21/05/2026
Une sacrée expérience d’avoir participé au tournage de ce documentaire.
Gabin est un jeune homme issu du monde agricole, partagé entre les attentes familiales, ses doutes et ses envies pour l’avenir. Avec un papa boucher et une maman éleveuse, il grandit dans un univers profondément ancré dans les traditions agricoles. Pourtant, lui est doté d’une immense sensibilité et d’un amour bouleversant pour les animaux… notamment pour sa vache qu’il promène dans son village.
Lors de ce coaching, j’ai ressenti avec force à quel point le vivant l’habite. Mais j’ai aussi perçu quelque chose de très puissant : le lien profond qui l’unit à sa maman. Un attachement sincère, chargé d’amour, de loyauté et parfois aussi de tensions silencieuses autour de la question de l’avenir.
Gabin vit un véritable conflit de loyauté : trouver sa propre voie sans avoir l’impression de trahir son histoire familiale. C’est précisément ce qui a rendu cet accompagnement si fort humainement. L’aider à mettre des mots sur ce qui le fait vibrer, sur ce qu’il veut vraiment pour lui-même, a été une expérience marquante.
Ce documentaire raconte aussi cela : une histoire de transmission, de valeurs, d’identité familiale… mais aussi le courage de devenir soi.
Avant le tournage, j’étais stressée à l’idée de me retrouver face à la caméra et de jouer mon propre rôle de coach en orientation, avec tout ce que cela implique d’exposition. Mais très vite, quelque chose de simple et de vrai s’est installé. Gabin est incroyablement naturel face à la caméra. Sa simplicité, sa sensibilité et sa passion pour le vivant m’ont immédiatement embarquée dans son univers.
Par moments, je me suis même retrouvée davantage spectatrice que coach, avec le sentiment rare d’être invitée dans un monde profondément authentique.
Quelle fierté aujourd’hui de savoir que ce film documentaire est présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2026.
Je remercie sincèrement Maxence Voiseux et Gabin Jourdel pour cette expérience exceptionnelle.