Chipie, le Firmament Bleu CLFB

Chipie, le Firmament Bleu CLFB Une chipie, ira t-elle jusque dans le firmament ?

01/09/2023
21/08/2023

Sandra Brouet
Depuis 1999-2000

Chipie, le Firmament Bleu CLFB

Entre déni et repentance :

- créer l'outrage à éveiller les sens phalliques de l'apprenti, (le prostituer).
- exploiter, tenter et séduire, c’est déjà violer directement son intimité.
- charger à l'attaque de sa faute à survivre.
- le transgresseur et le témoin imposent leur silence.
- exercer le pouvoir sur la cible, afin de contrôler son histoire.
- dissimuler des rapports écrits.
- profiter de l'enfant pour les affaires familiales, économiques (vente et achats d’êtres humains, d’enfants pour actes sexuels), machinales, ethniques et proxénètes.
- tenter la petite personne à l'addiction, autodestruction des nations, sacrifices humains, dommages collatéraux.
- violences domestiques, exhibitions sexuelles.
- traite des mineurs, trafics d'humains et esclavages sexuels.
- rituels ancestraux, religieux et sataniques.

Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l'argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d'orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. (2 Timothée 3.1-5).

La corporation (accolée aux réseaux) cloisonne partiellement l’information domestique.
Ce sont des tyrans dans le foyer protecteur.
Qu’est-ce que les sociétés sectaires pédocriminelles ?
Ce sont leurs violences culturelles avec une charte d’impunité totale, infiltrées partout ; jusqu’à la famille, qui colonisent la victime gênante.
Je dénonce, et les exposent en les confondant dans la lumière dont celle qui est en eux est ténèbres. (Matthieu 6.23-24).
L’effet Mandela serait une des réactions symptomatiques de leur déni, l’apogée des brutalités.
Comme on dit : hashtag, pas de vagues.

Une manière anesthésiante sur la vie d’horreur, pendant que nous les victimes et eux les agresseurs sont endormis dans l’amnésie traumatique.
Ne pas reconnaître les traumatismes violents, envers autrui ne fourniraient pas la clef.
Serait-ce la seule et unique raison, qu'il nécessiterait de briser le silence ?
Notamment, la culture des violences hypersexualisées dont la pédocriminalité est le terreau.
Je crie en plein gosier, surtout je ne me retiens pas !
Dans tout cela, la vie renforce la natalité par milliards.

Ma citation littéraire :

L'amour des âmes est une priorité absolue

Ce qui n’est pas leur affaire !

Chapitre 1 : La famille
(Olivia), ma mère vivait son adolescence dans une campagne de Pont-Sainte-Maxence.
Elle faisait ses études sociales à Beauvais.
(Jacques et Léonor, mon oncle et ma tante) rejoignaient leur sœur Olivia au foyer des jeunes travailleurs à leur majorité à Clermont-en-Beauvaisis. Léonor partait ensuite chez une proche parente pour faire ses études.
Mon oncle leur frère aîné (René) travaillait dans le département de leur enfance.
Quittant la commune après la légion étrangère, il s'installait à Saint-Aubert et résidait pendant de longues années.

Un jour d'été 1984,
Olivia et son frère se baignaient à la piscine de Beauvais.
Jacques présentait à Olivia son meilleur copain Œdipe.
Œdipe (dix-huit-ans) bruns-yeux marrons ; Olivia (vingt-et-un-ans) cheveux courts-yeux noirs, étaient amoureux…ils s'installaient au foyer.
Œdipe avait grandi dans une famille nombreuse dont il était le cinquième enfant. Ils étaient d'après les témoignages issues d'une bonne éducation. Il jouait de l’harmonica et son meilleur copain Jacques, du pipeau.
Après la relation amoureuse avec Olivia, mon père Œdipe partait pour l'armée en Allemagne.

20h35,
Jésus voyait ma mère Olivia dans la détresse, des douleurs atroces aux reins.
Elle était paniquée dans sa souffrance. Jacques montait où se trouvait l'appartement de sa sœur.
Dieu qui me cachait, la voyant mal en point, Jacques croyait d'après ses douleurs rénales que c'était un calcul.
Il appelait les pompiers sans perdre de temps pour Olivia qui l’emmenaient à l'hôpital, mais quel scoop ?
Olivia était en travail d'un accouchement. Elle n’imaginait pas une âme qui était là, sa grossesse était invisible.

22 heures,
Une essence subissait les traumatismes, des mains m'aidaient.
Un afflux glacé, une lumière aveuglante, bourrasque à renifler, les bronches grossissaient avec peine, je criais.
On m'installait dans une couveuse, un bracelet autour de mon poignet, était inscrit « Rose». Jacques prévenait la famille, il éclatait de rire :
- Eh, bien il était gros ce calcul ! Elle a accouché d'un bébé, la sœur !
En Allemagne, à l'armée, un homme connaissant Œdipe lui exclamait qu'il était mon père.
Œdipe recevait un coup de fil, choqué d’apprendre la nouvelle.
Sa deuxième sœur (Kari) ma tante apprenait l’évènement. Elle avait du plaisir que son petit frère soit papa.
Mon père Œdipe montait à l'étage de la maternité. Sous le choc, il n'osait rien dire à Olivia, ma mère.
La sage-femme se fâchait quand j’étais en couveuse, car les parents ne s'étaient pas préparés.
Olivia me prenait, m'aimait sans s'occuper d'autres choses autour d’elle.
Paulette, ma grand-mère paternelle visitait Olivia, donnait un pull, deux petits chaussons roses tricotés pour moi, sa petite fille.
Paulette et Œdipe sortaient de la pièce en présence d’Olivia et du bébé que j’étais.
Mon grand-père paternel Narcisse restait là durant ce temps.
Il demandait à Maman quel prénom choisir.
Olivia ne disait rien, me blottissant dans ses bras. Narcisse, dans sa vieillesse, citait plusieurs prénoms.
- Marie ? C'est beau Marie.
Olivia ne répondait pas.
Elle restait silencieuse et ne manifestait aucune émotion.
La maman en retrait de tout ; de rien, n'était pas bavarde.
Narcisse riait :
- Il faudrait bien un prénom. Hein ? Et si c'était Ambre ?
Mais Olivia ne répondait rien. Narcisse continuait :
- Sarah ?
Olivia réagissait, surprise en répétant, que c'était un prénom si beau.
Olivia se souvenait avoir entendu ce prénom à l'hospice. Dans l’osmose, son cœur se réanimait d'enthousiasme et la joie de vivre.
Narcisse s'empressait de trouver un appartement à une agence immobilière pour Œdipe, Olivia et moi, la petite Sarah.
Il trouvait du secteur, un logement avec deux grands et trois petits placards à trois pièces.

A la mairie office de l'état civil :
Il fallait enregistrer mon identité.
Olivia voulait inscrire le prénom de sa maman, et de sa belle-mère. Elle demandait à Œdipe comment sa mère s'appelait.
Selon lui, son prénom était Paulette. La secrétaire de l'état civil demandait :
- Sarah, Fiona, Violette, Paulette, Rose ?
Olivia répondait :
- Non, ce sera Sarah, Fiona, Violette, Paulette, Marteau.
La secrétaire de l'état civil posait le dossier d’inscription : Sarah, Fiona, Violette, Paulette, Marteau.

Cela étant, Olivia discutait avec Narcisse qui racontait quand il avait connu sa femme Paulette l’appelant « Paule ».
Olivia perplexe, demandait à Œdipe, comment s’appelait-elle vraiment. Œdipe répondait alors :
- Son surnom, c’est Paulette, mais son prénom, c’est Paule.
Olivia était déçue, quelle désolation.
- Oh, non, mais tu ne pouvais pas le dire, avant ? On a mis le quatrième prénom de Sarah, Paulette ! Trop t**d, maintenant.

A la saison d'hiver 1985, j’avais cinq-mois.
Mes parents partaient avec l’Innocenti (modèle d’une voiture disparue en 1997) qui tombait parfois en panne à tout moment.
Œdipe n'avait pas le permis, c'était Olivia qui conduisait.
Ils allaient à une petite commune pour se recueillir.
Olivia et Œdipe arrivaient de la nécropole, pas loin d'une église.
C'était la stèle de la mère d'Olivia, Jacques, et Léonor.
Olivia s'arrêtait au bas-côté, derrière le mur du cimetière.
Elle me prenait bébé avec elle et Œdipe s'obligeait à sortir de l'Innocenti pour la suivre.
Le sol couvert de graviers, mes parents marchaient le long côté droit des tombes.
Ils remontaient dans la voiture pour continuer la route à l'église de Saint-Jean.
Plus t**d, Œdipe arrêtait son service militaire obligatoire, il était encore jeune et ne trouvait pas encore de travail.
Narcisse était surveillant à Clermont-en-Beauvaisis.
Sa femme Paulette avait souvent des problèmes relationnels avec le voisinage.
Jacques et Œdipe s’accordaient pour offrir à Olivia, un cadeau inattendu.
Ils sortaient de la voiture sur le parking.
Au balcon du 16ème étage, Olivia se demandait pourquoi son frère Jacques regardait toujours dans son casque de moto.
Avec son copain Œdipe, Jacques sortait de l’ascenseur, vers le palier.
On entendait des petits bruits qui gratouillaient le plastique de l’armure.
Un chaton tigré européen, une femelle.
Olivia, rétorquait qu’elle n’avait jamais voulu de chat.
Jacques la sortait du casque et la caressait.
Olivia éprise, la prenait dans ses mains et l’appelait Minette.
Une histoire de Cat-love avait commencé.
Dans le couffin, Minette se couchait sur moi, nous réchauffant l’une et l’autre.

Chapitre 2 : Le viol
L'assurance de voiture coûtait mille francs en liquide.
Un jour, ce matin-là ensoleillé, je n'étais pas avec eux car ils devaient partir au centre-ville pour payer la déclaration de la voiture.
Œdipe restait dans l'auto, Olivia était à la banque pour tirer quatre billets de deux-cents francs, deux de cinquante-francs et un billet de cent francs.
Œdipe prenait la voiture sans avoir le permis.
Il grillait un stop à un automobiliste et catastrophe, l'Innocenti en pot de yaourt était fichue.

Douze-mois après,
Œdipe ret**dait de rentrer à la maison.
Il prenait une boisson alcoolisée pour dominer un camarade de bar.
L'antalgique tertiaire déformait également son modèle. Mais l’Éternel laissait Œdipe libre sans pouvoir le retenir.
Mon père Œdipe s'approchait de ma mère Olivia où l'amour se remplaçait d’une violence inouïe, il était soul.
J’étais paisiblement endormie l'âme comme une éponge, avec un bruit de fond.
Dans ce scénario, l’Éternel savait d'après les regards d'Œdipe qui prenait Olivia par les cheveux dans tous les sens, qui la plaquait sur le sol et la violait.
Olivia voulant vivre, s'empressait à sortir Œdipe dehors.
Elle fermait la porte derrière lui à double tour avec le verrou.
Olivia regardait à la fenêtre, Œdipe chancelant dans la nuit et le froid. Elle cogitait de ne pas le laisser ainsi, alors elle lui disait de remonter.
Il recommençait ses brutalités et violait encore ma mère Olivia.
Cette fois-ci, s'en était trop...elle ne le laissait plus l'atteindre. Il demandait de l'épouser.
Olivia rétorquait et gloussait d'être affranchie.
Plusieurs instants, il demandait sa main à ma mère Olivia oublieux de ses comportements anciens.
Elle l'évitait maintes fois.
Minette se blottissait contre les jambes d’Œdipe, de colère il donnait un coup de pied et la faisait voler au fond du couloir.
Œdipe abruptement, s'en allait de chez Olivia éternellement.
Œdipe commettrait un crime, sans savoir que l'esprit frappeur marquerait mon univers.
Sa situation présente provoquerait de multiples tournures.
Si la repentance n’avait pas lieu, le sang de Jésus, ne pouvait pas tout annuler sur la vie de mon père Œdipe.
Œdipe serait victime de ses liens d'engendrement, mais ils ne diminueraient rien dans sa responsabilité.
Père à son tour, il ne serait plus une victime de troubles, mais lui-même, acteur de malaises.
Il n'imaginait pas les conséquences sur ma mère Olivia et moi. Si ses pulsions étaient bridées, l'épreuve serait différentes. S'il était question des conceptions suivantes, voyions honnêtement les sensibilités des enfants.
L'archétype du parent serait-il bientraitant ou maltraitant ? On parlerait alors de pédomanie générale.

Ce qui paraît invisible produirait le palpable, puisque nous en pourrions tous en être victimes.
Quelles qu'en soient les conséquences, elles provoqueraient des influences (mal ou bien).
L'intelligence, serait de comprendre les situations, les âmes, faire preuve d'empathie, et ce serait ma passion.

Chapitre 3 : La boule à neige secouée
Treize-mois plus t**d, après le départ d'Œdipe :
Olivia changeait de voiture, à trois portes (mauve) et rayures blanches.
Elle terminait son contrat de travail à l'hospice. Dans l'une des meilleures unités de Clermont-en-Beauvaisis, elle signait un contrat d'une durée indéterminée.
Olivia faisait l'une de ses meilleures amies, (Cathy). Elle et moi sa fille Sarah, allaient souvent en sa compagnie, à discuter chez l'une et l'autre quand elles ne travaillaient pas.
Sa meilleure amie se demandait ce qu'il se passait, voyant bien que ma mère Olivia était fébrile.
Œdipe, était quand même mon père...Olivia ne devait pas être égoïste.
Cathy questionnait si elle s’était renseignée, vers ses ex-beaux-parents, ma mère savait où ils habitaient.
Mais ils donneraient trop d'espoir à Œdipe, elle ne voulait plus les approcher.
Olivia racontait à Cathy qu'elle n'avait plus de famille ici.
A part, moi.
Son frère était le meilleur copain d'Œdipe, il s'était marié et demeurait vers Lille...
Cathy suggérait si Jacques et Œdipe seraient en contact.
Elle demandait à Olivia si elle accepterait son aide.
Olivia soupirante, réfléchissait les yeux baissés toute fragile.
Comment s'y prendrait-elle pour retrouver Œdipe ?
Il était forcément encore dans cette ville, le pensait-elle.
Avec moi, Olivia cherchait Œdipe auprès d’une personne âgée (Mme David) dans une maison à côté de Compiègne.
Œdipe passait chez elle de temps à autre, mais ne la voyait plus. Olivia demandait si elle savait où il habitait.
Mme David racontait qu'Œdipe se trouvait du travail dans le bâtiment.
Il faisait connaissance d'une certaine « Belle » à Clermont-en-Beauvaisis et qu'ils allaient se marier, il y aurait déjà environ douze mois.
Olivia n'en revenait pas qu’il soit resté dans la ville et ce changement rapide, déjà depuis douze mois ?
N'ayant pas le choix, elle décidait de recontacter ses ex-beaux-parents.
Mes tantes, grands-parents paternels renseignaient Belle, que son mari avait une fille de deux-ans-et-demi.
Œdipe était dans un petit appartement F2 (deux pièces) avec sa femme Belle. Olivia le cœur palpité, venait me chercher à la crèche.
Le lendemain, 7h30 du matin,
Elles allaient où se trouvait Œdipe.
Dans la voiture, ma mère Olivia annonçait que j’allais chez mon Papa.
Je demandais d'une petite voix, qui était Papa ?
Olivia sonnait à l'interphone et c'était la voix de Belle que l'on entendait.
Olivia disait à Belle le bonjour par l'interphone. Belle ouvrait en lui précisant l'étage, le couloir où Olivia verrait une porte ouverte.
Dans l'ascenseur, moi inquiète, avec ma mère on arrivait vers l'appartement au milieu du palier où Belle nous attendait.
Belle avait environ dix-neuf-ans, blonde, cheveux mi-longs flottants sur les épaules.
Elle disait « bonjour » d'un joli sourire. Olivia apprenait à sa fille de deux-ans-et-demi la politesse.
Quant à Œdipe, il était au travail.
Belle répondait à Olivia souriante envers moi qu'il ne rentrait que le soir...
Olivia demandait si elle pouvait me chercher un peu plus t**d dans la soirée.
Belle demandait à Olivia si 19h00 lui conviendrait.
Olivia répondait vers 19h30, et qu'elle a apporté des couches, du lait...
Elle disait qu'il ne fallait pas s'en faire, et de les garder. Du lait en poudre, il y en avait au placard de sa cuisine, Olivia riait qu’elle avait le même.
Après quelques discussions, Olivia disait au revoir…
Belle me câlinait pour m'accueillir exprimant combien je ressemblais à son mari Œdipe.
Olivia partait, dans cette symbiose avec moi sa fille qui se coupait brutalement.
Belle discutait avec moi toute la journée, à part l'après-midi pendant la sieste.
Je dormais longtemps et me réveillait vers 17h00.
Œdipe rejoignait moi et sa femme après le travail.
D'un ton mélodieux, Belle disait que Papa était en bas dehors.
On l'entendait dans l'escalier, rentrant tout content.
Il mettait la musique des années 80, une plénitude s'installait.

19h30-20h00,
Olivia était de retour ; j’entendais ma mère par l'interphone.
Avec plaisanterie, Œdipe appuyait le bouton du téléphone pour ouvrir la porte du hall.
Belle ouvrait, et je voyais ma mère sortir de l'ascenseur sur le palier. Le visage content...Belle racontait la journée.
Olivia et moi, allaient jusqu'à la voiture mauve et ma mère disait :
- Nous rentrons chez nous.
Une autre fois, c'était une journée entière et la nuit chez Belle et Œdipe.
Il me faisait asseoir sur le canapé, Belle dans la cuisine était en train de faire à manger…
Œdipe dansait dans le couloir, la rétro glissade du célèbre pas en arrière.
Je riais, Belle regardait l'ambiance chaleureuse. Olivia revenait me chercher le lendemain en fin de matinée. Belle riait en racontant à Olivia ce qu'il s'était passé.
Olivia me ramenait chez Œdipe pour un week-end entier du vendredi au dimanche soir. Je savais que le séjour allait être long, je ne savais pas pourquoi mais je le sentais.
De chagrin, je pleurais pendant que Belle et Œdipe étaient dans la cuisine.
Œdipe faisait des remarques sur ma réaction émotive alors que j’étais petite.
Il me conditionnait et m’ôtait le biberon de lait sucré pour me faire languir, et pour que le lait ne coule pas assez vite.
Œdipe tendait le biberon et retirait, je voulais le prendre mais il tapait sur ma main.
Il tendait la tétine à nouveau, je rattrapais mais il frappait de nouveau sur ma mitaine.
Boule à neige cassée, l'idéal de mon père se déformait...(je pleurais) là, Belle discernait le comportement bizarre de son mari, mon père.
Belle faisait de grands yeux disant à Œdipe avec gentillesse d''arrêter de me narguer pour le biberon ; apprendre à dire merci plusieurs fois de cette façon, ne servait à rien.

* archétype :
Modèles (images idéales) aux choses, aux êtres qui en dérivent. Sensation primitive servant de point de départ à la construction psychologique d'une image; idée générale servant de point de départ au classement des objets perçus. Symbole primitif et universel appartenant à l'inconscient collectif de l'humanité et se concrétisant dans les contes, les mythes, le folklore, les rites etc. des peuples les plus divers.

* transgénérationnel :
transmission intergénérationnelle (entre générations se connaissant), la transmission transgénérationnelle (sur plusieurs générations parfois lointaines).

Haussant le ton, Œdipe disait que toute façon je restais jusque dimanche soir.
Il était mon papa, j’étais sa chair et son sang.
Je disais « Maman » pour la réclamer mais elle n'était pas là, c’était un week-end entier.
Ma gorge se serrait, l'atteinte était très intense pendant que Belle pensait une seule chose : la protection.
Elle se mettait à jouer avec moi, la fille d'Œdipe et disposait des objets pour me divertir.
Belle se disait qu'après tout, ce n'était qu'une maladresse de la part d'Œdipe. Elle ne faisait pas attention diminuant sur ses gardes.
Olivia me reprenait chez Œdipe après son travail.
Deux-jours plus t**d, elle me ramenait chez Œdipe.
Nous étions dans la voiture quand je disais :
- Je veux pas aller chez Papa...je veux pas aller chez Papa...je veux pas aller chez Papa...
Olivia gardait ceci dans son cœur et pendant son travail avec sa collègue (sa meilleure amie), elle se confiait à Cathy :
- Oh, j'ai mal au cœur. Ma fille répétait qu'elle ne veut pas aller chez son père. Je crois qu'il est méchant avec elle.
- Non...c'est que tu vas lui manquer, ne t'inquiète pas.
Olivia répétait en hochant la tête :
- Non, je suis sûre qu'il est méchant avec elle.

Au mois de Juin 1988,
Chez Paulette et Narcisse dans un F4, ils avaient le petit pot pour l'acquisition de la propreté.
C'était la plénitude, l’Éternel s'y logeait.
Pour la première fois, Grands-parents paternels m’avaient pour eux seuls.
(Lyly, Fabien, Kari, Caroline et Œdipe ) étaient adultes.
Caroline vivait chez ses parents, car elle était la seule de sa fratrie, à ne pas être encore mariée.
Paulette était généreuse, aux choses matérielles, c'était au-delà de ce qu'elle pourvoyait à l'extérieur.
Chez eux, je tendais le pot, Paulette comprenait mes besoins, tandis que Caroline aimait bien jouer avec moi.
Narcisse se montrait parfois un clown, quand Belle et Œdipe mangeaient souvent avec lui.

Au mois de Novembre 1988, chez Belle et Œdipe :
Ayant trois-ans-et-demi, je m'interrogeais de l'aspect ventral engrossé.
Œdipe était au travail, j’étais assise sur le canapé avec Belle qui s'installait pour tricoter ayant sa paire de lunettes sur son nez.
Souriante et fière qu'elle avait un bébé dans son abdomen, elle me racontait me voyant bien étonnée avec des questions.
Belle et moi juxtaposées, la sensation était remuante alors qu'avant, Belle ne remarquait rien selon elle.
Le bébé était là depuis deux-mois, mais je me posais étant si petite, une sujette.
Pourquoi le bébé ne pouvait pas être dans ses tripes au début ?
Je ne pouvais pas comprendre la fécondation, puisque j’étais petite. Belle posait ma main sur sa bedaine pour sentir le bébé se mouvoir.

La pierre angulaire d'Olivia :
Léonor cheveux châtains aux yeux verts, n'en voulait pas à sa sœur aînée Olivia de ne pas être allée à son mariage. Ce jour-là, c'était le baptême du fils de l'oncle Jacques lié avec Sabine.
Olivia et Sarah étaient à ce baptême du petit Marcel pendant que Léonor se mariait.
Olivia et moi, Sarah, allaient à Compiègne ; l'épouse de Paolo qui était cuisinier et jusqu'à alors, entre sœurs, elles ne s'étaient pas revues depuis le départ du foyer des jeunes travailleurs de Beauvais.
Léonor et Paolo dégageaient une bonne apparence faciale tous les deux, c'était pour cela que je me trouvais en paix et en sécurité.

Quand Olivia me ramenait chez mon père Œdipe :
Toujours à Clermont-en-Beauvaisis,
Le couple allait chez la sœur aînée d'Œdipe.
Lyly et Franck (d'origine italienne), mariés et trois enfants (Bertrand, Luc et Esther).
Leur petite dernière (Sohir) naissait quelques années plus t**d. Le premier à m’accueillir était Bertrand sans doute parce-qu ‘il était l'aîné. Les cousins, Bertrand et Luc avaient de huit à dix-ans d'écart avec moi et ils s'occupaient de moi comme une poupée. (Esther) avait six-mois de différence avec moi qui pour moi, était et sera toujours ma sœur éternelle.
Lyly était douce, elle me comprenait avant de m’exprimer vocalement.
Luc s’occupait de moi par la suite, il aimait bien me masser les bras jusqu'aux épaules dans le bain.
L’Éternel avait déjà inscrit le nom de Luc avant la fondation du monde.
Un plan en rouleau tel un parchemin serait gravé dans le livre de vie.

Aux alentours du quartier, Kari et son mari (Dervin), avaient deux enfants (Margot et Régine). Leur petit dernier (Panpan) naissait quelques temps plus t**d.
Dervin et Kari ne s’entendaient pas et il y avait des claches. Dervin allait parfois chez Lyly et Franck mais je ne savais pas pour quelle raison.
L'univers d'Oncle Dervin était agité. Chez Tante Lyly, j’étais dans mon bain ce jour-là quand il arrivait.
Œdipe voulait sortir mais hésitait à rester.
Belle et Œdipe devaient faire une commission, finalement, ils se décidaient de sortir accompagnés de Franck.
Dervin aimait jouer avec moi, en me prenant dans ses bras et me câlinait puis me faisait asseoir sur le bord. Je ne tenais pas en équilibre sur la baignoire.
Il me reprenait, puis me reposait trois fois.
Je sentais et trouvait son archétype vide, et absent. Fragile et âgée de trois-ans-et-demi, je ne tenais pas en aplomb sur l’émail glissant.
Dans l'impatience, Dervin me rasseyait violemment. Le dessus-dessous des cuisses tapait, sur la baignoire...mon petit corps ne pouvait pas réagir, c’était une torture.
Mon âme immobile, le corps engourdi, Dervin contrôlait tous les mouvements. Comme un vautour, les réactions de Dervin me faisaient voler en hauteur si bien que je me sentais une falaise dans les airs, et ma mèche brésilienne qui flottait.
La colonne vertébrale, le coccyx douloureux, je ne pouvais pas émettre un son pour demander de l'aide, ma paralysie nerveuse accentuait.
Etouffée, pâmée, je regardais les cloisons, si quelqu'un arriverait.
Moi, la grimpeuse j’atteignais les bajoues sous les regards d’Esther apeurée, spectatrice, qui se cachait derrière les gongs.
Soudainement, la petite Esther envoyait Luc devant Bertrand. Dervin sortait de la salle de bain discrètement, mais Luc avait eu le temps de tout voir devant Esther indignée.
-Tonton Dervin, disait Esther, tu es méchant !
Le souffle coupé et nue, je combattais à vivre tandis que Luc (âgé de dix-ans-et-demi) restait inerte un temps.
D'une attitude de serviteur, Luc venait à mon secours...me faisait reprendre mon haleine. J’étais rouge comme une tomate, complètement ailleurs. Je reprenais mes esprits, parce-que Luc m’embrassait sur tout le visage caressant mes cheveux.
- Je suis là.
Luc lisait et ressentait ma petite cage thoracique sursautante, et tremblante. Les petites épaules qui haussaient, les bras frémissaient, moi reniflante, je ne contrôlais pas mon thorax qui gonflait contre le sien, mes sursauts de stress, qui n’arrêtaient pas.
- Ouin, hein ! Ouin !
- C’est fini.
Je m’oubliais et Luc soignait mes petites cuisses qui s'étiraient, brûlaient en remettant le change car je n'étais pas encore propre.
Œdipe, Belle, Lyly, Franck arrivaient, voyant Luc très proche, Dervin était terrifié d’embarras.
Je disais :
- Tonton Dédé fait bobo à cousse, bobo..Dédé..cousse bobo bô tapée, bô tapée...bô tapée....
Tante Lyly fronçait les sourcils, (Dédé) voulait dire : (Dervin) le silence de famille réunie, je répétais :
- Tonton, bobo...cousse, bobo...Dédé...bobo cousse, bobo à bô tapée....
Elle comprenait, quand Luc racontait tout ce qu'il s'était passé et qu'il m'avait soigné. Lyly et Belle m'installaient sur le canapé, elles voyaient le dessous mes cuisses enflées sous le regard de mon père Œdipe.
Œdipe disait alors à l'oncle Dervin :
- Tu as intérêt à déguerpir...d'ici ! Ne reviens pas chez ma sœur tu as compris ?
Le mari de Tante Lyly, Oncle Franck disait :
- Oui, retourne avec Kari.
Belle, Lyly surprises, elles examinaient l’aine et saisissaient les marques dans la pièce de bain. Elles préparaient la pommade de la boite ronde et bleue.
Œdipe s'écriait, tandis que Belle sortait de la salle de bain pour le rassurer :
- Ah ! J'aurais dû être là !
- Ce n’est pas ta faute Œdipe.
- J'aurais dû être là !
Tante Lyly téléphonait à sa mère Paulette pour la mettre au courant de l'incident. J’étais capable de le verbaliser à mon âge.
Paulette savait que la parole se faisait chair et que l’Éternel serait lui-même le verbe.

Au commencement était la parole, et la parole était avec Dieu, et la parole était Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçues. (Jean 1.1-5).

Olivia sortait du travail, elle recevait un coup de fil de Tante Lyly.
Elle devait me chercher non pas chez Belle et Œdipe, mais chez Lyly et son mari Franck.
Olivia arrivait chez Lyly, et l'écoutait de ce qu'il s'était passé. Tante Lyly lui montrait mes marques entre mes cuisses. Olivia s'empressant voir la puéricultrice de la crèche et demandait conseil. Elle allait ensuite voir le pharmacien.
La semaine d'après, il y avait un homme envoyé, on me faisait approcher comme témoin, pour rendre témoignage à la lumière.
Paulette gardait toutes ces choses, et elle les repassait dans son cœur.

Chez Olivia :
Olivia remplissait mon bain, c'était difficile car moi sa fille avait peur d'enjamber le bord en rentrant et en sortant du bac. Olivia se rendait compte de ma peur, que mon corps en activité psychomotrice ne suivait pas.
Cette maman avait un mauvais pressentiment que j’aurais un ret**d moteur ?

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