30/04/2026
📘 Lettre R – Risques N°35
👉 « Parlons-nous vraiment des risques liés aux addictions… ou les laissons-nous sous le tapis ? »
⚠️ Pourquoi identifier les risques est la base de toute prévention ?
En entreprise, on parle volontiers de risques professionnels visibles : chutes, gestes répétitifs, produits dangereux… Mais les conduites addictives, qu’elles soient liées à des substances ou à des comportements, représentent aussi un risque multifactoriel, à la fois humain, organisationnel, relationnel et juridique. Ne pas les nommer, c’est les rendre invisibles… et donc impossibles à prévenir.
📚 Ce que disent les sources spécialisées
L’INRS, dans ses fiches thématiques, classe les addictions dans les risques professionnels à part entière, en lien avec la sécurité, les RPS et la santé mentale. La MILDECA recommande leur inscription explicite dans le DUERP, et leur prise en compte dans les formations et politiques QVCT. L’OFDT, quant à lui, attire l’attention sur les consommations "invisibles" (médicaments, écrans, surinvestissement), qui pèsent sur le fonctionnement de l’entreprise sans faire de bruit.
🎯 Identifier les risques, c’est aussi reconnaître les signaux faibles :
• Irritabilité, isolement, absentéisme récurrent
• Baisse de concentration ou d’implication
• Événements répétés : erreurs, tensions, incidents
• Changements physiques ou comportementaux discrets
💡Une info clé
Les conduites addictives engendrent souvent des changements de comportements. Un isolement marqué, des changements d’humeur fréquents, des retards et de courtes absences non justifiées répétées sont autant de signaux à prendre en compte sur l’existence de risques qui vont mener vers l’addiction.
💡 Une bonne prévention commence par une lecture élargie des risques, intégrant aussi les dimensions humaines, émotionnelles et systémiques du travail.
🔜 Mot suivant : un outil trop souvent perçu comme une contrainte, alors qu’il peut devenir un vrai levier : le Règlement Intérieur.
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