Process R M V O S S

Appeler Itinéraire Contacter l'école

Process R M V O S S Coaching en Préparation Mentale : Respiration Méditation Visualisation Observation Sommeil Sieste

🎬 LA GESTION DE L’ÉCHEC — ÉPISODE 6/7Faire le bilan sans se condamnerL’échec est passé.L’émotion est peut-être moins int...
14/10/2026

🎬 LA GESTION DE L’ÉCHEC — ÉPISODE 6/7

Faire le bilan sans se condamner

L’échec est passé.
L’émotion est peut-être moins intense.
La rumination a laissé un peu de place.

Vient alors une question décisive :

Comment tirer quelque chose de l’événement sans le transformer en verdict sur soi ?

Après un échec, nous pouvons rester dans deux impasses opposées :

❌ nous accuser : « J’aurais dû tout prévoir. »
❌ minimiser : « Ce n’est rien, je passe à autre chose. »

Dans les deux cas, une partie de l’expérience risque de nous échapper. La post-évaluation propose une autre voie : examiner les faits, comprendre les facteurs en jeu et dégager une information utile pour la suite.

🔎 Évaluer n’est ni ruminer, ni chercher un coupable

L’épisode précédent distinguait la réflexion utile de la rumination. Ici, l’objectif est de structurer le retour sur l’événement.

La post-évaluation ne consiste pas à repasser indéfiniment la scène, ni à trouver une cause unique à tout prix. Elle consiste à regarder l’écart entre ce que l’on voulait faire et ce qui s’est effectivement passé, en tenant compte du contexte.

Un résultat décevant ne dit pas, à lui seul, pourquoi il s’est produit. Il ne prouve pas non plus que toute la préparation était mauvaise, que l’on est « incapable » ou que l’on doit tout changer.

🧭 Un bilan en quatre temps

1️⃣ Revenir aux faits
Qu’est-ce que j’avais prévu ou cherché à faire ?
Qu’est-ce qui s’est réellement passé ?
Qu’ai-je observé, et qu’est-ce que je suis en train d’interpréter ?

2️⃣ Examiner le contexte
Quelles conditions ont influencé l’événement ?
Qu’est-ce qui dépendait de moi ? Qu’est-ce qui ne dépendait pas de moi ?
Quelles informations me manquent encore ?

3️⃣ Repérer ce qui a fonctionné et ce qui est à ajuster
Même dans un résultat raté, certains choix ont pu être pertinents.
À l’inverse, une bonne performance ne signifie pas que tout était optimal.

Chercher les éléments qui ont aidé n’est pas « se trouver des excuses ». C’est éviter une lecture à sens unique et mieux comprendre ce qui a contribué au résultat.

4️⃣ Formuler un apprentissage précis
Qu’est-ce que cet événement m’apprend ?
Quel élément vais-je conserver ?
Quel ajustement concret mérite d’être testé la prochaine fois ?

Un bilan utile ne se termine pas par « je dois faire mieux ». Il débouche sur une information plus précise — et, si nécessaire, sur un ajustement réaliste, pas sur dix résolutions prises sous le coup de la déception.

⏱️ Le bon moment dépend de la personne et de la situation

Faire ce bilan immédiatement n’est pas toujours pertinent. Quand l’émotion est encore très forte, on peut avoir du mal à distinguer les faits de l’interprétation. À l’inverse, repousser systématiquement l’analyse peut laisser l’événement sans suite.

Il n’existe pas un délai universel qui conviendrait à tous. L’enjeu est de choisir un moment où l’on dispose d’assez de recul pour observer, sans perdre les informations importantes.

Les débriefings structurés sont étudiés dans les domaines de l’entraînement, du travail et de la performance. Des méta-analyses indiquent qu’ils peuvent soutenir l’apprentissage et améliorer la performance en moyenne, mais leurs effets dépendent de la manière dont ils sont conduits et du contexte. Faire un bilan ne garantit donc pas la réussite suivante. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov, pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

🌱 La post-évaluation dans le Process RMVOSS®

Dans la structure du Process RMVOSS®, la post-évaluation ne sert pas à refaire le match indéfiniment. Elle permet de relier l’expérience à la suite :

➡️ observer ce qui s’est passé ;
➡️ distinguer faits et interprétations ;
➡️ tenir compte des facteurs personnels et contextuels ;
➡️ identifier un apprentissage ;
➡️ récupérer et retrouver de la disponibilité.

Les piliers et leviers du Process ne remplacent pas cette analyse : ils s’inscrivent dans une démarche plus large de préparation, de régulation et d’adaptation.

Un échec n’est pas automatiquement une leçon.
Il peut le devenir si l’on parvient à l’examiner avec assez de lucidité pour en tirer une information — sans se réduire à son résultat.

🎬 Dans le dernier épisode :
À partir de ce bilan, faut-il reprendre, ajuster sa stratégie… ou changer de cap ?

💬 Après un échec, vous est-il plus facile de repérer ce qui a fonctionné ou ce qu’il faudrait changer ?

📚 Références
Tannenbaum, S. I. & Cerasoli, C. P. (2013). Do Team and Individual Debriefs Enhance Performance? A Meta-Analysis.
Keiser, N. L. & Arthur, W. (2020). A Meta-Analysis of the Effectiveness of the After-Action Review (or Debrief) and Factors That Influence Its Effectiveness.

🎬 LA GESTION DE L’ÉCHEC — ÉPISODE 5/7Après l’échec : ruminer, éviter… ou faire face ?La compétition est terminée.La réun...
13/10/2026

🎬 LA GESTION DE L’ÉCHEC — ÉPISODE 5/7

Après l’échec : ruminer, éviter… ou faire face ?

La compétition est terminée.
La réunion est passée.
La décision a été rendue.

Mais dans la tête, la scène continue.

« Pourquoi ai-je fait ça ? »
« J’aurais dû réagir autrement. »
« Et si les autres avaient raison sur moi ? »
« Je ne veux plus revivre ça. »

Après un échec, nous ne réagissons pas tous de la même manière. Certains reviennent sans cesse sur l’événement. D’autres préfèrent ne plus y penser, évitent une situation similaire ou se lancent immédiatement dans autre chose.

Ces réactions peuvent soulager, protéger ou aider à comprendre. Mais elles ne produisent pas toutes le même effet à long terme.

🔁 Repenser à l’échec n’est pas forcément ruminer

Revenir sur un événement peut être utile. On peut chercher à comprendre ce qui s’est passé, repérer une erreur précise, demander un retour ou préparer une prochaine action.

La réflexion devient plus préoccupante lorsqu’elle tourne en boucle sans apporter d’élément nouveau :

➡️ les mêmes questions reviennent ;
➡️ le jugement sur soi prend toute la place ;
➡️ aucune décision ou piste concrète ne se dégage ;
➡️ on ressort de cette réflexion plus tendu, mais pas plus éclairé.

La rumination n’est donc pas simplement le fait de penser longtemps à un échec. C’est aussi la manière de penser et ce que cette pensée permet — ou ne permet pas — de faire.

Les recherches sur les pensées répétitives montrent qu’elles peuvent être constructives ou au contraire peu aidantes, selon leur contenu, le contexte et le niveau auquel on réfléchit : rester dans des jugements abstraits sur soi n’a pas les mêmes effets que décrire concrètement une situation et les étapes possibles pour agir. (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)

🚪 Éviter : parfois une pause, parfois une impasse

Après un échec, éviter peut prendre plusieurs formes :

❌ ne plus parler de l’événement ;
❌ repousser indéfiniment le moment de s’y confronter ;
❌ renoncer à une activité ou à une responsabilité ;
❌ se distraire immédiatement pour ne plus rien ressentir.

Il serait pourtant trop simple de dire que toute prise de distance est mauvaise. S’accorder une pause peut être nécessaire, surtout lorsque l’émotion est encore très forte. Et certaines situations ne doivent pas être répétées à l’identique : il peut être judicieux de se protéger ou de changer de stratégie.

La question est plutôt celle-ci : cette distance me permet-elle de récupérer et de revenir plus disponible… ou rétrécit-elle progressivement mes possibilités ?

🧭 Faire face ne signifie pas tout analyser tout de suite

Faire face, ce n’est ni se forcer à « positiver », ni se juger, ni reprendre immédiatement comme si rien ne s’était passé.

Cela peut commencer par une étape plus simple :

🔹 reconnaître que l’événement a laissé une trace ;
🔹 laisser retomber l’intensité avant de tirer une conclusion ;
🔹 mettre des mots sur ce qui revient en boucle ;
🔹 distinguer ce que l’on sait de ce que l’on imagine ;
🔹 demander un regard extérieur si l’on tourne seul dans les mêmes pensées.

Le Réseau du Process RMVOSS® peut alors avoir un rôle important : parler à une personne de confiance, à un entraîneur ou à un professionnel peut aider à retrouver une autre perspective. Pas pour que quelqu’un décide à notre place, mais pour ne pas rester seul face à une interprétation devenue envahissante.

L’Observation et la Méditation peuvent également aider à remarquer une pensée comme une pensée — « je suis en train de me dire que j’ai tout raté » — plutôt que de la prendre immédiatement pour un fait. Cela ne la fait pas forcément disparaître. Cela peut créer un peu d’espace pour choisir sa réponse.

📝 Un repère simple à essayer

Quand vous repensez à un échec, demandez-vous :

1️⃣ Est-ce que je découvre quelque chose de nouveau ?
2️⃣ Est-ce que cette réflexion débouche sur une action possible ?
3️⃣ Ou est-ce que je répète surtout le même jugement sur moi-même ?

Si rien de nouveau n’apparaît, il n’est peut-être pas nécessaire de poursuivre l’analyse à cet instant. Vous pouvez noter la question, faire une pause, en parler à quelqu’un, puis y revenir dans un moment plus propice.

Dans la gestion de l’échec, l’enjeu n’est pas de ne plus y penser. C’est de ne pas confondre répétition mentale et compréhension, ni évitement et récupération.

🎬 Dans le prochain épisode :
Comment faire une post-évaluation utile — sans se condamner, sans minimiser et sans rester prisonnier de l’événement ?

💬 Après un échec, avez-vous plutôt tendance à y repenser longtemps, à l’éviter ou à en parler ?

📚 Référence
Watkins, E. R. (2008). Constructive and Unconstructive Repetitive Thought. Psychological Bulletin, 134(2), 163–206.

🎬 LA GESTION DE L’ÉCHEC — ÉPISODE 4/7Après l’échec, nous cherchons une causeUn résultat décevant.Une erreur qui coûte ch...
12/10/2026

🎬 LA GESTION DE L’ÉCHEC — ÉPISODE 4/7

Après l’échec, nous cherchons une cause

Un résultat décevant.
Une erreur qui coûte cher.
Un objectif que l’on n’atteint pas.

Très vite, une question apparaît :

« Pourquoi est-ce arrivé ? »

« Je n’étais pas assez bon. »
« Je n’ai pas assez travaillé. »
« Les conditions étaient mauvaises. »
« Je n’ai pas eu de chance. »
« Je n’étais pas dans un bon jour. »

Chercher une explication est une réaction humaine. Nous essayons de comprendre ce qui s’est passé, mais aussi de savoir ce que cela annonce pour la suite.

Et c’est là que l’explication choisie devient importante.
Elle peut nous aider à retrouver une marge de manœuvre… ou nous enfermer dans l’idée que rien ne changera.

🧠 Une cause perçue influence la suite

Imaginons une personne qui rate une action importante en compétition.

Elle peut penser :

➡️ « Je n’ai pas su gérer la pression. »
➡️ « Je n’avais pas suffisamment préparé cette situation. »
➡️ « Le contexte était défavorable. »
➡️ « Je ne suis pas fait pour ça. »

L’événement est le même. Pourtant, ces explications ne conduisent pas forcément aux mêmes émotions, aux mêmes attentes ni aux mêmes décisions.

« Je ne suis pas fait pour ça » transforme un résultat en jugement global sur soi.
« Je n’avais pas préparé cette situation » désigne un point précis à examiner.
« Le contexte était défavorable » peut être exact, mais il reste à comprendre ce que ce contexte a changé et ce qui pouvait — ou non — être ajusté.

L’explication n’est donc pas un simple commentaire après l’échec. Elle influence la façon dont nous imaginons la prochaine tentative.

🔍 Trois dimensions pour examiner une explication

Les travaux de Bernard Weiner sur les attributions liées à la réussite et à l’échec invitent à regarder les causes perçues selon trois dimensions : leur origine, leur stabilité et leur contrôlabilité. Ces dimensions sont associées à différentes réactions émotionnelles et motivationnelles. (eric.ed.gov)

1. Où est-ce que je situe la cause ?

Est-ce que je la situe plutôt dans mes choix, ma préparation ou mon action ?
Ou plutôt dans les conditions, le contexte, l’organisation, le comportement d’autrui ?

Cette question ne sert pas à décider trop vite qui est responsable. Elle permet de cartographier les facteurs qui ont contribué au résultat.

2. Est-ce que cette cause me semble durable ?

Est-ce que je pense qu’il s’agit d’un événement ponctuel ?
Ou est-ce que je crois que la même difficulté se reproduira forcément ?

« J’ai mal évalué cette situation aujourd’hui » n’a pas le même sens que « je me trompe toujours ». La seconde formulation généralise une expérience et peut réduire l’envie de réessayer.

3. Quelle marge de contrôle avais-je réellement ?

Qu’est-ce qui dépendait de moi ?
Qu’est-ce qui ne dépendait pas de moi ?
Et sur quoi pouvais-je éventuellement agir, même de façon limitée ?

⚠️ Attention aux confusions

Ces dimensions ne se recouvrent pas.

Une cause interne n’est pas nécessairement contrôlable : une blessure ou une fatigue importante se produisent en nous, mais ne sont pas toujours maîtrisables à volonté.

Une cause externe n’est pas toujours totalement hors de portée : on ne contrôle pas la météo, mais on peut parfois adapter sa stratégie à ses effets.

Et une cause stable ne signifie pas forcément qu’elle est impossible à modifier : une habitude installée peut être durable aujourd’hui, tout en pouvant évoluer avec du travail et des conditions adaptées.

C’est pourquoi les formules automatiques sont souvent trop simples :

❌ « Tout est de ma faute. »
❌ « Je n’y peux rien, c’est le contexte. »
❌ « Je suis comme ça, je ne changerai jamais. »

Elles donnent une réponse rapide, mais pas toujours une analyse fidèle de ce qui s’est réellement passé.

🧭 Remplacer le verdict par l’enquête

À chaud, nous pouvons confondre une interprétation avec un fait.

« Je manque de talent » est une conclusion.
« J’ai échoué trois fois dans cette situation précise » est une observation.

La distinction compte. Les travaux sur les attributions montrent que la manière dont nous expliquons un résultat peut peser sur nos attentes, nos émotions et nos comportements ultérieurs. Une cause perçue comme durable peut notamment renforcer l’attente que l’échec se répète. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

L’objectif n’est donc pas de choisir l’explication la plus rassurante, ni celle qui nous culpabilise le plus. C’est de chercher l’explication la plus juste, en séparant ce que nous avons observé de ce que nous en déduisons.

🌱 Une étape importante dans le Process RMVOSS®

Dans le Process RMVOSS®, la post-évaluation aide à revenir sur l’événement avec davantage de recul :

➡️ Qu’est-ce qui s’est concrètement passé ?
➡️ Quelles conditions ont influencé le résultat ?
➡️ Qu’est-ce qui dépendait de moi ?
➡️ Qu’est-ce qui ne dépendait pas de moi ?
➡️ Qu’est-ce que je peux conserver, modifier ou préparer autrement ?

Cette analyse ne garantit pas la réussite suivante. Elle permet de transformer un résultat décevant en informations plus précises pour la suite — sans nier le contexte, sans se condamner soi-même et sans renoncer à apprendre.

L’échec nous pousse à chercher une cause.
Mais la première explication qui nous vient n’est pas toujours la plus juste.

🎬 Dans le prochain épisode :
Quand l’échec reste en tête, que faisons-nous ensuite ? Ruminer, éviter… ou faire face ?

💬 Après un échec, quelle est la première explication qui vous vient spontanément ?

📚 Références
Weiner, B. (1985). An Attributional Theory of Achievement Motivation and Emotion.
Weiner, B. (2010). The Development of an Attribution-Based Theory of Motivation: A History of Ideas.

🎬 LA GESTION DE L’ÉCHEC — ÉPISODE 3/7Quand l’échec se ressent aussi dans le corpsUn résultat décevant.Une erreur que l’o...
11/10/2026

🎬 LA GESTION DE L’ÉCHEC — ÉPISODE 3/7

Quand l’échec se ressent aussi dans le corps

Un résultat décevant.
Une erreur que l’on n’arrive pas à oublier.
Un objectif que l’on pensait pourtant atteindre.

L’événement est passé… mais, en nous, quelque chose continue.

Le cœur s’accélère.
Les épaules se crispent.
La respiration devient courte.
On ressent de la chaleur, une boule au ventre, de la colère ou une forme de sidération.

Ou, à l’inverse, on se sent vidé. On a envie de s’isoler, de ne plus en parler, de tout arrêter.

Ces réactions sont parfois si rapides qu’on ne les remarque qu’après coup. Pourtant, elles participent à notre manière de vivre l’échec et influencent ce que nous faisons ensuite.

🧠 L’émotion ne reste pas « dans la tête »

Une émotion ne se résume pas à une pensée ou à une étiquette — « je suis en colère », « j’ai honte », « je suis déçu ».

Elle s’accompagne souvent de changements dans plusieurs dimensions : notre expérience intérieure, notre corps, nos expressions et nos tendances à agir.

Face à un échec, ces tendances peuvent nous pousser à nous défendre, à accuser quelqu’un, à fuir la situation, à nous taire ou à vouloir recommencer immédiatement.

Ce sont des réactions possibles, pas des réactions obligatoires. Chaque personne, chaque contexte et chaque enjeu peuvent produire une réponse différente.

🔎 Ce qui change la réaction

Une erreur n’a pas la même portée pour tout le monde.

Rater un geste à l’entraînement, devant soi-même, n’est pas nécessairement vécu comme rater ce même geste en compétition, devant un public, un entraîneur ou une équipe.

La situation compte.
Mais le sens qu’on lui attribue compte aussi :
➡️ Est-ce important pour moi ?
➡️ Est-ce que je pense pouvoir agir sur la suite ?
➡️ Est-ce que je crains le jugement des autres ?
➡️ Est-ce que je vois cet événement comme ponctuel… ou comme la preuve que je ne suis pas à la hauteur ?

Dans une méta-analyse de 208 études de laboratoire, Dickerson et Kemeny ont observé que les situations de performance associées à un manque de contrôle ou à une évaluation sociale négative pouvaient susciter une réponse de stress plus marquée. Cela ne signifie pas que toute situation d’échec entraîne la même réaction biologique : le contexte et la personne comptent. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

⚠️ Quand la réaction prend les commandes

Le problème n’est pas de ressentir de la déception, de la colère ou de la honte. Ces émotions peuvent signaler qu’un enjeu est important pour nous.

La difficulté apparaît lorsque l’intensité de la réaction nous conduit à décider trop vite :

❌ abandonner avant d’avoir compris ;
❌ se juger soi-même à partir d’un seul résultat ;
❌ chercher immédiatement un responsable ;
❌ répéter le geste dans l’urgence, sans recul ;
❌ faire comme si rien ne s’était passé.

À ce moment-là, nous ne sommes plus seulement en train de réagir à l’événement. Nous risquons de laisser cette réaction déterminer la suite.

🌬️ Créer un espace entre le ressenti et la décision

Dans le Process RMVOSS®, l’Observation et la Présence peuvent aider à repérer ce qui se passe, sans chercher à le nier :

➡️ Qu’est-ce que je ressens ?
➡️ Qu’est-ce que j’observe dans mon corps ?
➡️ Quelle action ai-je envie de faire tout de suite ?
➡️ Est-ce le bon moment pour décider ?

Une respiration posée peut servir de repère pour marquer une pause. Elle ne fait pas disparaître l’émotion et ne garantit pas que l’on retrouvera immédiatement son calme. Elle peut simplement aider à ne pas confondre la réaction du moment avec la décision à prendre.

Le but n’est pas de devenir insensible à l’échec.
C’est de pouvoir le ressentir sans lui abandonner toute la conduite.

La régulation émotionnelle ne consiste pas à cacher ce que l’on ressent. Elle consiste notamment à reconnaître une émotion et à choisir comment y répondre. Les travaux de James Gross distinguent plusieurs moments possibles pour réguler une émotion : avant qu’elle ne prenne toute sa place, ou une fois qu’elle est déjà installée. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Ressentir fortement ne signifie pas être incapable de gérer.
Cela signifie qu’un événement nous touche. L’enjeu est de comprendre cette réaction, puis de retrouver assez de disponibilité pour choisir la suite.

🎬 Dans le prochain épisode :
Après un échec, nous cherchons souvent une cause. Comment l’explication que nous retenons peut-elle influencer notre manière de rebondir ?

💬 Face à un échec, qu’est-ce qui apparaît en premier chez vous : une émotion, une sensation corporelle ou une envie d’agir ?

📚 Références
Dickerson, S. S. & Kemeny, M. E. (2004). Acute stressors and cortisol responses: A theoretical integration and synthesis of laboratory research.
Gross, J. J. (1998). The Emerging Field of Emotion Regulation: An Integrative Review.

🧠 GÉRER L’ÉCHEC — ÉPISODE 2/7« J’ai échoué » ne signifie pas « je suis un échec »Dans l’épisode précédent, nous avons di...
10/10/2026

🧠 GÉRER L’ÉCHEC — ÉPISODE 2/7

« J’ai échoué » ne signifie pas « je suis un échec »

Dans l’épisode précédent, nous avons distingué l’événement, le résultat et l’évaluation.

Mais une autre étape peut se produire.

Après un revers, une pensée peut surgir :

« Je n’ai pas atteint mon objectif. »
devient
« Je ne suis pas à la hauteur. »
puis parfois
« Je suis incapable. »

Le résultat n’a pas changé. Le jugement, lui, s’est élargi.

🎯 Nous sommes passés d’un événement précis à une conclusion générale sur nous-mêmes.

« Cette décision n’a pas été bonne » porte sur une décision.
« Je suis mauvais dans mon métier » porte déjà sur une compétence globale.
« Je suis nul » transforme encore davantage le revers en verdict personnel.

Cette différence compte. Une évaluation précise peut aider à repérer ce qui doit être corrigé. Une étiquette globale risque de brouiller l’analyse : elle ne dit ni quelle action a posé problème, ni ce qui pourrait être ajusté.

🔎 Pourquoi ce glissement peut-il arriver ?

Certains domaines occupent une place importante dans la manière dont nous évaluons notre propre valeur. Si réussir dans le sport, exercer son métier avec compétence ou atteindre ses objectifs professionnels devient une condition majeure pour se sentir valable, un échec dans ce domaine peut être vécu comme une menace pour l’estime de soi.

Des études sur l’échec académique montrent que la réaction dépend notamment de la place accordée aux résultats scolaires dans la valeur personnelle, et qu’elle varie aussi selon les personnes. Deux expériences sur l’échec d’un objectif précis ont également observé des baisses d’humeur, d’estime de soi et de motivation chez les participants concernés. Ces résultats éclairent un mécanisme possible ; ils ne permettent pas de prédire la réaction de chacun dans toutes les situations.
(Park, Crocker & Kiefer, 2007 ; Höpfner & Keith, 2021.)

⚠️ Séparer le résultat de la valeur personnelle ne signifie pas nier l’erreur ni éviter ses conséquences.

Si une décision a été inadaptée, si un objectif n’a pas été atteint ou si un problème de sécurité ou de qualité est survenu, il faut le reconnaître et le traiter sérieusement.

Mais reconnaître un acte ou un résultat ne nous oblige pas à transformer cette expérience en définition complète de notre personne.

📌 Après un revers, essayons de préciser notre formulation :

1️⃣ Le fait : qu’est-ce qui s’est passé ?
2️⃣ La difficulté : qu’est-ce que je n’ai pas réussi à faire dans cette situation ?
3️⃣ La conclusion : qu’est-ce que je suis en train d’affirmer sur moi-même ?
4️⃣ La limite : qu’est-ce que cet événement ne permet pas de conclure à lui seul ?

Par exemple :

❌ « Je suis incapable de gérer la pression. »
✅ « Dans cette situation, ma décision a été moins bonne que prévu. Je vais examiner ce qui l’a influencée. »

La seconde formulation ne minimise pas le résultat. Elle le rend plus précis et plus exploitable.

🔄 Le lien avec le Process RMVOSS® : RÉACTION / ACTION

Après un revers, l’Observation peut nous aider à repérer les mots que nous employons intérieurement :

👉 Est-ce que je décris un fait ?
👉 Est-ce que j’évalue une action ?
👉 Ou est-ce que je me résume à une étiquette ?

La Respiration peut aussi contribuer à réguler notre état avant de décider quoi faire. Elle ne change ni les faits ni leurs conséquences ; elle peut nous aider à créer un temps de recul pour les examiner avec davantage de lucidité.

Un échec peut nous renseigner sur une action, une compétence à travailler ou une décision à revoir. À lui seul, il ne résume pas la personne qui l’a vécu.

💬 Après un échec, quelle phrase vous vient le plus facilement : « je n’ai pas réussi cette fois » ou « je ne suis pas capable » ?

🎬 Dans l’épisode 3 : les émotions et les réactions corporelles qui suivent un échec.

📚 Sources principales
Park, L. E., Crocker, J., & Kiefer, A. K. (2007). Contingencies of Self-Worth, Academic Failure, and Goal Pursuit.
Höpfner, J. H., & Keith, N. (2021). Goal Missed, Self Hit: Goal-Setting, Goal-Failure, and Their Affective, Motivational, and Behavioral Consequences.

Les études citées portent sur des contextes précis — notamment l’échec académique et des objectifs assignés en expérience. Elles étayent le mécanisme décrit, sans autoriser une généralisation à toutes les personnes et à toutes les situations.

🧠 GÉRER L’ÉCHEC — ÉPISODE 1/7QUAND UN ÉVÉNEMENT DEVIENT UN ÉCHEC⚠️ Un échec commence-t-il au moment où quelque chose se ...
09/10/2026

🧠 GÉRER L’ÉCHEC — ÉPISODE 1/7

QUAND UN ÉVÉNEMENT DEVIENT UN ÉCHEC

⚠️ Un échec commence-t-il au moment où quelque chose se passe mal ?

Pas toujours.

Un événement survient.
Un résultat est obtenu.
Puis nous le comparons à un objectif, à une attente ou à une norme.

C’est dans cet écart que peut apparaître le mot « échec ».

🎯 L’événement, le résultat et l’échec ne sont pas exactement la même chose.

Prenons un golfeur qui manque un putt.

👉 Le fait : la b***e ne rentre pas.
👉 Le résultat : le score prévu n’est pas atteint.
👉 L’interprétation peut varier : « j’ai raté ce putt », « ma stratégie était mauvaise », ou « je suis incapable de réussir sous pression ».

Le premier constat décrit une action.
Le dernier porte déjà un jugement beaucoup plus large sur soi.

Dans un contexte professionnel, un objectif trimestriel peut ne pas être atteint. C’est un résultat mesurable. Mais pour comprendre ce qu’il signifie, il faut aussi examiner le niveau de départ, les moyens disponibles, les actions menées et les critères qui avaient été fixés.

Cela ne veut pas dire que tout est subjectif, ni que tous les résultats se valent. Des critères objectifs existent — et, dans les domaines où la sécurité, la qualité ou l’éthique sont en jeu, ils doivent être pris au sérieux.

Mais un résultat ne nous dit pas, à lui seul, ce que cet événement signifie pour la personne qui le vit.

🔎 La psychologie s’intéresse notamment à cette évaluation.

Nous mettons en relation ce qui vient d’arriver avec ce qui comptait pour nous : un objectif, une attente, une valeur ou une exigence. Cette évaluation contribue à la manière dont nous vivons l’événement et à la réaction qui suit. Les modèles d’autorégulation décrivent eux aussi comment nous comparons notre situation actuelle à un repère et ajustons nos actions en fonction de l’écart perçu.

Et cette comparaison peut être plus complexe qu’un simple « réussi / raté ».

Nous pouvons avoir manqué le résultat espéré tout en ayant respecté les étapes importantes.
Nous pouvons atteindre un objectif tout en ayant pris des risques inacceptables.
Nous pouvons encore progresser, même si le résultat du jour est décevant.

Les recherches sur l’échec d’objectifs montrent d’ailleurs que ne pas atteindre un objectif précis peut affecter l’humeur, l’estime de soi et la motivation. Elles rappellent aussi l’intérêt d’évaluer les progrès à des niveaux plus concrets, plutôt que de réduire toute l’expérience à l’atteinte — ou non — d’un grand objectif.

📌 Avant de conclure « j’ai échoué », trois questions peuvent aider :

1️⃣ Quel est le fait observable ?
Que s’est-il passé, concrètement ?

2️⃣ À quel repère est-ce que je compare le résultat ?
À l’objectif fixé ? À mes attentes ? À une norme professionnelle ? À une exigence que je me suis imposée ?

3️⃣ Qu’est-ce que j’évalue exactement ?
Le résultat final ? Une action ? Une décision ? Une stratégie ? Ou ma valeur personnelle ?

Ces questions ne servent pas à minimiser le revers. Elles aident à nommer précisément ce qui n’a pas fonctionné, avant de tirer des conclusions sur soi ou sur la suite.

🔄 Le lien avec le Process RMVOSS® : anticiper

La gestion de l’échec commence en partie avant l’action.

Dans le temps d’anticipation, nous pouvons clarifier :

🎯 le résultat visé ;
🧭 les actions et les décisions sur lesquelles nous pouvons agir ;
📏 les critères qui permettront d’évaluer le résultat ;
🔁 la manière dont nous réagirons si la situation ne se déroule pas comme prévu.

Anticiper ne garantit pas la réussite. Cela permet de disposer de repères plus clairs lorsque le résultat s’éloigne de ce que nous espérions.

Un événement se décrit. Un résultat se compare à un repère. Et avant de nous juger, nous pouvons prendre le temps de comprendre ce que nous évaluons réellement.

💬 Quand quelque chose ne se passe pas comme prévu, quel est votre premier réflexe : décrire le fait, analyser le résultat… ou vous juger immédiatement ?

🎬 Dans le prochain épisode : le sens que nous donnons à l’échec — et le moment où « j’ai échoué » peut devenir « je suis un échec ».

📚 Repères scientifiques

– Lazarus, R. S. (1991). Progress on a Cognitive-Motivational-Relational Theory of Emotion.
– Carver, C. S., & Scheier, M. F. (2002). Control Processes and Self-Organization as Complementary Principles Underlying Behavior.
– Houser-Marko, L., & Sheldon, K. M. (2008). Eyes on the Prize or Nose to the Grindstone? The Effects of Level of Goal Evaluation on Mood and Motivation.
– Höpfner, J. H., & Keith, N. (2021). Goal Missed, Self Hit: Goal-Setting, Goal-Failure, and Their Affective, Motivational, and Behavioral Consequences.

🧠 NOUVELLE SÉRIE RMVOSS®GÉRER L’ÉCHEC🎬 ÉPISODE 0 — TEASER⚠️ « Il faut échouer pour apprendre. »On entend souvent cette p...
08/10/2026

🧠 NOUVELLE SÉRIE RMVOSS®

GÉRER L’ÉCHEC

🎬 ÉPISODE 0 — TEASER

⚠️ « Il faut échouer pour apprendre. »

On entend souvent cette phrase.

Mais est-ce si simple ?

Après un revers, certains analysent.
D’autres ruminent, doutent, se défendent…
ou n’osent plus recommencer.

👉 Un événement survient.
👉 Nous lui donnons un sens.
👉 Nous cherchons des causes.
👉 Nous ressentons des émotions.
👉 Nous choisissons — parfois sans nous en rendre compte — comment y faire face.

C’est dans ce cheminement que se joue la gestion de l’échec.

🔎 Comment un résultat devient-il un échec à nos yeux ?
🔎 Que se passe-t-il en nous juste après ?
🔎 Comment distinguer la réflexion utile de la rumination ?
🔎 Faut-il toujours persévérer… ou parfois s’adapter ?

Dans cette nouvelle série, nous allons explorer les mécanismes psychologiques qui s’enclenchent après un échec.

Avec le Process RMVOSS®, nous suivrons ce parcours en trois temps :

🎯 ANTICIPER
⚡ RÉAGIR ET AGIR
🔄 ÉVALUER

Gérer un échec ne signifie pas le banaliser, l’aimer ou persévérer à tout prix.

C’est comprendre ce qu’il déclenche en nous, repérer ce que nous pouvons en apprendre et choisir la suite avec davantage de lucidité.

💬 Nous ne chercherons pas à célébrer l’échec.
Nous chercherons à comprendre ce qu’il nous fait vivre — et ce que nous pouvons en faire.

➡️ Dans le prochain épisode : quand un événement devient un échec.

Adresse

27 Route Du Lac
Carcans
33121

Téléphone

+33649682314

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Process R M V O S S publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'école

Envoyer un message à Process R M V O S S:

Raccourcis

Partager

Catégorie