vis du monde extérieur. Peu à peu, ce collaborateur s’immisce dans son existence, jusqu’à influencer ses relations et ses décisions.

Cette fable contemporaine est superbement écrite. Tour à tour mélancolique et drôle, elle ouvre une réflexion vertigineuse : quelle place faut-il laisser aux autres dans sa propre vie ?

𝙇𝙚 𝙥𝙚́𝙧𝙞𝙡 𝙄𝘼, de Gilles Babinet

À lire pour prendre du recul sur les débats du moment autour de l’IA.

L’auteur, entrepreneur dans le numérique, évite le piège du ton alarmiste et décrit les impacts de cette technologie pour les démocraties, l’économie et les individus.
Peut-être y ajouter 𝘼𝙣𝙩𝙞𝙦𝙪𝙖 𝙚𝙩 𝙉𝙤𝙫𝙖, un texte de la Curie romaine qui apporte un point de vue philosophique, davantage fondé sur la dignité humaine que sur les considérations techniques ou politiques liées à l’IA.

𝙇𝙖 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙚𝙧𝙨𝙚́𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙩𝙚𝙢𝙥𝙨, d’Éric-Emmanuel Schmidt
Depuis 2021, l’auteur s’est lancé dans un défi : raconter l’histoire de l’humanité sous une forme romanesque, autour d’un héros immortel baptisé Noam qui croise des personnages ayant réellement existé.
Cinq tomes de cette saga ont été publiés à ce jour. Ma préférence va aux trois premiers : Paradis perdu (le déluge), La porte du ciel (la tour de Babel) et Soleil sombre (l’Égypte antique). C’est flamboyant, érudit, facile à lire : aucune raison de s’abstenir.

Jérome Curnier

Je suis bluffé par la volonté de changement de mes clients. Leur envie de bien faire, leur degré d’ouverture, leur capac...
03/08/2026

Je suis bluffé par la volonté de changement de mes clients. Leur envie de bien faire, leur degré d’ouverture, leur capacité à mobiliser leurs ressources pour se transformer.

Ça ne se fait pas tout seul, le coach accompagne et favorise ce mouvement intérieur.

Mais au départ, il faut que le client se décide. Qu’il ne s’enferme pas dans des objections :

• « je peux gérer moi-même »,
• « ça va passer »,
• « c’est pas si grave »,
• « je finirai par trouver une solution ».

Il y a deux motivations pour entamer un coaching :

• soit on va trop mal,

• soit on a envie d’évoluer, de franchir un cap, de rééquilibrer son centre de gravité.

Pourtant, certaines personnes ne sautent jamais le pas.

Alors, chapeau à celles qui le font parce qu’elles ont mal : elles ont reconnu leur souffrance et leurs limites pour la traiter.

Chapeau à celles qui veulent évoluer : elles sont assez résolues pour concrétiser leurs aspirations.

Quant au coach, il réinterprète et reformule le réel auquel son client est confronté, pour qu’il débloque l’accès à ses ressources intérieures.

Seuls, nous sommes enfermés dans nos problèmes par des croyances, des omissions, des interdictions, des biais :

• biais de perception : on ne voit et on n’entend qu’avec ses filtres,
• biais de contexte : on se juge avec un référentiel inadéquat,
• biais de sens : par exemple, amalgame entre causalité et corrélation.

Le dialogue client-coach sert à trouver la reformulation qui libère.

Même après 25 ans de coaching, je suis parfois sidéré par la puissance transformatrice de ces accouchements sémantiques.

On sait que l’émergence de nouveaux mots bouscule des pans entiers de la connaissance. Qui parlait de mort imminente avant la création de ce terme ? Que serait l’algèbre sans le zéro, qui convertit le « rien » en objet mathématique à part entière ?

À son échelle, le client peut vivre des prises de conscience aussi spectaculaires. Et mobiliser des ressources inouïes pour les traduire dans le réel.

Je pense à cette cadre supérieure, déstabilisée par sa tentative infructueuse pour intégrer un Codir, qui est retournée à l’opérationnel avec une envie décuplée.

C’est là que son énergie, son franc-parler, son charisme s’exprimaient le mieux, pas dans les bureaux feutrés de la gouvernance.

Je pense à ce thérapeute qui n’arrivait pas à vivre de son art, s’épuisait par trop de connexion à la souffrance de l’autre, ne pratiquait plus pour lui-même.

Il a dénoué ses entraves, retrouvé la foi et le souffle intérieur, atteint un niveau d’activité soutenu.

Je pense à ceux qui se sont libérés de liens toxiques, ont réordonné leurs priorités de vie, sont sortis par le haut d’épreuves douloureuses, ont bousculé ce qui leur pesait trop…

Le coaching, ou l’art de rendre le monde un peu meilleur grâce aux mots.

La Gen Z a raison de ne plus vouloir accéder au management. Quand on place son bien-être avant son statut social, on ne ...
22/07/2026

La Gen Z a raison de ne plus vouloir accéder au management. Quand on place son bien-être avant son statut social, on ne prend pas un job qui bouscule autant les failles identitaires.

Car les managers en difficulté souffrent d’abord de ce qui se joue en eux, dans le face-à-face avec eux-mêmes. Plus que des caractéristiques objectives de leur poste.

Ceci à tous les stades de leur carrière.

L’expert technique fraîchement nommé manager débarque sur une autre planète.

Le cadre quadra à qui on propose une promotion de rêve est pris de vertige : trop haut, trop fort, trop loin ?

Le pro qui accepte un dernier poste avant la retraite se demande s’il ne joue pas le match de trop.

Tout cela vous secoue à l’intérieur.

Coacher ces managers, c’est investiguer avec eux quatre types de déficits identitaires.

1️⃣ Le syndrome de l’imposteur

On ne le présente plus, mais il fait toujours des ravages. La grande question pour celui qui le subit, c’est sa perception du droit à l’erreur.

Ce syndrome le confronte aussi à ses référents : dans son for intérieur, qui le juge et l’évalue ? Son père, un saint homme, un héros de jeunesse ? L’empêche-t-il toujours de déployer ses ailes ?

2️⃣ Le syndrome de la langouste

Françoise Dolto avait créé ce concept pour décrire la psychologie de l’adolescent. Vincent Lenhardt l’a adapté au monde de l’entreprise ; le homard est devenu langouste.

Ce syndrome touche ceux qui réagissent à leur vulnérabilité (perçue) par l’agressivité ou la distance : autoritarisme, ton cassant, management par l’écrit, évitement des confrontations directes…

Pour se protéger, le manager-langouste épaissit sa carapace à l’aide des attributs du pouvoir.

Le coach l’invite plutôt à renforcer sa colonne vertébrale intérieure, pour qu’il devienne capable de s’exposer au réel et au terrain.

3️⃣ L’équilibrage des quatre zones de l’identité

Notre identité se construit autour de quatre zones : le regard sur soi, le regard des autres, le « moi-peau » (parcours, diplôme, statut, etc.) et les référents, encore eux.

Équilibrer ces zones n’est pas facile. Combien d’artistes célèbres qui doutent d’eux-mêmes ? D’egos surdimensionnés ignorants du mépris qui les entoure ?

L’objectif du coach : identifier avec le manager les déséquilibres les plus pénalisants pour son activité, et les réduire.

4️⃣ Le mauvais usage de l’autorité

Un manager ne peut être ni mollasson ni chefaillon.

Dans ses interactions avec l’équipe, il doit apprendre à naviguer avec agilité entre ses différents états du Moi, en fonction des sujets, des circonstances et de l’interlocuteur.

D’où des apports théoriques et des exercices : comment formules-tu une demande de rapport à rédiger sous trois jours, depuis ton parent normatif, ton adulte ou ton enfant libre ?

Cette communication plus juste alimente un cercle vertueux de confiance entre collaborateurs et manager.

Jérôme Curnier

Avant d’être coach, j’ai été manager. Et j’ai été percuté de plein fouet par le syndrome de l’imposteur. C’était entre 1...
11/07/2026

Avant d’être coach, j’ai été manager. Et j’ai été percuté de plein fouet par le syndrome de l’imposteur.

C’était entre 1998 et 1999. Mon employeur m’avait nommé chef de projet du basculement des bases de données de la Caisse des dépôts vers l’euro, ainsi que de son passage à l’an 2000.

J’avais été choisi pour mes qualités de manager, mais je ne savais même pas coder. Alors que je dirigeais une dizaine informaticiens chevronnés.

Qu’importe. J’aurais dû me dire que j’étais là pour coordonner, motiver, piloter, communiquer, réguler le climat d’équipe…

J’ai fait l’inverse. Désireux d’être transparent, je leur ai dit très tôt que je ne connaissais rien à leur métier. Quelle naïveté.

Dès lors, j’ai été considéré comme un guignol. J’ai passé mon temps à me justifier. Parfois, ma hiérarchie devait monter au créneau pour me défendre.

Deux ans à ce régime, c’est très long.

En fin de compte, la Caisse des dépôts a réussi sa bascule vers l’euro et l’an 2000. Mais ma réputation me collait à la peau : je n’ai eu droit à aucune reconnaissance de mes pairs.

Cette expérience douloureuse a inspiré pour partie l’accompagnement que je propose aujourd’hui aux managers qui doutent de leur légitimité.

Il se structure autour de quatre questions.

1. Suis-je capable, à mes débuts, de me donner l’autorisation de ne pas savoir ?

Dans mon cas, la réponse était non. Je ne m’accordais aucun droit à l’erreur, sur un sujet dont j’ignorais pourtant tout. Cette intransigeance absurde me plongeait dans l’angoisse.

Heureusement, ça se travaille.

2. Combien de temps devant moi pour commencer à savoir ?

Je ne me suis pas posé la question. Alors que l’échéance classique des 100 jours est largement acceptée. M’allouer ce délai m’aurait fourni de l’oxygène.

Mais le complexe de l’imposteur installe sa victime dans un tunnel de pensée. C’est le job du coach d’y aménager des fenêtres et des aérations.

3. Mes référents me donnent-ils le droit de ne pas savoir ?

C’est d’abord par rapport à eux qu’on se sent illégitime.

À l’époque, mes référents étaient un grand-père qui m’avait enseigné l’art du lit au carré (!), un père militaire de carrière, et Jésus.

Je ne me voyais pas quémander l’indulgence de telles figures d’autorité.

Alors qu’il existe des protocoles bien ficelés pour déboulonner les statues qui vous font trop d’ombre. Remercier ces référents pour ce qu’ils vous ont transmis de bon, réaliser qu’on leur a aussi apporté quelque chose, pour s’en alléger puis s’en libérer.

4. Mon équipe me donne-t-elle le droit de ne pas savoir ?

Pas de naïveté. Mieux vaut connaître ses collaborateurs avant de tomber le masque.

Ils ne jurent que par la technique ? Formez-vous aux basiques plutôt que de confesser votre ignorance.

En parallèle, j’incite mes clients à poser les actes managériaux forts qui installeront leur légitimité de leader. Histoire de rappeler pourquoi ils sont à leur place.

Jérôme Curnier

𝗗𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘃𝗿𝗲𝘇 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 💎 𝗗𝗜𝗔𝗠 💎Nos chiffres ne trompent pas : nos alumni expriment une satisfaction de 94,8% sur le parc...
02/07/2026

𝗗𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘃𝗿𝗲𝘇 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 💎 𝗗𝗜𝗔𝗠 💎

Nos chiffres ne trompent pas : nos alumni expriment une satisfaction de 94,8% sur le parcours DIAM.

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J'ai remarqué quelque chose : si je zappe l’un ou l’autre de mes petits rituels de séance, je ne suis plus tout à fait l...
01/07/2026

J'ai remarqué quelque chose : si je zappe l’un ou l’autre de mes petits rituels de séance, je ne suis plus tout à fait le même coach face à mon client.

Ces rituels ne sont pas des manies. Ils répondent à une nécessité. Ils m’aident à être pleinement présent, concentré et disponible.

Et pourtant, à première vue, ils pourraient prêter à sourire…

Si je dois animer une séance en visio, j’ouvre ma session Zoom 30 minutes avant de commencer. Se connecter au dernier moment, jamais ! Ne me demandez pas pourquoi.

Même par 38°C, je revêts pour cette visio un polo soigné. Je sais, un T-shirt ou un débardeur serait plus vivable. Mais pour moi, tenue débraillée = pensée débraillée.

Pour les coachings live que je propose en visio, je porte toujours des chaussures fermées et lacées. Pourtant, mes pieds sont invisibles. Mais ça m’est indispensable pour marcher droit dans ma tête.

Pour les séances en présentiel, je ne m’assois pas face à mon interlocuteur, mais légèrement sur sa gauche. Du côté de son cœur.

Si je compte lui partager beaucoup de données, par exemple une restitution d’outil psychométrique, j’installe une table pour sa prise de notes.

Le reste du temps, pas d’obstacle entre nous.

Sur la première page de notes d’une séance de supervision, il y a la colonne des présents à gauche, celle des absents à droite. Les prénoms sont en minuscules, les patronymes en majuscules.

Pour ma prise de notes, j’utilise toujours la même taille de police, le même jeu de puces jaunes puis noires puis bleues, le même souligné bleu pour certaines informations et jaune pour d’autres.

Ainsi, la géographie visuelle de ma page reflète ma façon bien à moi de stocker des données. Celle qui me parle tout de suite.

Il y a aussi un rituel quotidien. Pendant ma méditation du matin, je pense à chacun des clients que je vais coacher ce jour-là.

Pas pour réfléchir à la manière de piloter la séance. Pour ouvrir en moi un espace intérieur où accueillir ses doutes, ses difficultés, ses croyances limitantes…

Il en émerge parfois de belles intuitions. Ou plus modestement, une sérénité qui m’aide à mieux accepter, le moment venu, des comportements récurrents qui freinent le travail.

Aucun de mes rituels n’est gratuit. Chacun a sa place et sa fonction.

Ils évoluent peu au fil du temps. Et je ne me souviens pas de la façon dont ils se sont installés.

La pire chose à faire serait d’y mettre fin sous prétexte qu’ils sont anciens, ridicules, dépassés ou superflus.

Je fais l’inverse : je veille à les conscientiser, car ils contribuent à la qualité de mes accompagnements.

Et je pense que la règle vaut pour tous : nos rituels sont une part de nous-mêmes et de notre engagement dans notre métier.

Jérome Curnier

Adresse

230 Route De La Chambotte
Chindrieux
73310

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