26/08/2026
Prévenir les TMS et préserver la mobilité ne commence pas par un équipement. Ça commence par le tempo du geste.
Un point est souvent décisif : la synchronisation soignant-résident.
Quand le soignant est déjà en mouvement avant que la personne n’ait initié le sien, il finit par faire à sa place. Sous la pression du temps, la participation du résident diminue… et les capacités sollicitées aussi.
Pour maintenir l’autonomie, le principe est simple : le mouvement part du résident. Le soignant lui laisse le temps de l’initier, puis accompagne, sécurise et complète si nécessaire.
Ensuite seulement viennent l’environnement, la hauteur d’assise, les points d’appui, le matériel ou l’organisation de l’espace.
Former à l’aide à la mobilité, ce n’est donc pas apprendre à « manutentionner » plus vite. C’est apprendre à observer, attendre le bon déclenchement et utiliser au maximum les capacités de la personne accompagnée.
Un petit décalage de tempo peut faire une grande différence, pour le résident comme pour le soignant.