23/08/2022
GNAHORE DJIMI LE PAROLIER DU BÔGLOU.
Tout commence à prendre forme avec le Polihet à la mi 1989 au Bar Bômànin de Arsène Dohou, au quartier Wassakara de Yopougon. Déjà à cette époque, tout le centre ouest Bhete se retrouvait tous les samedis soirs au Baron-Bar de Yopougon-Selmer pour danser au rythme de Lago Tapè Luc dit Lukson Padaud qui avait abandonné le Ziglybiti hérité de feu Ernesto Djédjé pour son Laba Laba. Il avait mis sous l'eteignoir des virtuoses du Zôbô comme Sax Zadi dont le Bada Bar n'enregistrait plus aucun mélomane. On croyait que Padaud n'aurait plus de concurrent tellement le natif de Tahiraguhé-Ziglô faisait salle comble.
C'est en ce moment qu'apparait du côté de Yopougon-Wassakara, Gnahoré Djimi avec une nouvelle danse : le Polihet, une danse venue du terroir gnamboua qu'on danse au clair de lune dans les villages. La particularité de cette danse qui se danse plus avec les muscles fessiers, lui donne un attrait érotique qui semble attirer les nouveaux mélomanes à la recherche de sensations nouvelles. Rapidement le Polihet prend Yopougon et le Bômànin-Bar affiche complet chaque samedi soir. Les autorités municipales de la commune ne pouvant pas gérer l'affluence débordante sur la voirie, rasent le bar. Le Polihet se déplace au Bar-Étoile de Yopougon-Kouté.
Nous sommes en 1991et l'artiste après la sortie de son deuxième album"NOUS DEUX" faisant suite au premier, "DISSANWAN"(1989), est au sommet de son art avec son orchestre, le Pézitô Orchestra dirigé par feu Flavy Tapé. PÉZITÔ, selon l'artiste signifie "la guerre n'est rien comparée à la vie à cause des problèmes et autres complications que cette vie génère tant que tu as le souffle de vie. La guerre par contre, est momentanée." Chaque samedi soir, le Bar-Étoile affiche complet et le Baron-Bar se vide de son public qui n'a désormais de reins que pour le Polihet. C'est en ce moment que mon grand frère Mike Loussouko, mon ami Isidore Djahouri et moi-même décidâmes de lier une amitié avec Gna