18/11/2015
Atelier « Découverte »
Marie : « Je voudrais savoir parler du vin… mais je n’y connais rien… »
Véronique des Ateliers Divins : « Pas de panique ! Le vin s’apprend, plus exactement il s’expérimente ! »
Un petit atelier taillé sur mesure autour d’un Côte de Bourg a permis à Marie de découvrir ses capacités à ressentir, à comprendre les phases de la dégustation et à laisser éclore ses premiers mots. Bienvenue à l’école de la patience, de la concentration et des sensations !
Enseignement N°1 : "Pas de précipitation…. un vin ne se boit pas, il se déguste. Et la rencontre commence par le regard".
En tenant le verre par le pied, puis en l’inclinant d’un angle d’environ 40°… nous notons sa couleur : joli rouge tirant vers le brun (Restons simple dans la caractérisation de la couleur. Avec de l’expérience, de nouveaux termes plus précis verront le jour), sa profondeur : sombre, sa limpidité : brillant. Et voilà…. Les premiers mots pour décrire la robe du vin sont posés !
Enseignement N°2 : "Je sens et je ressens avec mon propre filtre, ma propre histoire".
Inspirer doucement au-dessus du verre sans l’agiter permet de capter une première impression : en vrac se dégagent des notes fruitées, de pruneaux…
Faire tourner le liquide dans le verre avec élégance et inspirer une seconde fois. L’intensité des arômes augmentent et de nouvelles odeurs se dévoilent : notes de torréfaction, de moka, de chocolat…
Chaque arôme est en lien avec une émotion. L’exercice nous rend conscients. Chaque dégustateur retient en premier ce qui lui parle. Marie bloque sur le chocolat et s'étonne de le sentir dans un vin rouge !
A présent, porter à la bouche le vin, en prêtant attention à la sensation qui naît sur le bout de la langue puis se développe dans toute la cavité buccale. Dès le premier contact, le vin est charnu, sa texture roule contre l’intérieur de nos joues puis provoquent au fond et sur les côtés de la langue une sensation d’amertume et de légère acidité. C’est les tanins qui s’expriment !
Le parfum du vin semble venir du nez et de la bouche et révèle de nouvelles facettes...
Cette sensation dure une poignée de secondes. On parle de « finale moyennement longue ».
Un instant de concentration supplémentaire nous permet de rassembler toutes nos impressions sensorielles et de les intégrer en silence.
Une conclusion ? Ce vin est bien équilibré, mature, et chatoyant. Les années lui confèrent une patine veloutée. Nous nous imaginons déjà l’associer à un plat. Marie suggère une farandole de légumes farcis... miam !
Ce petit exercice vous a-t-il autant plus qu’à Marie ?
vin dégusté : Château Grand Maison, Côtes de Bourg 2004