Via Natalia

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Via Natalia Olá! Bem-vindo/a! Je m'appelle Natália. Franco-portugaise, j'enseigne le portugais à Brest, dans le Finistère. Présentiel et visio. Au plaisir d'échanger.

Cours particuliers, en mini-groupe, à mon domicile, en centre de formation ou entreprise. Cette page est un lieu de partage pour et avec ceux qui aiment le portugais, qui apprennent et parlent cette belle langue et qui s'intéressent aux cultures et actualités lusophones, et tout particulièrement au Portugal. Née en France d'origine portugaise, j'ai vécu pendant 20 ans au Portugal dans la région centre du pays. Diplômée en langues, je me suis spécialisée dans l'enseignement du portugais et du français langue étrangère à l'Université de Coimbra. Puis la vie m'a guidée jusqu'au Finistère Nord, où je me suis installée en 2005. Indépendante, j'anime des cours particuliers axés sur la langue, le vocabulaire, la conversation, la compréhension et l'application des structures de base, mais aussi sur la culture, par le biais notamment de chansons. Les cours ont lieu en présentiel ou distanciel, à votre rythme et suivant un programme sur-mesure, en fonction de vos objectifs. Je travaille à mon domicile et je me déplace pour aller en centre de formation ou en entreprise.

- Qui sont mes élèves ou stagiaires ? La plupart de mes élèves ou stagiaires sont des personnes qui ont des proches d'origine lusophone, qui souhaitent aller régulièrement dans un pays de langue portugaise et approfondir des relations affectives, amicales, familiales ou amoureuses. Certains élèves sont eux-mêmes d'origine portugaise et souhaitent rencontrer cette partie de leur identité et se rapprocher de leurs proches. D'autres élèves souhaitent aller en vacances dans un pays lusophone et veulent acquérir quelques bases avant de s'y rendre. Certains y sont déjà allés en vacances ou en déplacement socioculturel ou professionnel et souhaitent poursuivre ce lien, pour diverses raisons. Dans certains cas, il y a un projet de déménagement ou d'expatriation, pour un adulte ou une famille ; ou encore, dans le cadre d'un étudiant, quelques mois d'études ou de stage en perspective. Quelques élèves jeunes, ayant choisi d'apprendre le portugais dans un établissement scolaire ou au CNED, ou encore de passer un examen en tant que candidat libre, ont besoin de soutien et de se préparer à passer une épreuve en portugais, comme le BAC, le BTS... d'obtenir une certification en Portugais Langue Etrangère de l'Institut Camões (Europe) ou le CELPE-BRAS (Brasil), etc. Pour de plus amples informations, n'hésitez pas à me contacter. Au plaisir de vous rencontrer et de savoir ce qui vous motive. Até breve! :)

Natalia Nunes Bonnaud

11/10/2026
11/10/2026

« Santo António, o Casamenteiro de Lisboa » : Rita Blanco et Joaquim Monchique dans la nouvelle comédie de Ruben Alves

Treize ans après La Cage dorée, Ruben Alves retrouve Rita Blanco, l'inoubliable Maria Ribeiro, concierge parisienne au cœur du film qui avait attiré plus d'un million de spectateurs en France. Sa nouvelle comédie, Santo António, o Casamenteiro de Lisboa, est sortie le 10 septembre au Portugal. Quatre jours plus t**d, elle était déjà le film le plus vu dans les salles du pays.

Rita Blanco y incarne Carmo, employée municipale qui organise depuis vingt-cinq ans les mariages collectifs de la Saint-Antoine, célébrés chaque mois de juin à Lisbonne. À ses côtés, Joaquim Monchique joue Valentim, son complice de toujours. La mairie leur pose un ultimatum : moderniser l'événement et en faire un succès, ou être licenciés. Une société française, St**dust, guette déjà la reprise de l'organisation.

Considérée par beaucoup comme la plus grande actrice portugaise vivante, Rita Blanco a reçu quatre Globos de Ouro de la meilleure actrice, dont un pour La Cage dorée. Elle passe avec la même aisance du cinéma d'auteur à la comédie populaire, et sa gouaille donne au film une bonne part de son énergie. En promotion sur la RTP, elle n'a pas mâché ses mots. Elle a avoué ne s'être jamais intéressée aux mariages de Santo António. Elle a aussi déploré que Lisbonne ait déjà perdu ses petites tascas et ses cafés de quartier.

Face à elle, Joaquim Monchique tient un rôle que le réalisateur lui avait promis il y a trente ans, lors de leur première rencontre. La critique portugaise salue deux interprétations exceptionnelles. Ruben Alves a volontairement mêlé comédiens et humoristes : on retrouve Joaquim de Almeida, déjà de La Cage dorée, Maria João Bastos, Maria Rueff, Ana Bola, Lídia Franco, Rui Mendes et l'Espagnol Paco León.

Sous la comédie, le film aborde la gentrification et le tourisme de masse qui transforment la capitale. Coécrit avec l'Espagnol Fer Pérez et tourné à Lisbonne, c'est le premier film entièrement portugais de Ruben Alves. Il doit aussi être diffusé sur Disney+. Aucune sortie en salles en France n'est annoncée à ce jour.

11/10/2026

Accents du Portugal : du Minho aux Açores, ce qui distingue les parlers régionaux

Le Portugal est petit par sa superficie, mais sa langue ne sonne pas de la même façon à Viana do Castelo et à Faro, à Lisbonne et à Ponta Delgada. Depuis les travaux de Luís Filipe Lindley Cintra, les linguistes distinguent sur le continent deux grands ensembles, les parlers du Nord et ceux du Centre-Sud, auxquels s'ajoutent les variétés de Madère et des Açores. Les limites entre ces ensembles ne sont pas des frontières nettes : les traits se recouvrent et s'estompent progressivement d'une région à l'autre.

Le Nord : le b, le v et le « tch »
Dans le Minho, à Porto ou dans le Trás-os-Montes, le trait le plus connu est la confusion entre b et v : on y entend « binho » pour vinho. Le Nord conserve aussi des sons que le reste du pays a perdus. Dans une partie du Minho et du Trás-os-Montes, le ch se prononce encore « tch », comme en portugais médiéval : chave devient « tchave ». La diphtongue de ouro reste audible, là où Lisbonne dit « ôro ». Le s, enfin, y est prononcé avec la pointe de la langue, ce qui lui donne un léger chuintement, héritage d'une distinction médiévale entre plusieurs types de s.

Le Centre : la référence et ses particularités
L'axe Coimbra-Lisbonne a servi de base au portugais standard, celui de la radio et de la télévision. Comme presque partout au Portugal, et contrairement au Brésil, les voyelles non accentuées y sont fortement réduites, au point de disparaître parfois : d'où l'impression, pour une oreille étrangère, d'une langue faite de consonnes et de chuintements. Lisbonne a pourtant ses propres marques : la diphtongue ei s'y prononce « âi » (peixe devient « pâixe », leite « lâite »), et le nom même de la ville se réduit souvent à quelque chose comme « L'jboa ».

Le Sud : un rythme plus lent
Au sud du Tage, l'Alentejo est connu pour son débit posé et sa cadence traînante. Deux traits le distinguent : l'ajout d'un i en fin de mot (comer devient « comêri », amor « amori ») et l'usage courant du gérondif, estou cantando plutôt que estou a cantar, construction qui rapproche ici le portugais européen de celui du Brésil. Ce gérondif se retrouve en Algarve, où, dans la partie occidentale, le Barlavento, le u se prononce parfois comme en français.

Les îles : les accents les plus singuliers
Madère et les Açores ont les parlers les plus déroutants pour un Portugais du continent. À São Miguel, le u sonne comme le u français et les voyelles sont fortement transformées. On attribue parfois ce trait à des colons français, mais l'hypothèse n'est pas établie : l'île a surtout été peuplée depuis l'Alentejo et l'Algarve, où l'on observe le même phénomène. À Madère, les voyelles accentuées tendent à se diphtonguer et le l placé après un i se mouille : vila se prononce presque « vilha ».

Malgré l'uniformisation portée par l'école et les médias, ces accents restent bien vivants. Quelques mots suffisent souvent à dire d'où vient celui qui parle.

Des histoires qui me font penser à celle(s) de mes parents, de mon frère et de mes sœurs... Aussi, à tant de réfugiés et...
11/10/2026

Des histoires qui me font penser à celle(s) de mes parents, de mon frère et de mes sœurs...
Aussi, à tant de réfugiés et de migrants dans le monde entier...

L'émigration portugaise vers la France racontée par les enfants

Dans les années 1960 et 1970, des familles entières ont quitté le Portugal pour la France. Certaines sont parties clandestinement, a salto, à pied et de nuit à travers les montagnes. D'autres sont arrivées avec un passeport, un contrat de travail ou une lettre d'un employeur. Sous les publications de Lusitanie consacrées à cette émigration, des lecteurs ont pris le temps d'écrire ce que leur famille avait vécu. Réunis, ces témoignages montrent cette histoire telle que l'ont vue ceux qui étaient alors enfants.

Le schéma revient presque à chaque fois : le père part seul, et la famille le rejoint un, deux, parfois cinq ans plus t**d. Certains pères arrivent avec un contrat de travail en poche ; d'autres passent la frontière sans papiers. Le père de Rosa a quitté l'Algarve à pied avec quelques compagnons. Pendant dix-huit jours et dix-huit nuits, ils marchent la nuit et dorment le jour dans les arbres, traversent des rivières à la nage et évitent les polices des deux pays, sans oublier les taureaux des pâturages espagnols. Ils sont arrêtés à Saint-Sébastien, à quelques kilomètres du but. Rosa revoit son père en prison quelques mois plus t**d ; elle a quatre ans. Il repartira, cette fois avec un contrat de travail envoyé par un ami. Le père de Mario, arrêté à Hendaye en 1965 et renvoyé au Portugal, revient l'année suivante avec un contrat pour les usines de Sochaux.

Puis vient le tour des mères, et ce sont elles qui font passer les enfants. En août 1972, la mère de Christophe quitte Guimarães seule avec neuf enfants âgés de un à treize ans, sans passeport. Le voyage à travers l'Espagne dure deux jours, et il faut faire taire les plus petits chaque fois que la police approche. Elle a aujourd'hui 92 ans. Une autre traverse l'Espagne enceinte de sept mois, six enfants autour d'elle. Une troisième vend la petite maison qu'elle avait construite elle-même pour payer le passeur : ils sont onze dans une Mercedes. Isabel se souvient d'un passeur qui les abandonne juste après la frontière ; sa mère convainc un taxi de les conduire jusqu'à la région parisienne, en ne le payant qu'à l'arrivée.

Ces nuits ont laissé des images précises : les buissons où l'on se cache, la peur de la mère, le train dans lequel on monte sans papiers. En 1970, Vitalina a sept ans quand des passeurs la laissent seule à la frontière espagnole, en pleine nuit. « J'ai grandi de 7 à 20 ans en une seule nuit », écrit-elle.

Un détail revient plusieurs fois : à l'arrivée, certains enfants ne reconnaissent pas leur père. Alice avait six ans ; pour sa petite sœur, qui n'avait qu'un an au départ du père, c'était un inconnu. Puis viennent l'école sans un mot de français, les cinq kilomètres à pied pour s'y rendre, et la gare de l'Est où deux enfants paniquent à l'idée que le train reparte avec leurs parents.

Les récits corrigent aussi une image. Le bidonville de Champigny y est très présent, avec ceux de Saint-Denis, Massy, Villejuif ou Nanterre, les baraques de chantier et les foyers de travailleurs. Mais beaucoup de lecteurs écrivent n'avoir jamais connu les bidonvilles. Il y a la maison près de Carcassonne, le logement d'une usine de céramique, et le pavillon de Noisy-le-Grand qu'un père loua en empruntant à ses amis, pour que ses huit enfants ne grandissent pas dans une baraque. Il y a Dax, choisie parce que c'était « plus près du village », et aussi Arcachon, la Lorraine, le Pas-de-Calais, Clermont-Ferrand, Tours ou Figeac : les récits couvrent la France entière.

Ils remontent aussi plus loin que les années 1960. Une lectrice évoque un grand-père arrivé en 1917 et une grand-mère devenue la lavandière de tout un village. Une autre parle d'un grand-père arrivé en 1943, passé par le maquis de l'Ain puis par la 2e DB du général Leclerc. Un père arrive en Touraine en 1947 et apprend à faire du vélo pour rejoindre les chantiers. Il part ensuite vers les aciéries de Lorraine, dans ces villes dont le nom finit en « -ange », comme Florange.

Les commentaires disent aussi ce que cette vie a coûté. Il y a ce père qui creusait les galeries du métro parisien, mort à 39 ans, ce soudeur emporté par une maladie professionnelle, et ces parents « usés par le travail ». Le père d'Aude a construit des maisons toute sa vie sans jamais bâtir la sienne. La seule qu'il aurait, disait-il, serait sa tombe.

Reste l'entre-deux. Certains sont rentrés au Portugal à la retraite et disent que la France leur manque. D'autres reposent en France, ou au Portugal, au terme d'un dernier voyage d'été. Une lectrice résume sa situation : portugaise en France, française au Portugal.

Ce qui frappe enfin, c'est le soin mis à garder des traces. Beaucoup conservent les lettres, les papiers, les premières cartes de séjour, et plusieurs ont écrit des livres sur leurs parents. Luís-Filipe parle de sa mère, qui n'était jamais allée à l'école pour que ses frères et sœurs puissent y aller, et qui avait appris le français en travaillant. Sa plus grande peur, écrit-il, est que cette histoire tombe dans l'oubli.

D'un récit à l'autre, on retrouve les mêmes étapes : le père qui part, la mère qui le rejoint avec les enfants, l'enfant qui découvre en même temps un pays et une langue. Ceux qui écrivent aujourd'hui sont ces enfants. Ils ont souvent l'âge qu'avaient leurs parents au moment du retour au pays. Beaucoup étaient trop jeunes pour garder un souvenir précis du voyage. Ce qu'ils transmettent, c'est le souvenir de ceux qui l'ont fait.

Lusitanie remercie celles et ceux qui ont confié ces récits.

11/10/2026

"A fadiga que sentimos não é tanto do trabalho acumulado, mas de um quotidiano feito de rotina e de vazio. O que mais cansa não é trabalhar muito. O que mais cansa é viver pouco. O que realmente cansa é viver sem sonhos."

Mia Couto, in 𝘖 𝘜𝘯𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴𝘰 𝘕𝘶𝘮 𝘎𝘳ã𝘰 𝘥𝘦 𝘈𝘳𝘦𝘪𝘢
Ilustr. Jimmy Liao (Taiwan, 1958- )

09/10/2026

Neste episódio, Margarida de Magalhães Ramalho e Lourenço Pereira Coutinho convidaram o historiador e professor universitário Carlos Manuel Faísca para conversarem sobre a História da indústria corticeira e da cortiça portuguesa, considerada por muitos como a melhor do mundo

09/10/2026

O Nobel distinguiu uma poeta, ensaísta e classicista que reinventou a relação da literatura com os antigos, numa obra atravessada pelo desejo, pela perda e pela dificuldade de compreender o mundo.

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O “frango assado sempre quente” continua a ser a principal especialidade. Saiba mais pelo link nos comentários

09/10/2026

Gilberto Gil é sinónimo de “música”, em qualquer dicionário. Nascido em Salvador da Bahia, desejoso de ser músico desde tenra idade, cruzou várias correntes e linguagens, impulsionou movimentos como a Tropicália, foi Ministro da Cultura do Brasil e distinguido com diversos Grammy. É convidado do Posto Emissor a poucos dias de voltar a Portugal para apresentar “Amor Azul”, uma ópera com sabor a samba

02/10/2026

Portugal importa cerca de 90 por cento do feijão que consome. E, no entanto, o melhor está à nossa beira. Ricardo Felner deixa meia dúzia de ideias para o cozinhar.

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